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vendredi 5 avril 2019

[PORTO] White Rabbit: Stranger Room




Etonnamment pour une ville de taille assez modeste, Porto compte pas moins de 11 enseignes d'escape games, dont beaucoup possèdent plusieurs salles. Pas évident de faire son choix dans ces conditions, surtout quand on est devenu très méfiant suite à plusieurs mauvaises expériences l'an passé. Après moult hésitations, j'ai fini par jeter mon dévolu sur la Stranger Room de White Rabbit pour son thème original.

lundi 1 avril 2019

[PORTO] Où l'alcoolisme mondain essuie une défaite




Pas facile de trouver un resto ouvert le lundi midi, mais nous tirons le gros lot avec une des suggestions de notre hôte. Le Zé Bota, situé dans une ruelle pavée où nous ne l'aurions jamais découvert par hasard, a des murs tapissés de plaquettes en bois sur lesquelles les clients ont écrit des petits mots et collé des Instax, mais surtout, il sert un bacalhau franchement sublime, et si copieux que nous ne parvenons pas à finir le plat. Croyez-moi, ça n'arrive pas souvent.  "Tu as commandé en portugais et en parlant super vite", s'émerveille Chouchou à la sortie de la boulangerie où nous avons acheté des friands pour le dîner. Je me garde de préciser que j'accentue mes mots comme en espagnol, ce qui est peut-être tout à fait à côté de la plaque. Moi, pensive devant l'église des Carmes: "Tu sais à quoi on voit qu'on devient des vétérans des city trips au Portugal? On n'a pas photographié un seul azulejo de tout le séjour."

dimanche 31 mars 2019

[PORTO] Où notre dimanche n'est pas trop pourri




Même en tenant compte du changement d'heure, je suis réveillée et verticale bizarrement trop tôt.   Ca risque d'être dur de trouver un resto ouvert le dimanche midi dans le quartier. A l'aide, Google Maps! ...Ah ben voilà. Le Vogue Café, à 200 mètres de l'appart', propose un brunch qui m'a l'air tout à fait correct. Réservation instantanée sur The Fork, et on roule!  Chouchou découvre les oeufs Bénédict: "Et donc, c'est un moyen de vendre super cher un oeuf sur une tranche de pain, c'est ça?". En gros, oui. Encore faut-il maîtriser la cuisson de l'oeuf mollet. ★ "Quand tu iras aux toilettes, jette un coup d'oeil au hall de l'hôtel attenant: il est à tomber à la renverse, je n'ose même pas imaginer le prix des chambres." (Après vérification, dans les 230€ la double, ce qui me paraît très raisonnable pour un luxe pareil.) ★ Si je me rappelle correctement mes cours de portugais, ce bus va à Château Fromage. 

samedi 30 mars 2019

[PORTO] Où il y a un dieu pour les martyrs de l'art contemporain




Entre les mecs bourrés qui ont hurlé dans la rue jusqu'à 2h du matin et les soucis de boulot que j'ai sans douté ruminés jusque dans mon sommeil, je me lève pas reposée du tout et d'assez mauvais poil. Du coup, je décide de sortir l'artillerie lourde: direction les plages de Foz où nous avions passé un 31 décembre idéal fin 2014. Je remercie bien fort le DAB qui alors que j'avais besoin de monnaie pour prendre le tram 1 n'a daigné me filer que des billets de 50.  La météo est exceptionnelle, et des tas de gens très peu habillés bronzent déjà sur le sable. Nous, on se contente d'y patauger péniblement avec nos chaussures pas faites pour, et de tenter de prendre les vagues en photo au moment où elles explosent contre les rochers.  Des coquilles de moules, on peut en ramasser par millions, mais pas moyen de trouver un pauvre oursin entier.  Parce que nous avons réservé par téléphone, le Praia da Luz nous a collés à la terrasse du restaurant de l'étage, et non à celle du rez-de-chaussée où nous avions grignoté des tartines la dernière fois. La carte n'est pas la même; l'addition non plus. Mais on se régale de filets de cabillaud légèrement croustillants, servis avec une cassolette de riz à la tomate et à la menthe que j'arrose d'un bon verre de blanc du Douro (un Flor de Sao José).  A la table de derrière, deux mecs avec des montres à 50 plaques ont commandé le vin et les plats les plus chers, mais... entre le T-shirt jaune et le bas de jogging noir de celui qui me tourne le dos, la moitié d'un cul poilu est parfaitement encadrée par la découpe de son dossier de chaise. Grande classe.  Nous traversons l'avenue pour nous mettre en route vers notre destination suivante, mais je ne parviens pas à m'arracher à la contemplation de la mer. "Ca te dérange si on descend s'asseoir sur la plage genre 20 mn, le temps de cuver digérer un peu?  Le monde à l'envers, c'est Chouchou qui lit un livre en papier de bois d'arbre tandis que je comate allongée en patonnant le sable et en me remplissant la tête du bruit du ressac.  En fait, ma vie idéale, ce serait le Portugal d'octobre à mars et l'Ecosse le reste de l'année. 

vendredi 29 mars 2019

[PORTO] Où on trouve beaucoup trop de liège et pas assez de street art ni d'houmous




Malgré l'alèse en plastique peu agréable au contact comme à l'oreille, nous avons très bien dormi et sommes réveillés vers 7h20 par le soleil qui entre à flots dans notre joli studio. Hier soir, j'ai acheté dans une boulangerie un truc qui avait une bonne tête de brioche aux fruits confits, en me disant que ce serait nickel pour notre petit déjeuner d'aujourd'hui. Le KLONK quand je le dépose dans une assiette me met la puce à l'oreille: en réalité, c'est légèrement plus dur et compact que du béton armé. Mais garni de fruits confits, donc.  "C'est plein de gens, grommelle Chouchou qui lutte pour prendre des photos convenables des azulejos de Sao Bento." "Oui, enfin, c'est une gare, quoi." Sur l'esplanade de la cathédrale de Sé, un guitariste coiffé d'une tête de panda en peluche chante "Hit the road, Jack" dos à un superbe panorama. Mais je n'ai pas de monnaie sur moi, et je me refuse à photographier les artistes de rue sans rien leur donner. ★ Rhâ, zut, on n'est pas descendus par les jolis escaliers... mais là, franchement, j'ai la flemme de remonter.  Il faut arrêter d'abattre des arbres pour produire ces flopées d'objets en liège hideux qu'on voit absolument partout, merci, bisous.

jeudi 28 mars 2019

[PORTO] Où l'estomac et les mollets en prennent un coup




Obliger les gens à se lever à 6h30 pour ensuite les faire attendre presqu'une heure dans l'avion que les contrôleurs aériens partiellement en grève lui trouvent un créneau de décollage, ça frise la cruauté mentale. Et le concept des frites servies à bord d'un avion, on en parle?  "On a du liquide pour prendre les tickets de métro?" "Quand tu dis "on", on est bien d'accord que c'est "tu", donc moi, vu que toi tu n'en as jamais?" ★ Et donc, attention amis touristes: si vous choisissez l'option "2 titres", la machine ne vous donne pas 2 fois 1voyage, mais 1 fois 2 voyages ne pouvant être utilisés par 2 personnes différentes.  J'avais totalement oublié qu'au Portugal les "fries" servies avec les burgers sont en fait de simples chips et que par défaut, la viande de boeuf est bien cuite alors que je l'aime saignante.  Une fois de plus, la serveuse pose automatiquement la boisson alcoolisée (un cidre pression) devant Chouchou et la limonade devant moi.  Comment ça, on passe directement du 61 au 65 alors que notre logement est censé se trouver au 63? Une fois n'est pas coutume: notre appartement Air BnB est plus grand et plus agréable que les photos ne le laissaient supposer. Je regrette moins de ne pas avoir pu relouer le T2 sublime près de la gare.  L'exploit du jour: ressortir d'A vida portuguesa les mains vides (Chouchou, en revanche, s'est acheté des sardines).  Désormais, les photos sont autorisées à la livraria Lello, mais l'entrée coûte 5€... récupérables sous forme de bon d'achat. Excellent prétexte pour craquer sur une mignonne édition de "Contes choisis" d'E.A. Poe.  A la caisse, se retrouver derrière les deux filles qui nous précédaient déjà dans la file d'attente pour les distributeurs de tickets de métro, et qui ont acheté par erreur 1 fois 2 voyages.

jeudi 19 mars 2015

Nouveaut(h)é: Ginseng de Mùi Concept




Dès notre premier jour de balade dans Porto, fin décembre dernier, nous sommes tombés sur une boutique de thé située dans un centre commercial de magasins de créateurs. J'y ai acheté (un peu au hasard comme toujours lorsque je teste une nouvelle marque) trois sachets de 50g de thé vert parfumé: l'un à l'aloe vera et au kiwi, l'autre à l'ananas, à la mangue, aux fruits du dragon et aux fleurs de calendule, le dernier au ginseng et à l'orange sanguine. Chouchou et moi les avons consciencieusement tous goûtés lors des jours qui ont suivi. Le premier nous a laissés assez froids; Chouchou a raffolé du deuxième, et moi, je suis tombée amoureuse du troisième. Du coup, si 50g était une contenance parfaite pour tester, ça devenait bien trop peu pour satisfaire mon addiction instantanée. Le 31, je suis donc retournée chez Mùi Concept pour faire des stocks: il était 16h40, et ce jour-là, exceptionnellement, la boutique avait fermé à 16h. Frustration intense. 

Le soir même, je suis allée sur le site internet de la marque et j'ai simulé une commande à destination de la France: avec 350g de sachets, j'arrivais à un total de 28€ de thé et... 25€ de frais de port. J'ai envoyé un mail à l'adresse de contact pour demander: "Euh, vraiment?". Dès la réouverture de la boutique, le 3 janvier, la responsable m'a répondu en me demandant ce que je voulais au juste, et elle m'a établi une facture avec seulement 7€ de frais de port, que j'ai réglée par virement direct. Mon paquet est arrivé la semaine suivante. Il contenait, entre autres, 200g de Gingko à la place de Ginseng, parce que je suis une buse et que j'avais confondu les deux en passant ma commande. Voilà voilà voilà. Du coup, je me retrouvais ensevelie sous le thé, et je ne pouvais décemment pas repasser une autre commande tout de suite. Frustration intense (bis). Mais courant mars, mes stocks avaient retrouvé un niveau plus ou moins raisonnable, et j'ai enfin pu me procurer deux grands sachets du Précieux.




Je l'aime parce qu'il est à la fois doux et tonique, incroyablement rafraîchissant. Je pourrais en boire des litres l'après-midi ou en soirée, et j'imagine qu'il sera délicieux glacé cet été. C'est sans contestation possible ma grande découverte de ces douze derniers mois. Parfois, le hasard fait bien les choses (même s'il faut lui adjoindre une certaine dose de détermination!).

Rua de Miguel Bombarda 285
(à l'intérieur du petit centre commercial)
4050-381 PORTO

mardi 3 mars 2015

Carnet de voyage: Porto 2014


Il m'en aura fallu, du temps, pour vous montrer ce carnet de voyage! D'abord, à mon retour du Portugal, il a fallu que je commande les tirages de mes Instagram chez mon fournisseur habituel; puis Chouchou a été chargé de trouver un moyen de présenter mes photos sous forme de diaporama, et apparemment c'était beaucoup moins simple que je ne l'espérais. Bref, voici le souvenir que je me suis fabriqué de ces quelques jours magiques passés sous le soleil portugais au moment du Nouvel An.




Carnet: Moleskine 
Feutre noir: Staedtler 0.3 
Autocollants alphabet: Toga 
Tirages Instagram: Print Studio

vendredi 9 janvier 2015

[PORTO] Guide de voyage




Avertissement:
Porto est une ville tout en escaliers, qui monte et qui descend constamment (j'ai trouvé ça encore pire qu'à Istanbul, plutôt du niveau de San Francisco ou de Lisbonne). Je vous conseille de prévoir de bonnes chaussures de marche et du temps pour vous rendre d'un point à un autre, même s'ils ne sont distants que de quelques centaines de mètres à vol d'oiseau. Les transports en commun ne vous aideront guère dans le centre. 

Alimentation:



- La cuisine locale est très "viandarde". Mis à part les repas que nous avons préparés nous-mêmes dans notre logement airBnB, je n'ai pas réussi à manger végétarien une seule fois. Non seulement ça, mais souvent, il y a 2 voire 3 sortes de produits carnés dans un même plat. Exemple: la Francesinha, spécialité de Porto, est une sorte de croque-monsieur qui en plus du jambon et du fromage contient un bifteck et de la saucisse, plus parfois un oeuf au plat, le tout baignant dans une sauce tomate piquante à la bière. Autant dire que ce n'est pas léger-léger. Autre exemple: une fois, j'ai commandé un "hot-dog traditionnel": le pain était garni de saucisse, mais aussi de jambon et de fromage! Du coup, je n'ai pas osé demander ce que contenait le "hot-dog spécial" également à la carte. Et que dire de cette publicité pour une pizza au chorizo à la croûte garnie de mini-saucisses?

Adega Vila Mea, rua dos Caldeireiros 62

- Les amateurs de poisson se régaleront, notamment de bacalhau (morue), mais aussi de sardines, de calmars et de pleins d'autres produits de la mer à la fois très frais et très bon marché. A déguster dans les adegas (sorte de tavernes familiales) ou les restaurants du bord de mer à Matosinhos.
- S'il y a des magasins de fromage, de charcuterie et de vin à tous les coins de rue, il est bizarrement très difficile de trouver des magasins d'alimentation générale pour faire des courses "normales", et nous n'avons vu ni night shops, ni traiteurs proposant des plats à emporter (asiatiques ou autres). 

Geocaching:
Porto n'est pas très riche en géocaches, alors qu'il y aurait tant d'endroits où les dissimuler! Les deux plus remarquables que nous avons faites se trouvaient à la Fabrica Social et près de la Maternidade Julio Dinis. 

Langage:
Dans les commerces, la plupart des gens baragouinent un peu d'anglais ou de français, mais rarement plus. Cela dit, le portugais étant une langue d'origine latine, les inscriptions sont souvent assez faciles à comprendre pour les francophones (encore plus si vous avez quelques notions d'espagnol). 
Logement:
- Ma copine Marika nous avait chaudement recommandé le Gallery Hostel, beau, ridiculement pas cher, super sympa et où l'on mange très bien en demi-pension. Mais quand on a voulu réserver, il ne restait pas de place pour les dates de notre voyage.
- Nous avons donc séjourné dans un des 8 appartements du Mouzinho 134, résidence gérée par Luis et sa mère Eugenia qui parlent tous les deux un français excellent. Pour à peine 45€ la nuit (environ 50 en comptant les frais airBnB et le ménage final), nous avions un deux pièces spacieux, dans de l'ancien superbement rénové, situé à moins de cinq minutes à pied de la gare ferroviaire et de la station de métro Sao Bento. Plancher en bois sombre, murs blancs lumineux, lit et canapé confortables, dressing monsieur/madame, wifi sans souci, cuisine équipée (frigo, plaques chauffantes et vaisselle de base, mais aussi bouilloire, cafetière, grille-pain, lave-vaisselle, plus de quoi prendre un premier apéro)... Tout était impeccable, l'accueil y compris: Eugenia nous a même fourni un plan du centre avec ses bonnes adresses! Nous nous sommes sentis comme chez nous, et nous avons aimé traîner dans cet appartement bien plus que nous ne l'aurions fait dans une chambre d'hôtel.


Météo:
Ciel bleu sans le moindre nuage et 18° le Jour de l'An. Porto (et le Portugal en général), c'est une chouette destination pour faire le plein de lumière en hiver. Par contre, pas sûre que je m'y risquerais en plein été. 

Shopping:
- Je ne m'étais pas ruinée à Lisbonne il y a 4 ans, je ne me suis pas non plus ruinée à Porto cette fois. Mis à part les torchons brodés auxquels je trouve un certain charme, l'artisanat local est peu attrayant: de la maroquinerie en liège, vraiment?


- Les deux grandes rues commerçantes piétonnières n'ont aucun intérêt. Dans la rua Santa Catarina, H&M et Rituals côtoient un entrepreneur de pompes funèbres et une boutique de poupées flippantes; rua Cedofeita, on fait plutôt dans la droguerie et les articles de ménage.


- A rapporter dans sa valise: du vin de Porto, évidemment (il en existe une myriade de types différents), du fromage et de la charcuterie (les meilleurs magasins se trouvent dans la rua Formosa, près du marché couvert de Bolhao que j'ai trouvé assez peu engageant), mais aussi des sardines, du chocolat et des savonnettes aux emballages rétro, ainsi que de ravissants cahiers d'écolier à l'ancienne, tous en vente chez A vida portuguesa (voir plus bas).
- Le Portugal faisant partie de la zone euro, vous n'aurez pas de conversion alambiquée à faire de tête, et pas non plus de frais bancaires à acquitter. En revanche, attention: beaucoup de commerces n'acceptent pas les cartes de crédit, seulement le liquide. 

A faire:


- S'offrir une dégustation aux caves de Porto, qui se trouvent en réalité à Vila Nova de Gaia, sur la rive opposée du Douro. On y accède soit par la ligne D du métro, soit en franchissant à pied l'impressionnant ponte Dom Luiz I au double tablier (bas pour les voitures, haut pour les piétons). Afin de s'épargner une remontée pénible, il est conseillé de prendre le petit téléphérique qui relie les quais à la station de métro et à l'extrémité du pont (5€ l'aller simple).



- Se promener le long du cais da Ribeira avec ses jolies façades et sa belle vue sur le Douro. A la tombée de la nuit, s'arrêter pour boire un verre à l'étage du Peter Sport Café, où la salle est très cosy dans le genre maritime et où les cocktails sans fioritures mais excellents coûtent à peine 4,90€.


- Passer à la librairie Lello (rua das Carmellitas 144), sûrement une des plus belles du monde avec son double escalier incurvé rouge et son plafond en bois ouvragé orné d'un vitrail. Attention: les photos n'y sont autorisées que les jours de semaine, entre 9h et 10h du matin. Le reste du temps, si vous essayez d'en prendre, vous vous ferez sévèrement rappeler à l'ordre par le tenancier du mini-café situé à l'étage.






- Acheter des souvenirs rétro chez A vida portuguesa (rua Galeria de Paris 20).





- Admirer le street art rua das Flores, mais aussi au bout de la rua de Miguel Bombarda, et un peu partout dans le reste de la ville - ouvrez l'oeil!


- Prendre le tram n°1 délicieusement rétro jusqu'à son terminus de Foz (2,50€ l'aller simple), et déambuler le long des plages de l'Atlantique.




- Visiter le Centre de la Photographie Portugaise, situé à l'intérieur d'une ancienne prison (campo dos Màrtires da Pàtria). C'est gratuit, bien que fermé durant la pause déjeuner, et le dernier étage abrite une magnifique collection d'appareils photo anciens.

Documentation:
Les guides sur Porto ne sont pas légion, du moins en français. Pour préparer notre voyage, nous nous sommes contentés du Cartoville

Beaucoup des photos utilisées dans ce billet sont l'oeuvre de Chouchou; vous pouvez en admirer d'autres sur son compte Instagram

mercredi 7 janvier 2015

[PORTO] Rota do Chà, salon de thé merveilleux et secret




Je craignais un peu que nous ne nous ennuyions le 1er janvier, alors que tous les commerces et les musées seraient fermés. J'ai donc décidé d'exploiter les maigres ressources de geocaching de Porto en nous concoctant une balade pour rafler toutes les vertes à notre portée que nous n'avions pas encore faites. La première, située à deux pas de l'esplanade où avait eu lieu le monstrueux concert/feu d'artifice de la veille, avait vraisemblablement disparu. Le deuxième, face à la ravissante église évangélique méthodiste de Mirante, a été vite découverte.

Puis nous nous sommes engagés dans la rua de Miguel Bombarda, repaire des jeunes créateurs locaux, afin de gagner le site de la suivante. Et là, surprise: dans la partie que nous n'avions pas encore explorée les jours précédents, nous sommes tombés sur un salon de thé ouvert. Nous avons pensé qu'une petite pause rafraîchissement ne nous ferait pas de mal, et franchi la porte sans nous douter de ce qui nous attendait à l'intérieur.







Un peu hésitants, nous avons longé un couloir jaune puis traversé une salle rouge sombre et déserte, décorée dans un style asiatique. Au fond, trois petites tables flanquées de banquettes s'alignaient dans une véranda lumineuse, et j'ai songé que ce serait très agréable de s'installer là. Puis l'un des clients en train de boire son thé m'a souri en désignant de l'index une seconde porte.

Nous sommes ressortis dans une cour fermée, envahie par les plantes et baignée de soleil. Un oranger trônait au bord d'une terrasse couverte; des poufs entouraient des tables basses dont l'une était occupée par un couple et ses trois petits garçons; quelques chardonnerets sautillaient partout sous le regard impassible de deux statues de Bouddha; des haut-parleurs diffusaient une musique lounge surprenante. Un véritable enchantement.








La carte comportait plus de 300 thés, parmi lesquels j'ai reconnu des mélanges Theodor et Tekoe ainsi que certains crus du Palais des Thés. Les 8 trésors de Shaolin, que j'avais choisis initialement, étaient en rupture de stock; j'ai donc opté pour un Lu Shan (thé vert chinois réputé, que je n'avais encore jamais goûté) tandis que sur mon conseil, Chouchou commandait un Tamaryokucha Impérial (thé vert japonais un peu herbacé, très fin).

Après ça, comme nous avions à peine grignoté aux environs de midi et que nous avions vraiment envie de nous attarder, nous nous sommes laissé tenter par un menu lunch à 6€ composé d'une délicieuse soupe de légumes parfumée aux épices, ainsi que de calmars en sauce ou de poulet grillé. Si j'avais eu de quoi lire dans mon sac, je pense que j'aurais renoncé à la suite de la balade de geocaching et que nous serions restés là jusqu'à l'heure de la fermeture. Deux moments parfaits en deux jours - je peux vous dire qu'on s'est sentis drôlement gâtés...




Rua de Miguel Bombarda 457
4050 PORTO

mardi 6 janvier 2015

[PORTO] La Fabrica Social: street art & urban decay




Voici bien un endroit où je n'aurais jamais mis les pieds sans le geocaching! Il faut dire que la Fabrica Social, fondation artistique créée par le sculpteur portugais José Rodrigues, est située quelque peu à l'écart des sentiers battus, tout en haut de la rua Santa Catarina (interminable artère piétonnière commerçante dépourvue de charme comme d'intérêt). Il faut aller la chercher au sommet d'une volée de marches passablement crevante et au fond d'une impasse bien planquée - aucune chance de tomber dessus par hasard! Mais si on la contourne pendant les heures d'ouverture, on accède à l'un des lieux les plus étranges et méconnus de Porto: un ensemble de maisons en ruines devenu un haut lieu du street art. Les plus grands artistes du pays y ont signé des oeuvres étranges, parfois choquantes, souvent troublantes mais toujours photogéniques...























J'avoue ne pas être fan d'urban decay (au contraire de Chouchou qui adore ça); néanmoins, l'endroit vaut vraiment le coup d'oeil. J'imagine qu'il peut être flippant dans certaines circonstances, mais nous l'avons visité en pleine journée, alors qu'il faisait un grand soleil, sans y croiser âme qui vive - pas même un rat ou un écureuil. Et puis, nous avons trouvé la cache, ce qui est toujours excellent pour le moral!

Rua da Fabrica Social
4000-201 PORTO
Ouverture: du lundi au samedi, de 10h à 18h

(Une partie des photos de ce billet a été prise par Chouchou, 
que vous pouvez suivre sur son compte Instagram.)