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vendredi 12 février 2016

Impressions parisiennes




Un beau ciel bleu qui m'accueille à la descente du Thalys - j'ai fait une bonne affaire, il pleuvait et il caillait quand je suis partie de Bruxelles. Une jeune femme avec un double piercing à la lèvre inférieure fume une clope au bas de l'immeuble de mon éditeur; je lui remets l'enveloppe avec les contrats signés de ma nouvelle trad. La librairie Dimension Fantastique n'a pas le Funko Pop d'Amy Farrah Fowler, mais je repars quand même avec "La photographe" et un porte-clés Harley Quinn pour Chouchou. Métro Poissonnière: acheter un carnet de 10 tickets ou prendre un Mobilis pour la journée? WH Smith a encore le dernier Frankie, hourra! Par contre, euh, 16,99€ alors que le marchand de journaux de la rue du Bailli le vend 11,50 - pourquoi? "C'est parce que ça vient de loin". L'Australie est plus loin pour vous que pour les autres revendeurs français et belges, sérieusement?

Retrouver AF à Saint-Philippe-du-Roule. Papoter avec animation autour d'une salade Cobb (moi) et d'un tartare aller-retour (elle). Oui, le monde se porterait nettement mieux s'il était géré par les bobos de gauche. Cette panacotta aux fruits rouges façon crème brûlée est une tuerie, mais je vais mettre deux jours à la digérer. Oh, le beau livre sur Terry Gilliam; je suis sûre que Chouchou va adorer. C'est cool de savoir que je peux demander du boulot à un éditeur de plus en cas de besoin. Direction rive gauche. L'adorable vendeuse de Caroline Abram me reconnaît tout de suite et me conseille hyper bien - ce sera donc l'Orchidée noire, mais version solaire. Féerie des sculptures en papier d'Ai Weiwei au Bon Marché, mais qu'elles sont difficiles à photographier correctement! D'ici, j'ai aussi vite fait d'aller chez Lupicia à pied. Mais où est la suite de la rue Bonaparte? Haaaaan je veux tout - surtout le thé noir au chocolat et celui à l'abricot.

Sous un ciel qui se couvre mais devient assez spectaculaire au-dessus de Notre-Dame, longer les quais de la seine jusque chez Shakespeare and Co. Résister à l'appel du dernier Steve Toltz (dédicacé, en plus). Le café est un peu décevant, trois pauvres tables serrées les unes contre les autres et service d'une lenteur gastéropodienne - mais très bon smoothie du jour, et la tarte poire/cerise de Shermane a l'air délicieuse. J'aime quand il y a du super savon à mains dans les toilettes: ici, un Aesop à la mandarine et au cèdre. Tiens, il a plu pendant qu'on était à l'intérieur. Le tome 6 d'Erased est sorti et on en prend un chacune chez Album. Résister à l'appel de The Secret Six, comics au pitch fort intéressant mais au graphisme trop convenu. Se séparer dans le métro: elle descend aux Halles, je continue jusqu'à Poissonnière en me réjouissant d'avance de la délicieuse assiette végétarienne que je vais m'offrir au Café Pinson.

...Sauf que maintenant, ils ferment à 19h. Une fois de plus, j'atterris donc chez Big Fernand. C'est très bon mais bien trop lourd, heureusement que j'ai beaucoup marché aujourd'hui. Avec seulement quatre trajets en métro dans la journée, je n'aurai pas du tout amorti ce Mobilis en fin de compte. Contrôles de sécurité à l'embarquement du Thalys. Oups, je me suis trompée de siège. Finir "Si peu d'endroits confortables", lire le tome 6 d'"Erased", commencer le Frankie. Et à l'arrivée à Bruxelles, me jeter dans les bras de Chouchou en claironnant: "J'ai des cadeaux pour toi!". 

vendredi 13 novembre 2015

Huit heures et vingt minutes à Paris




Bilan de ma journée à Paris: 
- Une mini-crise cardiaque en voyant le prix des originaux de Benjamin Lacombe à la galerie Daniel Maghen; après réflexion, je trouve ça chouette que des artistes arrivent encore à susciter ce genre d'intérêt auprès des gens qui ont des sous! 
- Un achat surprise: je ne m'attendais pas à ce que le tome 3 des Vieux Fourneaux sorte ce jour-là, mais impossible de résister quand je l'ai vu chez Album. 
- Un renoncement à contrecoeur: après tests du Scandal de Marc Jacobs et de l'Investigator de MAC au Sephora des Champs-Elysées, je dois me rendre à l'évidence - le rouge à lèvres violacé quasiment noir qui me fait envie me durcit les traits et souligne le flou grandissant du bas de mon visage. Pffff. 
- 2 tablettes de chocolat Dolfin (cuberdon et babelutte) livrées chez mon nouvel éditeur dans le cadre de la Promotion Internationale des Gourmandises Belges, et accueillies avec le ravissement approprié. 
- Un très chouette lunch dans un resto asiatique dont je n'ai même pas regardé le nom, et le temps qui passe beaucoup trop vite en bonne compagnie - mais j'ai peut-être converti une personne de plus à "Bron/Broen" et aux escape games!
- Une trilogie de thrillers australiens à ajouter à mes futurs plannings de boulot. 
- Un énorme coup de coeur pour l'expo Hey! Act III à la Halle saint-Pierre; il était interdit de prendre des photos et je le regrette vraiment, car il y avait des oeuvres magnifiques qui m'ont énormément parlé. J'ai acheté le catalogue, mais ce n'est pas pareil du tout: les photos ont subi un traitement vintage qui aplatit complètement les couleurs par lesquelles j'ai été séduite "en vrai". 
- Un goûter avec Shermane à la pâtisserie-librairie Une souris et des hommes, qui fabrique sur place de très beaux et très bons gâteaux à accompagner de thés du Palais des Thés (leur brunch semble hyper sympa aussi). 
- Une adorable créature à mi-chemin entre tanuki et raton-laveur, rapportée en souvenir du Japon. 
- Une descente à La Dimension Fantastique, dont je suis ressortie avec un manga déprimant, un roman steampunk dont je n'avais jamais entendu parler, un Cthulhu qui brille dans le noir et un Sherlock violoniste
- Beaucoup trop peu de temps sur place et pas la possibilité de voir tous les gens que j'aurais aimé voir. Il faut vite que je cale un prochain passage début 2016. 



Mad Tea Party: Benjamin Lacombe expose son Alice au Pays des Merveilles




Hier, j'ai profité d'un passage éclair à Paris pour me rendre à la galerie Daniel Maghen où Benjamin Lacombe expose, jusqu'à demain soir, les originaux réalisés dans le but d'illustrer une nouvelle édition française d'"Alice au pays des merveilles". Le livre sortira le 2 décembre, juste à temps pour faire un bon cadeau de Noël, mais c'était très agréable d'admirer les magnifiques toiles de l'artiste, ainsi que quelques poupées et vêtements d'enfants inspirés par l'univers de Lewis Carroll. Les oeuvres sont joliment mises en scène avec une nappe imprimée et une profusion de tasses à thé. A moins d'avoir quelques milliers d'euros à dépenser, on évitera en revanche de regarder les étiquettes de prix - d'autant que la plupart des toiles sont déjà vendues. On prolongera plutôt le plaisir des yeux en admirant, sur le mur d'en face, les originaux d'une autre publication de Benjamin Lacombe: "Marie-Antoinette: Carnet secret d'une reine", et dans le fond, ceux du récent "Facéties de chat". 








47 quai des grands Augustins
75006 Paris
Métro Saint-Michel
Ouvert de 10h30 à 19h

lundi 29 juin 2015

Walaku, la perle japonaise secrète de Paris




Pour un peu, j'ai failli ne jamais découvrir le Walaku. C'est au hasard d'une conversation entre Mélusine et Kettch sur Facebook que j'ai appris qu'ils mangeaient ensemble dans "un super resto japonais" samedi dernier. J'ai demandé si je pouvais m'incruster, et justement, ils avaient une place libre, Andoryss s'étant décommandée pour de sombres raisons de déménagement transeuropéen. "Tu vas voir, c'est très spécial, m'a prévenue Mélusine. C'est un menu bento unique à 32€, tu ne sais pas ce qu'il y a dedans, mais tout est toujours raffiné et génial." Ah, euh. C'est que je ne mange ni poisson cru ni fruits de mer, qui comptent tout de même parmi les ingrédients principaux de la cuisine nipponne. "Pas de problème, ils sont adorables, je leur ai déjà signalé l'allergie aux champignons de Hélie, je vais leur demander s'ils peuvent éviter de te mettre ça dans ton repas." Ils pouvaient. 




Le Walaku fait partie de ces adresses fabuleuses sur lesquelles on ne tombe pas par hasard: situé dans une rue calme, loin du quartier Saint-Anne ou de toute attraction touristique, le restaurant n'a pas d'enseigne, et sa devanture beige est la moins racoleuse du monde. A l'intérieur, seulement huit places: quatre au comptoir derrière lequel le chef officie avec dextérité, et quatre autour d'une table près de la fenêtre. Autant dire que ce n'est pas un endroit où venir avec toute une bande d'amis, qu'il vaut mieux réserver bien à l'avance et ne pas être trop pressé car les bentos sont préparés chez Aida, restaurant japonais étoilé situé non loin de là. 




La nourriture était tout à fait à la hauteur des descriptions de Mélusine. Je ne suis pas certaine d'avoir identifié tout ce que j'ai mangé, je sais juste que 1/le tofu grillé, ce n'est pas facile à couper avec des baguettes à cause de la "peau" qui résiste 2/dépiauter une joue de poisson avec des baguettes, ce n'est pas évident non plus 3/tout était fabuleusement bon, y compris le riz et la soupe miso, les deux accompagnements les plus humbles de ce bento de luxe (qui était précédé d'une entrée non photographiée).




Mais le meilleur, je crois, c'était le dessert (servi avec un thé compris dans le menu, et suivi d'une sorte de pousse-dessert non-photographié). Je ne suis pas fan de pâtisseries japonaises; pourtant, j'ai complètement craqué sur le doryaki à la pêche blanche, sorte de sandwich de pancakes avec de la pâte de haricot rouge et une crème fouettée ressemblant un peu à du mascarpone. Sucré mais pas trop, subtil et délicat, c'était un vrai ravissement des papilles. Hélie en a commandé un à emporter, avec un autre gâteau en forme de fleur rose que le chef a confectionné sous nos yeux éblouis à l'aide d'un tamis et de gestes cabalistiques. (Ses pâtisseries sont présentes sur le stand du Japon à l'Exposition Universelle de Milan - c'est dire si elles sont formidables!)




Bref, j'étais super enthousiasmée, au point que j'ai hésité à en parler ici de peur que des hordes de lecteurs ne prennent le restaurant d'assaut. Puis je me suis dit que je surestimais probablement mon influence, et que ça serait bien dommage de ne pas faire découvrir cette excellente adresse si bien planquée à la poignée de Parisiens que je sais susceptibles de l'apprécier. 

33, rue Rousselet
75007 Paris
Tel: 01 56 24 11 02
Métro: Vaneau (10) ou Duroc (10,13)
Fermé le lundi et le mardi
Réservation fortement conseillée

vendredi 3 avril 2015

[PARIS] Leavin Room - Au Pays des Merveilles




Je voulais profiter de notre passage à Paris, le week-end dernier, pour organiser un autre escape game avec le plus de copains possible. Problème: à deux équipes, nous avions besoin d'autant de salles pour jouer en simultané, et comme je m'y suis prise un peu tard pour réserver, il ne restait plus des masses de possibilités dans le créneau qui m'intéressait! Sur les 10 escape games parisien, un seul avait encore deux salles disponibles samedi dernier, et avec des énigmes différentes. Du coup, on ne pourrait pas parler de compétition entre les équipes, mais les thèmes avaient quand même l'air sympa. Chouchou, Eve (qui avait fait la Zen Room de Hint Hunt avec nous en octobre dernier) et Hélie (novice complète) nous sommes donc inscrits pour tenter la "Pays des Merveilles", tandis qu'Autre Moi et Choco (également rescapées de la Zen Room) entraînaient Junior, Vince et Vaness dans la "Tour du Monde" basée sur les aventures de Philéas Fogg.

Une fois encore, difficile de parler du jeu sans spoiler, mais je vais quand même essayer. La "Pays des Merveilles" est basée sur le dessin animé de Disney plutôt que sur le roman original de Lewis Carroll. En termes d'accessoires et de recherche dans le décor, c'est de loin le plus bel escape game que nous avons fait - la salle est magnifique et donnerait presque envie de s'installer pour prendre le thé au lieu de s'agiter en tous sens à chercher Alice. Car oui, petite originalité du jeu: ici, il ne s'agit pas de s'échapper en moins d'une heure, mais de retrouver l'héroïne en moins d'une heure. Au lieu d'un écran à cristaux liquides pour afficher le chrono et les indices, nous avions la voix d'Alice elle-même qui nous guidait à certains moments et nous indiquait le décompte de temps toutes les 10 minutes (puis plus souvent sur la fin). 

Quant aux énigmes, ce que nous avons fini par surnommer Le Grand Classique était toujours présent, tout comme les cadenas dont il faut se casser la tête pour découvrir le code, mais à côté de ça, j'ai beaucoup apprécié de n'avoir pas une tonne d'appareils électroniques à utiliser (c'est arrivé dans un autre escape game où il y en avait vraiment beaucoup, et comme je suis nulle avec ces trucs-là, je me suis sentie un peu inutile...). A la place, quelques épreuves de dextérité vraiment hyper originales et très raccord avec le thème de la salle. Et l'avantage si vous avez deux mains gauches, c'est que tous vos coéquipiers ne seront pas forcément dans le même cas, et que vous pourrez leur déléguer les manips délicates pour vous concentrer sur des épreuves plus cérébrales! 

A la fin de l'heure, nous avions le dernier code et Hélie l'avait déjà composé deux fois sans réussir à ouvrir la prison d'Alice. Deux nouvelles tentatives ont été nécessaires pour réussir à la délivrer, et à ce stade, le chrono s'était arrêté depuis une vingtaine de secondes - grosse frustration! A un cheveu près, nous aurons donc fait partie des 50% de joueurs qui échouent dans cette salle. L'équipe VIP, dans la salle voisine, a de son côté manqué de 2 ou 3 minutes pour finir, mais avec une partie encore plus difficile: 33% de taux de réussite. Cela dit, tout le monde s'est franchement marré, et nous prévoyons déjà de revenir en inversant nos salles! A noter également que Leavin Room propose une troisième salle appelée Le Cube, et conçue pour être faite seul(e) ou à deux - c'est la première du genre dont j'entends parler, et j'avoue qu'une expérience en solo ne me déplairait pas à l'occasion...

28 bis, bd Pereire
75017 PARIS

mercredi 22 octobre 2014

"Tutu" à Bobino, la danse dans tous ses états!


Si j'aime passionnément la danse dont j'ai longtemps pratiqué plusieurs formes, je dois avouer qu'à une ou deux exceptions près, les interminables ballets classiques m'ennuient à mourir. Aussi, quand j'ai lu un article sur le spectacle délirant des Chicos Mambo, j'ai tout de suite eu envie d'y embarquer Chouchou durant notre week-end parisien. Mon amoureux s'intéresse à toutes les formes d'art; je serais bien bête de ne pas en profiter... 

Six danseurs nous entraînent dans un maelstrom visuel effréné et plein d'humour. En 20 tableaux, ils revisitent les icônes du ballet, de la danse contemporaine, de salon, sportive et rythmique, académique ou acrobatique. C’est une ode à la danse, où la dérision côtoie l’exigence. L’occasion pour les néophytes de découvrir ses grands thèmes incontournables, et pour les plus avisés de les redécouvrir sous un jour nouveau, mais jamais dénaturés.

Chaque tableau est une surprise haute en couleur, où la compagnie nous transporte dans son univers fantasque et théâtral. Les six interprètes hommes, tels des caméléons, endossent tous les rôles – plus de 40 personnages nous font rire, nous étonnent et nous impressionnent. Mais si la troupe est connue pour son autodérision, elle est aussi appréciée pour sa technique.

Et le spectacle tient tout à fait ses promesses: remarquablement bien réglé, il est inventif, drôle et virtuose à la fois. Même en pointes et tutu rose semi-intégral, les danseurs ne sont jamais ridicules; leur performance finit par abolir la notion de genre pour devenir juste enthousiasmante, et un peu troublante aussi. J'ai failli mourir étouffée de rire pendant leur parodie d'un numéro de danse moderne (le truc intello-barbant par excellence). Mais même pour quelqu'un qui ne saisit pas les références, "Tutu" reste un divertissement coloré, pêchu et tout à fait abordable. Dommage qu'il dure seulement 1h20. 






Au théâtre Bobino jusqu'au 31 décembre 2014

mardi 21 octobre 2014

Big Fernand: mangez des hamburgés!


Si les burger joints se sont multipliés comme des buns petits pains ces dernières années, la qualité des sandwichs que l'on y sert est extrêmement variable. Mais ceux de Big Fernand ont la réputation d'être parmi les meilleurs de Paris, et ils comptent même un végétarien parmi eux. J'étais donc un peu obligée de tester...





Arrivés samedi à 11h50, nous patientons à l'une des tables en terrasse et voyons dans les minutes suivantes une véritable petite foule se former sur le trottoir. Super organisés, les serveurs passent dans les rangs pour distribuer des menus et demander aux gens s'ils veulent manger dedans ou dehors. Nous comprenons pourquoi dès qu'une cloche signale l'ouverture du restaurant: à l'intérieur, mes aïeux, ça dépote! Le personnel est incroyablement dynamique, et à peine avons-nous le temps de payer notre commande que notre plateau est déjà prêt. 




Il faut savoir qu'ici, tout est fait maison dans un esprit franco-français. Les burgers, pas énormes mais fondants dans la bouche, s'appellent des hamburgés et les petites frites croustillantes (sans doute les meilleure que j'aie mangées hors de Belgique) des Fernandines. L'irrésistible limonade au pamplemousse rose promet "le retour de l'être aimé" - efficacité non vérifiée: le mien était déjà assis face à moi. Tout respire la créativité, la bonne humeur et l'envie de régaler le client. 




Pour l'instant, Big Fernand a quatre restaurants à Paris et alentours, plus un à Lille et un autre à Lyon, et un autre doit ouvrir prochainement à Nantes. Si vous avez la chance d'habiter à proximité, je vous conseille vivement de goûter leurs burgers. A 15€ le menu avec frites et boisson, ils se défendent plus que très bien niveau rapport qualité-prix...

Adresses et horaires sur le site internet de Big Fernand

vendredi 17 octobre 2014

Happy week-end




D'un côté, octobre marque un bien vilain anniversaire, et il est cette année placé sous le signe du boulot intensif. De l'autre, c'est un mois que j'adore, et durant lequel survient un autre anniversaire beaucoup plus gai. Cette année, malgré nos surcharges de travail respectives, Chouchou et moi avons donc décidé de nous offrir un week-end en amoureux à Paris pour fêter 8 ans de bisous et de câlins, de fou-rires et de disputes, de voyages et d'aventures. 

Les hôtels de charme se sont révélés hors budget, et comme nous avons pris goût à l'Airbnb, nous avons loué pour deux nuits un appartement du côté de la gare du Nord. Dans la semaine, la propriétaire nous a appris que son chauffe-eau venait de lâcher et qu'elle ne pourrait pas le faire remplacer avant notre arrivée. Un peu plus tard le même jour, Chouchou s'est aperçu que pour le lundi soir, il avait pris des billets-retour... Bruxelles-Paris. Le Thalys étant un peu hors de prix au dernier moment, et nos billets Prem's Ticketless n'étant ni remboursables ni revendables, nous testerons donc l'IDbus qui fait le trajet en 4h au lieu d'une et demie - mais qui propose du wifi gratuit à bord. 

Chouchou était tout contrit; je suis tellement déterminée à ce que le week-end se passe bien que j'ai décidé que ce serait juste une expérience nouvelle. Les températures samedi et dimanche devraient être quasi estivales (la douche froide sera moins pénible!), et nous avons des tas d'activités géniales au programme: deux beaux spectacles, la Zen Room de Hint Hunt, l'expo Ghibli... Du coup, je ne serai pas très présente pour valider vos commentaires ou répondre à vos mails, et je rattraperai plus tard mes exercices du challenge minimaliste. Mais j'aurai des tas de choses à vous raconter dès mardi! D'ici là, je vous souhaite un excellent week-end et un bon début de semaine prochaine. 

samedi 19 juillet 2014

"The hundred-year house" (et ma première visite chez Shakespeare & Co)




Ca fait déjà une vingtaine d'années que je viens régulièrement à Paris; pourtant, je n'avais encore jamais mis les pieds chez Shakespeare & Co, réputée comme une des plus belles librairies du monde. J'ai remédié à cette navrante omission jeudi dernier, et je dois dire que je n'ai pas été déçue (sinon par l'interdiction de prendre des photos à l'intérieur). Shakespeare & Co, c'est un peu le bookstore platonicien, l'idée universelle de la librairie faite papier, étagères sol-plafond, échelles branlantes, poutres apparentes, escalier tordu et recoins débordant de mille trésors. Les allées y sont sombres et étroites; les fauteuils de l'étage donnent envie de s'installer là pour une journée entière.

J'étais venue avec une liste de quatre titres que j'aurais aimé acheter, et malgré le nombre des ouvrages en stock, ils n'en avaient aucun. Alors, je me suis laissée tenter par un hardcover (le genre de truc que je n'achète jamais d'habitude, parce que ça coûte trop cher, que c'est trop lourd à trimballer et que ça prend trop de place dans ma bibliothèque), un roman d'une auteure dont je n'avais entendu parler, mais avec une quatrième de couverture qui me faisait saliver. A la caisse, la dame m'a demandé si je voulais un tampon de la librairie; j'ai répondu "Yes please" avec un énorme sourire, et réclamé un joli sac en papier en plus du marque-page qu'elle venait de glisser à l'intérieur. Puis j'ai prié pour que le bouquin soit réellement bien et que j'aie envie de le garder après l'avoir lu, et pas seulement pour sa valeur de souvenir.




"The hundred-year House", c'est l'histoire d'une maison peut-être hantée et de ses occupants successifs, dont le destin sera toujours marqué par une chance ou une malchance extrême. Depuis les Devohr, riches propriétaires à la famille décimée par la folie et les suicides, jusqu'aux artistes de la colonie installée là pendant la première moitié du vingtième siècle, tous verront leur vie irrémédiablement changée par leur passage entre les murs de Laurelfield. 

Sur cette trame déjà alléchante en soi vient se greffer une structure audacieuse: Rebecca Makkai a choisi de raconter son histoire à rebours. Ainsi, le roman commence au tournant du millénaire et s'achève par un prologue situé en 1900. En remontant le fil du XXème siècle, le lecteur attentif qui aura précédemment relevé certains détails étranges découvrira peu à peu leur explication et reconstituera par lui-même une grande partie des secrets de Laurelfield... et arrivé à la fin, il se sentira presque obligé de reprendre dès le début pour voir s'il n'a pas laissé passer certains éléments. 




J'aurais pu considérer "The hundred-year house" comme un chef-d'oeuvre à deux détails près. D'abord, le grand nombre des personnages signifie que l'auteur n'a pas pu développer beaucoup chacun d'entre eux, et comme la plupart sont assez irritants voire très antipathiques, on peine à s'y attacher. Ensuite, si les mystères séculiers trouvent tous une explication, je suis restée un peu sur ma faim quant à la résolution de l'aspect surnaturel de l'histoire. Malgré ça, le deuxième roman de Rebecca Makkai m'a tenue en haleine d'un bout à l'autre et procuré un grand plaisir de lecture.  Ca tombe bien, parce que je n'avais vraiment pas envie de m'en séparer!

mercredi 16 juillet 2014

Café Pinson: chic, du végétarien bio sans gluten ni lactose!




Même si les endroits où manger sainement se multiplient depuis quelques années, on ne trouve pas encore tellement de restos qui servent de la nourriture bio, végétarienne, sans gluten ni lactose. A Paris, nous avons choisi de tester l'un des deux Café Pinson dont j'avais lu beaucoup de bien dans la presse et sur un certain nombre de blogs. Notre emploi du temps ne nous a malheureusement pas permis de viser le brunch du week-end, réputé délicieux; aussi nous sommes-nous contentés d'une formule déjeuner en semaine. 







Arrivés vers 11h30, nous nous sommes installés dans une banquette pour deux personnes ultra-cozy, face à la vitrine. Nous avons commencé par goûter un chocolat chaud au lait de noisette: effectivement, ça remplace le lait de vache de manière très satisfaisante, et nous allons l'adopter pour la maison. Un peu après midi, nous avons passé commande de deux menus à 19,50€. Nous avions le choix parmi entrée/plat/dessert, entrée/plat/boisson ou plat/dessert/boisson, et nous avons opté pour la deuxième possibilité. Pour commencer notre repas, nous avons donc eu droit à un petit bol de soupe de légumes verts parsemés de graines diverses, qui était un vrai régal. Ensuite, une assiette du jour pour Chouchou (une tortilla de pommes de terre et d'oignons savoureuse d'après lui) et une grande salade pour moi. Je n'ai pas réussi à identifier tous les ingrédients, mais une chose est certaine: c'était frais, plein de goût, varié, digeste et rassasiant à la fois - bref, une vraie réussite. Pour arroser le tout, un jus de fruits pressés avec entre autres du kiwi et du gingembre. 




La salle est plaisante: confortable, lumineuse, peu bruyante et équipée de wifi gratuit. Rien à redire non plus sur le service, sympa et souriant. Nous reviendrons sûrement pour le brunch lors d'un prochain séjour à Paris. 

58 rue du Faubourg Poissonnière 
75010 PARIS
et aussi:
6 rue du Forez
75003 PARIS
Ouvert tous les jours

mardi 15 juillet 2014

Shopping in Paris: his & hers



HIS: Books, stationery & clothing

- 2 jeans Uniqlo straight, regular fit, dans des couleurs différentes, parce qu'il a tellement perdu de poids que ses autres pantalons ne tiennent plus, même avec une ceinture!
- 1 paire de Docs 10 trous, délavées bleu sur le devant et à l'arrière, qui étaient soldées à -40% à la boutique de la marque près des Halles - une super affaire. Les précédentes avaient la semelle fendue de part en part et prenaient l'eau; il était temps d'en changer.
- 2 mangas et 1 bédé
- 2 carnets Moleskine



HERS: Books, stationery & tea

- 5 livres: 3 romans grand format en anglais (2 achetés chez W.H. Smith, 1 chez Shakespeare & Co), 1 carnet de voyage au Japon et 1 roman japonais en VF (achetés chez Junku), tout ça dans la continuité de ma démarche "réduisons les commandes Amazon"
- 1 classeur-accordéon rouge dans lequel je compte ranger les cartes que je reçois, déniché chez Tout Noté
- 1 cahier Alice au pays des merveilles
- 2 rouleaux de masking tape large, 3 cartes, 3 planches de stickers
- 1 boîte de Thé de l'Orient #2 Dammann Frères, auquel je consacrerai prochainement un billet
- 1 boîte de tisane de bambou
- 1 bol japonais avec des carpes bleues dans le fond, sélectionné parmi plein d'autres mignonnitudes chez Mon panier d'Asie
- 1 vernis double Revlon - un petit caprice pailleté
- 1 mini-savon de Marseille parfumé à l'olive, parce que l'odeur me ramène instantanément à la maison
- 0 fringue ou paire de chaussures malgré les soldes, merci d'applaudir la performance!

Yoom, le spécialiste des dim sum




Pour ceux qui ne connaîtraient pas, les dim sum sont des bouchées asiatiques cuites à la vapeur dans un panier en bambou, une sorte de ravioli fourrés à la viande et/ou aux légumes. A Paris, les trois restaurants Yoom, qui s'en sont fait une spécialité, en proposent de nombreuses variétés à la carte ou sous la forme de deux menus: un végétarien à 21€, et un "dragon" à 26€ comprenant une douzaine de bouchées différentes, plus un riz sauté aux légumes ou une salade. 




Grâce à un système de réservations internet très au point, nous avions retenu une table jeudi dernier à 20h, dans l'établissement de la rue des Martyrs. Murs de brique, profusion de lampes à l'éclairage feutré, tables grandes ou petites assez rapprochées les unes des autres, quelques banquettes turquoise brodées de rouge et un niveau sonore très acceptable même une fois la salle pleine donnent une atmosphère mi-cantine, mi-intimiste. La commande est prise et servie rapidement: d'abord les accompagnements, puis les dim sum eux-mêmes, en deux fois.





Les saveurs sont variées et assez subtiles; dommage que la seule sauce proposée contienne beaucoup de vinaigre et en gâche un peu certaines. J'aurais aimé qu'on nous offre plus de choix: de l'aigre-doux et de la cacahouète, par exemple, qui auraient fait davantage ressortir le parfum des garnitures. Je l'ai d'ailleurs signalé dans le bref questionnaire de suivi reçu par mail le surlendemain de notre dîner. Ceci mis à part, j'ai été très satisfaite de ce dîner à la fois gourmand et léger, qui a comblé mon envie d'exotisme sans faire exploser le compteur calorique.

20, rue des Martyrs 
75009 PARIS 
ou
5 rue Grégoire de Tours 
75006 PARIS
ou
Maison de la Chine
76 rue Bonaparte
75006 PARIS

lundi 14 juillet 2014

[PARIS] Hint Hunt: Le bureau de James Murdoch




Hint Hunt (en français: la chasse aux indices) est un jeu grandeur nature originaire d'Angleterre, et disponible à Paris depuis décembre 2013. Une équipe de 3 à 5 personnes est enfermée dans une pièce où elle doit résoudre une série d'énigmes pour parvenir à se libérer en une heure maximum. En bonne géocacheuse et grande amatrice de puzzles intellectuels, je ne pouvais qu'être séduite par ce concept. Après avoir rameuté deux amies parisiennes pour atteindre ce que les organisateurs considèrent comme le nombre de participants idéal, Chouchou et moi avions donc réservé un créneau pour vendredi dernier à 14h. Coût par personne pour une équipe de 4 en "heures creuses": 23€. Et franchement? Ca les vaut bien!




Suite à une défection, nous n'avons finalement été que 3 à tenter l'expérience. Une gentille organisatrice nous a fait un briefing et expliqué les règles, qui sont assez simples. Puis nous avons pénétré dans le bureau de James Murdock, où un crime venait d'avoir lieu. Notre objectif? Découvrir l'assassin, si possible, et surtout réussir à sortir avant l'arrivée de la police, 60 mn plus tard. Du jeu lui-même, je ne peux pas révéler grand-chose pour ne pas spoiler les futurs participants. Disons que j'étais partie sur le concept d'une murder party sans personnages, et que ça n'est pas vraiment ça. Il ne s'agit pas de jouer les Sherlock Holmes et de tenter de reconstituer une histoire sur des bases logiques, mais de découvrir des éléments permettant de reconstituer des codes qui débloquent de nouveaux éléments, et ainsi de suite jusqu'à ce que les participants mettent la main sur la "clé" nécessaire à leur évasion. Du coup, j'ai perdu du temps à essayer de donner un sens à des choses qui n'en avaient pas, et à paniquer intérieurement parce que je voyais les minutes défiler sans que se présente le début de l'ombre d'une explication générale.

Mais à côté de ça, Chouchou, notre amie Frais des bois et moi-même enchaînions les découvertes et nous cassions la tête pour assembler correctement les indices dans une atmosphère de plus en plus survoltée. Nous courions dans tous les sens en criant ce que chacun faisait - car la communication et la concertation entre membres de l'équipe sont cruciales. De temps à autre, la gentille organisatrice, qui pouvait voir et entendre tout ce qui se passait dans la pièce, nous donnait un petit coup de pouce par l'intermédiaire d'un écran sur lequel elle inscrivait un message. A cinq minutes de la fin, alors qu'il commençait à devenir évident que nous ne serions pas dans les temps, Chouchou a fait un grand geste avec un des accessoires. J'ai entendu "poc" sur mon incisive droite et senti le goût de mon sang dans ma bouche. Heureusement, ma dent n'était pas cassée, mais je me suis fait une belle frayeur! Malgré l'aide fréquente de la gentille organisatrice, le compte à rebours a atteint zéro une dizaine de secondes avant que nous puissions nous libérer. Il paraît que seules 50% des équipes y parviennent dans l'heure impartie (le record est d'environ 51 minutes, et une bouteille de champagne sera offerte à quiconque le battra!). 




Bilan? Même si ce n'était pas ce que j'avais imaginé, même si j'ai un peu risqué la vie de mes dents sur ce coup-là et même si nous avons échoué au final, je me suis énormément amusée, et je n'ai pas été la seule. Apprenant que l'équipe organisatrice ouvrait très prochainement une seconde énigme baptisée "Zen" deux immeubles plus loin, Chouchou et Fraise des bois ont aussitôt convenu qu'il fallait absolument qu'on revienne pour la faire. Avec l'expérience de la première (et idéalement un coéquipier supplémentaire), cette fois, nous arriverons peut-être à nous évader! Dans le cas contraire, tant pis: nous nous serons quand même bien marrés. 

58 (et bientôt 62) rue de Beaubourg
75003 PARIS
Métro Arts et Métiers (lignes 3 et 11)

dimanche 13 juillet 2014

"Il était une fois l'Orient-Express" à l'Institut du Monde Arabe




Même si je rouspète assez souvent contre la SNCF, le train est certainement mon moyen de transport préféré, celui qui ne me rend jamais malade, qui ne me fout jamais la trouille, qui me permet de profiter du paysage, de lire, de me dégourdir les jambes ou d'aller casser une petite croûte au wagon-restaurant si l'estomac m'en dit. Aussi, bien que n'ayant globalement pas des goûts de luxe, j'ai toujours fantasmé sur le mythique Orient-Express qui reliait autrefois l'Europe de l'Ouest à la Russie, à l'Egypte ou aux Indes, et qui a été amplement représenté dans la culture populaire depuis "Le crime de l'Orient-Express" d'Agatha Christie jusqu'au film de la franchise James Bond "Bons baisers de Russie". Il était donc impossible pour moi de faire l'impasse sur l'exposition que lui consacre actuellement l'Institut du Monde Arabe.




D'abord, une brève leçon d'histoire: l'Orient-Express a été conçu par le Belge Georges Nagelmackers, fondateur de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits. (Ici Chouchou, dont la fibre patriotique a été réveillée par les récentes performances des Diables Rouges, se lance dans une ola solitaire en pleine file d'attente.) Pourvu de tous les conforts possibles et imaginables à l'époque, il est mis en service en 1883. (L'Orient-Express, donc, pas Chouchou.) Il voit sa circulation perturbée par les deux conflits mondiaux, mais aussi par des incidents parfois des plus rocambolesques. En 1929, une tempête de neige le bloque en Turquie pendant cinq jours et force les passagers à chasser des loups pour se nourrir. En 1931, une attaque terroriste le fait dérailler en Hongrie; bilan: une vingtaine de morts. Victime des destructions provoquées par la Seconde Guerre Mondiale, il perd son statut de train de luxe en 1947 et entame son lent déclin...




L'exposition "Il était une fois l'Orient-Express" se compose de deux parties. Après une longue attente debout dans le froid et la pluie de novembre sur le parvis de l'institut, les visiteurs sont introduits par petits groupes dans 3 des voitures originelles de l'Orient-Express, redécorées et mises en scène pour l'occasion. La première est un salon sur les tables desquelles sont reconstitués toutes sortes de passe-temps mondains. Autant vous dire que nous nous sommes réjouis que les 58 cigarettes présentes ne soient pas allumées. Je n'ose imaginer comment ça devait empester à l'époque...





La deuxième voiture est un des fameux wagons-lits. L'intérieur de certaines des cabines est dédié à unepersonnage célèbre, réel ou fictif, ayant marqué l'histoire de l'Orient-Express. Mata Hari et le général Patton y côtoient donc la Madonne des Sleepings et James Bond.




La troisième voiture est un wagon-restaurant décoré de superbes marqueteries, de tapisseries des Gobelins et de cristaux signés Lalique. Une belle collection de bouteilles d'alcool trône derrière le bar! 






J'ai beaucoup aimé cette partie de l'exposition à un élément près, mais un élément de taille. Les photos des "une" de journaux d'époque, ainsi que les portraits de présentation de personnages célèbres, ont été remplacées par... des écrans qui diffusent de courtes scènes filmées (avec le son, parfois). Je n'ai pas compris la raison de cet atroce anachronisme qui pour un peu aurait gâché mon plaisir. Des photos ordinaires, de préférence en noir et blanc, auraient été tellement préférables!




La seconde partie de l'exposition se compose de deux salles situées à l'intérieur de l'institut, et rassemblant des objets et documents d'archives liés au développement du rail, à l'équipement de l'Orient-Express et à sa dimension géopolitique. Ca aurait pu être passionnant, et j'ai juste trouvé ça rasoir: mal éclairé, peu lisible, sans fil directeur clair. A 14,80€ le billet adulte, réservation comprise, l'ensemble bien que très riche m'a paradoxalement laissée sur ma faim. Mais je suis un public difficile, et cette exposition reste à mon avis assez exceptionnelle pour mériter une visite. 

1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed V
75005 PARIS
Métro Jussieu (7) ou Cardinal Lemoine (10)
Exposition visible jusqu'au 31 août 2014