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dimanche 27 mai 2018

[PARIS] Le Renard Doré, la nouvelle librairie manga pour les amoureux de l'univers Ghibli



 Désolée pour les photos moches, mon appareil était mal réglé et l'éclairage intérieur pas commode!

Depuis le début du mois, il existe à Paris, tout près de la fac de Jussieu, une nouvelle librairie dédiée aux mangas et à la culture asiatique: Le Renard Doré. Financée partiellement grâce à Ulule, c'est une boutique ravissante à la décoration inspirée de l'univers des studios Ghibli: tapisseries à fleurs, luminaires style Tiffany, miroirs en forme de fenêtres, éléments végétaux qui prennent d'assaut les présentoirs... Au rez-de-chaussée, un très beau choix de mangas classés par thème, avec mise en avant des coups de coeur du maître des lieux, mais aussi plein de papeterie kawaii et les incontournables peluches Totoro. Au sous-sol, une sélection de littérature asiatique, de la vaisselle Rice en mélamine et des ateliers pour petits et grands. 

mercredi 21 mars 2018

Un brunch tout petit et un bus très rapide





Dernier jour à Paris. Chouchou descend nous chercher des viennoiseries et met longtemps à revenir car toutes les boulangeries du quartier sont fermées en ce dimanche à l'exception d'un lointain Paul - bizarre. Nous nous préparons et quittons l'appartement Air B'n'B avec notre petite valise, puis prenons à pied la direction de République car j'ai réservé chez Umami Matcha Café, un endroit que j'adore et dont je souhaitais tester le brunch depuis longtemps. Nous arrivons en début de service et optons tous les deux pour la formule Umami à 30€ (par opposition à la formule Veggie qui en coûte 28). Le menu est très alléchant. Le plateau qui nous parvient au bout d'une vingtaine de minutes l'est aussi, mais... Surprise, le burger et le dorayaki, que j'imaginais en taille normale, sont en fait tout petits. L'ensemble est excellent, avec des saveurs originales et subtiles, mais me laisse sur ma faim. Je reviendrai sûrement ici, mais juste pour le déjeuner. 

mardi 20 mars 2018

Des okonomiyaki, de la pop, un missionnaire et des hamburgés





Couchée à 23h30, j'émerge après une bonne nuit de sommeil et constate qu'il est... 10h40. Ah oui, quand même. Nous nous levons sans plus tarder et nous préparons pour aller déjeuner avec Autre Moi et Junior. La moitié des sorties de la station Opéra sont fermées; nous devons donc faire un grand détour sous la pluie pour gagner la rue des Petits Champs. Kioko est en rupture de stock de sobacha; en revanche, je trouve les deux livres que je voulais chez Komikku. 

lundi 19 mars 2018

Du boulot, de l'Irlande, de la laine et du Japon





Après une journée éprouvante et une nuit blanche, ce n'est rien de dire que je ne suis pas au meilleur de ma forme lorsque je me lève vendredi matin... Pendant que je tente de me convaincre que je ne suis pas du tout épuisée et que mon rendez-vous va très bien se passer (méthode Coué, mon amour), Chouchou descend à la bonne boulangerie conseillée par notre logeuse pour en rapporter croissants et pains au chocolat fort bienvenus puisque j'ai également sauté le dîner d'hier. Un peu rassérénée, je me dirige vers le métro avec une marge suffisante pour pallier tout nouvel imprévu, et arrive donc avec une demi-heure d'avance. Histoire de tuer le temps, je fais un tour à la Fnac voisine de chez mon éditrice et y achète deux mangas (le T8 de "March comes in like a lion", qui vient juste de sortir, et le premier d'"Artiste", dont le thème culinaire pourrait me plaire). 

dimanche 18 mars 2018

"J'ai survécu à la soirée d'inauguration de Livre Paris", un témoignage poignant de notre envoyée spéciale




Jeudi midi, une heure avant le départ de l'Izy qui doit nous emmener à Paris où j'assisterai le soir même à l'inauguration de Livre Paris, je vérifie les billets achetés par Chouchou mi-janvier et imprimés la veille. 

Ils sont au départ de Paris Nord et à destination de Bruxelles. Bien entendu, non échangeables et non remboursables. 

jeudi 28 septembre 2017

Ce que j'ai fait à Paris au lieu d'aller voir l'expo Hockney





Levons-nous à 6h30 pour aller à Paris voir des expos dans des musées fermés ce jour-là. / Soyons raisonnables, je vais juste prendre un chausson aux pommes pour tenir jusqu'à 13h. / C'est bon Chouchou, la place à côté de moi est libre, tu peux me rejoindre en voiture 5. / 70 pages de considérations techniques pour commencer une histoire de voyage dans le temps qui en fait à peine 300, était-ce bien nécessaire? / J'ai bien fait de mettre des collants fins et la robe King Louie récupérée à la dernière troc party plutôt que de rester jambes nues sous une robe d'été: il ne fait pas si chaud que ça. / Rhâ, j'aurais dû écouter mon instinct: la partie de la rue Bonaparte où se trouve Lupicia est de l'autre côté de l'église. / Deux boîtes et deux sachets de 50g, ce n'est pas tant que ça, surtout si on considère que je n'ai acheté aucune nouvelle variété de thé depuis des mois. / Même en regardant l'étiquette du prix, comment résister à un dentifrice menthe-coriandre-concombre? Surtout quand le packaging est aussi sublime? / Le soleil tombe du mauvais côté pour mon selfie de pieds, quel manque de considération.

mercredi 27 septembre 2017

J'aime plus Paris




Longtemps, j'ai rêvé d'habiter à Paris. 

Pour moi, c'était là-bas que tout se passait, là-bas qu'il fallait être. D'ailleurs, tous mes copains dotés d'un minimum d'ambition se trouvaient un boulot sur place, allaient s'y installer dès que possible et menaient des vies qui me faisaient rêver, pleines d'expos et de spectacles passionnants, de restos de toutes les nationalités, de shopping dans des magasins dont on n'avait même jamais entendu parler en province. J'avais l'impression qu'ils vivaient au centre du monde tandis que je végétais tristement dans des endroits où je me sentais toujours à l'étroit. 

samedi 14 janvier 2017

Où je m'emmène déjeuner au Train Bleu




Si affreusement terre-à-terre qu'elle puisse sembler, ma résolution de "dépenser mes sous intentionnellement" en 2017 est sans doute l'une des plus significatives que j'ai prises, et aussi celle que j'ai adoptée avec le plus d'enthousiasme et dont je me félicite déjà le plus au bout de deux semaines. Ne pas tomber dans le piège des soi-disant achats-plaisir qui se servent au final qu'à prendre la poussière sur une étagère (ou une tringle à vêtements) et me culpabiliser. A la place, investir consciemment dans des choses qui m'apportent un vrai plaisir, et si elles sont immatérielles et n'encombrent pas mon espace vital, c'est encore mieux.

Hier, je devais passer la journée dans le train. Jeudi soir, Thalys m'a envoyé un texto pour me prévenir qu'en raison des intempéries prévues dans le nord de la France, l'arrivée de mon train à Paris était prévue avec 60mn de retard. Ce qui me laissait encore tout juste le temps d'attraper ma correspondance; par contre, à partir de 70mn, ça commençait à sentir le moisi. Bien entendu, stressée de la vie comme je suis, je n'en ai quasiment pas dormi de la nuit. Et à 8h du matin le lendemain, Thalys m'a envoyé un nouveau texto pour me prévenir que mon train était carrément supprimé. J'ai téléphoné au service client en m'attendant à ne pas réussir à les joindre, mais surprise! J'y suis parvenue dès mon second appel. Un monsieur très aimable m'a informée qu'exceptionnellement, je bénéficiais d'une "souplesse d'accès" toute la journée, c'est-à-dire que je pouvais prendre n'importe quel autre Thalys circulant sur le même trajet à l'heure de mon choix. Le temps de me préparer, j'ai immédiatement foncé à la gare, et réussi à attraper un train qui partait une heure plus tôt que mon train supprimé. Il y avait des places libres, et Thalys distribuait des boîtes-déjeuner: bravo pour la gestion de crise.

Le trajet s'étant déroulé sans aucun ralentissement, et le RER D étant toujours aussi rapide pour traverser Paris, je me suis retrouvée gare de Lyon 2h30 avant le départ de mon TGV. Pour tuer le temps, je pouvais me faire un lunch fonctionnel chez Prêt-à-manger puis me balader dans la galerie commerçante où les soldes battaient leur plein et me laisser tenter par deux-trois merdouilles inutiles. Mais j'ai décidé qu'après mon coup de stress, ma nuit presque blanche et ma course du matin, je méritais mieux que ça. Alors, j'ai monté le grand escalier qui mène au restaurant mythique Le Train Bleu, et j'ai réclamé une table pour une personne. J'ai mangé un magret aux cèpes en sirotant un verre de Côtes-de-Provence blanc et conclu par un thé gourmand (des aiguilles d'argent au jasmin accompagnées de quatre gâteaux miniatures). Comme ce n'était pas bondé même s'il y avait pas mal d'animation pour un midi de semaine, j'ai traîné à table avec mon bouquin en cours, jetant de temps à autre un regard admiratif à la ronde. Le personnel a été aux petits soins, et j'ai passé un moment délicieux pour sûrement moins cher que ce que j'aurais bêtement claqué avec ma première option. Bref, hier midi, j'ai dépensé mes sous de la meilleure façon pour moi, et j'entends bien continuer sur cette lancée! 

mardi 4 octobre 2016

[PARIS] Mystery escape: La prophétie maya




Quand un escape game parisien m'invite à tester un de ses deux scénarios, qu'est-ce que je fais? Je me dépêche de monter une équipe avec les suspects habituels, je réserve des billets de Thalys et surtout, surtout, je ne regarde pas le trailer pour ne pas me spoiler: le nom, "La prophétie maya", me semble déjà assez parlant. Le jour convenu (et l'estomac préalablement lesté d'un brunch copieux), nous nous rendons chez Mystery Escape qui nous confie une mission très simple: sauver le monde en une heure. C'est toujours agréable de savoir qu'on ne s'est pas arraché à son lit pour des prunes un dimanche! Nous voici donc enfermés dans un temple avec une lettre du célèbre Pr. Harrison qui nous a précédés en ces lieux et qui, avant de disparaître, a eu la bonté de nous laisser un alphabet français-maya... 

Une fois à l'intérieur, nous constatons que le thème maya est bien respecté d'un bout à l'autre du jeu, avec une décoration assez recherchée et de nombreux clins d'oeil à des films d'aventure hyper connus. Chouchou et moi avons un peu de mal avec l'éclairage tamisé: sans nos lunettes pour voir de près, impossible de manipuler correctement les quelques cadenas ou de déchiffrer les inscriptions les plus petites. Heureusement que nous avons deux coéquipières encore dans la trentaine et sans problèmes de vue! Du coup, je me concentre sur les "gros" éléments. Petite originalité: ici, les indices sont annoncés par un grondement de tonnerre et communiqués par la voix grave d'un soi-disant dieu. Les énigmes sont assez complexes pour nous donner du fil à retordre malgré notre expérience, et j'ai l'impression que nous perdons beaucoup de temps sur certaines - mais en fait, pas tant que ça, puisque nous réussissons à sortir à 3'56" de la fin. Je dirais que contrairement à certains scénarios que nous avons pu tester ces derniers mois, même des escapers chevronnés prendront plaisir à jouer ce scénario doté d'une fin grandiose à souhait. 

Mystery Escape possède cinq salles "La prophétie maya", de sorte qu'il est possible de faire jouer jusqu'à 25 personnes en simultané (super pratique pour le team building, les enterrements de vie de garçon/jeune fille, etc). A la fin, les participants reçoivent un tirage de leur photo d'équipe, une attention toute bête mais très sympa à laquelle nous n'avions encore jamais eu droit ailleurs. Un autre scénario, "Le mystère du manoir", existe en quatre exemplaires dans des locaux séparés. 

La prophétie maya:
2 rue Léon Jost
75017 Paris
Métro Courcelles
Le mystère du manoir:
50 rue de Monceau 
75008 Paris
Métro Monceau

vendredi 3 juin 2016

Barbie au Musée des Arts Décoratifs




Mercredi, j'ai fait un aller-retour à Paris dans la journée. Arrivée gare du Nord vers 10h30, je disposais de deux grosses heures pour caser une expo avant d'aller déjeuner avec une de mes éditrices et amies. Mon choix s'est porté sur l'expo Barbie actuellement visible au Musée des Arts Décoratifs. 





Barbie et moi, c'est une histoire un peu curieuse. Je n'ai jamais joué à la poupée quand j'étais enfant; par contre, en fin de vingtaine, je me suis prise de passion pour les Barbie de collection: celles qui portaient des costumes historiques ou ethniques, celles qui étaient habillées par des couturiers extravagants, celles qui s'inspiraient de films que j'aimais, les rééditions de modèles des années 60 rétro à souhait... Pendant quelques années, j'en ai eu une pleine vitrine dans mon salon. Puis mon intérêt s'est reporté sur les poupées japonaises, notamment les Blythe, et je me suis débarrassée de mes Barbie. Aujourd'hui, je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai conscience que ce jouet a longtemps véhiculé une image tout à fait irréaliste du corps féminin (et qu'il continue, malgré la récente mise sur le marché de modèles aux mensurations alternatives: plus petits, plus grands ou plus ronds). Mais l'extraordinaire variété et l'originalité des costumes confectionnés pour Barbie m'ont toujours laissée baba. 








Et Dieu sait qu'il y a de quoi s'en mettre plein les mirettes dans cette expo: pas moins de 700 poupées réparties sur deux niveaux et 1500 mètres carrés, visant à replacer l'icone Barbie dans "une perspective historique et sociologique". La scénographie est très réussie; j'ai particulièrement admiré les décors magnifiques qui permettent de mettre en scène les modèles les plus glamour, la série de poupées sous cloche représentant chacune une profession et l'immense dégradé de vêtements qui occupe plusieurs murs à la fin. En ce matin de semaine, j'étais pratiquement la seule visiteuse hormis une tripotée de petites filles allongées par terre et qui dessinaient leur modèle préféré, et comme les photos sont autorisée, j'ai pu m'en donner à coeur joie!




Expo Barbie, jusqu'au 18 septembre 2016 au
Musée des Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
Du mardi au dimanche, de 11h à 18h
- sauf le jeudi: ouvert jusqu'à 21h
Métro: Palais-Royal, Tuileries ou Pyramides
Tarif normal: 11€
(pour ce prix, on a accès à de nombreuses autres expositions temporaires)

mercredi 27 avril 2016

Une nuit à l'Hôtel Le Crayon




L'hôtel Le Crayon était sur ma liste d'endroits à tester sur Paris depuis deux ans au moins, mais il faut avouer qu'y passer une nuit représente tout de même un budget bien supérieur à celui de la location d'un petit appartement sur Air B'n'B. Du coup, j'attendais une occasion spéciale - qui s'est présentée pour le week-end d'anniversaire de Chouchou. Je pensais que la déco lui plairait et qu'on pourrait faire des photos sympas, et heureusement, je ne m'étais pas trompée! 







J'avais donc choisi la Suite Junior - je n'avais d'ailleurs pas tellement le choix: trois mois à l'avance, les chambres "simples" étaient déjà toutes réservées... Elle s'est révélée spacieuse et lumineuse en journée, avec une salle de bain passablement ébouriffante. Je rêverais d'avoir une douche aussi jolie et pratique chez moi; quant à la baignoire, avec sa bonde placée au milieu, ses robinets sur le côté et ses belles proportions, elle est absolument idéale pour faire trempette à deux. Les produits de bain sentaient très bon, et étaient accompagnés de kits de rasage et de brossage de dents, d'un peigne, d'un bonnet de douche et autres attentions délicates (en revanche, pas de savonnette pour les mains, et ça nous a manqué!). Sèche-cheveux et kit de cirage étaient planqués sur l'étagère de la penderie, et il y avait de quoi préparer du café ou du thé dans la chambre. Pour en finir avec les équipements: un écran plat que nous n'avons pas allumé, et une dizaine de romans dont j'ai apprécié la présence même si j'avais apporté ma propre lecture. 








Située au quatrième étage (avec ascenseur!), notre Suite Junior était très calme, avec une literie hyper confortable qui nous a permis de dormir d'un sommeil paisible et récupérateur. Nous avons aimé les nombreux miroirs accrochés un peu partout dans les deux pièces, et le côté ludique des murs à colorier sur lesquels nous avons bien entendu laissé un petit message. Concernant l'hôtel en général, nous avons bénéficié d'un service impeccable. Outre l'accueil, on trouve au rez-de-chaussée un salon bien pratique pour attendre l'heure de son train en profitant du wifi, ainsi qu'une salle à manger où se prennent les petits-déjeuners continentaux de bonne qualité - 6 sortes de thé, autant de variétés de confitures et de pain, plus d'excellentes mini-viennoiseries. Un honesty bar permet de se servir à toute heure une des boissons du frigo en notant juste sur une ardoise ce qu'on a consommé pour le payer à la fin du séjour. Bref, nous n'aurons pas les moyens de venir ici chaque fois que nous dormirons à Paris, mais je n'ai pas regretté d'y avoir réservé pour cette fois. 

25 rue du Bouloi
75001 Paris
Métro Les Halles (4) ou Palais Royal (1,7)

(Davantage de photos de l'hôtel sur mon compte Instagram et celui de Chouchou)

mardi 26 avril 2016

[PARIS] Hint Hunt: le sous-marin en perdition




C'est avec Hint Hunt que Chouchou et moi avons découvert les escape games il y a bientôt deux ans. Nous avions beaucoup aimé leurs deux premières salles: le bureau de James Murdock (faite avec Fraise des Bois, sortie ratée à une dizaine de secondes près) et la Zen Room (faite avec Autre Moi, Choco et Eve-O-Lution, réussie avec 2mn30 de marge si mes souvenirs sont exacts). Aussi, quand j'ai cherché un jeu à réserver pour le week-end d'anniversaire de Chouchou et consulté les amis susceptibles de venir avec nous, tout le monde a été très partant pour leur nouvelle salle sur un thème original - d'autant que, comme elle existe en double exemplaire à la même adresse, il est possible de s'affronter en simultané à deux équipes sur le même jeu.

Particularité intéressante du sous-marin en perdition: dans un même décor, il est possible de choisir entre deux scénarios complètement différents - un "normal" pour débutants, un "difficile" pour gameurs chevronnés. Comme c'était notre cas (une seule participante sur dix testait le concept pour la première fois), nous avons choisi la seconde option. Je ne peux bien entendu pas vous dévoiler de détails spécifiques pour ne pas gâcher la découverte des futurs joueurs. Sachez juste que la partie se déroule, on l'aura deviné, dans un sous-marin imité de façon hyper convaincante. Suite à un problème technique, les joueurs doivent trouver un moyen d'accéder au réacteur nucléaire, de le remettre en marche et de remonter à la surface avant d'imploser. Mais surtout, pas de pression (enfin, si, beaucoup trop au sens propre comme au figuré, c'est justement le problème!). 

Par rapport à d'autres jeux que nous avons faits, l'accent était moins sur la fouille cette fois, et davantage sur des mécanismes ou manipulations physiques dont plusieurs nécessitaient une collaboration de toute l'équipe, ce que nous avons beaucoup apprécié. La synchronisation était vraiment importante! C'est aussi le premier jeu sans aucun cadenas auquel Chouchou et moi avons participé - autant dire que les créateurs se sont vraiment cassé la tête pour proposer quelque chose de différent et d'un peu plus sophistiqué que d'habitude. Par ailleurs, du fait de la cohabitation de deux scénarios dans un même espace, beaucoup d'éléments ne servaient pas dans le nôtre et offraient donc une pléthore de fausses pistes. 

Très bien partis au début (le maître de jeu nous a dit que nous avions été une des équipes les plus rapides qu'il avait vues sur la première moitié), nous avons ensuite perdu pas mal de temps sur une épreuve particulière, en partie à cause d'un faux contact, et lorsque le chrono est arrivé à zéro, nous remontions vers la surface mais ne l'avions pas tout à fait atteinte. Un raté à pas grand-chose, donc, mais peu importe, car nous nous sommes énormément amusés (même si sur la toute dernière épreuve, Mélu et moi avions renoncé à nous faire entendre car nous mourrions de chaud, tandis que Chouchou et Hélie gueulaient super fort d'une salle à une autre). Je recommande tout particulièrement ce sous-marin en perdition aux habitués des escape games qui commencent à avoir fait le tour des scénarios classiques. 




Salle sous-marin:
68 rue des Archives
75003 Paris

dimanche 24 avril 2016

Où nous luttons pour tenir autour d'une table trop petite et sauver le U-53




Ce matin, nous avons prévu de ne rien faire d'autre que traîner dans notre jolie chambre d'hôtel en prenant des photos. C'est vrai, à quoi ça sert de dormir dans de beaux endroits si c'est pour ne pas en profiter? A 11h30 seulement, nous rendons nos clés et laissons nos bagages au concierge, puis nous dirigeons à pied vers le Marais où j'ai réservé pour un brunch au Bedford. Il commence à pleuvoir un peu quand nous retrouvons les VIP, Fraise des Bois, Hélie et Mélusine devant le restaurant. Le serveur n'a pas de trace de ma réservation, et sa table la plus grande ne peut accueillir que 8 personnes au lieu des 10 prévues, ça commence bien. Nous nous serrons tant bien que mal dans le courant d'air en provenance de la porte qui restera ouverte pendant tout notre repas. Il manque la moitié des boissons et des desserts indiqués sur la carte; heureusement que les burgers sont bons sinon j'aurais des propos franchement désagréables plutôt que juste un peu acerbes. En tout cas, pas une adresse que je recommanderais. 


Ils sont pas beaux mes amis? 

Nous remontons ensuite la rue des Archives pour nous rendre chez Hint Hunt, où nous avons réservé deux parties simultanées dans leurs nouvelles salles "sous-marin". Je consacrerai un billet séparé au jeu; disons juste que lorsque nous repartons, tout le monde est très content et que les deux équipes commentent leurs expériences respectives avec animation en redescendant vers le métro Hôtel de Ville. Une partie de nos amis nous quitte là pour retourner à ses obligations dominicales, son domicile lointain ou son canapé encore plus accueillant après une folle semaine de boulot. Nous prolongeons le bon moment que nous venons de passer en allant boire un verre dans une brasserie voisine avec Autre Moi, Junior et Choco. La conversation porte inexorablement sur l'actualité, la crise politique et humaine qui sévit actuellement en France, et je constate qu'on se sent tous aussi dégoûtés et démunis face à ça. Je conseille à Choco, avec qui je viens d'évoquer Anonymous, de regarder "Mr. Robot" qui pourrait bien lui plaire. Puis nous nous séparons après avoir déjà envisagé le prochain escape game que nous pourrions faire ensemble. 

Chouchou et moi admirons un moment un souffleur de bulles géantes sur la place de l'Hôtel de Ville. Puis nous remontons à pied vers la rue de Turbigo où j'ai repéré un café hong-kongais qui avait l'air sympa: le Guimi House. Hélas, il est bondé quand nous arrivons. Nous errons comme des âmes en peine, avec la flemme d'aller beaucoup plus loin mais rien d'autre à faire dans le coin, et finissons par tuer ce qui nous reste de temps dans le hall de notre hôtel - au moins, nous sommes au chaud, bien assis et nous avons du wifi pour surfer sur nos iPad! Nous dînons de bonne heure au Paradis du Fruit des Halles, bondé et bruyant, mais après trois repas pas particulièrement équilibrés, c'est bien de manger un peu de légumes. Retour par le Thalys de 20h49, et arrivée à Bruxelles juste un peu trop tard pour choper le dernier métro. Nous manquons avoir une crise cardiaque en découvrant la file d'attente pour les taxis. Heureusement, j'ai l'idée de nous rabattre sur les bus qui circulent encore, eux. En courant un peu, nous réussissons à attraper un 27 qui allait justement partir, et finissons à pied depuis Luxembourg. Le week-end d'anniversaire de Chouchou était une vraie réussite, et même si je sors complètement crevée de cette semaine de vacances, elle m'a fait un bien fou au moral.

samedi 23 avril 2016

Où je me dote de nouvelles lunettes, vais applaudir Bénabar au théâtre et affronte un cas de conscience


Pour une fois que je dormais encore après le lever du soleil, bien entendu, le réveil sonne à 6h45. Aujourd'hui, j'emmène Chouchou à Paris pour un week-end d'anniversaire (sauf qu'il ne sait pas où nous allons). Et histoire de bien commencer les réjouissances, on se dispute sur le quai de la station Trône, ce qui jette un gros froid jusqu'au milieu de notre voyage en Thalys. Quelques bisous contrits plus tard, on débarque gare du Nord. Il était censé pleuvoir à Paris aujourd'hui, mais pour l'instant ce n'est pas le cas, ce dont je me réjouis. 

Après avoir acheté deux tickets Mobilis, on file jusqu'aux Halles près desquelles se trouve le mignon hôtel-boutique où je nous ai réservé une suite junior. Celle-ci n'étant pas encore prête, nous laissons nos bagages et repartons tout de suite vers la nouvelle canopée. Là, nous marquons un arrêt dans la boutique Lego où Chouchou veut que je crée un petit personnage à mon effigie pour aller avec son mini-MTLM. Puis nous descendons à la Fnac toute proche réserver des places pour une pièce de théâtre - ce qui me coûte vingt euros de plus que si je les avais prises sur internet ce matin, argh. 






Il n'est même pas onze heures et demie mais nous avons déjà l'estomac dans les talons. Métro jusqu'à République, où nous tombons sur le mémorial aux victimes des attentats (c'est mon deuxième dans la semaine, super ambiance...) avant d'aller nous poser à l'Umami Matcha Café chaudement recommandé par Shermane. Chouchou commande un donburi et moi un risoni de miso blanc à la butternut et aux shiitake qui, franchement, tabasse grave. Nous sommes en revanche assez déçus par les desserts (bricohe au matcha pour lui, cheesecake matcha/chocolat blanc pour moi) que nous trouvons chers et quelconques. L'impression d'ensemble reste très bonne; je reviendrai volontiers ici. 




Cap sur Iéna et le musée Guimet, où j'ai repéré une expo Araki qui pourrait plaire à Chouchou. J'avais beaucoup aimé celle que nous étions allés voir ensemble au musée de la photographie de Charleroi en... 2007, me semble-t-il. Mes goûts ont beaucoup évolué depuis, et cette fois, je reste assez froide devant des oeuvres que nous avions déjà admirées à l'époque pour une bonne moitié. Mais Chouchou est très content et c'est le principal. Dans la boutique à la sortie, je craque pour un petit manuel de dessin "à la japonaise" et me retiens d'embarquer deux jolies tasses, mes placards de cuisine étant déjà bourrés massacre. 




Un petit tour sur la rive gauche, plus précisément du côté de Sèvres-Babylone, pour aller chercher mes nouvelles lunettes de loin que j'ai fait fabriquer chez Caroline Abram. L'adorable Amélie, qui me connaissait puisque je lui avais déjà acheté une paire l'an dernier,  a accepté que je lui envoie mon ordonnance par mail la semaine dernière et les a fait préparer sans même que j'aie versé d'acompte afin que je puisse les récupérer aujourd'hui. C'est une monture Orchidée solaire (la monture "normale" était trop étroite pour mon visage) sur laquelle j'ai fait monter des verres correcteurs. Je suis ravie du résultat, et Chouchou aime beaucoup aussi. Puisque nous sommes dans le coin, je passe à la librairie Chantelivre où je me laisse tenter par une bédé et deux romans jeunesse. 

C'est maintenant au tour de Chouchou de faire un peu de shopping - chez Uniqlo, non loin d'Opéra. Il a besoin d'un pull à col en V, mais le seul modèle pour homme est en mérinos ultra-fin, si bien que le M laisse voir ses manches de T-shirt froissé en dessous et que le L un peu trop grand a toute la tenue d'une serpillère sur lui. En revanche, le jean que je lui ai conseillé de prendre dans la couleur la plus foncée pour un effet un peu smart lui va vraiment très bien. On l'embarque et on se dépêche de foutre le camp avant que je ne m'évanouisse à cause de la chaleur horrible qui règne dans le magasin. 





Nous retournons à l'hôtel Crayon prendre possession de notre chambre, poser nos paquets et faire plein de photos de la déco. Nous y traînons une bonne heure avant de ressortir à pied, direction Pyramides où nous passons chez Junku avant de nous diriger vers la rue Saint-Anne. A 18h45, il y a déjà une queue monstre devant le Higuma, mais nous n'attendons qu'un quart d'heure avant que l'ouverture de la salle du fond ne nous permette d'avoir une table. "Deux katsudon set s'il vous plaît!". Ce n'est pas subtil du tout, mais c'est copieux, pas cher et ça fait le boulot. Une autre fois, on s'offrira un japonais un peu plus chic. 




Retour dans le métro pour remonter jusqu'à Europe et au théâtre Tristan Bernard. Nous sommes pas mal en avance et pendant que nous attendons dans le hall, une panne d'électricité nous fait craindre pour la bonne poursuite de notre soirée - au final, le courant est rétabli et la pièce commence juste un peu en retard. Les sièges sont disposés bien les uns derrière les autres plutôt qu'en quinconce, de sorte que je me tords le cou pendant deux heures pour réussir à voir les comédiens sur scène. Par ailleurs, mon gros mal de gorge du début de la semaine s'est mué en crise d'éternuements et en nez ruisselant. Sans mouchoirs sur moi, je multiplie les efforts de discrétion pour ne pas trop gêner mes voisins. Mais je passe quand même un très bon moment devant ce "Je vous écoute" écrit et interprété (entre autres) par Bénabar. 

Alors que nous ressortons du métro à Palais Royal, j'avise une famille entière (parents plus deux jeunes enfants) installés avec des couvertures sur le trottoir à l'angle de la rue des Petits Champs. Il fait plutôt froid pour un mois d'avril et même si ce ne sont pas les premiers SDF que nous croisons aujourd'hui, à ce moment de la soirée et alors que je rentre dormir bien au chaud dans une chambre d'hôtel qui a coûté une blinde, cette vision me touche particulièrement. Après avoir beaucoup hésité - s'ils sont sans papiers, est-ce que je ne risque pas, en m'en mêlant, d'aggraver encore leur situation? -, je finis par appeler le SAMU social pour leur demander s'ils peuvent faire quelque chose. Le jeune homme que j'ai au bout du fil me dit qu'il va envoyer quelqu'un. Je ne connaîtrai pas la suite de l'histoire. J'espère ne pas avoir causé d'ennuis à ces gens. Je me couche en ruminant des pensées assez sombres sur l'état de notre société. 

A l'exception de la photo de nos plats au Umami Matcha Café, toutes les photos de ce billet ont été prises par Chouchou

samedi 13 février 2016

Boutique Lupicia, un paradis pour les amateurs de thé (et de jolies boîtes)




Ravie par ma première commande Lupicia, et gravement en manque de Neige Blanche depuis la fin de mes 50g d'origine quelques semaines plus tôt, j'avais prévu de passer mercredi dernier à la boutique parisienne - et, du même coup, d'y retrouver Shermane qui m'avait fait découvrir la marque. 

D'entrée, j'ai été agréablement surprise par l'espace immense et les thés qui s'alignaient presque à perte de vue. Je ne savais plus du tout où donner de la tête! Un vendeur très serviable m'a guidée vers les thés de Noël (en promo à -15% pour finir le stock, avant qu'ils disparaissent pour revenir à l'automne prochain). J'aurais pu me contenter de reprendre du Neige Blanche, mais il y avait beaucoup trop de jolies boîtes et de parfums tentants. Je pense que je n'ai jamais craqué pour autant de thés noirs de ma vie, moi qui n'en raffole pas d'habitude. Outre le Neige Blanche, j'ai pris de l'Earl Grey, mais aussi du Thé au chocolat, du Thé à l'abricot et même du Thé au kumquat - par curiosité, sans trop savoir s'il me plairait. Au final, mon seul thé vert est le mélange maison, le Bonaparte n°40 ainsi baptisé en référence à l'adresse de la boutique parisienne et que l'on trouve seulement là. Les autres points de vente de la marque ont leur propre mélange maison, mais pour y goûter il faudra aller en Asie, aux USA ou en Australie (on y travaille...). 












J'aime beaucoup la diversité des produits et le fait qu'on puisse choisir entre différents conditionnements: jolies boîtes métalliques plates, sachets de 50g  (ce qui permet de faire des tests à moindre coût - et si on prend plus d'un sachet à la fois, il y a 10% de réduction à partir du deuxième) ou infusettes individuelles parfois. Les matchas en poudre parfumés, à diluer directement dans de l'eau chaude, sont un concept très intéressant, et les coffrets doivent faire de merveilleux cadeaux. On peut humer toutes les variétés grâces aux boîtes d'exposition, et compléter ses emplettes avec théières, tasses, filtres, fouets à matcha et autres accessoires. Je n'ai qu'une seule question: à quand un salon de thé attenant? 

40 rue Bonaparte
75006 Paris
Ouvert du lundi au samedi