Affichage des articles dont le libellé est Pacs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pacs. Afficher tous les articles

lundi 2 avril 2007

Trop bonne, trop conne : le proverbe se vérifie une nouvelle fois

Chaque fois que je crois avoir refermé le dossier "l'Homme" - en avoir définitivement fini avec lui et surmonté ma déception -, une nouvelle révélation se charge de me détromper.
Avant-hier, j'ai décidé d'écrire au tribunal d'instance pour expliquer notre cas et, plaidant la mésinformation par un site gouvernemental, demander s'il n'était pas possible d'antidater la rupture de notre PACS ou de prendre toute autre mesure rectificative. Afin d'appuyer ma requête, j'ai envoyé un mail à l'Homme réclamant l'adresse de la page où il avait pêché ses infos erronées. J'ai reçu une réponse curieusement évasive: "Euh je ne me rappelle plus trop mais je vais chercher". Depuis, plus rien.
Gentille et naïve mais pas entubable à l'infini, j'ai procédé à mes propres recherches. Bilan: le site du gouvernement est à jour. Et même s'il ne l'était pas en mai dernier (ce dont je doute), des dizaines d'autres pages web datées de fin 2005 ou début 2006 mentionnent la fameuse mesure qui changeait tout pour nous. Moralité, l'Homme ne s'est même pas donné la peine de se renseigner. C'était la seule chose dont je lui demandais de s'occuper, de manière assez logique puisqu'après tout il était l'instigateur de notre séparation. Et même ça, il n'a pas daigné le faire.
Je viens de lui envoyer un courrier assez froid pour lui demander de quelle façon il comptait me dédommager pour ça et pour toutes les choses que je lui ai laissées par bonté d'âme parce qu'à l'époque, j'ignorais quel enfoiré il était. Je ne me fais pas d'illusions; il va sûrement nier et tenter de me faire croire qu'en réalité tout est ma faute. Mais je veux au moins qu'il sache que je ne suis pas dupe de son petit numéro de type irréprochable et de tous les mensonges qu'il m'a servis.
Je me demande bien quelle est la prochaine surprise qu'il me réserve. Dans six mois ou un an, je vais peut-être apprendre qu'il a eu un enfant caché pendant que nous vivions ensemble, qu'il me trompait avec ma meilleure amie ou qu'il est recherché par le FBI pour escroquerie en série. Allez savoir.
Si quelqu'un d'entre vous a une batte de baseball et une furieuse envie de voir ce qu'elle peut faire à des rotules ou des tibias humains, qu'il m'envoie un mail.

mercredi 14 février 2007

Se dépacser: ça, c'est fait

Dans le fond, j'aurais adoré raconter une confrontation d'anthologie. Une joute verbale acide-amère devant la greffière et les gens qui attendaient derrière nous - joute dont je serais évidemment sortie vainqueur parce que faut pas déconner, c'est pas avec ses deux mots et demi de vocabulaire et ses torts indiscutables dans cette histoire que l'Homme aurait pu me rabattre le caquet. L'explication orageuse qu'on n'a jamais eue, celle où ça crie, où ça pleure mais qui permet d'aller au fond des choses et de tourner ensuite la page avec le sentiment que tout a été dit. Ou alors la grande scène du 12, l'Homme abattu et hanté par le remords (regard cerné, joues creuses, moral en berne) m'avouant qu'il a fait la plus grosse connerie de sa vie et me suppliant de revenir; moi refusant bien sûr mais trouvant la magnanimité de lui adresser quelques paroles de réconfort avant de le laisser des sanglots dans la gorge sur le parvis du tribunal.
Mais non. Il est arrivé après moi. Plus beau que jamais: aminci, les cheveux coupés de frais, avec un pull que je ne lui connaissais pas, un jean qui moulait son cul parfait et l'air d'avoir dix ans de moins qu'en réalité. On ne s'est pas dit bonjour ni regardés en face une seule fois pendant que la greffière procédait à l'enregistrement de notre rupture de Pacs. La procédure en elle-même n'a pas pris plus d'une minute: vérification de nos pièces d'identité, consultation du numéro d'enregistrement de notre Pacs, tapotage rapide sur un clavier d'ordinateur et archivage de notre demande manuscrite de rupture - le tout debout dans le hall du tribunal, avec quatre-cinq personnes en train d'attendre sur des chaises à même pas un mètre derrière nous. C'était aussi tristement ordinaire que la fin de notre histoire.
On a remercié en même temps, on s'est dirigés vers la sortie, il a fait mine de partir à droite et je suis partie à gauche en lançant "salut". C'est là qu'il m'a rappelé qu'il avait encore quelques affaires à moi dans le coffre de sa voiture. Donc il m'a raccompagnée à la mienne pour m'aider à les transvaser. En chemin on a échangé quelques phrases polies et anodines - les banalités des gens qui se connaissent bien mais n'ont rien à se dire et se foutent royalement l'un de l'autre. Et puis voilà, c'est tout. Il n'a même pas fait de commentaire sur mon piercing ni sur le fait que son ex-femme s'était aussi fait piercer la figure après leur séparation; dommage car j'avais en réserve une réplique bien mordante sur le principe de causalité.
En repartant, je me suis fait rentrer dedans par un djeûn en scooter qui a refusé de remplir un constat au prétexte qu'il ne s'était pas fait mal en tombant, et qui s'est barré avant que je puisse protester. Evidemment, il n'y avait pas de témoins. J'ai un enjoliveur cassé, un pet sur la carrosserie et un petit bout de peinture qui a sauté. Je m'en fous comme de l'an 40. Se dépacser: ça, c'est fait.
PS: Je tiens à remercier, pour le moral d'acier avec lequel je suis arrivée au tribunal tout à l'heure:
- Les Fatals Picards et leur chanson "Goldorak est mort" que j'ai écoutée en boucle à l'aller et qui est le meilleur remède du monde contre la sinistrose.
- L'auteur de deux textos super mignons dont le premier m'a fait chaud au coeur juste avant mon départ et dont le second m'a arraché un sourire en plein tribunal sous le regard en biais de l'Homme qui a dû croire à un message de mon nouvel amoureux. Même pas. Mais c'était tout aussi bon :)

jeudi 22 décembre 2005

Good for you, Elton!

Hier, les premières unions civiles entre homosexuels ont été célébrées en Angleterre. Bien qu'elles n'en portent pas le nom, elles donnent aux nouveaux conjoints les mêmes avantages qu'un mariage "classique". Je trouve que c'est une excellente nouvelle, mais jamais je n'aurais cru voir le jour où l'Angleterre se montrerait socialement plus progressiste que la France. Non: nous, pour ménager les susceptibilités, on a accouché de ce contrat bâtard qu'est le Pacs. Certes, je suis la première à en profiter. Il n'empêche que je ne suis pas d'accord avec le principe. Après tout, si les couples hétéros (comme l'Homme et moi) veulent bénéficier de réductions d'impôts et de droits de succession, rien ne les empêche de se marier - et d'en accepter les inconvénients en même temps que les avantages. Et les couples homosexuels ne sont toujours pas reconnus comme égaux aux autres. Le Pacs est en quelque sorte un contrat de deuxième classe, une manière de dire "On tolère que vous montiez dans le bus mais surtout n'allez pas vous asseoir avec les Blancs". Ah non, pardon, je me trompe d'époque et de pays. Le sujet, lui, reste le même: la ségrégation basée sur des critères qui ne dépendent aucunement de la volonté des personnes concernées.

mercredi 23 novembre 2005

Damned, la suite

Notre 3ème anniversaire de PACS, c'était hier... Aujourd'hui, c'est juste les 51 ans de ma copine Brigitte à qui j'ai totalement négligé d'envoyer une carte. Oups.
(En même temps des cartes pour mon anniv, moi, j'en reçois jamais, alors je vois vraiment pas pourquoi je me casserais la nénette. Pareil pour les voeux de Noël/nouvel an: d'habitude je prépare amoureusement des cartes faites main à partir de début octobre, et personne ne me renvoie ne serait-ce qu'un vilain bout de bristol coloré estampillé Unicef. Cette année ça sera textos pour tout le monde et basta.)

Pour marquer le coup, j'ai ressorti le faire-part que j'avais envoyé à mes proches fin 2002.

"Armalite et l'Homme ont le plaisir de vous annoncer qu'ils se pacseront dans la joie et la bonne humeur, le 22 novembre 2002. [A l'origine j'avais prévu de coller en face une photo de nous deux en train de nous étrangler en faisant d'affreuses grimaces, mais mon texte était trop long et je n'ai pas eu la place.]
Armalite ne se déguisera pas en meringue gonflée à l'hélium. L'Homme n'investira pas dans un costume qu'il ne remettra jamais. Ils ne demanderont pas à un type en robe, ne possédant personnellement aucune expérience de la vie de couple, de déblatérer sur la profondeur de leur amour pendant que vous essaierez de piquer un roupillon discret derrière le chapeau de votre voisine.
Bien que follement épris l'un de l'autre, ils ne sacrifieront pas sur l'autel du romantisme échevelé, mais sur celui du ras-le-bol de se faire racketter par les impôts.
Ils ne vous invitent pas à partager leur joie au cours d'un dîner interminable, un peu parce qu'ils ne veulent pas entamer leur futur héritage en présentant la note à leurs parents, mais surtout par flemme de tout organiser.
En contrepartie, vous n'êtes pas tenus de gaspiller une demi-journée entière à leur chercher un cadeau ruineux et inutile. Vos voeux de bonheur, par contre, seront les bienvenus.
PS: Nous n'avons pas cherché à critiquer par la présente les gens qui ne partagent pas notre opinion sur le sujet (en particulier ceux qui ont eu la gentillesse de nous inviter à leur mariage), mais juste à annoncer la nouvelle avec un peu d'humour.

Curieusement, l'Homme n'a jamais voulu que j'en envoie à sa famille et à ses proches. Z'ont pas d'humour, ces Bordelais.

Damned

Le 18 (ou le 17?), ça a fait six ans que l'Homme et moi on est ensemble. Et aujourd'hui, ça fait trois ans qu'on est pacsés.
D'habitude on va au resto ou on se prépare une bonne petite bouffe à la maison pour fêter ça.
Mais là, j'ai complètement zappé. Me suis souvenue du double évènement qu'hier soir vers minuit. Shame on me.
En même temps, l'Homme arrive déjà pas à se rappeler quel âge il a, alors c'est pas lui qui risque de me le reprocher, hein...