Affichage des articles dont le libellé est Miyazaki. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Miyazaki. Afficher tous les articles

dimanche 9 novembre 2014

"Si tu tends l'oreille" ("Mimi wo sumaseba")


Shizuku vit dans la banlieue de Tokyo avec son père bibliothécaire, sa mère qui a repris des études et sa soeur aînée qui fréquente la fac tout en travaillant à mi-temps. En fin de collège, l'adolescente devrait réviser pour ses examens d'entrée au lycée mais préfère passer son temps à dévorer des romans ou adapter des chansons anglaises en japonais pour ses amies. Un jour, elle se rend compte que le nom d'un garçon inconnu figure sur presque toutes les fiches des livres qu'elle emprunte... 

C'est à l'occasion de l'expo sur le studio Ghibli à la galerie Art Ludique que j'ai découvert l'existence de "Si tu tends l'oreille", film passé inaperçu en Europe - probablement parce qu'Hayo Miyazaki n'en est pas le réalisateur, même s'il s'est beaucoup impliqué dans ce projet et que ça se sent. On retrouve ici bon nombre des thèmes chers au maître, aussi bien visuellement que scénaristiquement. Il y a des vues plongeantes magnifiques, des ciels immenses pleins de nuages, des paysages urbains charmants, une scène fantasmagorique qui ressemble à un niveau de Super Mario Galaxy, un gros matou qui se déplace en métro et aime bien faire bisquer les chiens du quartier, une boutique pleine de trésors enchanteurs, une figurine de chat aristocrate à l'histoire romanesque, un vieux réparateur d'horloges qui dispense sa sagesse à l'héroïne, un jeune fabricant de violons qui rêve de faire son apprentissage à Crémone, une métaphore sur le joyau caché dans la pierre brute au coeur de chacun d'entre nous. C'est l'histoire des premiers émois amoureux d'une jeune fille ordinaire, mais aussi et surtout, de la façon dont elle trouve sa voie - et puis aussi, un peu, une ode aux artisans et aux artistes, et à tous ceux qui travaillent dur pour vivre leur passion. Une très jolie surprise tous publics. 







samedi 18 février 2012

"La colline aux coquelicots"



1963. Umi vit au sommet d'une colline qui surplombe le port de Yokohama. Elle habite dans un ancien hôpital avec sa soeur cadette, son petit frère, sa grand-mère et trois pensionnaires qui leur permettent d'arrondir leurs fins de mois. Son père, capitaine de navire ravitailleur, est mort pendant la guerre de Corée. Tous les matins, Umi continue à hisser les drapeaux censés le ramener chez lui sain et sauf. Le reste du temps, elle est très occupée à tenir la maisonnée et à suivre des cours au lycée local. Quand elle tombe amoureuse de Shun et entreprend de l'aider dans sa croisade pour sauver le foyer étudiant menacé de démolition, elle est loin de se douter qu'un obstacle infranchissable va bientôt se dresser entre eux...

Pour une fois dans un film du studio Ghibli, il n'est pas question d'enjeux écologiques majeurs, de puissances mystiques ou de créatures légendaires. Dans "La colline aux coquelicots", on n'aperçoit pas même le manche d'un balai volant. Il y a juste des décors presque immobiles mais troublants de beauté paisible, des personnages à l'animation rudimentaire et pourtant bien plus touchants que tous les animaux anthropomorphisés du monde. Il y a du talent, de la poésie et de l'émotion, toutes choses qu'aucun monstrueux budget de 3D ne parviendra jamais à acheter. Il y a tout simplement la magie Miyazaki à l'oeuvre, et le monde extérieur qui s'efface le temps d'une séance de cinéma. C'est beau, un point c'est tout.

dimanche 10 avril 2011

"Arrietty, le petit monde des chapardeurs"



Plusieurs mois se sont écoulés entre la sortie française du dernier film des studios Ghibli et son apparition sur les écrans belges - ce qui m'a laissé le temps de lire toutes sortes d'avis déçus sur les profils Facebook de mes contacts également fans de Miyazaki et Cie. C'est donc avec des attentes assez modérées que je suis finalement allée voir "Arrietty". Et du coup, j'ai été agréablement surprise.

D'accord, ce n'est pas dans ce remake des Minipouss qu'on trouvera le militantisme écologique de "Nausicaa de la vallée du vent" ou de "Princesse Mononoke", non plus que la magie envoûtante du "Voyage de Chihiro" ou le souffle épique du "Château Ambulant". "Arrietty" est plutôt à rapprocher de "Kiki la petite sorcière" dans le sens où là aussi, l'héroïne se trouve confrontée pour la première fois au monde des humains et va tirer son épingle du jeu grâce à l'amitié d'un jeune garçon. Malheureusement, elle n'a pas le rythme enlevé ni la pétillance de Kiki - sans aller toutefois jusqu'à sombrer dans la léthargie qui baigne "Totoro". Pas une des meilleures productions des studios Ghibli, donc, mais ne serait-ce que pour le graphisme enchanteur qui est leur marque de fabrique, "Arrietty" se laisse regarder avec plaisir.

Un conseil: si vos enfants ont aimé "Arrietty",
faites-leur lire "Des souris et des mômes".

jeudi 9 avril 2009

"Ponyo sur la falaise"

Même si je pense avoir vu tous ses longs métrages animés, je ne suis pas une fan inconditionnelle d'Hayao Miyazaki. Je l'ai découvert en vidéo avec "Nausicaa de la vallée du vent" et "Porco Rosso", bien aimés tous les deux mais sans plus. J'ai poursuivi mon exploration de son oeuvre en salle, avec "Princesse Mononoke" qui m'a beaucoup impressionnée par la force de son propos écologiste, puis "Le voyage de Chihiro" qui, pour moi, reste son oeuvre la plus aboutie et la plus proche de la perfection. Ont suivi, dans l'ordre, "Kiki la petite sorcière" (un pur délice destiné ausssi bien aux petits qu'aux grands), "Le château ambulant" (graphiquement magnifique et scénaristiquement très touffu pendant ses deux premiers tiers, trèèès confus sur la fin), "Le château dans le ciel" (mwi bon bof) et "Totoro", sans doute son film le plus connu - personnellement, je l'ai trouvé trop mou est assez chiant à l'exception de deux scènes sublimes.

Je peux donc être considérée comme une spectatrice réceptive mais pas conquise d'avance. La bande-annonce de "Ponyo sur la falaise" me laissait à penser qu'il s'agissait plutôt d'un film pour enfants avec un graphisme relativement simple et une histoire premier degré, dans la lignée de "Kiki..." ou de "Totoro". Ce qui est effectivement le cas. Pour autant, je ne me suis pas ennuyée pendant la séance: la mignonnitude est au rendez-vous, l'humour aussi. Dans ce remake japonisant de "La petite sirène", on retrouve le thème cher au réalisateur de la destruction de l'environnement par l'être humain - mais en filigrane seulement. Grâce à la menace présentée par l'élément marin, qui constitue un bon enjeu dramatique, les deux premiers tiers passent plutôt vite et agréablement. Puis, la tempête finie, "Ponyo..." retombe comme un soufflé, avec un dernier tiers plat et plutôt nian-nian. Ce n'est pas la première fois que je songe que Miyazaki a du mal à terminer ses films. Mais c'est peut-être la dernière, puisque le réalisateur a annoncé son intention de prendre sa retraite. Je trouve dommage que sa carrière s'achève par une oeuvre si inconséquente.

mercredi 18 juillet 2007

Voyage au Japon: les préparatifs continuent...

Dimanche 23 septembre, nous visiterons le musée du studio Ghibli, lieu mythique pour les fans de japanimation (dont Hawk et moi faisons partie en bons geeks que nous sommes).
A ce stade de nos vacances, notre shopping devrait déjà nous avoir menés à la limite des 20 kilos de bagages par personne autorisés dans l'avion. Dans la boutique de souvenirs, le choix sera forcément cornélien et les négociations âpres. "Non, mon coeur, tu n'as pas besoin d'une maquette grandeur nature du Château dans le Ciel." "Je te préviens: c'est le Totoro en peluche géant ou moi."

vendredi 2 mars 2007

Totoro vs. les Enfoirés

Deuxième année d'affilée que je rate la rediff du concert des Enfoirés alors que c'est l'unique possibilité qui me reste d'apercevoir Goldman depuis qu'il a décidé de faire une pause boulot à durée indéterminée. Et puis OK, les comiques, les acteurs et les mannequins qui viennent pousser la chansonnette me soûlent, mais à côté de ça y'a encore un paquet de gens que j'aime bien. Bénabar. Cabrel. Lavoine. Euh Bénabar j'l'ai déjà dit? Bon d'accord un paquet de 3 c'est maigre mais je dois en oublier. Ca m'apprendra à avoir rompu avec la sacro-sainte tradition familiale en cessant d'acheter Télé 7 Jours au prétexte risible que comme je ne regarde jamais la télé, c'était un peu des sous gaspillés. A la place, ce soir, je me suis fait le DVD de Totoro. Et j'ai été assez déçue. Ca part pas mal, mais ça ne décolle jamais vraiment. Le rythme est lent, le propos bien plus superficiel que dans les Miyazaki suivants. Bref, gentil mais pas inoubliable.