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jeudi 27 novembre 2014

London shopping




Outre les trois objets de créateurs que je vous ai montrés ici, voici les achats que j'ai rapportés de Londres le week-end dernier: 

- Un flacon de gel douche Burt's Bees à la menthe poivrée et au romarin: Pascaline, qui vivait alors aux Etats-Unis, me l'avait fait découvrir lors du swap beauté il y a plus de 2 ans, et depuis, j'en cherchais vainement à Bruxelles. Je suis plutôt savon à la base, mais l'odeur est divine et elle réveille terriblement bien! 

- Un pot de Gloomaway (crème soufflé pour le corps au pamplemousse) Origins: pareil, impossible d'en trouver en France ou en Belgique, et je raffole aussi bien de la texture que du parfum de ce produit, dont je viens justement de terminer le pot précédent acheté l'an dernier à Brighton. 

- Un assortiment de trois chocolats en poudre de luxe Whittard. J'aurais sans doute résisté si le blanc n'avait pas été en dégustation dans le magasin de Covent Garden au moment de mon passage. Mais là? C'était juste trop bon. 

- Des bricoles chez Paperchase, parce que leur gamme "Dreamscape" dont j'avais déjà un porte-cartes (acheté à Copenhague) et le note pad (offert par Rock'n'Laurette) est vraiment trop mignonne. Cette fois, j'ai craqué pour les masking tapes et deux mini-carnets - ainsi que quelques cartes postales, deux planches de puffy stickers, un assortiment de Post-It licorne et une mini-gomme licorne à mettre au bout d'un crayon papier. (Je ne veux pousser personne au crime, mais leur site internet livre en France.)

- Un livre: "We are all completely beside ourselves" (il faisait partie de la sélection "Buy 1, get 1 half-price" de W.H. Smith, et j'ai quand même réussi à ne pas en prendre un second car aucun ne me plaisait vraiment). 

- Deux magazines: le numéro de décembre de Mollie Makes (je ne suis plus abonnée, et le petit kit "breloque renard" vendu avec la version papier était juste irrésistible) et le dernier Oh Comely

- Deux robes achetées au marché couvert de Spitalfields pour £22 en tout - oui, c'est du pur synthétique et elles ne tiendront sans doute pas 10 ans, mais j'aime beaucoup les imprimés et elles me vont très bien.

Alors bon, au total, ce n'est pas rien, mais c'est beaucoup, beaucoup moins que ce que j'aurais rapporté il y a ne serait-ce que 5 ans. J'ai envisagé et rejeté au moins le double d'emplettes potentielles - plein de jolies choses à la Renegade Craft Fair, un mug Alice au Pays des Merveilles chez Whittard (j'avais dit qu'à partir de maintenant, je buvais mon thé dans des tasses), un sublime agenda 2015 chez Paperchase (parce que je me suis déjà équipée en la matière), un très beau tote bag renard au musée d'histoire naturelle (mais deux tote bags dans le week-end, ça aurait été un peu trop), un haut-de-forme en velours rouge sur le marché couvert de Spitalfields (quand est-ce que je l'aurais mis, à part peut-être aux Imaginales et pour Trolls & Légendes?), le livre "Sherlock: Chronicles" (mais soyons honnête, c'était surtout parce que je ne voulais pas le trimballer: je le commanderai sûrement sur Amazon d'ici Noël), ainsi qu'un très beau Cthulhu en peluche (rétrospectivement, je le regrette un peu) chez Forbidden Planet. J'ai volontairement évité de mettre les pieds chez Topshop et autres antres de la tentation vestimento-accessoiresque, ainsi que dans les grands magasins genre Harrod's ou Selfridges, et dans le flagship store Paperchase de Tottenham Court Road où j'aurais sans doute fait un massacre. Au final, je trouve que je ne m'en tire pas si mal: la plupart de mes emplettes relèvent de la catégorie "consommables" et ne moisiront pas longtemps dans mes placards!

mercredi 26 novembre 2014

Ma première Renegade Craft Fair




La Renegade Craft Fair, c'est un marché de créateurs qui se tient chaque année dans plusieurs villes des USA (New York, Los Angeles, San Francisco, Chicago et Austin), mais aussi à Londres, généralement fin novembre. En Grande-Bretagne, l'événement est sponsorisé par les magazines Mollie Makes et The Simple Things, ce qui donne une assez bonne idée du style des exposants. Pour le dark et le contestataire, on repassera: la Renegade Craft Fair, c'est le royaume des Twee, ces "nouveaux gentils" qui aiment les animaux des bois, les licornes et le rétro mignon. C'est à peine si j'ai repéré un ou deux stands qui osaient l'humour sarcastique. Cette homogénéité se retrouvait dans le public, essentiellement composé de jeunes femmes romantiques et de couples de hipsters. La salle grande et lumineuse, située dans le quartier en voie de gentrification de Spitalfields, offrait un cadre parfait à la manifestation: malgré la foule qui s'y massait dès la première heure d'ouverture, le samedi, on arrivait à circuler à peu près convenablement. 







Bien que j'aie vu beaucoup de jolies choses, j'ai limité mes emplettes à trois objets dont je souhaite vous recommander les créateurs. Commençons par les animaux gourmands que Jimbobart appose sur de la céramique, et que vous pouvez retrouver dans sa boutique Etsy. Sa vaisselle passe au lave-vaisselle et au micro-ondes, et j'étais un peu forcée de craquer sur une jolie assiette à dessert "Biscuit Bandit:




Mon deuxième coup de coeur a été pour Blank Inside, et notamment pour ce ravissant petit mug orné d'une machine à écrie vintage, qui me semblait parfait pour boire un chocolat chaud (le motif est également décliné sous forme de carnet et de cartes):




Enfin, comme un de mes sacs de shopping en papier s'était déchiré la veille, répandant son contenu sur le trottoir dans une flaque de pluie, j'ai pensé que ce serait bien d'investir dans un tote bag (à Bruxelles, j'en ai toujours un dans mon sac, mais j'avais oublié de l'emporter). Sur le stand de Hello Harriet, j'hésitais entre deux modèles: Chouchou m'a impérieusement désigné celui-ci en me disant "C'est tout toi". Euh, OK, alors. Dommage qu'on ne retrouve dans leur boutique Etsy qu'une petite partie des produits que j'ai admirés ce week-end (les tattoos temporaires lapins, en particulier, sont très choupinets). 




D'accès gratuit et très bien organisée (même si je déplore l'absence d'un stand de rafraîchissements), cette Renegade Craft Fair était une excellente occasion de découvrir de jeunes créateurs. Au final, le style uniformément gentillet manquait toutefois un peu de mordant à mon goût. Disons que je ne fais pas exactement partie du public-cible. Je ne retournerai pas à Londres exprès pour ça l'an prochain, mais si d'aventure je passe dans une ville où il y en a une, j'y ferai un tour avec plaisir.

mardi 25 novembre 2014

Un afternoon tea au Milestone Hotel




Outre la Renegade Craft Fair qui était l'objet initial de notre déplacement à Londres (et dont je vous parlerai dans un autre article), j'avais très envie de faire l'expérience typiquement britannique de l'afternoon tea. L'Afternoon Tea Bus Tour me tentait pas mal, mais £45 pour un goûter même très bon et servi dans de la vaisselle kawai, je trouvais ça un peu abusé; de plus, comme je suis sujette au mal des transports, je n'étais pas sûre que ce soit une bonne idée de manger en roulant; enfin, je me disais que s'il faisait mauvais, la balade perdrait tout son intérêt. Au final, j'ai demandé à ma prof de yoga, qui a grandi à Londres, si elle avait un endroit "traditionnel mais pas guindé" à me recommander, et elle s'est spontanément écriée "The Milestone Hotel!". Un petit tour sur leur site internet, et j'ai aussitôt réservé pour vendredi 17h, le dernier service de la journée. 





Le jour venu, j'ai bien cru que jamais nous ne trouverions le Milestone Hotel. Il me semblait me souvenir que le site internet indiquait "200m sur la droite en sortant du métro", mais je n'ai rien osé dire et j'ai suivi le GPS de l'iPhone de Chouchou qui nous a baladés sous la pluie, dans le froid, l'obscurité et des rues désertes pendant trois quarts d'heure. Lorsque nous avons finalement déboulé dans le hall d'un hôtel très chic, haletants et trempés de sueur, nous avions une demi-heure de retard. Nous n'avions pas eu l'occasion de nous changer; Chouchou était en sweat Gap/jean/Dr Martens, alors que le dress code de l'établissement stipule qu'on doit être "elegantly dressed". J'ai cru que le serveur allait nous éconduire avec un petit reniflement hautain. Pas du tout, il nous a fait un grand sourire, a balayé mes excuses d'un aimable "no problem at all" et nous a conduits à une petite table dans le coin du fond, sans doute celle que j'aurais moi-même choisie si on m'avait laissé faire. De là, nous avions une excellente vue sur le reste de la salle; nous étions loin de la cheminée (de toute façon éteinte) mais près d'une jolie fenêtre encadrée de rideaux douillets, et surtout, nous étions assis à une table "à manger" plutôt qu'autour d'une table basse qui nous aurait obligés à nous mettre dans une position malcommode pour déguster notre goûter. Si j'étais venue avec un groupe de copines, je pense que j'aurais apprécié les canapés, mais là, pour un tête-à-tête d'amoureux, c'était parfait! 




Nous avons opté pour le "traditionnal tea" - ajouter une flûte de champagne, voire des fraises à la chantilly, ne m'aurait pas déplu, mais l'option de base représentait déjà un certain investissement... Parmi la carte des thés assez bien fournie, et pas seulement en thés noirs/anglais, Chouchou a pris un Darjeeling et moi une fleur de thé blanc au chrysanthème. (Plusieurs fois durant l'heure et demie suivante, les deux serveurs se sont relayés pour remettre de l'eau chaude dans nos théières, puis pour changer le thé après trois infusions.) 




Côté gourmandises: nous avons reçu pour deux un présentoir à gâteaux contenant douze finger sandwiches (des sandwiches au pain de mie, mais garnis d'ingrédients d'une super qualité, notamment un saumon dont Chouchou m'assure qu'il déchirait sa mémé poisson), une douzaine de mini-pâtisseries toutes différentes, aux saveurs recherchées et franchement sublimes (hélas, nous n'avons réussi à en manger que la moitié) et quatre scones (pas terribles, à ma grande déception) accompagnés d'une confiture de fruits rouges maison et d'une clotted cream tellement épaisse que la petite cuillère tenait à la verticale dedans. Le problème, c'est que j'ai calé assez vite et vraiment eu l'impression de gaspiller. Il est possible de demander une boîte pour emporter ce qui n'a pas été consommé sur place, et j'apprécie beaucoup l'initiative, mais ce n'est pas nécessairement pratique quand on est déjà chargé et qu'on loge dans une chambre d'hôtel sans frigo. Du coup, l'addition a eu un peu de mal à passer: à £36.50 par personne, plus le service, nous en avons tout de même eu pour environ 55€ chacun, un prix que je ne mets que rarement même dans un dîner au resto. Ca fait cher le goûter. 




Sauf que dans un afternoon tea en général, et dans celui du Milestone Hotel en particulier, on ne paye pas seulement le contenu de l'assiette, mais aussi le cadre, l'atmosphère et le service. Or, ces trois points étaient absolument irréprochables. La salle est élégante et douillette à la fois, avec des proportions qui font qu'on se sent presque "à la maison" - quand un feu brûle dans la cheminée au coeur de l'hiver, ce soit être le summum de la cosytude. L'atmosphère est chic mais définitivement pas coincée, et nous avons été enchantés par le service impeccable, prévenant sans aucune obséquiosité. Malgré nos tenues peu appropriées et les jouets que nous nous amusions à prendre en photo sur la table, nous avons été traités avec une amabilité souriante et sans faille. Non, l'afternoon tea au Milestone Hotel n'est pas bon marché (cela dit, il reste plus abordable que celui de beaucoup d'autres endroits!), mais je le recommanderais sans hésiter à quelqu'un qui souhaite faire cette expérience gourmande typiquement britannique, aussi bien en couple qu'en famille ou entre amies. 

1 Kensington Court
(oui, c'est bien à quelques centaines de mètres sur la droite en sortant du métro...)
London W8 5DL
Métro: High Kensington Street
Possibilité de réserver en ligne

dimanche 23 novembre 2014

Le dimanche londonien qu'on consacre à des activités vaguement culturelles




Plaisir largement sous-estimé: traîner au lit, blottis l'un contre l'autre sous une couette douillette, pendant que la pluie tambourine à la vitre d'une chambre d'hôtel spartiate et que dehors, le ciel n'a même plus de couleur. C'est l'effet magique "Bisou Pixie". Puisque la météo nous fait la tronche, exceptionnellement, je vais mettre du sirop d'érable sur les pancakes de mon all-american breakfast. "That was quick", constate la serveuse en récupérant nos assiettes vides - elle nous a pris pour des mangeurs amateurs ou quoi? Je bénis le génie qui a eu la bonne idée de faire sortir les souterrains de la station South Kensington directement dans le musée Victoria & Albert. Quand Chouchou m'a dit qu'il voulait voir une expo intitulée "Disobedient objects", j'ai imaginé un truc un peu délirant à base d'objets du quotidien qui pètent les plombs et font le contraire de ce qu'on attend d'eux. En réalité, le thème est celui de la protestation sociale et de ses instruments physiques - les objets de la désobéissance plutôt que les objets désobéissants, donc, ne peut s'empêcher de critiquer la traductrice en moi. La carte qui matérialise à l'aide de points lumineux l'évolution des foyers de soulèvement dans le monde depuis les années 70 (à l'époque: une douzaine chaque mois; aujourd'hui: toute la planète brille comme un sapin de Noël) glace le sang et donne espoir en même temps. Face à la pire des oppressions, les gens finissent toujours par trouver un moyen de se rebeller, quel que soit le prix à payer. Et certains de ces moyens sont extrêmement imaginatifs, voire étonnamment poétiques. Par contre, j'ai besoin de théine en urgence pour chasser un vilain début de migraine. A la cafétéria prise d'assaut, on me sert un thé bouillant et trop infusé. Du moins les gobelets à emporter sont-ils ravissants (bien que tout à fait inutiles, puisqu'il est interdit de sortir de la salle avec). Il nous reste deux heures à tuer, et le musée d'histoire naturelle voisin nous tente avec son aile consacrée aux dinosaures. Longue file d'attente dans le froid et sous une pluie battante: il faut vraiment être motivés. Et prêts à affronter l'armada des parents munis de poussettes grosses comme des chariots de supermarché, avec lesquelles ils n'ont aucun scrupule à défoncer les chevilles des gens qui se trouvent devant eux. J'en balancerais bien quelques-uns au T-Rex, pour l'exemple. Obligés de finir la visite au pas de course, mais de toute façon, la salle de la baleine bleue est trop chargée et pas vraiment photogénique. Le Wasabi local est bondé: tant pis, repassons à l'hostel chercher nos bagages et mettons directement le cap sur King's Cross/St. Pancras: nous mangerons là-bas. Le rayon bouffe à emporter de M&S rivalise très bien avec un Exki - je dois juste me retenir d'embarquer des shortbreads et des scones en plus de notre repas du soir. Mes boots de moto qui avaient franchi le portique de sécurité sans problème à l'aller le font sonner au retour: pourquoi? Aller me ravitailler en lecture chez W.H. Smith en laissant Chouchou installé sur un banc avec les bagages; à mon retour, le banc est vide, et je fais trois fois le tour du terminal en proie à une panique grandissante jusqu'à ce que je retrouve Chouchou posé un peu plus loin sur un siège plus confortable qui s'est libéré entretemps. Je vais être contente de dormir dans mon propre lit ce soir. 

samedi 22 novembre 2014

Le samedi où les renards et les chats de Londres rattrapent un peu le coup



Mal et peu dormi cette nuit. On nous avait dit que le petit-déj' était servi jusqu'à midi: on avait juste négligé de nous prévenir qu'à partir de 9h, le buffet n'était plus rechargé, et à 9h20, il ne reste plus que deux tranches d'épaule anémiques épaisses comme du RizLaCroix, plus des mini-barquettes de margarine et du Lipton jaune. Y'a pas à dire: le choix de cet hostel était super inspiré. Quand je passe au Boots voisin où une commande faite hier est censée m'attendre, la vendeuse met tellement de temps à la trouver que je crains que la série noire d'hier ne soit vouée à se poursuivre aujourd'hui, mais finalement, je récupère bel et bien mon pot de body soufflé au pamplemousse de chez Origins - alléluia! Première géocache du séjour (une nano magnétique sans grand intérêt) sur le chemin de Brick Lane. Dès l'ouverture, pas mal de monde à la Renegade Craft Fair. C'est grand, c'est lumineux, et il y a une pléthore d'exposants même si je déplore une certaine uniformité dans les styles. Je craque pour une assiette illustrée d'un renard masqué et de la mention "Bandit biscuit", un petit mug orné d'une machine à écrire et un tote bag sur lequel un chat suprêmement mécontent assène un simple "No" - parce que, selon Chouchou, "c'est tout à fait toi". Je ne sais pas comment je dois le prendre. J'aurais bien embarqué cette magnifique poupée renard, mais à £120, elle sort un peu de mon budget! Je résiste aussi à divers colliers et broches, ainsi qu'à diverses cartes en letterpress. En sortant, nous traînons dans Spitalfields, ancien quartier industriel en voie rapide de boboïsation. Beaucoup de street art très sympa dans le coin. Au marché couvert, je me laisse tenter par deux petites robes en pur synthétique mais à joli imprimé et prix riquiqui, tandis que Chouchou se met torsepoil sur un autre stand pour essayer des T-shirts de monstres qui lui vont terriblement bien. Nous déjeunons tardivement dans un diner du nom fort à propos de The Diner, où je me régale d'un burger végétarien halloumi-poivrons rouges grillés-avocat-pesto et reste un peu perplexe devant mon hard tea à base de vodka, de purée de cerises et de thé aux fruits rouges. Cap sur Oxford Circus et descente habituelle vers Liberty's. OH MON DIEU, ils vont redonner "Cats" à partir du 6 décembre au théâtre d'Argyll Street! J'aime beaucoup les lumières de Carnaby Street, surtout la tête de Père Noël moustachu. Si les Irregular Choice n'étaient pas si inconfortables, j'aurais adoré m'offrir ces escarpins à talon licorne. Avec ses balustrades festonnées de guirlandes lumineuses, Kingly Court prend des allures féériques - dommage que le salon de thé Camellia's où nous avions passé un si bon moment l'an dernier soit pris d'assaut. Deuxième géocache du jour remportée grâce à la technique du "roulons-nous une galoche sauvage pour que les Muggles gênés détournent le regard et ne se rendent pas compte que Chouchou farfouille en hauteur afin de s'emparer du container". Troisième géocache impossible à trouver dans l'obscurité déjà bien installée. Début de mal aux pieds; un thé quand même chez Camellia's, mais dehors où j'ai froid et où rien n'invite à s'attarder; pipi dans les toilettes voisines où je choisis un box sans papier et demande à l'occupante du box voisin si elle veut bien m'en faire passer sous la cloison mitoyenne; visite infructueuse chez Hamley's; quatrième géocache impossible à trouver pour la même raison que la précédente. Vers 19h, nous atterrissons dans un boui-boui de Chinatown recommandé par Yelp. Je me laisse tenter par un canard rôti à la pékinoise, délicieux sur le moment, et qui me file envie de vomir dix minutes après la dernière bouchée avalée. Je dois me faire une raison: le soir, je ne peux plus avaler ni sucre, ni gras. Mon tour de taille se réjouit d'avance, mais mes papilles sont en deuil. Un Coca tiède sans glace ni gobelet, que Chouchou descend me chercher au bar de l'hostel après notre retour, a raison de ma nausée. J'espère arriver à faire une vraie nuit cette fois...

vendredi 21 novembre 2014

Le vendredi où Londres se montre exceptionnellement hostile envers nous



L'Eurostar a eu presque une heure de retard à l'arrivée (le "presque" est important, puisque grâce à lui, nous ne serons pas dédommagés). Le système de check-in de notre hostel était en rade quand nous sommes arrivés à midi dans le quartier excentré et déprimant de Shepherd's Bush. Nous avons dû laisser nos bagages dans une consigne payante en panne d'encre, qui nous a sorti un ticket vierge au lieu du code-barre nécessaire pour rouvrir notre casier. La salle commune en sous-sol étant vraiment trop déprimante, nous nous sommes réfugiés dans un café voisin pour avoir du wifi et chercher où aller ensuite. J'y ai bu un thé vert hors de prix et parfaitement dégueulasse. A la sortie, il s'est mis à pleuvoir, et bien sûr, avec toutes ces contrariétés, j'avais oublié mon parapluie dans ma valise désormais inaccessible. Nous avons remonté Neal Street en quête de trois magasins: Origins a disparu, Yumi aussi, l'ex-Collectif vend désormais essentiellement d'horribles combinaisons en nylon vintage à £1. A 15h, la nuit commençait à tomber; j'avais emporté un manteau trop léger et je me caillais sévère. Nous nous sommes prévu une bonne marge pour nous rendre au Milestone Hotel où nous avions réservé pour un afternoon tea, et qui se trouvait exactement à 200m en ligne droite de la station de métro Kensington High Street; moyennant quoi, batterie d'iPhone en rade, nous avons tourné 45 mn dans un quartier désert et, alors que la crise de nerfs menaçait, fini par arriver à bon port échevelés (pour 50% d'entre nous), en nage et en retard d'une demi-heure sur notre réservation. Nous finissions nos finger sandwiches quand deux hommes d'affaires français ex-HEC accompagnés de leurs trophy wives sont venus s'installer sur le canapé voisin et ont commencé à discuter de New York qu'ils adorent, de Miami et San Francisco où ils ont des succursales, de la France où ce n'est vraiment plus possible d'entreprendre, du monde qui est heureusement devenu un village, et du Hyatt où ils descendent habituellement quand ils sont à Londres. Un pianiste a débarqué, je me suis crue sauvée: c'était jusqu'à ce qu'il attaque une version jazzy de "Everybody's gotta learn sometimes" en chantant d'une voix chevrotante. On a demandé l'addition, et j'ai été prise de mal au coeur, mais sans trop savoir si c'était à cause du montant ahurissant une fois le service ajouté et le total converti en euros, ou du sucre et du gras que je venais de m'enfiler (2 bouchées pâtissières et demie + 1 scone clotted cream/confiture, apparemment, c'est désormais trop pour mon système digestif). Quand nous avons voulu regagner l'hôtel, les deux lignes de métro qui passaient par Kensington Hight Street étaient arrêtées pour une raison inconnue. Nous avons cherché une <s>alternative</s> autre solution et opté pour le bus 49. Qui nous a démarré sous le nez à l'arrêt le plus proche. Enfin arrivés à l'hôtel, nous avons poireauté plus de 20 mn dans un pub à la musique débilo-hurlante pendant que le client précédent, qui n'avait pas les moyens de payer sa chambre, essayait d'embrouiller la réceptionniste et refusait de lâcher l'affaire. Tout ça pour le privilège de débarquer dans une chambre à la fenêtre cassée en position ouverte alors qu'il gèle dehors et que nous surplombons un carrefour hyper bruyant. Bref, la seule chose positive que je peux dire sur cette journée, c'est qu'à côté d'elle, demain ne peut être que meilleur!

samedi 9 février 2013

Geocaching at its best


Nous avons fait beaucoup moins de geocaching en 2012 que les années précédentes, et pas du tout en janvier 2013. Ayant plus ou moins épuisé les caches qui se trouvent à proximité géographique immédiate de notre domicile, nous devons maintenant attendre nos déplacements moyenne ou longue distance pour nous mettre en quête de boîtes de pellicules aimantées et autres conteneurs. Les deux jours passés à Londres cette semaine nous ont permis de faire une courte mais belle série dans le quartier de Covent Garden. Deux caches en particulier m'auront laissé un très beau souvenir...

La première, baptisée tout simplement "Covent Garden", était tout ce qu'il y a de plus classique en elle-même. Mais elle nous a conduits face à une sculpture installée temporairement à l'entrée de l'Apple Market, à l'occasion de la St-Valentin, et devant laquelle nous ne serions pas passés autrement.





La seconde cache remarquable de cette série s'appelle "The tin pan alleyband". Dans une ruelle couverte, à côté d'un célèbre marchand de guitares, se trouve un immense panneau d'affichage où des groupes de musiciens en quête de nouveaux membres viennent poster leurs annonces. La cache y est dissimulée d'une façon particulièrement astucieuse, que je ne dévoilerai pas ici pour ne pas gâcher le plaisir des autres géocacheurs parmi vous; sachez juste qu'un regard (très) affûté pourra l'apercevoir sur une de mes photos. 



Voilà ce que je préfère dans le geocaching: non pas le plaisir d'accumuler des points pour une activité de toute façon sans compétition aucune, mais le fait que cela me fait découvrir des endroits originaux et intéressants dont je n'aurais jamais eu connaissance autrement. 

vendredi 8 février 2013

Un goûter chez Camellia's



A deux pas de Carnaby Street se dresse Kingly Court, sorte de petit centre commercial organisé autour d'une cour et occupant trois étages. On y trouve quelques boutiques de vêtements un peu rétro ou de marques très pointues, un centre holistique, un merveilleux salon de bookcrossing avec bibliothèques remplies à ras bord et vieux canapés moelleux, et plusieurs salons de thé. Le Camellia's, situé tout en haut, me semblait particulièrement attirant avec sa grande salle moderne mais cosy décorée aux couleurs de la Saint-Valentin. 

La veille, nous nous étions cassés les dents en arrivant au Soho's Secret Tea Room recommandé par une lectrice: normalement ouvert jusqu'à 18h, il venait juste, à 16h45, de fermer sa salle en préparation d'un événement privé. Mais il était hors de question que je reparte de Londres sans avoir mangé des scones!


Les photos étant théoriquement interdites, j'ai pris les miennes à l'arrache, et elles ne rendent pas du tout justice à l'atmosphère du lieu, beaucoup plus joli et agréable qu'il n'y paraît ci-dessus. Dans la carte agréablement variée, nous avons choisi la formule "Cream tea" à £6.50, comprenant une assiette de scones/clotted cream/confiture et un thé au choix. Chouchou a pris un Jasmine silver needles et moi un Chinese white hair. 


J'ai halluciné en voyant arriver les scones: ils étaient vraiment énormes! Un seul m'aurait largement suffi. Par contre, du coup, les portions de crème et de confiture semblaient un peu chiches... Tout était très bon, thé y compris, et plutôt bon marché pour le coup (si on considère la moyenne des prix londoniens). 

J'ai profité de l'attente de notre commande pour me remettre enfin à gribouiller dans le carnet que je trimballais dans mon sac depuis deux jours. Mon dessin précédent (un bateau de pêche sur le port de Sanary) datait du 24 août 2010, trois semaines avant la mort de ma grand-mère et l'annonce du cancer de mon père. Rétrospectivement, je comprends pourquoi j'ai arrêté tout à coup. Pendant ces deux années, ma peur, mon angoisse et mon chagrin anticipé ont étouffé tout élan créatif en moi. C'est seulement maintenant que j'ai l'esprit libre pour m'y remettre... Pour mon redémarrage, je me suis modestement contentée d'un duo de grues en métal qui décoraient le mur à côté de notre table. 

Ce thé chez Camellia's était une conclusion idéale (et reposante!) à notre bref séjour londonien. J'en ai rapporté une infusion à l'orange et une tisane du soir que j'ai hâte de tester. 

Neal's Yard, petit coin de paradis alternatif



Sortez de la station de métro Covent Garden. Face à vous, prenez la rue qui remonte à l'angle du Marks & Spencer. Elle s'appelle Neal Street, et en plus de certaines enseignes assez répandues telles qu'Urban Outfitters, American Apparel, Dr Martens, MAC ou Shu Uemura, vous y trouverez plein de boutiques plus confidentielles voire uniques en leur genre: The Tea House (où j'ai acheté les premières théières en céramique de ma collection au début du millénaire), Yumi (où j'ai craqué cette fois pour un joli pull rouge avec une chouette et un petit noeud sur le col) ou Origins (qui n'a plus de magasins en France me semble-t-il). Je suis également fan de la cantine végétarienne Food for Thought qui fait un gâteau fraise-banane-crème fouettée monstrueusement délicieux. 


Mais le véritable joyau du quartier, vous le trouverez en tournant à gauche dans Shorts Garden, puis immédiatement à droite dans une petite ruelle qui ne paie pas de mine. Trente mètres plus loin, vous déboucherez dans une courette incroyablement colorée, repaire des adeptes du New Age. Les amateurs de geocaching pourront - s'ils sont efficaces! - y découvrir une cache sympa baptisée Reflections of Neal's Yard (difficulté: 2,5). Les autres se contenteront d'admirer les devantures... à moins que, comme moi, ils ne soient intéressés par les plantes médicinales, les huiles essentielles et les produits d'aromathérapie vendus chez Neal's Yard Remedies, qui jouissent d'une excellente réputation. 










jeudi 7 février 2013

"The making of Harry Potter": visite des studios de la Warner Bros


Depuis mars 2012, les studios de la Warner Bros situés à 30 km de Londres ont été transformés en exposition permanente dédiée aux films Harry Potter. Les touristes peuvent y accéder en prenant un bus Golden Tour au départ de la gare Victoria, ce que nous avons fait hier matin. Suivez-moi dans une petite visitée guidée en images...


Passé l'entrée dans une salle tapissée d'affiches de tous les pays, le visiteur prend place dans une salle de cinéma où un petit film lui explique la génèse des huit films de la série. En tout, ce sont pas moins de 4000 personnes qui ont travaillé à leur création, et comme le disent les jeunes acteurs, eux-mêmes ne sont que la partie visible de l'iceberg. Le tournage étalé sur dix ans a nécessité la fabrication de centaines de décors et de dizaines de milliers d'accessoires dont les plus emblématiques ont été regroupés ici. Puis l'écran se lève, dévoilant la porte du réfectoire de Hogwarts qui s'ouvre devant les yeux émerveillés des spectateurs...




On pénètre ensuite dans un immense hangar où ont été reconstitués les décors les plus connus de la série: la salle commune de Gryffindor, le dortoir des garçons, le bureau de Dumbledore, la salle des potions, la cabane de Hagrid la salle à manger de chez les Weasley, les cheminées du Ministère de la Magie, le bureau de Dolores Umbrage... 









Dans un coin du hangar, il est possible de se faire filmer incrusté sur un fond vert. A deux, on peut ainsi conduire la voiture volante des Weasley; seul, on enfourche un balai pour livrer un match de Quidditch. Bien entendu, les photos sont en vente dans la minute qui suivent pour la modeste somme de £12 pièce!

On traverse ensuite une cour dans laquelle se dressent des décors extérieures tels que la tombe de Tom Riddle, la maison de l'oncle et de la tante de Harry, la chaumière de James et Lily Potter, le bus londonien violet ou le pont de Hogwarts. 

Retour à l'intérieur pour un aperçu de la fabrication des créatures fantastiques qui peuplent Harry Potter, ainsi que des masques et prothèses en latex portés par certaines comédiens. Au sortir de l'atelier, on débouche dans une reconstitution grandeur nature de Diagon Alley (sûrement ma partie préférée de l'exposition!)...







Puis place à la conception graphique, avec toute une série de plans, de dessins et de maquettes en carton blanc à petite échelle... jusqu'à ce qu'au détour d'un virage, on découvre la Mère de Toutes les Maquettes: celle qui a servi à filmer tous les plans d'ensemble de Hogwarts.



La visite s'achève dans une salle remplie de petites boîtes-tributs et portant chacune une étiquette au nom d'une des 4000 personnes ayant participé à la création des films. J.K. Rowling et Daniel Radcliffe y sont mélangés avec les plus humbles des techniciens, et leurs boîtes ne sont ni plus belles ni plus grosses que les autres. 

Enfin, on débouche dans une impressionnante boutique de souvenirs où achever de se ruiner en Pottereries. Personnellement, je suis restée très sage, résistant à l'appel d'une licorne en peluche et de la baguette de Mad-Eye Moody (ma préférée de la série) pour n'emporter qu'un magnet Buckbeak et un porte-clés Ravenclaw. 

Il va sans dire que cette exposition est magnifique: à la fois très riche en contenu et superbement scénographiée. Un soin extrême a été apporté aux moindres détails, et la disposition des éléments fait que l'on peut aisément prendre de belles photos sans visiteurs-parasites dessus. Par contre, le prix est à la hauteur de l'effort fourni par WB: 70€ par adulte pour l'aller-retour en bus depuis Londres + la visite du musée, il faut pouvoir... 

Je regrette aussi que la cafétéria (seul moyen de se restaurer sur place, ce qu'on est plus ou moins obligé de faire avec un bus qui arrive dans la matinée et repart dans l'après-midi) ne propose que des salades, des sandwichs et des gâteaux certes bons, mais super chers et sans aucun rapport avec Harry Potter - alors que le restaurant du musée Ghibli à Tokyo s'est donné la peine de créer de véritables plats en rapport avec ses productions. 

Mais je ne vais pas bouder mon plaisir: même si j'ai trouvé ça étrange de "voir en vrai" certains décors, parce que ça leur faisait perdre un peu de leur magie, j'ai adoré ma visite des studios de la Warner Bros, et je la recommande à tous les fans de Harry Potter qui auront la possibilité de s'y rendre.