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mardi 30 août 2016

"Le rouge vif de la rhubarbe" (Audur Ava Olafsdottir)


Agustina a 14 ans et des jambes qui ne la portent pas. Elle vit sur une île avec la vieille Nina, à la garde de qui sa mère biologiste l'a confiée pour continuer à parcourir le monde. Presque chaque jour, elle descend sur la grève pour contempler la mer ou monte jusqu'au jardin sauvage de rhubarbe où elle fut conçue. Malgré ses béquilles, elle rêve d'escalader les 844 mètres de la montagne qui surplombe son village...

C'est le quatrième roman d'Audur Ava Olafsdottir publié en France par les éditions Zulma, et après avoir adoré les trois premiers, j'en attendais énormément. Trop, sans doute, car il m'a un peu déçue. Si l'on retrouve la délicatesse de style de l'auteure, la lenteur et l'introspectivité qui caractérisent ses récits, la grâce et la poésie qu'elle sait insuffler au quotidien, l'attention qu'elle porte à la nature et au rythme des saisons, je n'ai pas réussi à m'intéresser à la petite vie, aux premières amours pudiques et aux modestes aspirations d'Agustina. Du coup, j'ai l'impression d'être passée à côté de ce "Rouge vif de la rhubarbe", qui ne m'aura guère marquée contrairement à ses prédécesseurs.

mercredi 20 juin 2012

Où manger bien et pas trop cher à Reykjavik?


L'Islande est un pays cher. Niveau alimentation, je m'étais fixé deux objectifs pendant ce séjour: rester aux alentours de 15€ par personne et par repas, et manger local au maximum, c'est-à-dire des produits de la mer ou éventuellement de l'agneau. Et malgré la prédominance local du burger - TOUS les restos en font, c'est juste dingue! -, je suis ravie de dire: "Mission accomplie". Voici les adresses que je recommande chaudement. Toutes acceptent les paiements en carte Visa. Budget: 4500-5000 ISK (30-32€) pour deux plats et deux boissons sans alcool. 

1. Le Vegamòt, Vegamòtastìg 4, 101 Reykjavik

Café branché situé dans une rue perpendiculaire à Laugavegur. Grande salle avec étage, plus terrasse. Pas d'effort particulier côté déco, mais énorme choix de plats (soupes, salades-repas, burgers, viandes, poissons, spécialités), pour la plupart avec une petite touche fusion. Service raisonnablement rapide et souriant. 



Mon plat du déjeuner de mardi:
Saumon grillé avec des noodles, des légumes grillés et une sauce aigre-douce. 
Fraîcheur du poisson et saveur d'ensemble du plat: à se mettre à genoux. 

Le plat de Chouchou:
Salade japonaise avec blancs de poulet froids, quartiers de mandarine, 
noix de cajou grillées, rondelles de radis et oignons rouges. 
Un mélange réussi, frais et léger.

Mon plat du dîner de vendredi:
Cabillaud "à la Malaysienne", avec marmelade de gingembre, riz à l'oeuf frit, 
confit de tomates et sauce un peu piquante au seleriac(?)
Miam.

Le plat de Chouchou:
Burger à la mozzarella, à l'avocat et à la tomate confite,
servi avec une sauce au yaourt et des potatoes aux oignons rouges.
Savoureux.


2. L'Icelandic Fish & Chips, Tryggvagötu 8, 101 Reykjavik

Fish & chips "organique", le plus réputé de la ville. Situé sur le vieux port. On commande au comptoir et on paye directement; les plats une fois prêts sont apportés à la table. Quatre sortes de poisson frit qui varient chaque jour en fonction de la pêche, mais aussi poissons au four, moules et soupes de fruits de mer. Assez grand choix d'accompagnements et de sauces à base de skyr (sorte de yaourt local) à choisir à part. 



Cette soupe de homard servie avec tartines grillées et tapenade, que j'avais complétée d'une salade grecque et d'un délicieux thé blanc à la pêche, était une pure tuerie, une des meilleures choses que j'ai mangées de toute ma vie. 
La fois suivante, j'ai pris un fish & chips largement meilleur et bien moins lourd que ses semblables londoniens. Chouchou a opté pour des moules qu'il a déclarées "très bonnes".


3. Le Laundromat Café, Austurstraeti 9, 101 Reykjavik

Bar-resto branché situé dans la vieille ville, entre Laugavegur et le port. On peut y aller à toute heure pour manger ou juste boire un verre. Une pancarte dans la rue annonce la couleur: "Life is too short for bad burgers". Carte simple et peu variée: sandwichs, quelques burgers et une poignée de plats chauds. Par contre, déco recherchée et très sympa. Livres et jeux de société à disposition de la clientèle. Laverie et grande salle de jeux pour les enfants au sous-sol. Pour l'ambiance plutôt que pour la nourriture.






Sandwich à la salade de thon pour Chouchou, 
saumon au four avec tubercules poêlés pour moi. 

mardi 19 juin 2012

Blue Lagoon: qui a dit que je n'aimais pas l'eau?




Situé à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavik, ce spa géothermal est l'attraction la plus visitée d'Islande. J'avoue que je n'étais pas très chaude (ha, ha) pour y aller: tout ce qui ressemble à une piscine ou à un parc aquatique m'ennuie prodigieusement; je déteste les hordes de touristes et ne supporte pas l'eau à plus de 40°. Mais quand même, l'endroit semblait assez exceptionnel pour que je prenne le risque. Et au final, je n'ai que du bien à dire du Blue Lagoon. J'ai vraiment l'impression d'y avoir passé une journée de pure détente et de luxe populaire.




Après une bousculade peu agréable aux caisses d'entrée, puis dans les vestiaires, j'ai oublié toutes mes appréhensions en découvrant l'immense bassin. Le contraste entre cette grande mare turquoise opaque et le paysage de roche volcanique noirâtre au creux quel elle se niche, entre la chaleur amollissante de l'eau et la fraîcheur vivifiante de l'air, entre l'agitation au sein du spa et l'immobilité absolue du désert alentour, est assez saisissant pour justifier le déplacement à lui seul. L'eau est à 37° presque partout, une température idéale selon moi, et j'avais encore pied même aux endroits les plus profonds. Comme il était midi, nous avons pris l'apéro (smoothie aux légumes pour Chouchou, vin pétillant à la fraise pour moi) tout en nous baignant.




Puis nous avons enfilé notre peignoir et nos tongs, et déjeuné ainsi au Lava Restaurant dont les baies vitrées donnent sur le bassin. Ce jour-là, le buffet comprenait quantité de sushis et de california rolls, ainsi qu'un plat de poisson-chat que je goûtais pour la première fois. Nous nous sommes vraiment régalés.






Retour au bassin pour un gommage aux algues (présenté en palets glacés!) et un masque de boue à la silice blanche, qui sèche en se craquelant et en donnant à tous les clients des airs de créatures du lagon. Sous la cascade d'une puissance étonnante, nous nous sommes fait marteler le dos et décoincer les vertèbres. Le sauna était en panne; nous avons donc transpiré dans le hammam voisin, terminant notre séance par une douche chaude puis par une vaporisation d'eau glacée - tonique, très tonique! Après ça, nous sommes montés en salle de relaxation et nous avons comaté une bonne demi-heure sur les fauteuils basculants d'un design typiquement scandinave: lignes épurées pour confort maximum.

Enfin, nous nous sommes rhabillés sans nous presser. Un dernier verre au bar du spa (mmmh, j'adore ce vin pétillant à la fraise; provenance "Chili-Patagonie": je me demande si j'arriverai à le retrouver à Bruxelles?); un petit tour à la boutique pour acheter un tube de ce formidable masque de boue ainsi qu'une surprise pour ma correspondante du swap beauté, et nous avons repris le chemin du parking. Nous n'avons pas réussi à trouver la géocache physique planquée dans les rochers sur le bord de la route, mais nous disposions de tous les éléments nécessaires pour valider la géocache Earth associée au Blue Lagoon.






En résumé, et malgré mes réticences initiales, j'ai passé une journée merveilleuse au Blue Lagoon. Que les grincheux dans mon genre oublient leurs préjugés sur les attractions touristiques de masse: environ 35€ (prix de l'entrée sans "options") pour des heures et des heures de vraie détente dans un cadre aussi exceptionnel, c'est de l'argent plus que bien investi. Il paraît qu'il existe d'autres sources géothermales en Islande, moins fréquentées, plus chaudes et pas aussi chères; mais pour un séjour court basé sur Reykjavik, le Blue Lagoon me semble vraiment idéal. 

lundi 18 juin 2012

Golden Circle, l'excursion incontournable


Le Golden Circle, ce sont trois sites naturels parmi les plus marquants aux abords de Reykjavik, et que toutes les compagnies de bus locales proposent de visiter pour 40 à 50€ et en 5 à 8h selon le parcours exact. Dans la mesure où ils forment quasiment une ligne sur la carte, je peine à comprendre l'appellation collective qui leur est donnée. Mais les Islandais ont un sens de l'humour assez spécial...







Le premier de ces sites que nous avons visité est celui de Geysir, le geyser original. Si ce dernier n'entre plus en éruption que très rarement, son petit frère Strokkur, lui, gratifie les touristes d'un bon gros jet d'eau toutes les cinq minutes environ. Tout autour, on trouve également une multitude de fumeroles et de simples bassins d'eau sulfureuse. Au risque de passer pour une grosse blasée des voyages, j'avoue qu'après avoir visité Yellowstone, j'ai trouvé que Geysir faisait un peu petit bras! 





Il en a été tout autrement des chutes d'eau de Gullfoss (peut-être parce que je n'ai jamais vu celles du Niagara?). Le soleil qui brillait ce jour-là les couronnait d'un double arc-en-ciel; c'était un spectacle réellement enchanteur. Pour s'en approcher, il faut descendre un sentier de cailloux qui se dérobent sous le pied, et surtout ne pas avoir peur de se faire mouiller. Un bon moyen de rentabiliser le parapluie qui traîne toujours au fond de mon sac!





Thingvellir, enfin, est l'endroit où les plaques tectoniques américaine et européenne se séparent peu à peu (2 cm par an). Entre elles, une troisième plaque qui est la plus petite du monde s'enfonce au même rythme, créant une vallée étonnamment verte pour le pays. C'est ici que, en raison des qualités acoustiques du lieu, fut créé autrefois le Parlement islandais. 

Chacun de ces trois sites fait l'objet d'une géocache Earth - non pas un container, mais une série de questions sur la géologie auxquelles il faut trouver les réponses sur place et/ou sur internet, ce qui permet de s'instruire tout en s'amusant (et d'éviter les déconvenues dues à des containers vandalisés). 

Nous avons passé beaucoup de temps à rouler en bus pour visiter le Golden Circle. En principe, ça m'aurait ennuyée, mais nous sommes tombés sur un guide génial qui a parlé presque tout du long, nous expliquant l'histoire des lieux que nous traversions et ajoutant des tas d'anecdotes amusantes sur le folklore islandais. "Nous avons très peur de la maman troll Grilla, car elle mange les gens qui ont commis de mauvaises actions et n'en éprouvent aucun remords. C'est pourquoi tous les banquiers sont partis vivre à Londres." Au final, une journée riche en photos spectaculaires et en enseignement! 

Street art in Reykjavik (avec du slim violet inside)


Dans le centre de Reykjavik, on trouve du street art littéralement à tous les coins de rue et au fond de chaque impasse. Pour la plupart, il s'agit de fresques de graffiti colorés:






















Les artistes doivent avoir carte blanche de la municipalité, car ils oeuvrent en plein jour et sans se cacher:





Il existe à deux pas de Laugavegur (la principale rue commerçante) une place étonnante: un terrain vague dont aucun mur ne demeure nu, et que les étudiants Erasmus de la promo 2009/2010 ont surnommé "Flunkyball Stadium":

This place is the residence of the spirit of each erasmus student of the 2009/2010 academic year.
Flunkyball was a monthly event, a monthly competition, a monthly fight.
Take different teams with four of five players. Give them a nice impressive name, like Baldi's angels, Potatoes or Booze Specialists. Now, you have one team of each side of the field, and around twenty empty cans of beer in the middle. A player throws the « ball » to hit the cans in the middle of the field. If he hits them, the other team must replace it as fast as possible. During this tile, the team of the thrower must drink its full can of beer ( 50cl, more than 4,5%). when all the cans are replaced and players have left the field, everybody stop to drink, and the other team throw the « ball ».
Winners are those who drank first the entire can...

Nous y avons découvert notre première géocache islandaise, et je me suis amusée à poser avec mon nouveau slim violet. 







Outre les graffiti, on peut admirer des créations à base de morceaux de miroir dont certaines , par un procédé étrange et mystérieux, changent perpétuellement de couleur (désolée, ça ne se voit pas très bien sur les photos!).





Nous avons également rencontré un exemple d'urban knitting dans Laugavegur:




Enfin, j'espère que vous partagerez notre perplexité face à cet étendage de soutiens-gorge. J'avais déjà vu des chaussures nouées par les lacets ainsi suspendues, sans jamais réussir à comprendre pourquoi. S'agit-il ici d'une manifestation contre le cancer du sein? Aucun des autochtones interrogés n'ayant pu me fournir de réponse, toutes les explications restent envisageables. 




Mais à Reykjavik, le street art ne se limite pas au mobilier urbain statique. Nombre de véhicules sont également décorés de graffiti. 








Même si je suis loin d'apprécier tous les motifs, j'ai beaucoup aimé cette débauche de créativité et de couleurs!