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lundi 1 juin 2015

Imaginales 2015: samedi




Aujourd'hui il est censé faire beau: je mets ma jolie robe à cerises Collectif et des peep toes rouges. Sauf qu'une fois sortie de l'hôtel, je me rends compte qu'il pleut et qu'il gèle. Tant pis, je resterai au chaud sous la bulle. Mais le sommier de notre lit était défoncé, et j'ai hyper mal dormi cette nuit - résultat, je passe la matinée à comater à la buvette avec un mauvais Earl Grey à peine tiède, en piquant du nez sur le roman pourtant très chouette que j'ai apporté. Je ne me réveille que pour acheter un badge "I love Ayerdhal" (parmi les grands absents de cette édition pour raisons de santé), puis me traîner péniblement jusqu'à l'espace Cours où Brage organise son pot traditionnel.




Stéphane tarde à faire son discours, dont la teneur me paraît sensiblement différente cette fois - plus axée sur l'idée de communauté que sur des succès éditoriaux de plus en plus fuyants depuis quelques années. Le temps de boire trois coupettes et d'avoir une discussion sur l'oeuvre de Stephen King avec Mélanie, je vois que tout le monde se disperse déjà pour aller manger. Mon blues s'intensifie. Pas de trace d'un pique-nique officiel cette année; mes amis vont s'installer sur les tables en plein air derrière la buvette mais moi, j'ai beaucoup trop froid et je rentre à l'hôtel pour me changer. Le temps que je revienne, ils ont fini de manger et je me rabats sur un poulet rôti de la buvette (froid, figé dans son gras et essentiellement composé d'os - beurk). 




L'après-midi, je reste de nouveau écroulée dans un des fauteuils moelleux de la buvette. De toute façon, je n'ai pas de bouquins à faire dédicacer et aucune des conférences ne m'intéresse. Tiens, et si je faisais pleurer Mélu en tentant de lui imposer mon avis avec toute la subtilité d'un bulldozer? Y'a vraiment des jours où je mérite des baffes. Avant de causer davantage de dégâts, je décide d'aller me dégourdir les jambes en me baladant dans le minuscule centre-ville d'Epinal. Un petit tour au Camaïeu local, au cas où ils auraient encore la jolie robe rayée blanc et rouge dans ma taille - mais non. En regagnant la bulle, je découvre la présence d'Hélène Larbaigt, auteur de "L'étrange cabaret des fées désenchantées" - très beau livre illustré que je comptais me faire dédicacer à Trolls & Légendes, sauf que j'avais renoncé à cause de la file d'attente insensée. Cette fois, il n'y a qu'une seule personne devant elle, j'en profite! Ca m'évitera de rentrer des Imaginales en ayant acheté du thé, une robe, de la papeterie et zéro bouquin. J'aperçois également une éditrice avec qui je me suis un peu pris la tête en début de semaine. J'envisage d'aller la saluer pour dissiper le malaise, mais honnêtement, je n'ai pas le courage de prendre sur moi.




Le soir, on rassemble la bande habituelle plus un couple d'amis de Mélu et on se dirige vers le resto bio Sens et Découverte pour le désormais traditionnel dîner du samedi (même si cette année, c'est AnneEli qui s'est chargée de l'organisation). Comme d'habitude, le repas est délicieux et les conversations vont bon train, mais j'apprécierais sûrement davantage si je n'étais pas aussi fracassée et sur mes gardes. Je me pose beaucoup de questions sur l'amitié en ce moment, mon refus de m'attacher trop fort aux gens, ma façon de parler sans réfléchir, la brutalité involontaire de mes propos, et ces trois jours n'ont fait que souligner le problème d'une manière assez flagrante. Si l'on ajoute à ça que je ne suis pas du tout rassurée sur l'avenir de l'édition en général et la pérennité de mon boulot en particulier... Tout ça sent la remise en cause massive, ce qui me fatigue un peu d'avance. Heureusement que, rentrée à l'hôtel, j'ai l'idée de dresser le sommier pourri à la verticale pour poser le matelas par terre: au moins, mon sommeil de cette nuit est sauvé! Demain, nous partirons par le train de 11h sans être repassés par la bulle. Honnêtement, je n'ai pas besoin d'en rajouter une couche dans la déprime.

Imaginales 2015: vendredi


Aujourd'hui il est censé faire un gros orage: emmitouflons-nous un maximum., et n'oublions pas le parapluie. Direction le Monoprix, histoire de faire un repérage pique-nique pour demain. Oh, une robe à imprimé ananas qui m'irait trop bien! Oh, moins 20% sur tous les collants Dim! Oh, de la papeterie avec des étoiles! Oh, un nouveau magazine sur la psychologie positive! Je ressors de là bien chargée, sans même être montée au rayon bouffe. Hum.




Nettement plus de monde à la bulle en ce vendredi matin, mais toujours aucun auteur qui m'intéresse. J'avais demandé 4 tablettes de chocolat suisse à Marika, elle m'en a apporté 10, mais je saurai être courageuse dans l'adversité et les finir toutes. J'assiste à 70% de la conférence sur la transmission orale des contes, parce que c'est toujours chouette d'écouter Pierre Dubois raconter des anecdotes. Ando, Hélie et Mélu arrivent juste avant l'heure du déjeuner; on récupère Kettch et on part manger au Bureau - dedans car la terrasse est prise d'assaut sous un soleil éclatant. Gros orage, mon fondement. Un petit cocktail ne peut pas me faire de mal. Ma Cobb salad est servie dans... une soupière, il n'y a pas d'autre mot, et je n'en viens pas à bout. Discussion sur les casseroles d'enfance. Un jour, j'apprendrai à me mêler de ce qui me regarde - mais pas aujourd'hui, visiblement.







J'arrive à la yourte avec 11 minutes de retard, me faufile à l'intérieur aussi discrètement que possible et, comme c'est bondé, m'assois par terre à côté de la porte. Pierre Dubois est un conteur extraordinaire; il faut le voir imiter le corbeau, l'entendre décrire une immonde ogresse, le regarder à moins de 5 centimètres de distance pendant qu'il vous tonne au visage. La plus belle expérience du week-end, sans doute. Dans un tout autre registre, grosse grosse marrade sur la terrasse en jouant à Cards Against Humanity avec la quasi intégralité de la Brage Team. Débarquement de Chouchou et des Gasparde qui sont venus de Bruxelles en voiture. Comme je suis en train de mourir de chaud, je repasse à l'hôtel déposer mon tombereau de chocolat suisse et surtout me changer - excellente occasion d'étrenner la robe aux ananas! Mais malgré le beau temps, je me sens mélancolique. Trop d'absents cette année...




Ce soir nous dînons à la Cornouaille. La pauvre Kleo qui n'aime pas le fromage se retrouve à côté de la crêpe au roquefort de BBL et face à ma crêpe au munster: bon appétit.  Mélu nous rejoint au milieu du repas après avoir fini son speed dating avec les éditeurs, et elle semble toujours vivante, ouf. Puis ce sont les Tagada-Kaswiti qui arrivent à leur tour et prennent place en bout de table. Cette année, pas de discussion gore, mais des considérations professionnelles un peu déprimantes. Pas assez en forme pour aller boire un verre au Bougnat, je préfère rentrer à l'hôtel vers 22h. 

Imaginales 2015: jeudi


Pas bien dormi du tout cette nuit entre les ronflements de Chouchou et le stress de pré-départ. Je crois que c'est la première fois depuis un an et demi que la SNCF m'amène à destination à l'heure. Si ce TGV avait déraillé, c'est l'ensemble de la fantasy francophone qui aurait disparu d'un coup d'un seul. Arrivée à l'hôtel Azur, j'ai déjà plus de 5000 pas au compteur pour la journée, youhou! Comme d'habitude, le gentil proprio a laissé ma clé scotchée sur la porte d'entrée - j'ai la chambre 4 cette fois. Sur le chemin du parc, mon regard est attiré par un "Mélange Mystérieux" (c'est son petit nom) dans la boutique de thé locale. J'entre, sniffe un coup et, bien que ce soit un thé noir parfumé, en achète 100g. Le visage de la vendeuse me dit vaguement quelque chose: normal, c'est la femme du gentil proprio de l'hôtel. Le monde est petit, et Epinal plus encore.






Pas grand-monde à la bulle en ce jeudi après-midi, ça fait tout bizarre. Par contre, excellente idée d'avoir rapproché le Magic Mirrors 2 qui était toujours perdu au fond du parc, et surtout d'avoir installé une terrasse derrière la buvette, au bord de la Moselle. Mag m'offre un George-Arthur en fil de fer rouge et noir confectionné par ses soins, c'est adorable. Bien que ses raisons soient tout à fait compréhensibles, je suis triste d'apprendre qu'elle compte fermer sa petite mais excellente maison d'édition dans deux ans. "Je suis libraire: et vous, c'est quoi votre super pouvoir?" affichent fièrement les vendeurs sur leur T-shirt bleu. JCD a apporté un masque de troll pour faire la promo de son dernier recueil de nouvelles. Encore Robin Hobb? Décidément, elle est de tous les festivals! Et Christopher Priest aussi, assis pile au même endroit que l'an dernier. Quant à Pierre Dubois, il fume tranquillement la pipe sur un banc dans le parc.




Il ne fait pas si chaud que ça; du coup je repasse à l'hôtel pour me changer avant d'aller dîner. Je n'avais pas porté de pantalon depuis Venise en octobre 2013; j'avais même oublié l'existence de ce slim bordeaux taille haute qui me va pourtant très bien. Resto bio à cinq, avec Mag, Manu, Kettch et une éditrice de livres pour enfants qui habite depuis peu au Puy-en-Velay, dans la région où je passais mes vacances quand j'étais gosse. Le vin bio n'est pas mauvais, et ce crapuleux à la rhubarbe, quelle merveille! Kettch me sert de chien d'aveugle pour rentrer à l'hôtel. Il est à peine plus de 22h, mais les rues d'Epinal sont désertes. J'ai hâte que tout le monde arrive demain et... aujourd'hui, j'ai fait plus de 13000 pas!

dimanche 25 mai 2014

Un long week-end d'Imaginales


Se traîner jusqu'à Epinal sans enthousiasme et arriver sous la pluie; en descendant vers l'hôtel, expliquer à Annaig comment déclarer ses droits d'auteur; râler en constatant que le wifi ne passe pas dans la chambre 15 de l'hôtel Azur; obtenir du gentil proprio une autre chambre plus grande, plus jolie et plus près du routeur; à force de venir ici chaque année, ce chemin à travers le parc me donne presque l'impression de rentrer à la maison; complimenter Magali sur sa jolie idée d'arbre à papillons-mots doux, et Pierre Pevel sur son élégance qui, dit-il, le dispense de faire du sport; recevoir une bague poulpe un chouïa petite de la part de Marika Gallman et une dédicace d'Alice Scarling avec double bonus d'autocollants Chibi; à la buvette, hésiter entre un thé Lipton et un verre de champ' et prendre finalement un chocolat chaud; discuter longuement avec Stéphane Marsan d'Harry August et de l'état de l'édition (spoiler: il est mauvais et ça ne va pas s'arranger); recevoir le meilleur texto du monde: "Il est sauvé, il est sauvé!" et manquer en pleurer de joie; grelotter en sortant de la bulle aux livres; admirer la jolie tasse à thé faussement japonaise et se régaler avec la farandole de desserts du resto bio (mention spéciale au crapuleux à la rhubarbe); avoir encore des problèmes de connexion en rentrant à l'hôtel.




Pour la première fois depuis des mois, se réveiller sans le moindre mal au dos: vive les matelas fermes; seulement deux phrases et moins d'une minute pour me rendre involontairement antipathique à la personne qu'on vient de me présenter, c'est un record perso; assister à une table ronde rectangulaire sur le réalisme et la magie; se faire dédicacer le dernier Karim Berrouka et la magnifique réedition d'"Arcadia" de Fabrice Colin; manger avec Sylvie Denis à la terrasse du Bureau sous un soleil éclatant et oser le trifle aux fruits rouges en dessert; tiens, des cadenas d'amoureux commencent à fleurir sur le pont dont la géocache nous tient en échec depuis plusieurs années; passer une grande partie de l'après-midi avachie sur le canapé de la buvette en se plaignant de la chaleur; les scones d'Annaig justifient une demande en mariage immédiate; faire la connaissance d'une sympathique éditrice de gauche et devoir écourter à regret une discussion animée avec sa bande de potes au bord de l'eau; raconter des histoires d'hémorroïdes et de vagin plus étanche autour d'une crêpe, mais fuir avant le dessert à cause de la pluie qui menace; manquer s'endormir au Bougnat, autour d'une bouteille de blanc de la cuvée Imaginales 2014, à même pas 22h; être réveillée par le meilleur album des Pixies qui me donne toujours envie de chanter et de danser; rentrer à l'hôtel en courant presque pour ne pas se faire tremper: mes sandales rouges auront-elles survécu?




Laver et équeuter les radis ronds dans le lavabo de la salle de bain; nettement plus de monde ce matin sous la bulle aux livres; une paire d'Irregular Choice à talons lapins me pousse à engager la conversation avec Sophie Dabat - c'est étonnant le nombre de points communs que nous avons; semi-pétée au champ', je me mets à discuter avec Christopher Priest et Pierre Dubois en tentant de masquer que ma fangirl intérieure crie "Hiiiiiiiiiiiiii" en agitant les coudes; le pique-nique alternatif en comité réduit dans l'herbe du parc est un franc succès; Chouchou assure sa présence virtuelle au moyen d'un selfie à poil avec un Totoro en guise de cache-sexe; il faudrait un mot pour désigner la nostalgie des choses pas encore terminées; tant pis, je risque quand même les Lola Ramona rayées; Christine me raconte comment Mélenchon a changé sa vie; des lecteurs qui s'extasient sur mon boulot, ça fait toujours plaisir; en fait, à condition d'avoir mis de la crème solaire, on est nettement mieux dehors; discuter d'Harry August (what else?) avec César pendant qu'AnneEli masse Valérie, que Leslie comate et que Mathieu Gaborit exhibe de sublimes bottines steampunk; plaindre les gens des autres tables qui espéraient manger tranquilles chez Sens et Découvertes; Kettch a encore frappé; puisqu'il n'y a personne au Bougnat, allons nous coucher comme des vieux.




Levée avant la sonnerie du réveil et toujours sans mal au dos: si je fauche le matelas en partant, est-ce que ça se verra?; encore une table ronde rectangulaire, pour aller voir Ando cette fois; "les tatous, c'est cool"; discuter statut d'indépendant avec Barbara près de la buvette; alors que je quitte la bulle aux livres, trois incroyables mariés froufroutants font irruption sur des échasses; la brasserie art déco conseillée par Marion et Pauline non loin de la gare de Nancy est bourrée à craquer - tant pis; ma mère avoue un petit moral au téléphone; le pain au cacao de la boulangerie du quai, acheté en quittant Epinal, est aussi délicieux qu'original, et je suis assez fan du nouveau thé vert jasmin-orange vendu chez Starbucks; j'ai lu intégralement "Lacrimosa" avant d'arriver à Paris; oh, une place de Thalys en première avec du wifi gratuit!; Chouchou n'a pas fait que se photographier nu en mon absence: il a aussi préparé des crêpes; finalement je suis bien contente d'y être allée, à ces Imaginales 2014. 

lundi 27 mai 2013

La leçon des Imaginales




OK, les Imaginales, c'était pas tout à fait aussi génial que les années précédentes - mais quelle idée aussi de les avoir déplacées à la Toussaint! Je me suis déjà plainte de la remise au placard de mon costume steampunk, ainsi que du foirage du pique-nique traditionnel. Je n'ai fait que croiser les gens de chez Brage; je n'ai pas réussi à mettre la main sur Béné pour boire un verre en discutant du programme de l'an prochain, et une fois de plus je ne me suis absolument pas souciée de rencontrer d'autres éditeurs susceptibles de me filer du boulot un jour. Je suis nulle en réseautage. 

Mais

Le monsieur de l'hôtel Azur est toujours aussi gentil, sans compter qu'il a un bel assortiment de thés Damman Frères pour le petit-déj'. Et la dame du Sens et Découverte mérite une médaille de la patience pour avoir attendu qu'on soit prêts à lever le camp sans jamais nous faire sentir qu'il était tard et qu'elle avait envie de rentrer se coucher. 

La Moselle est jolie même sous la pluie, et encore davantage quand un arc-en-ciel l'enjambe. 

S'il faut vraiment qu'une fois tous les six mois, je craque encore pour un bout de barbaque sanguinolente, l'entrecôte de la Côte de Boeuf était franchement un bon choix. D'autant que des frites mangeables hors de Belgique, c'est assez rare pour mériter d'être signalé. 

La buvette avait des rillettes qui déboîtaient, des assiettes de crudités bien garnies, des fraises à la chantilly et plein de pâtisseries appétissantes, le tout à des prix parfaitement symboliques. 

Gail Carriger, invitée d'honneur cette année, est aussi drôle et peu conventionnelle que sa série du Protectorat de l'Ombrelle le laissait supposer. Nous avons toute une série de photos prises en rafale sur lesquelles elle parle avec les mains et enchaîne les grimaces hilarantes, vêtue d'une robe de mémé à fleurs, d'un collant résille chair et d'une paire de tennis grises. Vive les gens qui sont eux-mêmes et seulement eux-mêmes - uniques et précieux. 

J'ai eu toutes les dédicaces que je voulais: Samantha Bailly sur "Ce qui nous lie", Fabrice Colin et Matthieu Gaborit sur "Confessions d'un automate mangeur d'opium", Ando et son dessinateur Marc Yang sur le tome 1 de "Les enfants d'Evernight", et Miss Carriger sur "Sans âme". J'ai réussi à me faire plaisir tout en restant raisonnable, vive moi. 

En parlant d'Ando, elle était rayonnante, une centrale EDF à elle toute seule. Sa carrière de scénariste marche du feu de Dieu et elle est tellement transfigurée par l'amûr qu'elle commence à ressembler à une fille (tout en gardant l'humour et le sens de la répartie qui font son charme légendaire). J'aime quand les choses vont bien pour les gens que j'aime. 

J'étais aussi ravie de revoir Myrrdyn, collègue doué dont le regard bleu frise en permanence et que je regrette fort de ne pas croiser plus d'une fois tous les 2 ans. Même si notre interaction s'est limitée à un papotage autour d'un verre de vin, jeudi soir pendant une lecture inaudible (et invisible) au Bougnat. 

Pascale et Mandy étaient insupportables de sexytude, la preuve vivante qu'on peut avoir passé le cap de la cinquantaine et être encore à tomber à la renverse. Merci de nous donner de l'espoir!

Je crois que La Princesse (alias Gasparde Gron) a adopté et été adoptée par tout le monde. 

Samedi, fin de matinée. Huit d'entre nous assis autour d'une table de la buvette. Deux qui tricotent, une qui file, et moi qui regrette d'avoir laissé mon ouvrage en cours à l'hôtel. Pendant ce temps, quelques pas plus loin, une fâmâpoâl se fait peindre tout le corps en pianotant sur son iPhone, et une ancienne porn star appâte le lecteur avec une combinaison moulante dorée entièrement garnie de pointes. Tout est normal. 

Une petite séance de géocaching nous a emmenés jusqu'à la tour chinoise et au musée du Chapitre, endroits insolite pour l'un et charmant pour l'autre à côté desquels nous serions passés sans notre GPS. (Par contre, la cache de la passerelle censément pas très difficile résiste encore et toujours à nos recherches...)

Après avoir cru que je repartirais sans l'avoir vue, j'ai croisé Justine et son amoureux dans les allées du parc au moment de m'en aller. Elle a écrit 7 bouquins cette année et trouvé un éditeur pour chacun d'entre eux. J'ai déjà dit que j'aime quand les choses vont bien pour les gens que j'aime? 

...Finalement, les Imaginales, c'était tout aussi génial que les autres années. Juste un peu différent. Leçon à retenir: ce qui compte, ce ne sont pas les circonstances ni les choses, mais les gens et les moments qu'on partage avec eux. 




samedi 25 mai 2013

Le meilleur moment des Imaginales 2013




Jusqu'à ce soir, la cuvée 2013 des Imaginales était très en-dessous de la moyenne. La faute à la météo qui m'avait fait renoncer à porter le costume steampunk amoureusement constitué depuis l'été dernier, nous empêchait de glandouiller dans l'herbe au bord de la Moselle avec un verre de vin ou un carnet de dessin  et poussait tous les visiteurs à se réfugier à l'intérieur de la bulle où la foule devenait légèrement intenable. Tenu dans l'espace buvette où les participants s'entassaient à trente par mètre carré plutôt qu'au large sur une pelouse baignée de soleil, le traditionnel pique-nique du samedi midi - généralement un des points d'orgue du week-end - avait déçu, déçu, déçu. Pour le dîner, et parce que j'en avais marre de manger lourd depuis 48h, j'avais réservé dans le seul restaurant bio d'Epinal avec un peu d'appréhension, craignant que ça ne soit pas trop la came des 11 personnes qui m'accompagneraient. 

Et puis au final, nous avons passé une soirée merveilleuse. La responsable de Sens et Découverte, exceptionnellement seule à la barre ce soir-là, nous avait réservé sa (petite) salle, refusant d'autres clients pour pouvoir s'occuper de nous. La nourriture était délicieuse: j'ai adoré ma crème de chou-fleur, mes galettes de tofu accompagnées de purée de navet, purée de pois cassés et pollenta aux herbes, ainsi que le thé gourmand Pêche Melba commandé en guise de dessert. Mes petits camarades non végétariens ont eu eux aussi l'air d'apprécier leur poulet au gingembre ou leur brochette de poisson sauce soja. La Princesse s'est très bien greffée à notre bande de potes qui se connaissent tous depuis des années (exception faite du dessinateur d'Andoryss, un garçon peu loquace venu dédicacer ce week-end sans ses crayons!).

La musique douce et le calme de la salle ont laissé à la conversation toute la place de s'épanouir, et je peux vous garantir qu'elle ne s'en est pas privée. On a beaucoup ri ce soir; on s'est montré des photos d'enfants et de chats; on s'est raconté des histoires de mères et de belles-mères; on s'est alarmé de la disparition rapide des abeilles et des dégâts catastrophiques que Monsanto est en train de causer à l'agriculture mondiale; on s'est échangé des souvenirs de voyage en Islande ou ailleurs; on a évoqué la vie sexuelle des huîtres mutantes et chanté à tue-tête le générique de Cat's Eyes; on s'est demandé comment des parents pouvaient avoir l'idée d'appeler leur gamin Don-Kévin ou Clitorine, et comment l'application "boîte à meuh" avait fait pour enregistrer un cri de T. Rex. Et vraiment, on n'était pas loin d'un moment parfait. Plusieurs fois, je me suis dit que j'avais beaucoup de chance de connaître tous ces gens drôles, intelligents et de bonne volonté. S'il faut ne retenir qu'un seul moment des Imaginales 2013, pour moi, ce sera ce repas où le temps s'est suspendu dans la lumière orangée et les éclats de rire partagés. 

dimanche 3 juin 2012

Imaginales 2012: les belles traditions




Ca se crée rapidement, une tradition.

Trois ans à peine d'Imaginales auront suffi pour que je considère l'Hôtel Azur, petit deux étoiles au propriétaire sympathique, aux tarifs raisonnables et à l'emplacement idéal, comme mon repaire à Epinal. 

Pour que je m'attende à avoir de la pluie le vendredi et un soleil si éclatant le samedi que Kettch prendra forcément son premier coup de soleil estival.

Pour que le couscous des Babouches devienne un incontournable du vendredi soir.

Pour que je ne m'étonne plus de payer mon diabolo menthe 1€ et ma coupette de champ' à peine 3, ni de pouvoir les siroter affalée dans un fauteuil moelleux autour d'une des tables basses de l'espace buvette ultra-convivial. 

Pour que je m'habitue à enchaîner, le samedi midi, l'apéro offert par Editeur Préféré à l'espace Cours et le traditionnel pique-nique (déplacé cette année dans le parc pour cause de bord de Moselle rendu inhospitalier par quelques cahutes en bois façon marché de Noël). 

Pour que je n'envisage pas ledit pique-nique sans le sublime foie gras maison de Jean-Claude Dunyach et quelques spécialités régionales plus ou moins alléchantes (tourte lorraine: good; pastis bleu: bad).






Pour que je considère ce festival comme mon rendez-vous live annuel avec une éditrice que j'adore, et qui en profite pour me proposer des nouveautés que je ne refuse jamais de traduire. Mon planning 2013 est déjà quasi-plein et ça me fait drôlement plaisir!

Pour que je rencontre des auteurs qui se révèlent systématiquement adorables - cette année, Mary Janice Davidson, tellement drôle qu'elle m'a donné envie de lire tout ce qu'elle a écrit en plus de la série des Queen Betsy, et Mercedes Lackey, dont les Hérauts de Valdemar ont accompagné le début de ma vingtaine et dont je n'aurais jamais imaginé qu'elle m'offrirait un jour une poupée aux cheveux bleus.




Ceci n'est évidemment pas une poupée aux cheveux bleus, mais un merveilleux Georges-Arthur en bois offert par Saragne qui me gâte beaucoup trop. 


Surtout, pour que je retrouve des gens qui, sans que je les aie vus très souvent IRL, sont un peu devenus ma tribu, et pour que j'en découvre d'autres qui vont venir grossir les rangs de ladite tribu. Le reste de l'année, ce sont eux qui, sur Facebook, forment la petite communauté dont je partage les coups de gueule, les coups de coeur et les coups de mou. Ces gens auprès de qui je me sens dans mon élément et à ma place comme nulle part ailleurs. Les trois jours que je passe aux Imaginales filent toujours bien trop vite pour que je puisse consacrer à chacun(e) autant de temps que je le voudrais. 
Tant pis: on remet ça l'an prochain...



Ceci n'est évidemment pas une paire de mes ami(e)s, mais un duo de modèles utilisés pour une séance en direct de body painting. Mes ami(e)s sont du genre à porter des T-shirts de geeks à message plutôt qu'un string en dentelle noire et juste de la peinture bleue par-dessus. 



dimanche 29 mai 2011

Imaginales 2011 - ce que je retiendrai


- L'epic fail du week-end. Quand on a l'occasion de rencontrer enfin une auteure que l'on traduit, qui plus est quand elle arrive d'Australie et qu'elle est absolument adorable, on n'oublie pas tous ses exemplaires de presse à Sonpatelin. Sinon, faute de vouloir racheter 30€ un bouquin qu'on possède déjà en 5 exemplaires, on finit trois jours de rencontres littéraires avec quinze dédicaces dont pas une de l'auteure en question. Ce qui est vraiment ballot.
- L'achat "j'ai rien vu venir". Je m'arrête au stand Griffe d'Encre pour saluer Magali Duez. J'en repars dix minutes plus tard avec 3 bouquins dont j'ignorais l'existence jusque là mais que "je vais forcément adorer, puisque j'aime la SF déjantée". C'est ma PAL qui va être contente.
- Le rattrapage d'omission à Trolls & Légendes. Robin Hobb est là, ouf; je peux donc en profiter pour m'offrir le tome 1 de "L'assassin royal" dédicacé et la faire poser avec Régis.
- La rencontre, enfin, avec Citrouille alias Pascale, bombasse quasi-quinqua qui me redonne de l'espoir: le pouvoir de séduction ne s'évapore pas à 40 ans. En tout cas, pas chez tout le monde.
- L'écharpe "Dr. Who" tricotée maison de Daelf.
- Les citations qui fusent pendant les tables rondes. Au sujet de la radioactivité: "Marie Curie, c'est Prométhée" (Jeanne-A Debats). Discussion sur le thème d'Internet: "Les haïku sont l'ancêtre de Twitter" (Lionel Davoust). Que du lourd.
- Maïa Mazaurette qui fait une petite sieste dans un des fauteuils de la buvette. Toujours aussi pétillante quand un modérateur l'interroge sur son blog; toujours aussi souriante quand elle dédicace ses bouquins; toujours aussi craquante avec ses mini-jupes, ses longues jambes et ses jolies chaussures. La preuve vivante qu'on peut allier sexytude, cerveau et absence totale de vulgarité. J'aime énormément cette fille. (Pas autant, néanmoins, que les garçons de mon entourage qui se transforment en loups de Tex Avery à sa vue. Je peux difficilement les en blâmer.)
- La même Maïa, qui, alors que je sanglote sur l'épaule de Jeanne, "Tu te rends pas compte ce que c'est de passer tes journées à chercher comment dire "bite" sans dire "bite", me lance: "Ah, on fait le même métier alors!". J'aimerais bien, mais je ne suis qu'une humble traductrice de "bite"-lit.
- Tout le monde a un truc à fêter. Andoryss tient enfin une date de publication pour sa première bédé; +1 vient de trouver un boulot sur Paris et va pouvoir emménager avec BBL; Marie-Aude a décroché une bourse pour la réalisation de sa pièce radiophonique; Hélie a encore une proposition de conférence acceptée; Mélanie Fazi et Elvire DeCock ont remporté un des prix décernés par les Imaginales... Et moi? Euh, joker.
- La conversation très intéressante durant le dîner au Citizen avec Trudi Canavan et son compagnon sur l'ambiance sociale en Australie - pas aussi raciste que ce bouquin me l'avait laissé croire, apparemment -, et la découverte qu'il existe des pinceaux à aquarelle avec réserve d'eau intégrée dans le manche. Un must pour les carnettistes voyageurs.
- Le millefeuille chèvre frais/betterave mangé en guise de dessert. Un assortiment de goûts surprenant et néanmoins délicieux, que je devrais pouvoir reproduire sans peine à la maison.
- Les dessins façon "décoration de pinata" que Leslie, l'attachée de presse d'Editeur Préféré, gribouillait sur son set de table avec les Crayola de la fille de Peter Brett, et auxquels elle a donné le titre "Redrum". Puis-je suggérer une petite semaine de vacances après la fin de la saison des festivals littéraires?
- Le lit tout pourri de la chambre 7 de l'Hôtel Azur. Le genre qui s'affaisse au milieu et vous force, quand vous ne voulez pas rouler sur votre conjoint avec lequel vous êtes justement en froid, à vous agripper au bord du matelas toute la nuit. J'ai hyper mal dormi. L'an prochain, tant pis pour la note: je réserve au Mercure.
- Les deux dédicaces que Boulet nous a faites sur les tomes 4 et 5 de nos Notes. Sans crayonné préalable et en partant d'un détail autour duquel il construit son dessin au lieu de poser d'abord les volumes. Impressionnant. Et il se souvenait avoir déjà rencontré Régis :) (Par contre, Fun', je tiens de source sûre que tu es à peu près la 15694ème fille à l'envisager comme l'homme de ta vie. Je crains que ça ne soit pas gagné d'avance, cette histoire.)
- Le traditionnel pique-nique du samedi midi, son ambiance bon enfant et surtout le divin foie gras à l'armagnac de Jean-Claude Dunyach. Il faisait un bien beau soleil ce jour-là sur les berges de la Moselle, surtout après les averses diluviennes de la veille.
- Les diabolos menthe à 1€ de la buvette. Puisqu'il paraît maintenant que l'aspartame est cancérigène, je n'ose plus boire de Coca Light. Retour, donc, à ma boisson-préférée-de-quand-j'étais-petite.
- La course pour récolter un maximum de dédicaces d'auteurs sur mon anthologie "Magiciennes et Sorcières". J'ai même fait la queue parmi un troupeau de midinettes pour obtenir celle de Sire Cédric. Si. Au final, seule la mystérieuse Rachel Tanner a réussi à m'échapper en ne se trouvant jamais derrière sa table au moment où je passais.
- La façon hyper spontanée dont Justine Niogret s'est écriée en me voyant: "J'adore votre vernis, c'est quoi?". (Réponse: du Morning Rose de Chanel avec une couche de Teenage Dream pailleté d'OPI par-dessus, pour des ongles de princesse Barbapapa.) Connaissant le genre de bouquin hypra-couillu qu'écrit la demoiselle, j'ai trouvé ça inattendu autant que sympathique. Du coup, je lui ai parlé des vernis crack et lui ai suggéré de foncer au Monop' le plus proche de chez elle s'acheter un Debby. C'est ainsi que la Funambulite se propage...
- La longue papote boulot-vie privée avec Bénédicte Lombardo que j'adore et n'ai pratiquement jamais l'occasion de voir. Mais comme elle vient de récupérer dans sa collection jeunesse un des auteurs que je traduis, nous allons travailler plus souvent ensemble à l'avenir. Chouette.
- Le gros câlin de Meylusine en sortant des Babouches. Nous venions de manger un couscous quelque peu gâché par une longue table qui se prêtait mal à la discussion entre 13 personnes, et un service qui laissait fortement à désirer (je n'ai pas réussi à voir l'ombre d'une goutte d'eau ou de vin pendant tout le repas). Mais cette fille, c'est un petit chou en sucre.
- Les boules intersidérales en apprenant que Boulet avait assisté à un dîner auquel j'étais également conviée mais que j'avais décliné, la veille. Evidemment, les personnes présentes m'ont assuré qu'elles s'étaient amusées comme jamais jusqu'à point d'heure. Ce qui m'a juste donné envie d'aller me pendre.
- Les sublimes chaussures de Pierre Pevel, définitivement l'auteur le mieux chaussé de la fantasy francophone - voire mondiale.
- Le ratage du déjeuner de dimanche, à cause duquel je suis partie très vite et sur une note un peu amère.
- La lecture des 5 premiers chapitres de "Narcogénèse" pendant le trajet de retour à Bruxelles. Je pense que je ne devrais pas regretter d'avoir, en achetant ce bouquin, offert l'équivalent d'un café et demi à Anne Fakhouri. Qui, lorsque je le lui ai fait remarquer, m'a lancé "Non mais en fait je t'aime beaucoup, mais je préfère quand tu ne parles pas". Je ne comprends vraiment pas pourquoi.

lundi 31 mai 2010

Imaginales 2010: impressions après refroidissement


Bien sûr, c'était pas le FSO.

D'abord, on n'a pas crevé de chaud et passé notre temps à chercher de l'ombre ou à piquer le parasol des voisins, parce que les Vosges fin mai, c'est pas la Provence en juillet, même si on a eu beau temps presque tout du long.

Ensuite, on n'a pas campé sur les remparts dans des sacs de couchage poussiéreux et mangé des salades de thon en boîte pendant quatre jours: on a dormi au charmant et très abordable Hôtel Azur et fait bombance au resto à chaque repas (sauf pour le pique-nique de spécialités régionales où on a fait bombance assis dans l'herbe avec des assiettes en carton, un unique couteau en plastique et pas assez de pain, mais c'était chouette quand même).

On n'a pas baisé furieusement à quatre pattes dans des douches communes à moitié inondées ou au milieu de la forêt avec des aiguilles de pin qui nous rentrent dans les fesses et les genoux et les copains qui matent par les meurtrières sans qu'on s'en rende compte: on s'est contentés, en vieux couple paresseux, d'un câlin matinal dans les draps en désordre.

Au lieu d'enchaîner des jeux de rôles dont le scénario nous avait été livré à l'heure où la partie était censée commencer, on a assisté à une table ronde sur le thème "La violence dans la fantasy", écouté Editeur Préféré récapituler la belle aventure qui est la nôtre depuis 10 ans (et fêté ça avec du champagne et de délicieux petits fours) et apprécié les confidences de Jacqueline Carey sur sa géniale série "Kushiel".

Au lieu d'acheter un Xème supplément pour "L'Appel de Cthulhu" ou une superbe mais quelque peu encombrante hache de bataille en latex, on s'est fait dédicacer des bouquins par des auteurs qu'on aime déjà bien ou qu'on voudrait découvrir: Jacqueline Carey, donc, mais aussi Gudule, Jeanne A. Debats, Maïa Mazaurette ou Don Lorenjy. On a hésité à investir dans "Le déchronologue" ou "Les lames du cardinal" parce que bon, valise déjà trop pleine et compte en banque plus assez.

A première vue, non, ces Imaginales n'avaient pas grand rapport avec la manifestation culte qui a marqué la fin de mon adolescence et le début de mon âge adulte.

Pourtant...

Pourtant dans les deux cas, l'esprit était le même. Ce week-end, des potes qui vivent aux quatre coins de la France le reste de l'année se sont retrouvés pour partager, en plus d'une passion, le plaisir d'être ensemble. Loin de leur quotidien, dans une bulle qui n'a duré que quelques jours et dont ils sont ressortis aussi crevés que ravis avec des souvenirs plein la tête.

...Et une seule envie: remettre ça l'année prochaine.

samedi 29 mai 2010

Les Imaginales: premières impressions


Les Imaginales, c'est de la balle. Ces dernières 24 heures, j'ai discuté avec Jacqueline Carey qui est adorable mais beaucoup plus réservée que le contenu de ses bouquins ne le laisse supposer, fait dédicacer un bouquin pour le prochain annif' d'Attila par la toujours délicieuse Gudule, obtenu de Maïa Mazaurette un dessin de fâmâpoâl et un groupie shot sur lequel elle pelote amoureusement Régis, écouté Chouchou et Jeanne A. Debats inventer un mot latin pour désigner les folles de chaussures dans notre genre, eu la confirmation qu'Editeur Préféré avait acheté les droits du bouquin de bit-lit pour lequel j'avais fait une fiche de lecture dithyrambique et que Premier Editeur reprenait la publication de Série Adorée interrompue depuis au moins cinq ans (woohoo!), insisté lourdement avec Marion pour qu'Ando fasse des dédicaces mammaires quand sa bédé sera publiée, mangé la meilleure semoule du monde au resto Les Babouches, éventé la ruse de Kettch pour payer l'addition mais eu la flemme de me lever pour l'intercepter, eu vachement de mal à m'endormir et juré mais un peu tard que les gros repas le soir, on ne m'y reprendrait plus, assisté à la table ronde "Génération Bragelonne" et été quand même un peu émue de faire partie de cette histoire de potes quasiment depuis le début, descendu trois coups de champ' pour fêter les 10 ans de la maison, fui Chouchou et +1 qui s'étaient lancés dans une discussion enflammée sur le thème "le zombie, symbole du consumérisme rampant et figure politique de gauche", enfin rencontré la douce Mélusine, goûté de la limonade à la mirabelle, savouré le foie gras à l'armagnac de Jean-Claude Dunyach lors du pique-nique traditionnel sur la berge de la Moselle et comaté ensuite pendant la première moitié de l'après-midi. Bref, que du bonheur. Seul bémol: le concert du Naheulband ce soir était déjà sold out quand nous sommes arrivés. Chouchou envisage d'égorger deux détenteurs de billets pour y assister quand même. Qui a dit que la littérature adoucissait les moeurs?

dimanche 16 mai 2010

Ceci est un appel au peuple belge


A la fin du mois, Chouchou et moi participerons pour la première fois aux Imaginales où nous retrouverons pleiiiin de copains éditeurs, auteurs, traducteurs et gros lecteurs de romans de fantasy, de bit-lit ou de SF (voire les trois, le cumul des vices n'étant pas interdit contrairement à celui des mandats).

Le samedi à midi aura lieu le pique-nique traditionnel pour lequel chaque participant doit apporter une spécialité de sa région: par exemple, du lonzo pour les Corses, du foie gras artisanal pour les Gersois, de la Veuve-Cliquot pour les Champenois...

Et là, j'ai un problème. Partant de chez moi le jeudi matin, je crains qu'une valise de frites-mayo se conserve assez mal pendant plus de 48h. Idem pour les gaufres de Liège qui arriveront toutes desséchées. Je doute que le Maredsous, nature ou au jambon, déchaîne l'enthousiasme des foules, et une quantité de bière d'abbaye décente serait trop lourde à transporter.

A vrai dire, faute d'une meilleure idée, je songe à en profiter lâchement pour écouler tout le stock national de speculoos et leurs produits dérivés (pseudo-Nutella, Galak piégé, etc). Mais si quelqu'un a une idée plus charitable pour mes petits camarades, je prends!