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mercredi 19 juin 2013

Où Airbnb me donne une magistrale leçon de zen



C'était notre deuxième expérience de logement Airbnb à l'étranger. Si la première avait été mi-figue mi-raisin, celle-ci s'est révélée un succès total. Le studio que nous avions réservé se trouvait dans une rue très calme, où de jolis immeubles colorés s'alignaient face à un parc. Nous étions à moins de cinq minutes à pied du métro ou du tram. Nous avons pu préparer nous-mêmes tous nos petits déjeuners et tous nos repas du soir - montant total de nos courses en supermarché pour la semaine: 70€ environ, soit guère plus qu'un seul dîner au resto pour deux à Helsinki. Si on ajoute que le logement lui-même nous est revenu moitié moins cher qu'une chambre d'hôtel correctement placée (402€ pour 6 nuits), on obtient des vacances exceptionnellement bon marché pour un pays scandinave. Sans compter le fait que nous avons pu profiter de la machine à laver de notre hôte pour faire une lessive en milieu de séjour, et qu'il est toujours plus agréable de traîner dans un appartement "à soi" que dans une chambre d'hôtel où l'espace manque souvent, où le petit déjeuner n'est plus servi après une certaine heure et où il faut libérer les lieux avant midi pour que quelqu'un fasse le ménage. 



Mais curieusement, le principal bénéfice de cette location n'aura pas été de nature matérielle. En arrivant dans "notre" studio, nous avons été immédiatement séduits par son plancher en bois clair, par la belle lumière que fournissaient les trois fenêtres disposées à angle droit, avec des arbres pour seuls vis-à-vis, par son côté dépouillé et néanmoins chaleureux. Notre logeur ne semblait posséder que peu d'effets personnels. Un jeu de boules de pétanques posé sur le meuble de l'entrée. Un couple de chiens en peluche qui trônait sur le lit à notre arrivée. Une mini-collection de siphons sur le vieux buffet de style années 60. Un panier contenant une demi-douzaine de paires de grosses chaussettes en laine. Une caisse de transport pour chat en osier. Quelques photos sur le bord d'une fenêtre; de vieilles cartes postales sur la porte du frigo.  Deux tableaux DIY un peu étranges. Et puis des piles de livres alignées contre un mur: biographies de Staline, de Stephen Hawking et du Che, classiques de la littérature anglo-saxonne en VO ou en finnois,  "23 things you need to know about capitalism". Pour le reste, très peu de meubles, et surtout de la récup' comme ce fauteuil rouge à l'assise dure mais étonnamment confortable. Côté électro-ménager, des plaques électriques, un frigo sans congélateur, un lave-vaisselle cassé qui servait de placard annexe, mais ni micro-ondes, ni bouilloire ni aucun autre "gadget".


Ainsi, nous disposions de tout ce dont nous avions vraiment besoin: un lit, une petite table de cuisine et deux chaises, le strict nécessaire pour nous laver et nous faire à manger, de quoi lire si l'envie nous en prenait, et une connexion wifi. Mais rien de plus. Et j'ai trouvé cette absence d'objets superflus merveilleusement reposante. Tous nos choix se trouvaient réduits au minimum. Le soir, je ne me demandais pas ce que j'allais faire à manger ni ce que je boirais après le repas: nous avions acheté juste de quoi cuisiner un plat unique, pile dans la bonne quantité pour deux personnes, et je n'avais apporté qu'un seul type de tisane. Pour les distractions: iPad, lecture, préparation du programme du lendemain à l'aide des deux guides de voyage que nous avions emportés. Le niveau zéro de la prise de tête. 



C'est là que, pour la première fois, j'ai pris réellement conscience de ce que l'abondance pouvait avoir de paralysant. Trop de choix tue le choix. Depuis des années, je lis des bouquins et des blogs sur le thème "Vivre simplement", et j'admire les gens qui ont su réduire dramatiquement le nombre de leurs possessions, mais en me disant que pour ma part, je n'y arriverai jamais. Pendant cette semaine à Helsinki, je me suis mise dans la peau de l'un de ces gens, et j'ai aimé l'expérience à la folie - au point que je n'avais aucune envie de rentrer chez moi pour retrouver toutes les choses qui m'encombrent l'espace et le mental. Bien plus que l'architecture ou les musées de la capitale finlandaise, voilà ce que je retiendrai de ce séjour. 

Depuis mon retour, j'ai reçu plein de réductions canon pour des sites de chaussures où j'ai dépensé des fortunes par le passé. Je suis allée y faire un tour sans conviction, et ça ne m'a pas excitée le moins du monde. Non seulement j'ai effacé les mails promotionnels sans regret, mais j'ai mis en vente sur eBay plusieurs paires parmi mes plus ruineuses et mes plus vertigineuses, jamais portées et qui encombrent mes placards depuis une éternité. Chouchou a proposé qu'on s'achète un écran plat avec ses éco-chèques (nous n'avons plus de télé depuis longtemps); je lui ai répondu que pour regarder un épisode de série télé chaque soir, l'écran de son iMac suffisait bien: à quoi bon nous embarrasser d'un appareil supplémentaire? Pour la première fois de ma vie, quand je regarde autour de moi, je ne me demande pas ce que je pourrais ajouter/acheter pour rendre mon intérieur plus joli, mais ce dont je pourrais me débarrasser pour le rendre plus zen. 

Pourvu que ça dure. 

mardi 18 juin 2013

Geocaching in Helsinki


Depuis que je m'y suis mise avec Chouchou en août 2010, le geocaching a changé ma façon de voyager. Il me fournit une manière gratuite, originale et ludique de visiter de nouveaux endroits; souvent, il m'entraîne dans des lieux à l'écart des sentiers battus où je n'aurais jamais mis les pieds par moi-même. Et je trouve toujours amusant de constater combien les caches varient d'un pays, voire d'une ville à l'autre. Par exemple, elles pullulaient à Stockholm, et c'était essentiellement des micros magnétiques, souvent planquées dans le coude des panneaux de signalisation.

A Helsinki, elles sont nettement moins nombreuses, et les auteurs d'une bonne moitié d'entre elles ne se sont pas donné la peine de traduire leur fiche en anglais - ce qui est particulièrement embêtant quand il y a une énigme à résoudre pour obtenir les coordonnées GPS, et ici, c'était souvent le cas. Ma liste de pré-sélection était donc assez courte, mais elle comportait pas mal de caches de taille 2 ou supérieure, ce qui est d'ordinaire très rare en milieu urbain et toujours plus excitant. Parmi ces caches, deux m'ont particulièrement plu... (Même si vous pouvez lire leur vrai nom sur mes photos, je ne le mentionne pas dans mon texte pour éviter de spoiler d'autres géocacheurs qui feraient des recherches sur Google.)

Musée de la ville:
La fiche disait que la cache était visible depuis l'extérieur, à travers une vitrine, et que le personnel connaissait sa présence. Effectivement, la dame assise derrière le comptoir de la boutique s'est contentée de sourire quand j'ai foncé vers le panier posé sur une étagère avec un couinement de bonheur, puis l'ai emporté vers une chaise pour pouvoir en examiner le contenu à loisir... La discrétion vis-à-vis des Moldus fait partie du jeu, mais une fois de temps en temps, c'est bien de ne pas avoir à s'en inquiéter! Et quel magnifique logbook, du coup...


Tram 3T: 
Pour trouver cette cache-mystère, il faut prendre le tram 3T dans la partie ouest de sa boucle, relever au passage les numéros indiqués sur les abris de certains arrêts, puis les utiliser pour calculer les coordonnées où se trouve la clé de la cache. Coup de bol pour nous, le 3T est l'une des lignes qui dessert le parc d'attractions Linnanmäki où nous avions de toute manière l'intention de nous rendre. Nous avons donc récupéré les numéros le jeudi, effectué nos longues opérations le soir à l'apart', vérifié à l'aide du geochecker que nous obtenions les bonnes coordonnées et parcouru tous les logs de nos prédécesseurs en quête d'indices supplémentaires. Puis, le lendemain matin, nous nous sommes rendus à l'endroit indiqué. 



La clé était dissimulée "sous une petite plaque en métal", selon la fiche de la cache. J'ai commencé à soulever toutes les grilles qui se trouvaient au sol, et tenté de faire de même avec deux plaques d'égout! Mais au final, c'est Chouchou qui a aperçu la bonne plaque, située à hauteur de tête et d'une taille bien inférieure à ce que j'imaginais. Seule, je ne l'aurais probablement pas remarquée. De l'intérêt de géocacher en équipe: on raisonne rarement pareil... A la grosse clé en métal était attaché un autre set de coordonnées. Nous avons fait cent mètres de plus et cherché une serrure dans laquelle nous pourrions introduire notre clé...


Et voilà, une cache de taille et de difficulté 4 dans notre escarcelle! Nous étions très contents de nous sur ce coup-là - juste un peu déçu que nos prédécesseurs n'aient pas profité de toute cette place pour laisser plus d'objets. J'ai emporté le Travel Bug chat, dont la mission est de rentrer en Allemagne. Je le déposerai quelque part en Belgique, ça le rapprochera déjà pas mal de son but.

Au final, nous avons trouvé 11 caches durant notre séjour à Helsinki, autant qu'à Barcelone en novembre dernier, mais beaucoup moins qu'à Stockholm en 2011. Nous en sommes désormais à 222 caches loguées dans 10 pays différents, et nous ne comptons pas nous arrêter là!


Helsinki: le parc d'attractions de Linnanmäki


Au nord-ouest d'Helsinki mais à l'intérieur de la ville même se trouve un parc d'attractions "à l'ancienne" accessible par le tram. Linnanmäki propose tous les manèges traditionnels: grande roue, chaises volantes, maison hantée, carrousel ainsi que plusieurs grands huit (dont un entièrement en bois). L'entrée est gratuite, et on achète ensuite des tickets soit all-inclusive, soit pour un seul tour à 7€ pièce. Plus je vieillis, moins j'apprécie d'être secouée dans tous les sens; nous nous sommes donc contentés de nous balader en prenant des photos, de dessiner un peu, de chercher une géocache que nous n'avons pas trouvée (notre seul échec de ces vacances) et de faire un tour de grande roue avant de manger une glace sur un banc...














lundi 17 juin 2013

Helsinki: l'île-forteresse de Suomenlinna


Construite sur un ensemble de six petites îles, à un quart d'heure de ferry au large d'Helsinki, Suomenlinna est une ancienne forteresse suédoise qui servait autrefois à protéger la Finlande contre une éventuelle invasion maritime par l'empire russe. Aujourd'hui rendue à la vie civile et habitée toute l'année par quelques centaines de personnes, elle est devenue un haut lieu du tourisme local que Chouchou avait envie de visiter. Bravant à la fois le trajet en bateau et la météo pas des plus clémentes ce jour-là, je l'ai donc accompagné. Il faut dire que Suomenlinna a la réputation d'être un haut lieu du géocaching...


Adieu, terre ferme, mon amour!

Mais à peine débarqués, nous devons nous rendre à l'évidence: la batterie du smartphone de Chouchou, qui nous sert de GPS pour nos recherches, est complètement vide. Sans doute aura-t-elle passé la matinée à chercher vainement un quelconque réseau wifi. Me voilà fort contrariée!


Je dois néanmoins admettre que même sous un ciel plombé, la Route Bleue qui traverse les deux îles principales de Suomelinna n'est pas dépourvue de charme...



Et puis surtout... il reste des canons. Pleiiiiin de canons pour dessiner ou faire joujou avec.


Je pointe ou je tire? 


Avant de reprendre le ferry dans l'autre sens, nous nous accordons une pause goûter bien méritée sous le porche du charmant Café Vanille. 


Requinquée par ma tourte à la myrtille, je me surprends même à faire le clown.


Au retour, c'est une magnifique averse qui nous attend au-dessus du port! 


Helsinki: le musée d'histoire naturelle (avec des dinosaures et un Georges-Arthur dedans)



Jusqu'en début de semaine dernière, je n'avais jamais mis les pieds dans un musée d'histoire naturelle. J'évite d'aller au zoo pace que je supporte mal de voir des animaux sauvages enfermés, alors, les mêmes taxidermisés... C'est mon envie de dessiner un dinosaure qui a fini par avoir raison de mes réticences. 

Sis dans un petit "château" néobaroque, le Luonnontieteellinen museo propose à ses visiteurs cinq expositions - trois permanentes et deux temporaires - réparties sur trois étages. Autant dire qu'il y a de quoi s'en mettre plein les mirettes. Au niveau 3, on commence par "L'histoire de la vie"...





Viennent ensuite des salles dédiées à la faune finlandaise, puis aux animaux sauvages du monde entier. Malgré le côté un peu macabre de la taxidermie, je dois reconnaître que tout était extrêmement bien présenté et expliqué, avec de belles et grands vitrines montrant chaque espèce en situation dans son milieu naturel reconstitué. Le manque de lumière et de recul, ainsi que les reflets sur le verre, ne m'ont malheureusement pas permis de prendre beaucoup de photos potables. 





Au rez-de-chaussée, les expositions temporaires du moment étaient consacrés à "L'histoire des os" (une impressionnante collection de squelettes que j'ai laissé Chouchou aller voir tout seul pendant que je dessinais l'éléphant du hall d'entrée), et aux chauve-souris vampires. J'ai particulièrement aimé ce juke-box qui permettait d'entendre les cris de différentes espèces. Saviez-vous qu'il en existe 1200 dans le monde, et que seules 3 d'entre elles consomment le sang des humains? 


Musée d'histoire naturelle
Pohjoinen Rautatiekatu 13
(au croisement avec Arkadiankatu)
Métro Rautatientori
Helsinki
Fermeture hebdomadaire le lundi
Entrée adulte: 10€

samedi 15 juin 2013

Helsinki: images en vrac


Nous venons juste de rentrer d'Helsinki (bien à contrecoeur). J'ai passé la soirée à trier les centaines de photos prises cette semaine, et en attendant de rédiger des billets spécifiques sur les endroits ou les choses qui m'ont le plus marquée, je vous livre déjà quelques clichés de ces vacances...



Tuomiokirkko, la cathédrale luthérienne de style néoclassique qui se dresse au centre de la capitale finlandaise. Les touristes aiment à se reposer sur ses marches; nous y avons d'ailleurs déjeuné un midi.


Aleksanterinkatu, équivalent local de la rue Neuve en un poil plus classe, est portionnée à l'aide de plaques représentant différents animaux: dromadaire, girafe, âne, lapin... et même une licorne. 
On notera que partout à Helsinki, l'affichage se fait simultanément en finnois et en suédois, qui sont les deux langues officielles du pays. 


Pour ne pas déroger à la tradition, nous avons pris notre premier repas des vacances au HRC local. Les prix étaient encore plus atroces qu'ailleurs, mais la sublime limonade fraise-basilic et le vrai cheesecake (= avec une croûte PAS en speculoos) le valaient bien. 


Les lilas fleurissaient à travers la ville, je n'en avais jamais vu autant dans un même endroit. (J'espère que ce sont bien des lilas, sinon je vais avoir l'air tout spécialement idiote!)


Ce food truck stationné dans la partie basse d'Unionkatu propose des "burgers" froids au saumon fumé accompagné de chou-fleur frit. Miam. 





Les trois photos ci-dessus ont été prises dans un musée dont je n'ai pas retenu le nom, mais qui se trouvait juste face au food truck et qui proposait une petite expo très bien scénographiée appelée "Mad about Helsinki".


Eteläesplanadi, promenade verte bordée de boutiques chic et de cafés. Au moindre rayon de soleil, les gens vont s'affaler sur ses pelouses, et nous n'avons pas dérogé à la règle en sortant assoiffés du flagstore Marimekko! On notera que sur toute statue d'Helsinki, à tout moment, une mouette est toujours perchée. 


Les Moomin de Tove Jansson sont omniprésents dans toute la Scandinavie, mais plus particulièrement en Finlande, leur pays d'origine, où des boutiques entières leur sont consacrées.


Les jardins botaniques de l'université. Nous y avons trouvé une géocache et dessiné une des serres. 


L'architecture d'Helsinki, mêlant néoclassique, Art Nouveau, romantisme moderne et pragmatisme soviétique (je sais, ça n'est pas un genre officiel, mais je me comprends), a mis quelque temps à me séduire. Si je dis que je préfère les petites maisons colorées et sans prétention de Copenhague ou de Reykjavik, est-ce que les historiens parmi vous vont me lapider? 


Au musée d'histoire naturelle (auquel je consacrerai un billet), nous avons dessiné des dinosaures - YEAH!


Chaque soir à la petite table de cuisine de l'appartement que nous avions loué par airbnb, je préparais la journée du lendemain en buvant un thé dans mon nouveau mug Marimekko. 


Sur le marché central de Kauppatori, parmi les étals de brols destinés aux touristes, des échoppes proposent des calamars ou de petits poissons frits, ainsi que du saumon grillé ou sous forme de soupe avec des pommes de terre, de la crème et de l'aneth. C'est divinement bon et ridiculement pas cher (pour la Finlande).



Après la croisière-sans-baleines à Reykjavik l'an dernier, j'avais juré de ne plus remonter sur un bateau de toute ma vie. Mais 15 mn de ferry pour atteindre l'île-forteresse de Suomenlinna (qui aura elle aussi droit à son propre billet), c'était encore dans mes possibilités. 


Pour la modique somme de 8€ consommations non incluses, le Sparakoff, tramway rouge aménagé en bar, vous fait faire une visite pseudo-touristique de la ville sans le moindre commentaire, mais avec des ivrognes à gogo. Parfois, mon instinct de voyageuse urbaine me lâche lamentablement.


Dinos forever and everywhere.


Dans le fond, Kallion Kirkko. Devant, le chou de Bruxelles croisé avec une mongolfière tombée dans la boîte de Caran d'Ache d'un daltonien: je n'ai pas la moindre idée de ce dont il s'agit.



Deux photos du parc d'attractions de Linnanmäki (autre billet à venir).


Juste: pourquoi???






Le Kiasma, musée d'art contemporain d'Helsinki, idéal pour occuper un après-midi pluvieux.