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jeudi 7 juillet 2016

"Harry Potter: the Exhibition" au Brussels Expo




Je me doute que je vais encore passer pour une râleuse, mais tant pis. 

Quand les réservations pour l'expo Harry Potter ont ouvert en février dernier, j'ai bondi pour acheter deux billets en ligne (l'unique moyen de se les procurer: il n'y a pas de vente sur place). J'ai un peu tiqué devant le prix - 21€ par adulte, tout de même... - mais j'avais lu des articles sur le passage de l'expo à Paris l'année dernière, et apparemment, les pièces exposées étaient différentes de celles que nous avions déjà vues aux studios de la Warner Bros près de Londres. Du coup, comme je suis vraiment très fan de l'univers de J.K. Rowling et des films qui en ont été tirés, j'ai pensé que ça vaudrait le coup. Et qu'avec un peu de chance, le système de réservation pour un créneau horaire bien précis fluidifierait le traffic en supprimant les longues files d'attente et la foule à l'intérieur. 

HA HA HA HA HA HA HA. (Ceci est un rire plus jaune qu'un citron élevé en Floride et souffrant d'un ictère galopant.)




En fait, donc, nous nous sommes cogné environ une heure d'attente, la moitié en extérieur et la moitié en intérieur - alors que, la porte du hall 2 franchie, nous pensions pénétrer dans l'exposition même: erreur, grosse erreur! Lorsque nous avons fini par nous retrouver poussés dans une pièce où nous avons dû subir en groupe une petite présentation du choixpeau, ma patience, qui n'est pas ma plus grande qualité dans les meilleures circonstances, avait déjà largement atteint ses limites. Chouchou m'a dit: "Tu vas voir, le gag, c'est qu'on va continuer en file indienne pendant toute l'expo". C'était une tentative d'humour. Et malheureusement, il s'est avéré qu'elle collait plus ou moins à la réalité.

Dans la première vraie salle d'expo, un troupeau compact piétinait à tel point que j'ai failli m'élancer directement vers la sortie l'écume aux lèvres, en bousculant tout le monde sur mon passage - un peu comme à l'expo David Bowie l'an dernier, en fait. Impossible d'approcher les vitrines avec les dizaines de gens plantés devant un audioguide collé à l'oreille, et entre mon mètre cinquante-quatre et l'obscurité ambiante, impossible d'y voir quoi que ce soit à plus de cinquante centimètres de distance. Je vous jure que ma zénitude a été mise à très, très rude épreuve. 










Passé la première salle, la foule s'est légèrement dispersée, ce qui m'a permis de ne pas finir la journée en prison pour avoir sauvagement mordu une douzaine de lambins. J'ai pu essayer de me faire une opinion objective sur l'expo elle-même, et voici ce que j'en pense. Non, elle n'est pas redondante avec celle des studios de la Warner Bros, et oui, elle est plutôt bien fichue avec ses regroupements thématiques: une grande salle pour les cours à Poudlard, une consacrée au quidditch, une aux créatures surnaturelles, une autre aux forces du mal, etc. On peut essentiellement admirer des "petites pièces": costumes et accessoires plutôt que décors imposants, bien que la mise en scène soit également assez soignée. 










En revanche, j'ai regretté la quasi absence d'éléments interactifs, alors que l'univers de Harry Potter s'y prête si bien. Deux ou trois stands de prise de photos (payantes, évidemment), la possibilité de "déraciner" une plante hurleuse ou de s'asseoir dans le fauteuil géant d'Hagrid et, euh, c'est tout. En une demi-heure, nous avions fait le tour. La visite se conclut par l'inévitable boutique pleine de gadgets licenciés, et pas forcément les plus chouettes qui existent. 










En résumé: l'expo est pas mal mais pourrait être mieux, surtout pour le prix, et les conditions de visite sont juste épouvantables pour qui craint un peu la foule. Si j'avais su, honnêtement, je ne serais pas venue. 

Jusqu'au 11 septembre 2016 à Brussels Expo (métro Heysel)
Réservations en ligne ici

dimanche 2 mars 2014

L'horrible soupçon




Dans une période de disette sériesque, j'ai ressorti mon intégrale DVD de "Gilmore girls" pour la faire découvrir à Chouchou qui avait beaucoup aimé "Bunheads", de la même créatrice. Comme prévu, il a accroché tout de suite. Mais dès la deuxième saison, un contentieux est né entre nous: Chouchou ne comprenait pas que la studieuse Rory puisse être attirée par Jess le bad boy alors qu'elle sort déjà avec l'adorable Dean. "C'est quand même évident, ai-je expliqué sur un ton un peu agacé. Dean est gentil, mais il a autant de conversation qu'un des pneus usagés des voitures qu'il bricole. Jess est un petit con, mais un petit con super intéressant qui lit les mêmes livres et écoute la même musique qu'elle. Avec lui, au moins, elle peut parler." Rien à faire: nous sommes maintenant au début de la saison 3, et Chouchou continue à pester à chaque apparition de Milo Ventimiglia à l'écran, haranguant Alexis Bledel et lui hurlant qu'elle n'a aucun goût, tandis qu'un sourire extatique illumine son visage dès que Jared Padalecki fait son entrée en scène. J'attends le moment où il va se faire imprimer un T-shirt "Team Dean".




Hier soir, comme une épaule gauche en miettes m'empêchait d'envisager toute activité un poil rock'n'roll telle que, par exemple, ranger mes pulls dans l'ordre des couleurs de l'arc-en-ciel, nous avons décidé de reprendre la série des films "Harry Potter" là où nous nous étions arrêtés l'an dernier, soit au sixième. Dans "The half-blood prince", Harry embrasse enfin Ginnie (ou l'inverse, plutôt) tandis qu'Hermione se désespère de voir Ron sortir avec une bimbo. "Tu sais que J.K. Rowling a récemment admis qu'elle avait fait une grosse bourde en formant le couple Hermione-Ron, et que Hermione-Harry aurait été beaucoup plus logique?", révéle-je à Chouchou. "Ben, pourquoi?" "Mais enfin, c'est évident! Hermione est la sorcière la plus brillante de sa génération, alors que Ron est un sombre crétin!" "Il est gentil et courageux." "OK, mais de quoi vont-ils parler jusqu'à la fin de leurs jours?" "L'amour, ce n'est pas que parler." "Oui, enfin, je te rappelle que la première chose qui m'a plu chez toi juste après ton talent pour les bisous et ton risotto aux pleurottes, c'est quand même le fait que je sortais de 7 ans de relation avec un type complètement inculte qui ne s'intéressait qu'aux arts martiaux, à la plongée et à sa moto, et que je trouvais miraculeux de pouvoir avoir des conversations intelligentes avec mon partenaire!". Chouchou baisse le nez et, évitant mon regard, marmonne d'un air gêné: "...La gentillesse, c'est important."

Alors, un horrible soupçon me traverse. 

Et si j'étais la gentille crétine de Chouchou? 

jeudi 7 février 2013

"The making of Harry Potter": visite des studios de la Warner Bros


Depuis mars 2012, les studios de la Warner Bros situés à 30 km de Londres ont été transformés en exposition permanente dédiée aux films Harry Potter. Les touristes peuvent y accéder en prenant un bus Golden Tour au départ de la gare Victoria, ce que nous avons fait hier matin. Suivez-moi dans une petite visitée guidée en images...


Passé l'entrée dans une salle tapissée d'affiches de tous les pays, le visiteur prend place dans une salle de cinéma où un petit film lui explique la génèse des huit films de la série. En tout, ce sont pas moins de 4000 personnes qui ont travaillé à leur création, et comme le disent les jeunes acteurs, eux-mêmes ne sont que la partie visible de l'iceberg. Le tournage étalé sur dix ans a nécessité la fabrication de centaines de décors et de dizaines de milliers d'accessoires dont les plus emblématiques ont été regroupés ici. Puis l'écran se lève, dévoilant la porte du réfectoire de Hogwarts qui s'ouvre devant les yeux émerveillés des spectateurs...




On pénètre ensuite dans un immense hangar où ont été reconstitués les décors les plus connus de la série: la salle commune de Gryffindor, le dortoir des garçons, le bureau de Dumbledore, la salle des potions, la cabane de Hagrid la salle à manger de chez les Weasley, les cheminées du Ministère de la Magie, le bureau de Dolores Umbrage... 









Dans un coin du hangar, il est possible de se faire filmer incrusté sur un fond vert. A deux, on peut ainsi conduire la voiture volante des Weasley; seul, on enfourche un balai pour livrer un match de Quidditch. Bien entendu, les photos sont en vente dans la minute qui suivent pour la modeste somme de £12 pièce!

On traverse ensuite une cour dans laquelle se dressent des décors extérieures tels que la tombe de Tom Riddle, la maison de l'oncle et de la tante de Harry, la chaumière de James et Lily Potter, le bus londonien violet ou le pont de Hogwarts. 

Retour à l'intérieur pour un aperçu de la fabrication des créatures fantastiques qui peuplent Harry Potter, ainsi que des masques et prothèses en latex portés par certaines comédiens. Au sortir de l'atelier, on débouche dans une reconstitution grandeur nature de Diagon Alley (sûrement ma partie préférée de l'exposition!)...







Puis place à la conception graphique, avec toute une série de plans, de dessins et de maquettes en carton blanc à petite échelle... jusqu'à ce qu'au détour d'un virage, on découvre la Mère de Toutes les Maquettes: celle qui a servi à filmer tous les plans d'ensemble de Hogwarts.



La visite s'achève dans une salle remplie de petites boîtes-tributs et portant chacune une étiquette au nom d'une des 4000 personnes ayant participé à la création des films. J.K. Rowling et Daniel Radcliffe y sont mélangés avec les plus humbles des techniciens, et leurs boîtes ne sont ni plus belles ni plus grosses que les autres. 

Enfin, on débouche dans une impressionnante boutique de souvenirs où achever de se ruiner en Pottereries. Personnellement, je suis restée très sage, résistant à l'appel d'une licorne en peluche et de la baguette de Mad-Eye Moody (ma préférée de la série) pour n'emporter qu'un magnet Buckbeak et un porte-clés Ravenclaw. 

Il va sans dire que cette exposition est magnifique: à la fois très riche en contenu et superbement scénographiée. Un soin extrême a été apporté aux moindres détails, et la disposition des éléments fait que l'on peut aisément prendre de belles photos sans visiteurs-parasites dessus. Par contre, le prix est à la hauteur de l'effort fourni par WB: 70€ par adulte pour l'aller-retour en bus depuis Londres + la visite du musée, il faut pouvoir... 

Je regrette aussi que la cafétéria (seul moyen de se restaurer sur place, ce qu'on est plus ou moins obligé de faire avec un bus qui arrive dans la matinée et repart dans l'après-midi) ne propose que des salades, des sandwichs et des gâteaux certes bons, mais super chers et sans aucun rapport avec Harry Potter - alors que le restaurant du musée Ghibli à Tokyo s'est donné la peine de créer de véritables plats en rapport avec ses productions. 

Mais je ne vais pas bouder mon plaisir: même si j'ai trouvé ça étrange de "voir en vrai" certains décors, parce que ça leur faisait perdre un peu de leur magie, j'ai adoré ma visite des studios de la Warner Bros, et je la recommande à tous les fans de Harry Potter qui auront la possibilité de s'y rendre. 

dimanche 24 juillet 2011

"Harry Potter and the deathly hallows - part 2"


(Attention: spoilers!)

Après une première tentative ratée le jour du 14 juillet - aucun cinéma à Toulouse ne passait le film en VO et en 2D -, Chouchou est moi sommes allés voir HP 7.2 cet après-midi. Je ne vais pas vous raconter l'histoire: si vous n'avez pas vu les épisodes précédents, vous vous en foutez, et si vous avez vu les épisodes précédents, vous irez voir celui-là aussi de toute façon. Je ne vais pas non plus dresser une liste des scènes présentes dans les bouquins et sucrées à l'écran, d'abord parce que je ne les ai sans doute pas toutes relevées et ensuite parce que je comprends la nécessité de faire des choix pour adapter un bouquin de 700 pages. Non, je vais bêtement me contenter de vous livrer mon ressenti.

J'étais très curieuse de voir ce que deviendrait la bataille de Hogwarts transposée à l'écran. Pour moi, c'était LE passage le plus intensément dramatique du dernier tome de la série, bien avant le pseudo-sacrifice d'Harry. Et la scène m'a, il faut bien le dire, laissée assez froide. Oui, il y a plein d'effets spéciaux, le quota règlementaire d'explosions et une musique convenablement angoissante. Mais le spectateur n'est jamais vraiment DANS la bataille, qui sert seulement de toile de fond aux agissements d'Harry. Du coup, il ne la voit pas du point de vue de ceux qui luttent et meurent, et l'ensemble manque singulièrement d'émotion.

Par contre, tout le passage pendant lequel Harry regarde dans le Pensieve et découvre les motivations réelles de Snape, ainsi que la vérité sur la mort de Dumbledore et le sort qui l'attend... Ca, ça ne m'avait pas particulièrement remuée dans le bouquin, et ça m'a carrément fait verser quelques larmes discrètes dans mon fauteuil. J'impute ma madeleinisation incongrue au charisme ténébreux talent d'Alan Rickman qui m'a scotchée à chacune de ses apparitions. Pour moi, son personnage est le vrai héros de la série.

Le reste du film souffre à mon avis du même gros problème que le bouquin: "résurrection" inutile et épilogue mièvre à souhait, mais les scénaristes pouvaient difficilement changer la fin de la saga la plus vendue de tous les temps. Et rien que pour les scènes dans lesquelles figure Snape, je n'ai pas l'impression d'avoir perdu 2h40 et 10€. Je suis partie au cinéma en scandant: "Har-ry Pot-ter! Har-ry Pot-ter!"; j'en suis revenue en chantant: "A-lan Rick-man! A-lan Rick-man!". C'est vous dire l'effet qu'il m'a fait.

dimanche 21 novembre 2010

"Harry Potter and the deathly hallows - part 1"

Amis français fans du jeune sorcier au front barré d'une cicatrice, détestez-moi: le film est sorti en Belgique mercredi dernier, et Chouchou et moi avons réussi à le voir ce week-end malgré l'affluence prévisible dans les salles de cinéma.

Si vous n'avez pas lu les livres, je me demande vraiment ce que vous avez de mieux à faire pendant votre temps libre vous préviens: ce post est bourré de spoilers.

Or donc... Quand j'ai su que les producteurs comptaient adapter ce septième et dernier tome de la saga de J.K. Rowling en deux films, j'ai un peu tordu le nez. J'avais trouvé que le bouquin contenait beaucoup de longueurs dont je me serais bien dispensée, et je craignais qu'elles se retrouvent encore davantage étirées à l'écran. Sur ce point, je n'avais pas tort. Je maintiens que le passage où Harry, Ron et Hermione campent dans la forêt est désespérément looooong et chiant.

Pour le reste, l'atmosphère pesante est rendue à merveille, tout comme le parallélisme même pas voilé avec le nazisme. Les décors et les paysages sont somptueux dans le genre déprimant. En revanche, les scènes de batailles magiques deviennent toujours trop rapides à mon goût une fois adaptées en images: je n'ai jamais le temps de comprendre ce qui se passe. Ce fut le cas dans la poursuite du début, quand les amis d'Harry se transforment en lui pour désorienter les séides de Voldemort et lui permettre de gagner le Terrier.

Malgré quelques traits d'humour bienvenus, on reste tout le long dans un registre décidément tragique. C'est la guerre; il y a des sacrifices à consentir et des victimes à pleurer. A cet égard, la scène du début où Hermione efface son souvenir de la mémoire de ses parents, et celle de la fin où Dobbie meurt dans les bras de Harry ont largement de quoi serrer la gorge du spectateur.

Petites doléances personnelles: on ne voit pas assez Alan Rickman (mais ça devrait changer dans la seconde partie), et quand Daniel Radcliffe se déshabille, ça ne provoque pas la même réaction que quand Taylor Lautner alias Jacob le loup-garou enlève son T-shirt dans "Twilight". Ah oui, et puis évidemment, ça fait chier d'attendre juillet pour voir la fin. A part ça, vous pouvez y aller, le film est bon. Je ne suis tout de même pas sûre qu'il ne fasse pas peur aux jeunes enfants.

vendredi 17 juillet 2009

"Harry Potter and the half-blood prince"

Forcément, même un film de deux heures et demie ne peut rendre la complexité du bouquin de 600 pages bien denses dont il est tiré. Alors, pour n'omettre aucun élément essentiel de l'intrigue, les scénaristes suppriment tous les détails qui, à mon humble avis, faisaient la saveur des romans: les scènes de la vie estudiantine à Hogwarts, les personnages secondaires délicieusement excentriques...

De "Harry Potter and the half-blood prince", il ne reste donc que l'ossature dont la noirceur est à peine atténuée par l'humour des premiers émois sentimentaux de nos jeunes héros. Les comédiens ont grandi plus vite que leurs personnages, et cela nuit un peu à la crédibilité de l'ensemble. En revanche, Alan Rickman n'a qu'à toiser Daniel Radcliffe d'un air pincé pour voler la vedette à tous ses partenaires: quelle présence! J'ai regretté qu'on ne voit pas davantage Evanna Lynch, l'actrice qui joue Luna Lovegood - mon personnage préféré.

Sinon, le film contient quelques scènes assez réussies, même si la fin m'a paru un peu expédiée. On sent que "Half-blood prince" est un épisode de transition, axé autour de la découverte qui va fournir la base du septième et dernier opus de la série. J'espère que le fait d'avoir scindé celui-ci en deux permettra de donner à "Harry Potter" une conclusion de l'ampleur qu'il mérite.

dimanche 21 octobre 2007

La nouvelle ébouriffante du jour

Et comme l'a dit quelqu'un sur un forum que je préquente:
"It shows that there's no limit to what gay and lesbian people can do, even being a wizard headmaster."
---> J'ai essayé différents intonations pour celle là, et elles sont toutes drôles. Respect.

vendredi 10 août 2007

Le mystère Harry Potter en français

A la lecture de cet article signalé par Egogramme, je me pose pas mal de questions:
- Comment quelqu'un (à plus forte raison un ado de 16 ans) a-t-il pu traduire un bouquin aussi gros en à peine deux semaines? Il n'est fait mention nulle part de la qualité de son oeuvre, mais quinze jours, c'est le temps qu'il aurait fallu ne serait-ce que pour taper l'intégralité du texte dans un logiciel de traduction automatique!
- Pourquoi tombe-t-il sous le coup d'une violation de la propriété intellectuelle? Le texte est désormais disponible pour le grand public; n'importe quelle personne capable de lire l'anglais peut en prendre connaissance. Alors, à partir du moment où il ne vend pas sa traduction, je ne situe pas bien le problème.
- Comment se fait-il que le traducteur officiel ait eu connaissance du texte en même temps que les lecteurs lambda, alors que la version française doit sortir en octobre et qu'il faut compter un délai de fabrication de deux mois minimum? N'aurait-il pas pu travailler sur épreuves en signant une clause de confidentialité (une pratique sinon courante, du moins existante dans le milieu de l'édition)?
- Et pourquoi, POURQUOI, ce n'est pas moi la traductrice officielle de Harry Potter? A l'origine, les enchères pour les droits français de la série avaient lieu entre Gallimard et un autre éditeur pour lequel je travaillais, et qui avait prévu de me confier le boulot s'il l'emportait. Mais voilà: il n'a pas mis assez de sous sur la table. Je pense que c'est la plus grosse opportunité manquée de ma vie (même si je n'y suis personnellement pour rien).

dimanche 29 juillet 2007

"Harry Potter and the deathly hallows"


Autant après la lecture de "Half-blood prince", je m'étais précipitée sur internet malgré l'heure tardive pour rédiger mes commentaires immédiatement, autant je suis bien embêtée après avoir fini "The deathly hallows" cette nuit. Je ne suis même pas foutue de dire si j'ai aimé ou non dans l'ensemble.

Je savais que ce dernier roman de la série ne se déroulerait pas dans le cadre habituel de Hogwarts, mais j'imaginais quelque chose de plus... rythmé et équilibré dans la narration. En fait, les deux premiers tiers du bouquin sont une succession d'affrontements violentissimes et de looooongs chapitres où il ne se passe rien, et où on s'ennuie presque autant que les jeunes héros dans leur tente au fond des bois. Tous les horcrux manquants sont récupérés et détruits à la va-vite sur la fin, après des mois de glandouille à se demander où ils pourraient bien être. L'action exclusivement centrée sur Harry, Ron et Hermione nous prive de tous les personnages secondaires qui faisaient le charme de la série.

Heureusement, cela s'arrange pendant la très épique et très dramatique bataille de Hogwarts qui oppose la flotte des jeunes Rebelles à sang bouillonnant aux forces de l'Empire menées par le sinistre Empereur les apprentis magiciens, leur famille, leurs amis et leurs profs (bref, tous les gentils de la série) aux Death Eaters menés par Voldemort en personne. Là, on a vraiment droit à un moment d'une grande intensité dramatique qui culmine, comme les lecteurs attentifs et un minimum futés s'y attendaient, par le sacrifice d'Harry.

Qui culmine, mais qui ne se termine pas. Et c'est bien là pour moi la principale faute du livre. Car tel un scénariste des X-Men, JK Rowling se débrouille pour justifier la résurrection de son héros. D'accord, elle emploie un argument construit à partir de détails intégrés dans son histoire depuis plusieurs tomes, et donc vaguement crédible. Mais d'un point de vue littéraire, je trouve que ça manque de courage et de cohérence. (Accessoirement, ça donne l'impression que Rowling accumule les morts de personnages secondaires pour compenser le fait qu'elle va épargner les trois principaux.)

Pour moi, Harry devait mourir en même temps que Voldemort. Ca aurait été une conclusion beaucoup plus forte, au lieu du mièvre épilogue 19-ans-après dont l'auteur nous gratifie: ils se sont tous mariés entre eux, ils ont eu plein d'enfants choupinets auxquels ils ont donné les prénoms des disparus, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Après 400 pages au rythme heurté et 200 autres très intenses, je suis vraiment déçue que la fin tombe à plat de la sorte.

PS: Bien contente de voir que j'avais raison pour Snape, et un peu perturbée par l'étrange attirance que ce personnage exerce sur moi.

lundi 23 juillet 2007

Encore une malédiction de gaspillée

Après vérification, il semblerait que ni Amazon ni la Poste ne soient responsables de l'absence de Harry Potter n°7 dans ma boîte.
Parce qu'il se pourrait qu'en fait, euh... J'aie tout simplement oublié de le commander.

dimanche 22 juillet 2007

Grrrrr

Au lieu de passer ce dimanche à dévorer les aventures d'un jeune sorcier, je le consacre à traduire les aventures d'une jeune sorcière. La peste soit d'Amazon et de la Poste qui ne m'ont pas livré "Harry Potter and the Deathly Hallows" hier. La moitié du monde civilisé connaîtra la fin de la série avant moi.
[ETA: bénie soit Wikipédia, je vais pouvoir cesser de fouiller frénétiquement internet et reprendre une activité normale en attendant mon bouquin.]

vendredi 13 juillet 2007

Parce que le cinéma est un bon endroit où se réfugier quand il pleut dehors

Je n'avais pas mis les pieds dans un cinéma depuis octobre dernier - une période d'abstinence record pour moi qui avait l'habitude d'y aller deux ou trois fois par mois. Oui mais j'avais négligé de renouveler l'abonnement qui me permettait de payer les places 5 euros chez Pathé, et à 10 euros la place tarif normal, je ne prends pas le risque d'aller voir un sombre navet.
Je me suis un peu rattrapée cette semaine en y allant deux fois coup sur coup avec mon chéri. "Shrek 3" était, comme l'annonçaient les critiques, bien inférieur aux deux précédents malgré quelques bons moments. J'ai été déçue par la fin très convenue réservée à ce personnage si politiquement incorrect au départ: les enfants, y'a que ça de vrai, bla bla bla. Passons.
Quant à "Harry Potter et l'Ordre du Phénix"... C'était, de toute la série, le livre que j'avais trouvé le plus faible - beaucoup de longueurs et une intrigue qui tenait moyennement la route. Et de façon symétrique par rapport à "Harry Potter et la Coupe de Feu" - mon livre préféré, qui avait fourni à mon goût le plus mauvais des films -, "Harry Potter et l'Ordre du Phénix" est mon film préféré jusqu'ici. Déjà, la scène d'ouverture est tournée presque comme dans un film d'auteur et donne immédiatement le ton: sombre, mais moins étouffant que dans le bouquin. La nécessité de tout faire tenir en deux heures de pellicule amène le réalisateur à supprimer les scènes chiantes et non indispensables au développement de l'histoire. Le côté geignard et irrascible du héros, bien qu'évoqué, ne revient pas sans cesse sur la table. L'actrice qui joue Dolores Umbridge est impeccable en nazie rose bonbon, et celle qui interprète Luna Lovegood, juste craquante. La noirceur globale de ce cinquième opus est contrebalancée par davantage d'humour que dans le livre. Bref, une très bonne cuvée globalement.
Et en plus pour une fois, j'ai réussi à le voir en VO :)

mardi 10 juillet 2007

Harry, un ami qui vous occupe bien

Si le monde était bien fait (ou si j'avais eu un soupçon de présence d'esprit quand ma nouvelle gynéco et moi avons fixé une date), je me serais fait opérer une semaine plus tard. Et j'aurais pu combiner ma récupération d'anesthésie générale à la lecture de l'ultime Harry Potter.

Je me souviens encore d'avoir attaqué le tout premier sur les gradins du gymnase de Saint-Martin-de-Crau. On était en janvier 2000. A l'époque, l'Homme et moi venions juste d'entamer une liaison clandestine et pour passer un dimanche avec lui, je l'avais accompagné à un stage d'aïkido réservé aux hauts gradés. Pendant que deux douzaines de gugusses en pyjama blanc et jupe-culotte bleu marine s'agitaient sur le tatami en contrebas, j'ai ouvert mon édition anglaise à couverture souple et je me suis plongée dans les aventures du petit sorcier à la cicatrice en forme d'éclair. Dès les premières phrases, j'ai été captivée. Quand les autres élèves de notre club sont arrivés deux heures plus tard pour participer au cours des ceintures de couleur, je n'avais aucune envie d'aller me changer. Je voulais rester là dans ma bulle et dévorer la suite de l'histoire.

J'ai lu les tomes 2 et 3, déjà sortis en anglais, dans la foulée. Au mois de juillet, j'ai glissé le tome 4 fraîchement paru - et jubilatoirement massif - dans ma valise avant de partir en Haute-Loire. Je m'étais portée volontaire pour veiller sur mon grand-père pendant les vacances de son auxiliaire de vie. Dans la journée, une fois les tâches ménagères expédiées (ce doit être l'unique fois de ma vie où j'ai repassé, et ce n'était même pas pour moi, admirez l'abnégation!), je m'installais à la table de la salle à manger pour bosser sur mon portable Toshiba pendant que Doudou regardait la télé avec son casque. Et le soir, dans la chambre où ma soeur et moi dormions quand nous étions enfants, je lisais jusqu'à ce que mes yeux me brûlent de fatigue. Cette fois, au moins, je n'étais pas obligée de me planquer sous les couvertures avec une lampe de poche. La première nuit, je n'ai relevé la tête qu'au lever du soleil.

J'ai savouré les tomes 5 et 6 vautrée sur le canapé de chez l'Homme, en les faisant durer le plus possible. J'ai été déçue par "L'Ordre du Phénix" et rassurée par "Le Prince de Sang-Mêlé". En attendant la sortie du tome 7, j'ai comme tout le monde échafaudé mes théories et fait mes prédictions sur la fin de la série (en fait Snape est un gentil; Harry meurt en éliminant Voldemort). D'ici quinze jours, je saurai si j'avais vu juste ou non.

A côté de ça, j'attends de recevoir le tome 2 des Gentlemen Bastards de Scott Lynch. Et je dois déjà avoir une vingtaine de bouquins qui attendent sur ma table de nuit. Plus environ 200 photos à scraper. Normalement, c'est pas cet été que je commence à m'ennuyer dans la vie.

lundi 8 janvier 2007

La nouvelle littéraire du jour

Le septième et dernier tome de Harry Potter s'intitulera "Harry Potter and the deathly hallows". Date de parution encore inconnue. Ce qui m'empêche de bloquer dès maintenant deux jours complets pour le dévorer tranquillement blottie sous ma couette ou affalée sur mon transat selon la saison.

mercredi 7 décembre 2005

"Harry Potter et la coupe de feu" (2)

Le livre est, sans conteste, mon préféré de la série: celui où l'histoire bascule définitivement vers le tragique et les héros vers l'âge adulte. J'attendais le film avec impatience. Quelques connaissances avaient été le voir avant moi, et leur avis plutôt tiède m'avait amenée à revoir mes espoirs à la baisse.
...Mais pas encore assez.
Au bout d'un quart d'heure, j'étais absolument catastrophée. "C'est un massacre!" soufflai-je à l'Homme, qui leva les yeux au ciel d'un air entendu et se garda bien de répondre. La coupe du monde de quidditch, expédiée en deux minutes douze! Les scènes qui s'enchaînaient brutalement, avec des dialogues réduits à leur plus simple expression! Heureusement, tout cela fut un peu rattrapé par l'hilarante préparation du bal de Noël. Ensuite... J'assistai à un naufrage de deux heures qui m'attrista infiniment plus que celui du Titanic (pendant lequel Etre Exquis s'était endormi).
Je comprends que 2h35, ce n'était pas suffisant pour caser tous les détails du bouquin. Je comprends - même si je le déplore - que le Front de Libération des Elfes de Maison soit passé à la trappe, que Luna Lovegood n'apparaisse nulle part et que le statut d'animage de Rita Sketeer ne soit jamais révélé. Je comprends aussi que ça n'est pas la faute du réalisateur si les jeunes acteurs grandissent plus vite que leurs personnages et si Daniel Radcliffe fait figure de nabot échappé du "Seigneur des Anneaux" à côté de ses camarades. Je veux bien accepter les changements de costumes et de décors, même s'ils ne me semblaient pas indispensables. Mais était-il vraiment nécessaire de focaliser le film sur les scènes d'action (autrement dit, les épreuves du tournoi) en occultant tout ce qui fait le charme des livres de JK Rowling? Plus d'intrigue à proprement parler. Très peu de temps consacré à la psychologie des personnages et à l'évolution de leurs rapports. En échange, une débauche d'effets spéciaux qui m'ont laissée totalement froide.
Dire que je suis déçue serait un doux euphémisme.

samedi 23 juillet 2005

"Harry Potter and the Half-Blood Prince" (4)

Je viens juste de terminer le sixième tome des aventures d'Harry Potter, et malgré l'heure tardive (3h30 du matin...) je ne résiste pas à l'envie de rédiger immédiatement mes impressions.

Commençons par la fin. Depuis le premier tome, Rowling essaie de faire passer Snape pour un gentil incompris, et j'étais persuadée que c'était un vrai méchant. Maintenant qu'elle semble avoir prouvé que c'est un vrai méchant, je suis à peu près certaine que c'est un gentil incompris. Voici comment j'interprète la confrontation entre Dumbledore et lui en haut de la Tour d'Astronomie: Dumbledore ne supplie pas Snape de l'épargner - il le supplie de l'achever. Il sait qu'il n'a plus aucune chance de s'en sortir, et il veut 1/éviter à Draco de devenir un assassin 2/préserver la couverture de Snape 3/peut-être même éviter que Snape se sacrifie pour lui, s'il est au courant pour l'Unbreakable Vow. Quant au regard que lui lance Snape avant de le tuer, je pense que la haine qu'il traduit est soit dirigée contre lui-même, soit contre Dumbledore parce que celui-ci le force à faire quelque chose pour lequel il va encore se haïr. La suite me paraît aller dans le sens de cette théorie: quand Harry le rattrape, Snape ne le tue pas - mieux, sous couvert de se moquer de lui, il lui donne des conseils pour livrer un duel contre quelqu'un de plus puissant (utiliser des sorts non-verbaux et apprendre à fermer son esprit).

Pour le reste... J'ai beaucoup apprécié le retour à une atmosphère moins glauque malgré la menace qui pèse sur Hogwarts pendant toute l'année scolaire. Harry revient à un comportement plus raisonnable vis-à-vis de ses amis, et les relations amoureuses entre les élèves prennent une place prépondérante - ce qui paraît bien normal chez des ados de seize ou dix-sept ans, logiquement gouvernés par leurs hormones. Quelques scènes m'ont fait rire tout haut; Dieu merci on retrouve l'humour qui avait totalement disparu dans "Order of the Phoenix". Et la fin, très prenante, dégage une belle intensité dramatique.

Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai apprécié "Half-Blood Prince" davantage que "Prisonner of Azkaban" et surtout que "Goblet of Fire", mais il n'est vraiment pas loin derrière. Quand je pense qu'il va falloir attendre encore deux ou trois ans pour lire le septième et dernier tome! Je suis très curieuse de savoir si Harry reviendra à Hogwarts ou pas: il a quand même quatre Horcruxes à retrouver; ça fait un peu beaucoup à cumuler avec ses cours. D'un autre côté, je vois mal l'action se dérouler ailleurs qu'à Hogwarts, mais Rowling va peut-être nous surprendre en ne choisissant, là encore, pas la solution la plus évidente.

PS: I love Luna Lovegood - de loin mon personnage secondaire préféré.