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dimanche 4 octobre 2015

[BUDAPEST] Mojito au gin et addition délirante


Pour ne pas devoir nous lever aux aurores (et risquer de passer une nuit blanche à cause de la peur de louper le réveil, en ce qui me concerne), nous avons opté pour un vol Brussels Airlines dans l'après-midi. Ca nous fait perdre une demi-journée de vacances mais c'est bien plus agréable. Comme nous avons pris des billets Check & Go, nous n'avons qu'un bagage cabine chacun et nos cartes d'embarquement ont été imprimées à la maison; il s'écoule donc moins d'un quart d'heure entre le moment où nous descendons de la navette à Zaventem et celui où nous atteignons notre porte d'embarquement. Du jamais vu. 




Le vol se passe sans incident - ce qui, mis à part "on a été upgradés en classe affaires" sur un long courrier, est à peu près ce qu'on peut dire de mieux au sujet d'un voyage en avion. Je m'occupe en finalisant notre planning de vacances puis en entamant l'unique bouquin que j'ai emporté. A notre arrivée à Budapest, je change 150€ que j'avais pris la précaution d'emporter au cas où ma Visa ne fonctionnerait pas dans les distributeurs; puis nous allons acheter des tickets pour le bus 200E qui nous amènera au terminus sud de la ligne 3 du métro. A noter: ici, pas de correspondance permise; on doit valider un nouveau ticket à chaque fois qu'on change de moyen de transport en commun. Du coup, pour les gens qui contrairement à nous n'aiment pas trop marcher, mieux vaut prendre une travel card avec trajets illimités. 




Le métro est une vraie antiquité, j'ai l'impression d'avoir remonté le temps jusque dans les années 50. Nous en sortons à Nyugati Palyaudvar et, de là, marchons une petite dizaine de minutes jusqu'à l'appartement que nous avons loué sur Airbnb. La propriétaire nous attend et nous fait visiter les lieux. Pas de mauvaise surprise par rapport aux photos vues sur le site; c'est même un peu plus grand que je ne l'imaginais, et la déco est franchement délirante. J'adore celle de la cuisine et trouve celle de la salle de bain un poil cauchemardesque. Je n'aimerais pas habiter ici en permanence, mais pour une semaine, ce sera très fun! 






Après nous être installés, nous sortons et, bien que mal d'échoppes de nourriture soient ouvertes en ce dimanche soir, nous nous dirigeons vers le Hard Rock Café qui est souvent mon premier point de chute en vacances, quand je n'ai pas encore repéré de restaurants locaux qui me tentent. Comme il se trouve à vingt bonnes minutes de marche, cela nous donne un premier aperçu du quartier. Nous passons notamment devant la basilique Saint-Etienne et près d'une grande roue sur laquelle je me promets de revenir faire un tour en journée. 






Le Hard Rock Café de Budapest se trouve en sous-sol. Ce n'est pas la plus belle salle que j'ai vue dans cette chaîne, mais pas la plus moche non plus, et la musique qu'ils passent ce soir est vraiment excellente. Je commande un Magical Mystery Mojito à base de... gin, à ma grande surprise. Mais je le trouve très bon, et le premier cocktail des vacances, ça fait forcément du bien. Je pensais prendre le burger végétarien ou la Cobb salad; en fin de compte, je me laisse tenter par un savoureux Hickory chicken burger. Nous passons un moment agréable, un peu gâché toutefois par l'arrivée de l'addition. Presque 50€ (10% de service inclus) pour un cocktail, un tonic, deux burgers et une glace vanille, à Budapest, c'est carrément outrancier. C'est le problème du Hard Rock Café: les prix sont plus ou moins les mêmes partout dans le monde, et dans les pays à monnaie faible, ça revient deux ou trois fois plus cher de manger là que dans un établissement local qui sert le même genre de plats. Un peu agacée, je renonce à faire l'emplette du T-shirt Imagine Dragons repéré dans la boutique en arrivant. De toute façon, c'est un modèle pour hommes, parce que leurs modèles pour femmes sont généralement roses et/ou plein de paillettes. Grmbl. 

Nous rentrons à pied pour digérer. Je passe malheureusement une très mauvaise nuit: réveillée vers 3 heures du matin par une combinaison de ronflements de Chouchou, de troubles digestifs et de chaleur insensée dans la mezzanine où se trouve notre lit, je ne parviens à me rendormir que vers 7h30 après avoir déménagé sur le canapé du rez-de-chaussée... dix minutes avant que Chouchou ne m'arrache à un rêve bizarre en descendant aux toilettes. Mais d'où sortait ce mini-mouton sans yeux à bec d'ornithorynque? 

samedi 15 juin 2013

Helsinki: images en vrac


Nous venons juste de rentrer d'Helsinki (bien à contrecoeur). J'ai passé la soirée à trier les centaines de photos prises cette semaine, et en attendant de rédiger des billets spécifiques sur les endroits ou les choses qui m'ont le plus marquée, je vous livre déjà quelques clichés de ces vacances...



Tuomiokirkko, la cathédrale luthérienne de style néoclassique qui se dresse au centre de la capitale finlandaise. Les touristes aiment à se reposer sur ses marches; nous y avons d'ailleurs déjeuné un midi.


Aleksanterinkatu, équivalent local de la rue Neuve en un poil plus classe, est portionnée à l'aide de plaques représentant différents animaux: dromadaire, girafe, âne, lapin... et même une licorne. 
On notera que partout à Helsinki, l'affichage se fait simultanément en finnois et en suédois, qui sont les deux langues officielles du pays. 


Pour ne pas déroger à la tradition, nous avons pris notre premier repas des vacances au HRC local. Les prix étaient encore plus atroces qu'ailleurs, mais la sublime limonade fraise-basilic et le vrai cheesecake (= avec une croûte PAS en speculoos) le valaient bien. 


Les lilas fleurissaient à travers la ville, je n'en avais jamais vu autant dans un même endroit. (J'espère que ce sont bien des lilas, sinon je vais avoir l'air tout spécialement idiote!)


Ce food truck stationné dans la partie basse d'Unionkatu propose des "burgers" froids au saumon fumé accompagné de chou-fleur frit. Miam. 





Les trois photos ci-dessus ont été prises dans un musée dont je n'ai pas retenu le nom, mais qui se trouvait juste face au food truck et qui proposait une petite expo très bien scénographiée appelée "Mad about Helsinki".


Eteläesplanadi, promenade verte bordée de boutiques chic et de cafés. Au moindre rayon de soleil, les gens vont s'affaler sur ses pelouses, et nous n'avons pas dérogé à la règle en sortant assoiffés du flagstore Marimekko! On notera que sur toute statue d'Helsinki, à tout moment, une mouette est toujours perchée. 


Les Moomin de Tove Jansson sont omniprésents dans toute la Scandinavie, mais plus particulièrement en Finlande, leur pays d'origine, où des boutiques entières leur sont consacrées.


Les jardins botaniques de l'université. Nous y avons trouvé une géocache et dessiné une des serres. 


L'architecture d'Helsinki, mêlant néoclassique, Art Nouveau, romantisme moderne et pragmatisme soviétique (je sais, ça n'est pas un genre officiel, mais je me comprends), a mis quelque temps à me séduire. Si je dis que je préfère les petites maisons colorées et sans prétention de Copenhague ou de Reykjavik, est-ce que les historiens parmi vous vont me lapider? 


Au musée d'histoire naturelle (auquel je consacrerai un billet), nous avons dessiné des dinosaures - YEAH!


Chaque soir à la petite table de cuisine de l'appartement que nous avions loué par airbnb, je préparais la journée du lendemain en buvant un thé dans mon nouveau mug Marimekko. 


Sur le marché central de Kauppatori, parmi les étals de brols destinés aux touristes, des échoppes proposent des calamars ou de petits poissons frits, ainsi que du saumon grillé ou sous forme de soupe avec des pommes de terre, de la crème et de l'aneth. C'est divinement bon et ridiculement pas cher (pour la Finlande).



Après la croisière-sans-baleines à Reykjavik l'an dernier, j'avais juré de ne plus remonter sur un bateau de toute ma vie. Mais 15 mn de ferry pour atteindre l'île-forteresse de Suomenlinna (qui aura elle aussi droit à son propre billet), c'était encore dans mes possibilités. 


Pour la modique somme de 8€ consommations non incluses, le Sparakoff, tramway rouge aménagé en bar, vous fait faire une visite pseudo-touristique de la ville sans le moindre commentaire, mais avec des ivrognes à gogo. Parfois, mon instinct de voyageuse urbaine me lâche lamentablement.


Dinos forever and everywhere.


Dans le fond, Kallion Kirkko. Devant, le chou de Bruxelles croisé avec une mongolfière tombée dans la boîte de Caran d'Ache d'un daltonien: je n'ai pas la moindre idée de ce dont il s'agit.



Deux photos du parc d'attractions de Linnanmäki (autre billet à venir).


Juste: pourquoi???






Le Kiasma, musée d'art contemporain d'Helsinki, idéal pour occuper un après-midi pluvieux. 

dimanche 12 août 2012

Hard Rock Café Bruxelles: peut mieux faire




Début août, le Hard Rock Café a ouvert ses portes à Bruxelles, à l'angle de la Grand-Place et dans les locaux d'un ancien café traditionnel. Malgré la file d'attente qui - nouveauté et vacances obligent - s'étire devant la porte, je me suis empressée d'aller y faire un tour dès que possible. 




Si la déco du rez-de-chaussée est rock à souhait, elle le devient de moins en moins au fur et à mesure qu'on monte dans les étages. Fidèle à l'architecture belge, chacun de ceux-ci ne possède qu'une surface limitée, de sorte que vu d'en bas, le restaurant ressemble à une sorte de puits. Je n'ai pas envié le boulot de l'hôtesse qui doit se taper les escaliers des dizaines de fois par heure. Elle nous a emmenés jusqu'au 3ème, où il ne restait pas grand-chose de l'ambiance HRC: juste de la musique rock et quelques dessins de célébrités encadrés sur les murs. Loin de la pénombre habituelle, la salle était inondée de lumière et bénéficiait d'une très jolie vue sur la Grand Place. Très jolie, oui, mais ce n'est pas du tout ce que j'attendais en venant au HRC.




Premier couac: nous sommes servis par une jeune femme espagnole certes charmante, mais qui ne parle pas un mot de français (ni de flamand, je présume). Nous pouvons nous exprimer en anglais, mais est-ce nécessairement le cas de tous les Bruxellois? La carte qu'elle nous présente est sans surprise; on y trouve à peu près la même chose que dans tous les HRC du monde. Comme nous avons envie de manger léger, nous ne demandons pas ce que contient le burger "local". En l'absence de ma bien-aimé Cobb salad, je commande une salade au poulet fumé, et Chouchou un Californian club sandwich.




Je suis assez surprise lorsqu'arrive mon assiette - et pas en bien. Sur un monticule de laitue déchiquetée, quatre fines tranches d'avocat pas mûr, à la limite du comestible; quelques morceaux de poulet et de bacon microscopiques; des brisures de noix de cajou. La vinaigrette aux agrumes est très bonne, mais 13,95€ pour ça, SERIEUSEMENT? J'ai toujours trouvé les plats du HRC un peu chers pour ce qu'on avait dans l'assiette, mais j'accepte dans une certaine mesure de payer le décor et l'ambiance des restaurants où je mange. Là, la mesure est largement dépassée. Je ne suis pas contente du tout. 

Chouchou semble satisfait de son sandwich. Je goûte ses frites: elles sont correctes, mais dix fois moins bonnes que celles de n'importe quel boui-boui belge. En dessert, refusant le cheesecake certes pas au speculoos, mais servi dans une verrine (= environ une bouchée et demie de gâteau pour 4,95€...), je commande un apple cobbler que je partage avec Chouchou et qui m'évite d'exploser de frustration. Nous tentons un petit tour à la boutique avant de sortir, mais elle est minuscule, mal foutue, grouille de monde et ne contient rien d'intéressant. Une autre fois peut-être? Non, je ne crois pas. 

Grand-Place 12a
1000 Bruxelles

vendredi 16 septembre 2011

Stockholm: the good and the bad



Good: le voyage sans histoires. Réveillés à temps, bus et train à l'heure, vol pépère, arrivée dans le minuscule aéroport de Bromma, mangé sur place un plateau de maki très convenable, pris un taxi qui roulait tout peinard et ne nous a pas escroqués.

Bad: les prix au Starbucks de Zaventem. Plus de 5 euros le petit chocolat chaud à emporter, vraiment? Vous utilisez de la poudre d'or à la place du sucre?

Good: notre hôtel, la plus vieille auberge de Stockholm, situé dans un grand parc au nord de la ville. Un peu excentré, mais très joli et beaucoup plus abordable que les hôtels design des quartiers branchés qui me faisaient envie à la base.

Bad: 150 euros la nuit, quand même (petit déjeuner compris). Et le wifi gratuit dans les chambres? Il ne marche pas. Je rédige ce post assise en tailleur sur un canapé dans le hall. Contente je ne suis pas.

Bad: les tickets de bus et de métro ne peuvent pas être achetés à bord. La seule épicerie du quartier (Ica) qui en vendait était en rupture, et l'employé s'est montré limite poli avec nous. Non, il ne savait pas où nous pouvions trouver des tickets. Dans un autre magasin, sans doute. Lequel? Aucune idée. Du coup, nous sommes descendus à pied jusqu'à la station de métro la plus proche. Qui ne l'était pas tant que ça.

Bad: une carte de 8 voyages prépayés coûte plus de 20 euros. Bon, ben on va beaucoup marcher pendant ces cinq jours, hein. Ca tombe bien, je suis tellement grosse en ce moment que je ne me supporte plus en photo.

Good/Bad: sur les 5 géocaches tentées, nous n'en avons trouvé que 2. Mais les fiches uniquement en rollmopsien, ça limite un poil la compréhension des indices, et les Muggles partout, ça ne facilite pas les recherches. Ne me regardez pas comme ça les gens, je palpe ce panneau de signalisation et l'examine sous tous les angles parce que je sens qu'une grande histoire sensuelle est en train de démarrer entre lui et moi. Le fameux charme suédois, sûrement.

Bad: en plus, il pleuvait par intermittence. Ca ne nous a pas beaucoup changé de Bruxelles. Ouvrir parapluie, faire 100m, refermer parapluie, faire 200 mètres, rouvrir parapluie...

Good: bien qu'ayant déambulé un peu au hasard pendant cette première après-midi, nous avons réussi à faire un brin de shopping sympa. Enfin, je. Dans mon panier: d'adorables brols de cuisine hyper bon marché de chez Lagerhaus, où j'avais déjà fait une razzia à Malmö il y a 3 ans; un vernis de chez Face, marque locale qui possède plusieurs boutiques en Suède mais aussi à l'étranger (oui, vous aurez droit à un article illustré dans les jours qui viennent); un bonnet en grosse maille beige de chez Urban Outfitters (installé ici dans un ancien cinéma carrément somptueux); un essuie-mains Moomin rouge et rose; quelques articles de papeterie colorée Ordning&Reda; un T-shirt H&M génial que j'avais déjà en vieux rose et qui, soldé à - 50%, ne coûtait plus que 5 euros. Bref, des bricoles pas ruineuses mais avec lesquelles je me suis bien fait plaisir.

Bad: le Hard Rock Café. Là-bas, ils passent du R'n'B et de la dance; il n'y a pas de Cobb Salad sur la carte et le Rock Shop n'est qu'un misérable corner où on ne peut rien toucher ni essayer. Mais que fait la police? Sans doute est-elle occupée à donner un avertissement aux employés d'Ica pour non-assistance à touristes pleins de bonne volonté, ou à surveiller les étrangers chelous qui rôdent autour des panneaux de signalisation locaux.

Good: des galères avec Chouchou, c'est toujours dix fois plus amusant que le meilleur parc d'attractions du monde avec n'importe qui d'autre. Et aujourd'hui, il fera soleil sur Stockholm; nous ne nous serons pas levés à 5h30 et nous pourrons bien profiter de nos déambulations, youpi!

mardi 7 décembre 2010

Dans nos assiettes à Lisbonne


Jeudi midi:
Avenida da Liberdade, 2

J'ai déjà évoqué ce repas. Installé dans un ancien cinéma, le HRC de Lisbonne bénéficie d'une architecture étonnante avec son plafond situé à dix mètres de haut, ses balcons encore visibles le long des murs et sa scène sur laquelle sont installées une partie des tables. La déco n'est pas en reste: outre les reliques habituelles (instruments de musique, disques d'or ou costumes de scène ayant appartenu à des stars du rock), on peut admirer une Cadillac accrochée au plafond et un écran tactile qui permet de localiser à travers le monde les autres pièces de la collection du HRC. La carte est la même que dans tous les autres restaurants de la chaîne, à l'exception d'un burger couleur locale. Je demande ce qu'il y a dedans, m'attendant à une composition à base de morue ou d'un autre produit de la mer. "De la mozzarella", me répond la serveuse. Comment on dit "What the fuck" en portugais?

Jeudi soir:
Café Buenos Aires
Calçada do Duque, 31B

C'est mon guide touristique qui nous recommande cet établissement situé dans l'escalier le plus éprouvant de tout Lisbonne, un de ceux qui relient la Baixa au Bairro Alto. Les courageux pourront monter à pied comme nous l'avions fait dans l'après-midi. Les autres emprunteront l'ascenseur de Santa Justa et décriront une petite boucle avant de redescendre jusqu'à mi-hauteur des marches.
Très bonne surprise que ce Café Buenos Aires avec son plafond bas, sa déco bois et rouge, son côté "crafoutchou encombré" et son atmosphère intimiste. En guise de Cadillac, c'est cette fois une chaise que nous trouvons accrochée au plafond. Une manie locale, sans doute. Toutes les tables sont déjà réservées, mais dans la mesure où nous sommes arrivés tôt (à19h), le serveur réussit à nous caser en nous prévenant que nous devrons avoir libéré les lieux pour 20h30.
Comme dans pas mal de restaurants lisboètes, la carte est trilingue portugais/anglais/français, ce qui facilite la commande. Chouchou prend un plat de bacalhau et moi une salade boyarde pleine de jambon cru, de fromage et de pommes frites qui arrive dans une sorte de saladier géant. C'est délicieux bien que pas franchement léger. Nous sommes assis face à l'entrée et pendant tout notre repas, des gamins entrent et sortent du café en laissant la porte ouverte alors que bon, il ne fait pas si chaud dehors. En temps normal, ça me gâcherait la soirée. Là, je reste zen. L'effet Georges-Arthur, je présume.

Vendredi midi:
Tasca do Manel
Rua de Sao Tomé, 20

Le fameux resto dont le serveur vaut le détour à lui tout seul. Mais la cuisine n'est pas mal non plus. Bacalhau aux tomates et aux oignons pour Chouchou, au bacon et à la sauce fromage-vin blanc pour moi. Nous échangeons nos plats à mi-repas: les deux recettes sont à se rouler par terre. Le verre de rouge local que j'ai commandé pour aller avec ne brille pas par sa subtilité, mais reste d'une qualité honnête. L'addition se monte à 25 petits euros, une misère. En sortant, nous n'avons que quelques dizaines de mètres à faire pour gagner l'un des arrêts du fameux tram n°28.

Vendredi soir:
Leao d'Ouro
Rua 1° de Dezembro, 105

C'est sa proximité avec notre hôtel qui nous fait choisir pour notre dîner cette brasserie spécialisée dans les produits de la mer. A 20h30, la grande salle est presque vide. Des jambons entiers pendent au-dessus d'une grande crédence; les murs sont couverts d'azulejos dépeignant des scènes de chasse, et le plafond voûté par endroits s'orne de poutres apparentes. J'aime beaucoup et suis étonnée que l'endroit ne soit pas davantage fréquenté.
Chouchou reprend du bacalhau (il ne s'en lasse pas) tandis que je dévore une énorme portion de saumon grillé extraordinairement goûtu, accompagnée de petites pommes de terre succulentes et d'épinards savoureux. Ce qui ne me laisse guère de place pour caser un dessert, alors que j'aurais bien terminé mon repas sur une note sucrée. Là encore, nous nous en tirons pour moins de 30€ avec les boissons.

Samedi midi:
Miradouro do Adamastor

Cet endroit m'a été recommandé par 3 ou 4 sources différentes, et puis il se situe près d'une géocache que nous souhaitons tenter. Malheureusement, il se met à pleuvoir peu de temps avant que nous y arrivions. Dommage: nous ne déjeunerons pas sur la sympathique terrasse face au Tage. La carte n'est ni typiquement portugaise, ni très raffinée; elle propose des choses simples mais bonnes type soupe maison ou tartines. J'adore les murs peints en turquoise qui contrastent avec les portes et les fenêtres rouge foncé, les petites tables en formica et les chaises d'écolier en bois. Si je séjournais seule à Lisbonne pendant quelque temps, je me verrai bien passer mes après-midi ici avec un thé et un ordinateur portable (il y a un accès wifi gratuit). D'ailleurs, un type solitaire assis dans le fond semble avoir eu la même idée que moi.
L'addition arrive accompagnée d'un petit gâteau style beignet très dense. "Quelle charmante attention", me dis-je en décidant de le laisser à Chouchou qui vient de partir aux toilettes et qui est beaucoup plus "sucré" que moi. Mais quand je le lui désigne, il explose de rire. "C'est pas un gâteau, c'est un caillou!" Ah. Ca explique pourquoi je lui trouvais l'air lourd.

lundi 31 mai 2010

Où je me sens persécutée du cheesecake

Au Hard Rock Café de Roppongi le mois dernier, j'avais commandé un cheesecake avec supplément de coulis de fraises et eu l'immense bonheur de voir arriver ceci sur ma table:


La croûte n'était pas en speculoos mais bien en biscuits digestifs comme il se doit, surmontée d'une garniture crémeuse à souhait et d'un coulis plein de morceaux tellement frais qu'ils remuaient encore. Si ce n'était pas le meilleur cheesecake que j'aie mangé de toute ma vie, il arrivait sans problème dans le tiercé de tête.

Forte de cette très agréable expérience, jeudi dernier, alors que je dînais avec les VIP au Hard Rock Café de Paris, j'ai renoncé à commander le burger qui me faisait envie et pris une simple Cobb Salad pour avoir encore faim pour un dessert. La serveuse m'a annoncé que j'avais de la chance, parce qu'il ne restait plus qu'un seul cheesecake. J'ai poussé un soupir de soulagement intérieur.

Jusqu'à ce qu'elle dépose ça devant moi:


Non, la moutarde ne remplaçait pas le coulis de fraises, c'est juste pour donner une idée de la taille ridicule de la chose. Moins ridicule, cependant, que sa présentation. Un cheesecake dans un verre, sérieusement? Y'a des grands malades dans la vie.

samedi 17 avril 2010

Comment rattraper une matinée gâchée à Tokyo


1. Aux grands maux les grands remèdes: aller déjeuner au Hard Rock Café. Celui de Roppongi qu'on n'a pas encore fait lors des deux voyages précédents. Recevoir les compliments de la serveuse qui trouve "Légissu" (= Régis) super-kawaï. Commander une Cobb salad avec une sauce blue cheese (pour elle) et un BBQ bacon cheeseburger (pour lui), plus une part de vrai cheesecake à la croûte en Graham crackers et un coulis de fraise qui tue (avec deux cuillères pour éviter l'implosion). Manger en secouant la tête en rythme tandis que Deep Purple, Melissa Etheridge, Lenny Kravitz et Eric Clapton font de la vraie musique sur les écrans et dans les haut-parleurs.

2. Aller visiter le Musée Mori qui, cette fois, expose bien de jeunes artistes japonais et pas une rétrospective de l'oeuvre de Le Corbusier comme en septembre 2007 lors de notre voyage précédent. Trouver tout formidable, et particulièrement les arbres découpés dans des sacs de shopping. Féliciter une Japonaise pour son bô chapô et entamer avec elle une conversation un poil surréaliste, moitié en mauvais anglais (le sien), moitié en très mauvais japonais (le mien). Un peu plus loin, tomber sur Hélie, son père et sa soeur. Quelle était la probabilité, sérieusement? Convenir de déjeuner ensemble le lendemain au musée Ghibli puisque c'est aussi le jour pour lequel ils ont réservé. Acheter une peluche rose délirante signée Takashi Murakami. Se retenir d'emporter aussi la mignonne Tour de Tokyo en Lego. Et le robot qui trébuche. Et, et, et...

3. Après un passage au ryokan pour déposer les sacs de shopping, partir vers Ikebukuro Est. Il y a juste la station de métro voisine à traverser, ça ne fait pas plus de deux kilomètres, ah ah. Fouiller tous les étages d'Animate et conclure qu'on n'est plus du tout à la page en matière de mangas. Laisser tomber et se rabattre sur Namjatown, parc d'attractions surréaliste composé de quatre zones respectivement dédiées aux desserts, aux glaces (jusqu'ici ça se tient), aux gyozas (admettons) et... aux massages. Avec au milieu, un tunnel complètement creepy ambiance Halloween plein de jeux mécaniques tous plus lugubres les uns que les autres. Des endroits comme ça, franchement, je n'en ai vu qu'au Japon. Chouchou s'offre une partie de Time Crisis (un bon shoot'em up de base) et moi un massage des pieds (que j'ai en compote). Puis nous partons nous goinfrer de gyozas pour le dîner mais choisissons mal notre échoppe parmi la douzaine qui s'offrent à nous et ingurgitons de loin les plus mauvais raviolis japonais de toute mon existence, expériences françaises comprises. Pas grave, ça en valait la peine rien que pour l'ambiance si spéciale du lieu.