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samedi 4 février 2012

Snowy Friday


Vers 16h, la neige s'est mise à tomber sur la Belgique, et tous mes contacts Facebook qui bossaient loin de chez eux ont commencé à s'inquiéter. A 16h30, Chouchou a rapporté qu'un de ses collègues parti du boulot depuis 25 minutes avait à peine parcouru 500 mètres en voiture. A 17h, il y avait déjà près de 700 km de bouchons sur les routes belges.

Renonçant à mon idée d'aller faire les courses pour remplir un frigo toujours vide depuis notre retour à Bruxelles l'avant-veille, j'ai guetté une accalmie dans la tempête afin de sortir au ravitaillement. J'ai enfilé un collant en laine sous mon jean et mes chaussettes, un pull en cachemire sur un débardeur et une parka pas mise depuis plusieurs années par-dessus le tout. J'ai entortillé mon cou dans un snood remonté jusqu'aux oreilles, enfoncé un bonnet en laine sur mes cheveux à peine secs, glissé mes pieds dans des boots de moto à semelle anti-déparante et mes mains dans des gants en cuir molletonnés avant de m'estimer parée à affronter l'extérieur.

A petits pas prudents, j'ai descendu l'avenue jusqu'à la place Jourdan. Les voitures roulaient au pas et les passants étaient rares. Un tapis blanc moelleux, déjà piétiné mais qui n'avait pas encore viré à la gadoue, étouffait tous les bruits tandis que le ciel virait à l'indigo et que l'éclairage public s'allumait. J'étais si bien emmitouflée que je ne grelottais pas; au contraire, la légère morsure du froid et l'odeur piquante de l'air me rendaient infiniment joyeuse. Je n'ai pas vu beaucoup de neige dans ma vie, et pour moi, c'est toujours une aventure.

Mamma Roma était presque désert. Quatre jeunes femmes venues ensemble hésitaient devant le comptoir, et pour une fois, il y avait du choix alors qu'il n'était pas encore 18h. J'ai fait remplir un carton pour mon dîner avec Chouchou et demandé "une toute petite part de pizza au chocolat dans un papier, pour manger tout de suite". Pas facile de marcher en gérant la bandoulière d'un sac qui glisse sur l'épaule droite, en gardant une boîte rectangulaire bien à l'horizontale avec la main gauche et en tenant avec des doigts gantés un truc couvert de sucre glace, qui bave du pseudo-Nutella chaque fois qu'on mord dedans. Heureusement, l'obscurité dissimulait mon visage barbouillé et mon sourire idiot.

Rentrée à la maison, j'ai ôté les trois quarts de mes pelures et rassuré mes contacts Facebook, à qui j'avais demandé d'envoyer les hélicos si je n'étais pas revenue au bout d'une heure. Certains d'entre eux attendaient aussi les leurs bloqués en rase campagne, dans les bouchons qui totalisaient désormais près de 1200 km à travers tout le pays. J'ai eu avec ma copine Pascale et l'écrivain le mieux chaussé de la fantasy française une discussion un peu surréaliste sur mes tibias. Puis Chouchou est arrivé, après avoir mis 2h30 pour faire moins de 30 km, et nous nous sommes écroulés sur le canapé devant un épisode de "Brothers & Sisters". J'ai aimé l'atmosphère feutrée, presque assiégée, de ce vendredi soir.

Mais parce que tout le monde n'a pas la chance d'avoir un endroit où se réfugier au chaud en ce mois de février glacial:

Et en Belgique:


mardi 14 juin 2011

En bref...


- J'ai enfin pris rendez-vous pour me faire tatouer Régis, youhou! Premières photos le soir du 22 juin, si mon bras n'est pas trop rouge. Du coup, en cas de grand beau temps à Lausanne le dernier week-end du mois, je devrai me balader avec des manches longues ou un gros pansement. Heureusement que je n'ai pas (trop) peur du ridicule.

- Je suis sortie victorieuse du bras de fer qui m'opposait à un groupe Facebook au nom fort proche de celui de ce blog, et qui avait carrément piqué mon ancienne bannière pour s'en servir d'avatar. Réclamations massives de mes contacts + dépôt de plainte pour infraction à la propriété intellectuelle, et ça n'a pas traîné: 24h plus tard, Facebook avait retiré la photo litigieuse. Je ne suis pas toujours d'accord avec leurs façons de faire, mais sur ce coup-là, je dis chapeau et merci.

- Vous trouverez désormais, dans la colonne de gauche l'autre gauche (autrement dit: la droite), entre l'Agenda et les Archives, un lien "Ma PAL" qui vous conduira vers la liste de tous mes bouquins en attente de lecture. Le problème de ce système de page Blogger, c'est qu'on ne peut pas commenter dessus. Aussi, je me demande s'il ne serait pas mieux de faire un post bimestriel avec, par exemple, "Ma PAL au 1er juillet", "Ma PAL au 1er septembre", etc. Un avis?

- J'ai enfin réussi à trouver un des géniaux bouquins des éditions suisses Plonk & Replonk chez Cook & Book. Apparemment, Tropismes les diffuse aussi; je passerai peut-être voir s'ils ont les autres. Ou bien, je les chercherai pendant mon séjour à Lausanne, s'il reste de la place dans ma valise une fois que j'aurai terminé mes emplettes de produits Essence, de fromage et de chocolat.

Un cousin gris de Georges-Arthur, immortalisé par Plonk & Replonk

- Le swap avance cahin-caha; ce n'est pas toujours simple de "gérer" une vingtaine de filles aux goûts, aux habitudes et aux caractères très différents, mais ça m'apprend beaucoup de choses et ça me permet de découvrir quelques personnes vraiment intéressantes. Ma boîte à bottines d'homme pointure 43 est déjà bien pleine, et j'ai prévu encore plusieurs séances de shopping: ce samedi chez La Fiancée du Pirate avec Gabrielle, en Suisse à la fin du mois, à Paris début juillet. Si je continue comme ça, c'est un container qu'il va me falloir! Mais c'est si chouette de gâter quelqu'un d'autre et de lui faire découvrir des choses qu'on aime en espérant que ça lui plaira aussi...

samedi 11 juin 2011

Venez me rejoindre sur Facebook

"Le rose et le noir" a désormais sa page Facebook. Vous y êtes tou(te)s les bienvenu(e)s. J'y relaierai des news capitales ou futiles, des coups de gueule et des coups de coeur supplémentaires quand j'estimerai qu'il n'y a pas matière à rédiger un article sur le sujet ou que j'aurai la flemme de le faire. A tout de suite?

Edit 18h23: Je viens en essayant d'accéder à la page FB du blog de tomber sur cette autre page au titre très voisin, dont les créateurs m'ont piqué mon ancienne bannière! Faut surtout pas se gêner, hein... :S

vendredi 13 août 2010

So long Legolas

Legolas m'a virée de ses contacts Facebook.
Alors qu'il a gardé des potes communs de notre ancien club de jeux de rôles.
Sans doute trouvait-il mes publications Farmville envahissantes. Comme il passe sur le site à peu près une fois tous les deux mois, il ne doit pas savoir qu'on peut masquer les jeux individuellement. Ou peut-être a-t-il été choqué par le florilège de citations extraites de ma trad en cours que j'ai publiées en statut ces dernières semaines. Peut-être n'a-t-il pas vu les guillemets qui indiquaient que non, ce n'était pas moi qui affirmais à mes 184 amis "Comptez sur moi pour faire d'une fellation un moment zen".
Quoi qu'il en soit, je n'ai plus que 183 amis.
Je n'ai pas perdu grand-chose: Legolas et moi n'avions pas communiqué une seule fois sur Facebook en l'espace de deux ans. En fait, je l'avais demandé en ami uniquement pour pouvoir regarder les photos sur lesquelles il était tagué et jubiler en voyant combien le svelte archer au regard bleu acéré qui avait brisé mon coeur d'ado était devenu bouffi derrière ses lunettes en cul de bouteille.
Je sais: je ne suis moi-même plus je n'ai moi-même jamais précisément été une sylphide. Mais le physique n'était pas mon principal argument de vente sur le marché de l'accouplement.
Tout de même. Rejetée une deuxième fois, 23 ans et 10 mois après la première, y'a de quoi être légèrement vexée.

Je suis toujours stupéfaite de constater qu'il est possible de n'avoir pas compté du tout, ou si peu, pour des gens qui vous ont marquée profondément et ont contribué de façon majeure à déterminer le cours de votre existence. Je ne suis qu'une des nombreuses ex-petites amies de Legolas, une fille trop jeune pour lui avec qui il est sorti trois mois et qu'il a oubliée sitôt après l'avoir larguée. Lui, en revanche, a été la fondation sur laquelle s'est bâtie toute ma vie amoureuse. J'ai craqué pour plus d'un autre garçon parce qu'il avait la même brosse blonde et les mêmes yeux bleu clair que Legolas. Je vivais déjà avec l'Homme depuis des années quand j'ai réalisé que ce qui me séduisait le plus chez lui, physiquement, c'était le dessin de sa lèvre supérieure... la même que celle de Legolas.
J'ai cette vision étrange de la façon dont les gens vieillissent. Pour moi, on ne laisse jamais derrière soi la personne qu'on était à 15, 20 ou 25 ans: au fil des ans, on la recouvre simplement avec de nouvelles couches d'expérience et de gras, pour certains d'entre nous, un peu comme un oignon qui accumule les pelures pour endurer le froid de l'hiver. Les insécurités de mon moi adolescent sont toujours là; simplement, elles sont très bien enfouies désormais.
Mais pas au point qu'une simple manip sur Facebook ne vienne pas me piquer au coeur et m'inspirer un post.

lundi 10 mai 2010

La blogueuse qui ne riait pas


Aujourd'hui, c'était le Monty Python status day sur Facebook. Entourage de geeks oblige, j'ai été bombardée de "Nobody expects the Spanish Inquisition", "Oh, good morning! Have you come to arrange a holiday or would you like a blowjob?" ou "Four shall thou not count, neither count thou two, excepting that thou then proceed to three. Five is right out."

Je me suis sentie bien seule parmi les miens. Car oui, j'ose l'avouer: je déteste les Monty Python. Ils ne me font pas rire du tout. Pas plus que les bédés d'Edika ou de Goossens qui déclenchent chez Chouchou une hilarité monumentale dès la première case. Les Peanuts ne m'ont jamais tiré l'ombre d'un sourire. Ne parlons même pas de mon étanchéité absolue à la catégorie de films baptisée "comédies": qu'elles soient américaines ou françaises, je les trouve toutes aussi navrantes les unes que les autres.

Je ne pense pourtant pas être dépourvue de sens de l'humour. Mais le comique absurde, répétitif, trop bavard ou pas-drôle-drôle (comme l'appelle Chouchou) me laisse de marbre. Je ne daigne m'esclaffer que si la vanne est incisive, grinçante, voire méchante cynique. A défaut, il y a moyen de me faire marrer avec de bonnes sitcoms US genre "How I met your mother", "The big bang theory"... Ou avec "Calvin & Hobbes" - ça, ça marche à chaque fois, même quand j'ai le moral dans les chaussettes. Les albums de Bill Watterson devraient être remboursés par la Sécu.

Et vous, qu'est-ce qui vous fait rire?

mardi 8 décembre 2009

Facebook, c'est formidable

Je sais, j'ai résisté très longtemps aux sirènes de Facebook que je trouvais futile et sans intérêt. Je ne me souviens plus pourquoi j'ai fini par craquer. Sans doute parce que j'en avais assez d'entendre Chouchou se marrer comme une baleine en lisant et en commentant les statuts de ses potes. Je devais me sentir exclue. Et puis, le même Chouchou (avec sa façon habituelle de revenir par la fenêtre quand je lui claque la porte au nez, et de tenter la cheminée si la fenêtre est fermée aussi) me faisait miroiter tout un tas d'applications rigolotes, notamment Visual Bookshelf et World Travel. Moi qui adore tenir des listes et archiver le moindre de mes mouvements, comment aurais-je pu ne pas craquer?

Ca fait maintenant un peu plus d'un an que j'ai ouvert un compte Facebook, et je m'en félicite. C'est vrai, j'ai perdu un temps considérable à remplir des testalakon, aligner des anagrammes aussi vite que mes doigts pouvaient voler sur un clavier, faire exploser des bouboules aux couleurs des cinq éléments ou, depuis trois mois, traire des vaches roses et cultiver des petits pois virtuels. Mais ce n'est pas comme si, connectée à internet toute la journée, je manquais de moyens de procrastiner de toute façon.

Quant aux photos honteuses qui vous cassent une réputation professionnelle, j'ai résolu le problème en ne chargeant rien d'autre sur Facebook qu'un portrait de temps à autre, histoire de varier mon icone de présentation. Et puis bon, dans le secteur où je bosse, tout le monde se fout que vous soyez un(e) ivrogne ou que vous pratiquiez le pole dancing plutôt que le Pilates du moment que vous rendez votre boulot à l'heure. Par ailleurs, j'ai bien été contactée par des gens que j'avais perdus de vue pour une très bonne raison, mais il m'a suffi de cliquer sur "ignorer" et de procéder à quelques réglages de mes paramètres pour qu'ils n'aient jamais accès à mon profil.

Ces inconvénients-qui-n'en-sont-pas mis à part, Facebook a très vite remplacé la plupart des autres formes de contact social que j'entretenais. Moins coûteux que le téléphone, plus spontané qu'un mail, plus informel qu'un forum, plus convivial qu'un blog, il me permet d'échanger en direct avec des gens que j'apprécie beaucoup et que, pour cause d'éloignement géographique, je ne peux voir "en vrai" que deux ou trois fois par an. Grâce à lui, j'ai approfondi des contacts professionnels ou amicaux esquissés ailleurs, renoué avec d'anciens copains/copines qui me manquaient et constaté que je n'avais aucune raison de regretter la plupart de mes ex. Grâce à lui, je peux en un clin d'oeil communiquer mes bonnes nouvelles ou faire part de mon profond énervement à 90% de mes connaissances, qui aussitôt se réjouissent pour moi ou m'envoient des petits coeurs de soutien. C'est con, un petit coeur, mais quand on passe toute sa journée isolée dans son appart' et que presque tous les gens qu'on aime vivent dans un autre pays, voire sur un autre continent, et ben ça fait chaud au coeur.

Sans Facebook,
...Je ne saurais pas que mon grand amour de jeunesse Legolas est devenu bouffi et bigleux, ni que ma très studieuse petite cousine élève avocate n'est "pas libre ce soir parce qu'elle a orgie". Je n'aurais pas découvert que MotherFucker hante les soirées SM coiffé d'une perruque rose. Ni, dans un autre registre, que ma copine virtuelle Citrouille est renversante de beauté à 47 piges.
...Je n'aurais pas suivi en direct les démêlés de copine Ando, apprentie scénariste de bédé, avec son boulet de dessinateur - à la clé, plus palpitant encore que "Qui a tué J.R.?", la réponse à la question "Evernight finira-t-il par être publié un jour?". Et j'ignorerais que le quotidien d'un ingénieur en informatique comme copain Kettch peut être aussi ubuesque.
...Je ne serais pas membre de groupuscules hautement intellectuels tels que "J'adore les enfants mais je foire toujours leur cuisson", "Sauvez l'orthographe, mangez un jeune!", "Si je suis toujours fatigué(e), c'est parce que la nuit je suis un super-héros", "Tu insultes la mère des objets quand ils ne fonctionnent pas" ou "Je suis plus diplômé(e) que Jean Sarkozy".
...Je n'aurais pas le bonheur de lire les coups de gueule passionnés de Lola Lafon qui m'émeut tant.
...Je n'aurais pas découvert l'hilarant "Francis blaireau farceur" recommandé par copine Clémence, ni mesuré dans quel engrenage je mettrais le doigt si je commençais la série du "Trône de fer". Je n'aurais pas non plus reçu plein de gentils messages de fans de Série Préférée me remerciant pour mon travail.
...J'aurais raté quelques fou-rires et un paquet de "Awwwwwww!" attendris devant des vidéos de Lolcats.



...Enfin, je ne n'aurais pas fait fuir le +1 de BBL en lui proposant, s'ils venaient nous rendre visite à Bruxelles, de leur montrer les boîtes échangistes du coin. Reviens, +1; c'était une blague!!!

mercredi 11 mars 2009

Du côté de chez Régis

L'insupportable Régis a désormais sa page Facebook. Si vous voulez devenir son ami, il vous suffit de rentrer son nom dans la barre de recherche: Régis Was-here.
Parallèlement, Chouchou est en train de procéder à un remaniement en profondeur de son blog qui a déjà deux ans d'existence mais dont le layout ne nous a jamais vraiment satisfaits. Il va ajouter, entre autres, une fonction "planisphère" qui permettra de situer les endroits où notre garnement s'est rendu, parfois sans nous.
De mon côté, je vais emmener Régis au Salon du Livre ce week-end et au Maroc début mai. J'ai déjà commencé à le briefer rapport au fait qu'il faudra éviter de réclamer des fâmâpoâls à Marrakech ou à Essaouira (par contre, il peut toujours tenter sa chance avec mes copines auteures, on ne sait jamais!).
En 2009, Régis étend son emprise sur le monde! Stay tuned.

mercredi 11 février 2009

The banofee pie conversation

Facebook est un merveilleux moyen de procrastination et de poilade pour les gens qui passent la journée à bosser sur un ordinateur connecté à internet. Que les anglophones parmi vous jugent plutôt:

[Statut]James is finishing off the banofee pie so that Lou doesn't have to -- taking one for the team.
Armalite: Such altruism. Allow me to shed a tear of awe.
James: If this were wartime, they'd give me a medal.
Armalite: Inspired by your example, I'm about to force myself to eat the last piece of cheesecake sadly sitting in the fridge. Let it not be said that food goes to waste in this house.
James: It's important to be thrifty in these difficult times.
Gemme: Tu t'es trouvé un fournisseur d'excuses bidons, Arma ?
James: It's a co-dependent relationship. And they're not "bidons" excuses, they're perfectly valid.
Armalite: *through a mouthful of cheesecake* Sorry miss, my french is not so good and I don't understand what you're talking about.
Gemme: Ben tiens !! I said, you have found a new dealer of phony excuses ? And sorry for my English.
James: I understood perfectly. Armalite's French is appalling, though.
Armalite: I'm sorry, I can't hear anything, all this cream must be blocking my eardrums.
James: Try using a spoon instead of burying your face in it.
Gillian: Burying your face in it is the *only* way to eat cake!!
Armalite: Thank you, lady whom I don't know but who obviously knows how to live!
Gillian: We will have to meet! But I maintain you're not eating cake if you've not got frosting in your ears :) James might be too serious to realise these things . . .
James: I'd advise you, Gillian and Armalite, not to get together. The world couldn't take it. And I'd especially advise you not to set up a patisserie shop together.

Etc etc.

mercredi 28 janvier 2009

Accepter/Ignorer ? Ignorer.

Facebook, ça n'a pas que des bons côtés. Outre les milliers d'applications débiles pour lesquelles on vous envoie des invitations chaque jour, il arrive aussi que vous soyez recontactée par quelqu'un que vous étiez tout à fait contente d'avoir relégué dans les archives de votre mémoire. Pas parce que vous êtes fâchée avec lui, mais parce qu'il représente une période et un pan de votre vie que vous préféreriez oublier.
Ainsi Oisal, avec qui je suis plus ou moins sortie de 16 à 18 ans. Ou devrais-je dire, de qui j'ai profité pendant deux ans du temps où j'étais jeune, idiote et où j'avais besoin de me faire les griffes? Pour une raison qui m'échappe, il était fou de moi. Personnellement, je craquais pour son frère qui se fichait royalement de ma pomme. Parce que j'ai toujours été incapable de feindre, j'avais prévenu Oisal que je ne l'aimais pas et que je me contentais de tuer le temps avec lui, et il avait accepté le principe. Pendant ces deux ans, je suis sortie (et quand je dis "sortie", il faut bien sûr comprendre "rentrée"...) avec un certain nombre d'autres garçons, dont un de nos meilleurs potes, sans me cacher particulièrement. J'ai joué à Oisal tout un tas de coups pendables et même pris un certan plaisir à le torturer mentalement. C'était un garçon très gentil mais de caractère faible, totalement mytho, et qui se cherchait pas mal niveau sexualité. Je pense d'ailleurs que je n'ai pas été la seule à me faire des extras avec certains de nos potes! Néanmoins et malgré toutes les excuses que je peux trouver à mon comportement de l'époque, il me reste un solide sentiment de culpabilité à son égard. La personne que j'ai été avec lui, ou vis-à-vis de lui, me dégoûte pas mal humainement parlant, et je préfère ne pas y être de nouveau confrontée.

mardi 25 novembre 2008

Tu y viendras comme les autres, Jen...

Trouvé dans la rubrique "potins people" de http://www.glamourmagazine.co.uk/:

Jennifer Aniston won't join Facebook

Jennifer Aniston has admitted that she's a bit phobic when it comes to technology. The Friends star told the New York Times: "I'm really computer illiterate. When I see people on their BlackBerrys, working them like some girls work a hairdryer, I'm just stunned. People have sent me clips from FunnyOrDie.com or YouTube, but I never seek it out... I'm content with just checking my e-mail." The actress says that she's determined to buck the trend and avoid joining Facebook: "It's not for me. I'd be opening myself up too much. I don't want to sound like a complete innocent - I've looked at things, of course. But it's such spewing. If I look at it, I'll be affected. It's like dancing with the devil."

Et moi je dis, vu la réussite de sa vie amoureuse depuis que Brad est parti avec Angelina, elle ne peut pas trop faire la difficile sur ses partenaires de danse :)

lundi 24 novembre 2008

A tous les lecteurs de ce blog...

...qui connaissent ou ont trouvé mon véritable nom et me lancent des invitations à devenir leur amie sur Facebook:
Je suis touchée par vos nombreuses demandes (une dizaine rien qu'aujourd'hui!), mais après avoir longuement réfléchi, j'ai décidé de limiter mon réseau aux gens que je connais "dans la vraie vie". En effet, mon profil contient certaines informations dont je préfère qu'elles ne soient pas divulguées trop largement. Et puis, je l'ai créé pour entretenir un contact avec mes relations existantes, pas pour collectionner le nom et la photo de gens dont je ne sais rien sinon qu'ils ont le bon goût la gentillesse d'apprécier mes modestes écrits. Pour l'heure, je ne valide donc que les demandes de personnes que j'ai déjà rencontrées ou avec lesquelles j'ai eu un véritable échange - sur ce blog, sur le leur ou par l'intermédiaire d'un forum. Merci de votre compréhension :)

dimanche 23 novembre 2008

Moi aussi, j'ai rejoint la secte

Voilà, j'ai craqué.
Je me suis inscrite sur Facebook. Hier en rentrant du cinéma où je venais de voir un film médiocre. Il était 22h, nous avions encore une fin de soirée à tuer et Chouchou rigolait tout seul en regardant son mur. Ca m'a rendue jalouse. Je n'aime pas me sentir mise à l'écart, même quand je m'y suis mise toute seule.
Une heure après avoir basculé du côté obscur de la Force, j'avais déjà 6 amis et j'étais occupée à taper frénétiquement dans la barre "rechercher" le nom de tous les gens que j'ai jamais rencontrés dans ma vie (pas pour les inviter, juste pour voir s'ils "en étaient"). Et ben même une sociopathe dans mon genre connaît beaucoup, beaucoup de monde.
Constatation: la plupart des membres de ma famille ont un nom trop commun. Impossible de retrouver le moindre de mes cousins dans les listes pléthoriques de Jean-François R, Martine F, Nathalie G ou Frédérique D. Itou avec certains amis perdus de vue que j'aurais retrouvés avec plaisir. Par contre, j'ai une homonyme "peignée comme un dessous de bras" pour reprendre l'expression de Phil H, qui a été scolarisée dans l'autre grand lycée de ma ville natale et fréquente la même ophtalmo et le même coiffeur que moi (chose que je savais déjà car on a tenté plusieurs fois de me refiler ses lunettes ou de me teindre les cheveux de la même couleur que les siens).
Après avoir épuisé mon carnet d'adresses, je ressemblais à une junkie qui vient de se faire son premier shoot d'héro. Je tirais sur la manche de Chouchou en réclamant "encore, encore" tandis qu'un léger filet de bave me coulait au coin des lèvres.
Je me suis rempli un profil Travel Brain. Et j'ai été très vexée de voir qu'avec mes plus de 90 villes visitées et mes voyages extensifs à travers les Etats-Unis, j'obtenais moins de points que Chouchou, tout ça parce qu'il a été une fois en Egypte et une fois en Thaïlande. J'ai eu beau me creuser la tête pour en exhumer le nom du moindre petit village où j'ai passé plus de deux heures dans toute ma vie, impossible apparemment de rivaliser avec une croisière sur le Nil et les temples de Chiang Mai. Grmbl.
A une heure du matin, il a littéralement fallu m'enlever mon portable des mains et m'envoyer me coucher sous la menace.
Ce matin, ma première pensée en ouvrant les yeux a été "je me demande combien j'ai d'amis en ce moment?". En même temps c'est bien: l'envie de vérifier m'a empêchée de traîner au lit jusqu'à onze heures.
J'ai poussé des cris de joie en voyant que mes amis étaient désormais au nombre de 15. D'un coup d'un seul, je me suis sentie populaire (un sentiment très nouveau pour moi). Puis je me suis plongée avec délices dans Virtual Bookshelf: enfin un moyen d'archiver mes nombreuses lectures! Là, je regarde Chouchou installer les luminaires achetés le week-end dernier en inspectant les amis de mes amis et en cherchant des tests stupides à faire. Je suis : monomaniaque pathétique.

dimanche 3 août 2008

Facebook: en être ou pas?

CONTRE:
- Je n'aime pas faire comme tout le monde.
- Je passe déjà bien assez de temps sur internet.
- Je n'ai a priori l'utilité d'aucune de ses fonctions mirobolantes.
- Je ne suis pas du tout certaine d'y trouver les gens qui m'intéressent (hormis ceux qui essaient de m'attirer dessus et avec lesquels j'ai donc déjà d'autres moyens de communication).
- La course au nombre d'amis, je trouve ça d'un ringard...

POUR:
- Je suis curieuse; l'idée de savoir ce que mes contacts sont en train de faire me plaît bien.
- Tant qu'à rester le cul collé sur ma chaise de bureau de toute façon, autant ajouter un peu de variété dans le tryptique Google Reader/mon blog perso/le forum de mon éditeur sur lequel je clique en boucle.
- Franchement, j'aimerais localiser un certain nombre de gens de mon passé pour leur jeter à la figure combien je suis belle riche heureuse aujourd'hui. J'ai toujours eu ce fantasme de tomber un jour sur Véronique T. à la caisse de Carrefour. Une cliente serait en train de l'engueuler parce que ça ne va pas assez vite; elle aurait les yeux cernés, peut-être un bouton d'herpès sur la lèvre et un vilain pull en acrylique sous sa blouse. La star du tennis de notre collège l'aurait épousée et plantée avec trois marmots; son dernier copain en date lui aurait piqué ses économies avant de la quitter pour une fille plus fraîche - non sans lui laisser une petite MST en souvenir.
...Vous ne me trouvez pas charitable? Vous ignorez l'enfer que Véronique T. m'a fait vivre pendant mes années de 4ème et de 3ème. Après, je suis partie en seconde et elle en CAP, je crois. Depuis, je rêve d'une réunion d'anciens élèves comme les Américains en organisent régulièrement. Pendant la soirée, j'enchaînerais les allusions subtiles à mes nombreux voyages dans des pays lointains, à ma double vie entre Bruxelles et le Midi de la France, à mon boulot génial, au montant de mes revenus annuels, au nombre de paires de chaussures de créateur qui dorment dans ma garde-robe, et surtout à mon amoureux qui me traite comme une princesse. Mesquin? Peut-être. J'aime que mes ennemis me jalousent (et que mes amis me couvrent d'adoration et de bisous comme il se doit).
(Rien de trop ostentatoire hein.)
(Eventuellement une petite statue s'ils insistent, mais quelque chose de modeste.)
(Dix ou douze mètres maximum.)
(Et pour le matériau, surtout pas d'or jaune tape-à-l'oeil. Du platine me suffira.)
Hum. Bref. Tout ça pour dire que j'hésite à me créer un profil Facebook.