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mardi 9 février 2016

"Mollie makes": la version française vient de sortir


Bien que je ne pratique plus de loisirs créatifs depuis un an et demi, un reste de curiosité m'a poussée à acheter le premier numéro de la version française de Mollie Makes, magazine anglais de DIY auquel j'ai longtemps été abonnée et que j'aimais vraiment beaucoup. Je m'attendais à une simple sélection d'articles anglais traduits, mais non: même s'il reprend le concept et la mise en page à la fois sobre et dynamique de son grand frère, le magazine est pour la plus grande partie réalisé par des créatrices et blogueuses françaises. Ca, c'est le bon point. 

Le mauvais point, c'est que les DIY présentés manquent, à mon avis, franchement d'originalité et surtout de variété. Je n'ai vu que des choses assez basiques déjà aperçues mille fois sur internet, et la seule réalisation qui me tentait un peu (un tissage mural) m'a paru insuffisamment illustrée pour être facile à reproduire. Et puis, les deux articles consacrés à des intérieurs de créatrice et mobilisant 16 pages en tout auraient davantage eu leur place dans un magazine de déco; ici, ils prenaient juste de la place qui aurait été mieux employée à présenter des DIY axés sur autre chose que les arts du fil et du tissu, vraiment trop prépondérants à mon goût. Bref, en ce qui me concerne, c'est une déception. 

lundi 21 décembre 2015

Permafungi: des pleurotes à l'assaut de ma cuisine!


J'avais envie d'essayer un des kits pour faire pousser des pleurotes chez soi qui fleurissent un peu partout en ce moment. Problème: la plupart d'entre eux reviennent une trentaine d'euros, sans les frais de port éventuels, ce qui me semblait un peu cher pour une expérience dont je n'étais même pas certaine qu'elle aboutirait (j'ai la main tellement pas verte que ça en est risible). Du coup, j'avais remisé mon envie au placard quand j'ai découvert qu'eFarmz en vendait pour la modeste somme de 14,95€. Comme je devais leur passer une commande de fruits et légumes de toute façon, j'en ai profité pour glisser un kit Permafungi dans mon panier! 




Je l'ai mis en culture dimanche dernier, en suivant bien les instructions: ôter la fenêtre de carton découpée sur la face avant de l'emballage, pratiquer une croix au cutter dans le plastique, placer en lumière du jour indirecte dans une pièce à la température comprise entre 15 et 25°, pulvériser à l'eau froide au moins deux fois par jour grâce au flacon fourni avec le kit. 




Il était indiqué que la première récolte devait survenir sous une dizaine de jours. Mais malgré 4 à 5 arrosages quotidiens, jusqu'à mercredi matin, je n'ai noté aucun changement au niveau de la surface blanche. Mercredi soir, enfin, un très léger renflement est apparu dans le coin supérieur droit. 




Jeudi matin, en me levant, j'ai constaté que ça y était, mes champignons avaient pris! A ce stade-là, ça ressemblait à des pousses de chou-fleur plus qu'autre chose, mais bon. Je les ai surveillés dans la journée, et vus évoluer sensiblement d'heure en heure. Le soir, déjà, la tête des excroissances commençait à brunir. 




Vendredi matin, on distinguait très bien les ébauches de champignons. Je trouvais à la fois merveilleux et limite flippant la vitesse à laquelle mes pleurotes se développaient!




Samedi matin, les lamelles étaient bien dessinées et les champignons commençaient à redresser leur tête. 




Dimanche matin, j'ai constaté qu'ils n'avaient presque plus grandi depuis la veille au soir, signe qu'ils étaient mûrs pour la récolte, et je me suis dit: "Ce soir, vous passez à la casserole!".




La récolte faite, Chouchou s'est attelé à la confection d'un risotto. Et je ne sais pas si c'est parce que le Riesling était de meilleure qualité que d'habitude, parce que Chouchou a exceptionnellement utilisé un mélange bouillon de poulet-bouillon de légumes ou parce qu'il a, pour une fois, omis les oignons dont je ne raffole pas dans ce plat, mais jamais ça n'avait été aussi subtil et aussi bon. Je ne suis peut-être pas objective, mais "mes" pleurotes avaient bien meilleur goût que celle que nous achetons d'habitude chez Delhaize. Bref, c'était une grosse réussite.




Et nous espérons bien remettre ça le week-end prochain puisqu'apparemment, le kit permet d'obtenir jusqu'à 3 récoltes d'affilée, pour 600g de pleurotes en tout. Alors bon, à 7€ la livre (non-bio, certes) sur le marché Flagey, on ne s'amusera pas à cultiver ses champignons dans le but de faire des économies. Mais j'ai trouvé l'expérience à la fois amusante et instructive (d'autant que jusqu'ici, j'aurais mis ma main à couper que le nom était du genre féminin!), et il me semble que ça pourrait faire un cadeau très sympa, notamment pour une famille avec enfants.

Les kits Permafungi sont disponibles chez Efamrz  ou sur le site propre de la marque, mais j'ai également vu le blanc à l'Exki place du Luxembourg où il coûte 17,95€, et chez Filigranes où il est à 18,95€. Hors de Belgique, on peut commander des kits similaires (mais plus chers) de pleurotes gris, roses ou jaunes chez Prêt-à-Pousser

jeudi 24 septembre 2015

Ras-le-bol des loisirs créatifs


Une des sublimes créations en laine cardée d'Hine Mizushima,
si un généreux mécène cherche un cadeau à me faire...

Depuis le début de l'année, je n'ai touché ni un crochet, ni une aiguille à broder. Ce n'est pas l'envie qui me manque, ce sont les modèles inspirants. Et surtout, je ne sais plus quoi faire de mes créations. Je n'ai qu'un seul cou pour déjà une dizaine d'écharpes; deux couvertures gigantesques, ça me semble bien suffisant; les amigurumi, c'est du travail trop minutieux pour moi; et les vêtements en crochet, je trouve que ça fait atrocement mémère. Du coup, un énorme panier de laine bien trop chère pour que je me résolve à m'en débarrasser moisit près de mon lit depuis une éternité. C'est complètement idiot. 

Je ne parle même pas de la Billy de deux mètres de haut bourrée de fournitures de scrap qui, à de rares exceptions près, n'ont pas servi depuis 2008. Je m'étais dit qu'au lieu de mon agenda traditionnel, j'allais tenir un art journal en 2015, histoire d'en écluser une partie. Résultat: au lieu de les utiliser, j'en ai acheté d'autres qui convenaient mieux à mon projet. Puis, celui-ci ne tournant pas comme je le souhaitais, je l'ai abandonné au courant du mois de juin, et je me retrouve avec encore plus de fournitures surnuméraires qu'avant. 

Et encore, le crochet, la broderie et le scrap sont des activités que j'ai pratiquées avec constance pendant un laps de temps assez long pour justifier mon investissement. Mais quand j'ai voulu me mettre à fabriquer des bougies, ma première tentative a été tellement désastreuse qu'elle m'a ôté toute envie de recommencer. Les perles Hama ne m'ont pas amusée longtemps. La peinture ardoise a servi royalement une fois. L'atelier de reliure, c'était chouette, mais j'ai déjà bien trop de carnets et une fâcheuse tendance à foutre de la colle de partout. Les figurines en laine cardée, je trouvais ça super joli; alors, j'ai suivi un cours d'initiation, fait une souris assez réussie, acheté tout le matos, fait un hippo pas terrible et un hibou totalement raté. Depuis, d'énormes paquets de laine à feutrer encombrent mon buffet rouge. Je sais que je ne confectionnerai jamais d'autre figurine, mais je les garde parce que je me dis que ça peut servir pour du mixed media. Probabilité que ça me serve réellement un jour? 0,5%, à vue de nez. 

J'en ai un peu assez de ce gaspillage. Et puis, c'est très sympa de se crocheter une écharpe: le côté zen de la fabrication, la fierté de dire "C'est moi qui l'ai fait"... Mais chez Veritas, je peux acheter quelque chose d'aussi joli voire davantage pour douze euros, soit environ la moitié de ce que m'a coûté la laine de mon ouvrage. Et si je veux un objet original et de qualité, qui n'ait pas été produit par des enfants chinois honteusement exploités, des tonnes de merveilles me tendent les bras sur Etsy. 

Bref: entre mon manque de persévérance, mon attrait pour la nouveauté et mes aspirations minimalistes, j'ai décidé que le DIY, c'était fini pour le moment. Ma nouvelle marotte - les cours en ligne - a l'immense avantage de remplir mon cerveau (et quelques-uns des dizaines de carnets qui somnolaient sur mes étagères) plutôt que mon espace vital. Je vais garder de quoi faire des carnets de voyage et du journaling, parce que ça je pratique encore, et de la broderie parce que ça prend très peu de place. Tout le reste doit, d'une façon ou d'une autre, dégager d'ici la fin de l'année. 

lundi 27 avril 2015

♥︎ Une déclaration d'amour en bocal ♥︎




Pour mon anniversaire, Chouchou m'avait fait un joli dessin. Pour le sien, j'ai eu moi aussi envie de lui bricoler quelque chose de mes propres mains. M'inspirant de ma happiness jar, j'ai acheté un mignon petit bocal chez Dille & Kamille. Je l'ai décoré avec du masking tape et des autocollants. Puis je l'ai rempli de petits papiers numérotés de 1 à 45 (le nouvel âge de Chouchou) sur lesquels j'avais écrit autant de raisons de l'aimer: ses plus chouettes qualités, des traits de caractère qui m'attendrissent ou me font rire, des souvenirs communs auxquels je tiens particulièrement...






La veille de son anniversaire, j'ai attendu qu'il s'endorme et je me suis levée discrètement pour sortir mon cadeau de sa cachette et le poser sur sa table de chevet, près de son iPhone: comme ça, j'étais certaine qu'il le verrait tout de suite en se réveillant! Si vous cherchez un petit cadeau personnel à faire à quelqu'un que vous aimez, pour une occasion spéciale ou juste comme ça, je suis certaine que vous arriverez facilement à dresser votre propre liste et à la mettre en conserve!

mercredi 11 mars 2015

Carnet de voyage: Copenhague 2014


Sur le même modèle que mon carnet de voyage à Porto, le plus récent, voici celui que j'avais réalisé à Copenhague lors de notre séjour de septembre dernier. On notera que l'étiquette de bagage que j'avais collée sur la couverture n'a guère supporté les manipulations et a particulièrement mal vieilli; je ne me risquerai pas à utiliser ce truc une seconde fois!



Carnet: Moleskine 
Feutre noir: Staedtler 0.3 
Autocollants alphabet: Toga 
Tirages Instagram: Print Studio

mardi 3 mars 2015

Carnet de voyage: Porto 2014


Il m'en aura fallu, du temps, pour vous montrer ce carnet de voyage! D'abord, à mon retour du Portugal, il a fallu que je commande les tirages de mes Instagram chez mon fournisseur habituel; puis Chouchou a été chargé de trouver un moyen de présenter mes photos sous forme de diaporama, et apparemment c'était beaucoup moins simple que je ne l'espérais. Bref, voici le souvenir que je me suis fabriqué de ces quelques jours magiques passés sous le soleil portugais au moment du Nouvel An.




Carnet: Moleskine 
Feutre noir: Staedtler 0.3 
Autocollants alphabet: Toga 
Tirages Instagram: Print Studio

dimanche 7 décembre 2014

Comment réaliser un carnet de voyage sans dessiner?


Ca fait des années que je réalise des carnets de voyage, pas systématiquement mais souvent. Au début, je me contentais d'une sorte de journal de bord dans lequel je notais ce que je faisais et voyais au fur et à mesure. Puis je me suis mise au scrapbooking, et je suis passée à des albums photos super élaborés qui me prenaient des dizaines d'heures de travail après mon retour - mais je perdais l'immédiateté des impressions, et cela m'ennuyait. Ensuite, j'ai rencontré Antonia, fait un stage avec elle au Maroc et tenté de passer au carnet dessiné. Ca n'a pas trop marché: d'une part, je n'ai pas de formation technique ni d'amour pour les gribouillis approximatifs; d'autre part, quand je suis à l'étranger, j'ai envie de bouger un maximum pour profiter de mon séjour, pas de passer une heure devant chaque sujet qui attire mon regard.

Quand je m'en suis rendu compte, j'ai eu une période de découragement où je n'ai plus rien fait. Et puis l'année dernière à Helsinki, j'ai fini par m'y remettre avec un tout petit Moleskine 9x14, à la fois peu encombrant et facile à remplir même en quelques jours. J'ai opté pour une version minimaliste: un peu de texte, des collages, quelques croquis et basta. On est très loin des carnets de voyage magnifiques publiés par certains éditeurs, mais ça ne me demande pas trop de temps, c'est du souvenir pris sur le vif (avec juste une heure de finalisation après le retour de vacances), et ça a le mérite d'exister et d'être fini. Aussi, j'ai pensé qu'il serait sympa d'écrire un article là-dessus pour celles d'entre vous qui aimeraient bien faire des carnets de voyage mais ne savent pas trop comment s'y prendre et sont un peu intimidées par le processus. 

1. Le carnet:
- Vous pouvez le fabriquer/l'acheter avant de partir, ou bien attendre d'être sur place et d'en trouver un qui sera déjà un souvenir en lui-même. Problème: si vous ne trouvez pas très vite, vous aurez pris du retard, cela vous découragera, et votre projet risque de tomber à l'eau avant même d'avoir démarré. 
- Tant que vous n'avez pas l'intention de dessiner, n'importe quel type de papier peut convenir, mais s'il est trop fin (comme celui des Moleskine que j'utilise, justement!), l'encre risque de traverser. Pour pallier ce problème, j'écris sur les pages de droite et colle mes souvenirs sur les pages de gauche. 
- Niveau dimensions, on voit toujours trop grand. Plus un carnet est petit, transportable et facile à terminer, plus il aura de chances de servir votre objectif. 

2. Le reste du matériel:
J'emporte toujours une jolie trousse tout-terrain (type trousse d'écolier) dans laquelle je fourre quelques essentiels:
- un stylo noir (j'utilise une pointe de taille 0.3 qui écrit à l'encre de Chine, parce que c'est l'épaisseur de trait qui me convient et que j'aime la façon dont elle glisse sur du papier satiné)
- un stylo-gel rouge ou rose, pour les accents éventuels
- un crayon à papier, pour prendre des notes effaçables par la suite (exemple: noter le sujet d'une photo que j'ajouterai après mon retour)
- un rouleau de masking tape et/ou un tube de colle liquide et/ou des pastilles autocollantes double face pour coller mes souvenirs au fur et à mesure
- un alphabet auto-collant (plus limité mais moins encombrant qu'un jeu de tampons alphabets avec leur encrier)
- quelques stickers à thème (j'aime bien ceux qui représentent des soleils, des nuages et autres phénomènes météo, mais aussi les étoiles et les coeurs dont je me sers pour souligner les choses qui m'ont particulièrement plu)
- un mini-ciseau de DIY (en vente dans les magasins de loisirs créatifs)
Je m'efforce de choisir uniquement du matériel léger et peu encombrant.




3. Les notes:
Dans la journée, j'écris dès que j'ai cinq minutes de libres et de quoi m'appuyer - notamment dans les cafés où je me suis arrêtée pour boire un verre, ou au restaurant en attendant d'être servie. Durant les trajets en train ou en voiture, ça marche aussi tant qu'on n'est pas gêné par une écriture un peu tremblée. Et je complète le soir à l'hôtel. Ma règle personnelle, c'est de ne jamais prendre de retard d'un jour sur l'autre, parce que je sais qu'il y a 90% de chances pour que je ne le rattrape jamais et que du coup, je n'aie plus envie de continuer mon carnet. Mes notes ne sont pas toujours très longues ni très détaillées, et elles ne forment pas non plus toujours un récit structuré. Parfois, je me contente de dresser une liste des choses faites ce jour-là, et de rapporter quelques détails remarquables ou moments particulièrement plaisants. Je ne vise pas le prix Nobel: je veux juste conserver des souvenirs de mon voyage. 
(Accessoirement, sur la dernière page de mon carnet, je note les dépenses faites pendant le voyage: outre la valeur de témoignage, ça me permet de faire mes comptes une fois rentrée et de budgéter mes vacances suivantes au plus juste.)

4. Les memorabilia:
"Memorabilia", c'est le mot par lequel les Anglophones désignent tous les souvenirs-papier qui se prêtent particulièrement bien à l'inclusion dans un carnet de voyage. Voici quelques idées:
- les tickets d'entrée au musée (et les petites pastilles autocollantes qu'on vous distribue pour indiquer que vous avez bien payé)


- les billets de transports en commun (toujours un peu exotiques à l'étranger!)


- les cartes des restaurants dans lesquels je mange


- l'autocollant enroulé autour de la poignée de votre valise quand vous prenez l'avion, et mentionnant les détails de votre vol, ou votre carte d'embarquement
- des timbres locaux (j'en achète toujours un de plus que mes cartes postales à envoyer)


- une ou deux jolies cartes postales de votre destination


- des autocollants touristiques achetés sur place (blason de la ville, monuments...)


- des photos prises sur place avec un Instax, ou imprimées après votre retour à la maison (gardez-leur une page vierge à l'endroit concerné)


- des étiquettes ou des emballages de nourriture locale (papier de chocolat ou de bonbons, étiquettes de boissons... évitez juste les choses grasses qui vont tacher les pages de votre carnet)


- des étiquettes de shopping


- des feuilles ou des fleurs séchées


- les tampons encreurs ou embosseurs que l'on trouve sur certains sites à visiter (dans tous les monuments au Japon, mais aussi aux studios Harry Potter au nord de Londres, notamment)


- des plans de ville ou de parcs d'attraction, découpés et/ou annotés



Voilà, j'espère que cet article vous aura donné l'envie de faire un carnet de voyage lors de vos prochaines vacances! Pas besoin de partir très loin; c'est vraiment super sympa à réaliser, et ça fait des souvenirs merveilleux pour soi-même ou pour toute la famille. 

mercredi 19 novembre 2014

DIY: le transfert de photo sur textile


Dans ma To Do List d'automne, il y avait "Réaliser un ouvrage dans un tambour à broder". Je voulais faire quelque chose avec un message inspirant - spécifiquement, une citation anti-angoisse brodée sur du tissu. En fond, j'ai d'abord envisagé un motif à base de feutrine et de laine cardée, avant de me décider plutôt pour un transfert d'image en noir et blanc. J'ai donc commencé par chercher une photo qui me semblait en rapport avec le thème (et comme souvent, je l'ai trouvée sur We Heart It sans pouvoir remonter jusqu'à sa source). Puis j'ai suivi le tutoriel publié par "A beautiful mess" il y a quelques mois, et dont je vais retracer ici le principe en français pour les non-anglophones. 




Matériel:
- Une image découpée dans un magazine ou imprimée à la maison
- Un morceau de coton blanc pas trop fin
- Un pot de gel medium de la texture la plus fine que vous pourrez trouver (le mien est de la marque Golden et a été acheté chez Schleiper Be Creative à Bruxelles)
- Un pinceau plat en acrylique
- Un vaporisateur d'eau 
- Des ciseaux
- Un tapis de loisirs créatifs, ou juste un grand bout de plastique, pour protéger votre surface de travail

Le principe: enduire généreusement le côté face de la photo avec du gel medium; la retourner et l'appliquer sur le tissu en appuyant bien et en lissant avec le plat de la main. Poser un gros bouquin dessus et attendre au moins 3h. Puis vaporiser de l'eau sur le côté pile de la photo, et avec l'ongle du pouce, gratter très délicatement le papier pour l'enlever tout en laissant la couche de gel imprimée sur le tissu. 

Mon premier essai a été assez catastrophique: j'ai voulu travailler sur une image de format A4, que le gel a fait gondoler atrocement. Et au moment de gratter le papier, j'y suis allée un peu trop fort, et des bouts d'image sont partis avec. Poubelle. J'ai recommencé avec une image bien plus petite (du A6, environ), et là, j'ai obtenu un transfert assez satisfaisant. Pas uniforme et pas assez marqué par endroits à mon goût, mais plutôt sympa avec les traces verdâtres laissées par l'encre noire. Malheureusement, il manquait 2 ou 3 millimètres de chaque côté pour le tambour dans lequel je voulais la mettre. J'ai recommencé en l'imprimant un tout petit peu plus large: nouveau caca au grattage. A la quatrième tentative, j'ai obtenu un résultat potable - moins bien que celui de l'essai n°2, mais plus net et de dimensions correctes.


Echantillons n°4 et 2, respectivement. 


J'ai laissé sécher, puis je me suis attelée à retranscrire mon message. J'ai commencé par l'écrire à main levée sur l'image avec un crayon HB bien taillé (un peu par flemme de reporter des caractères d'imprimerie, un peu parce que c'était plus personnel). Puis, comme le tissu enduit de gel possède une texture quelque peu amidonnée, j'ai piqué toutes les lettres par-devant avec une aiguille histoire de faire des "pré-trous". Ensuite, j'ai brodé au point arrière avec deux brins de fil DMC rose. Et voilà le résultat!





Le gag, c'est que même sur l'échantillon n°4, ma broderie était trop à droite, et du coup, mon ouvrage ne rentrait pas dans mon tambour à broder ovale qui mangeait la fin des mots. Au final, je me suis donc contentée d'un bête cadre noir dégoté chez Hema. 


(Pardon pour le manque de lumière, si j'attendais d'avoir de quoi faire une photo potable, je risquais de ne pas publier ce DIY avant le printemps!)


samedi 27 septembre 2014

Broderie mise en abyme




J'ai commencé cette broderie au printemps dernier, en utilisant un motif qui se trouvait sur la même feuille que la fille aux ciseaux commandée sur la boutique Etsy de SewLovelyEmbroidery. Cette fois, non seulement je n'avais pas d'indication de points, mais il me manquait aussi une photo de référence pour les couleurs. J'ai commencé par faire les parties couleur peau (facile), puis les chaussures (rouges, évidemment). Ensuite... j'ai bloqué par manque d'inspiration, et ma broderie est restée en souffrance jusqu'à la fin de l'été. Je ne me suis décidée à la finir que parce que je l'avais mise dans mes objectifs saisonniers.  Et comme, entre-temps, j'avais trouvé un magnifique ouvrage sur la décoration des tambours à broder, je me suis même amusée à entourer le cadre avec du washing tape. Enfin, pour faire un dos vaguement "propre", j'ai collé les bords du tissu sur le cerceau intérieur et soigneusement coupé à ras. Et voilà!





dimanche 14 septembre 2014

DIY: un porte-broches dans un tambour à broder


Cet été, j'avais en tête une idée de création qui mélangerait laine cardée, feutrine et broderie composant une saynète que j'encadrerais dans un tambour à broder. J'ai manqué de temps pour me pencher dessus sérieusement, mais pendant nos vacances à Toulouse, je suis tombée par hasard sur un bouquin formidable: "100 idées déco avec les tambours à broder".

En principe, j'achète peu d'ouvrages de loisirs créatifs, parce qu'on trouve des tas de choses super gratuitement sur internet et parce que, pour une vingtaine d'euros, il n'y a généralement qu'un ou deux projets qui m'intéressent dans tout le livre. Mais là, un simple feuilletage dans les rayons d'Ombres Blanches m'a permis d'en découvrir au moins une douzaine qui me faisaient très envie (dont un, d'ailleurs, qui ressemblait un peu à ce que j'avais en tête pour ma fameuse création). J'ai donc acheté cet ouvrage, et je peux vous dire que je ne le regrette pas: c'est une mine d'idées géniales! 




Premier projet réalisé: un porte-broches. Parce que c'était facile et rapide, et que ça me semblait donc une bonne entrée en matière, mais aussi parce que je possède une mini-collection de broches que je porte peu (je déteste faire des trous dans mes vêtements) et que je cherchais justement un moyen de mettre en valeur malgré tout.

Il m'a suffi de choisir un joli coupon de tissu, d'y piquer mes broches en utilisant le cercle intérieur du tambour comme guide, d'habiller le cercle extérieur avec du washi tape (en prenant garde à faire coïncider les motifs), de monter le tambour et de faufiler le bord caché du tissu avec du fil de lin doublé pour le maintenir en place. Le couper ras et le coller au cercle intérieur aurait été plus "propre", mais aussi plus définitif et plus difficile à rattraper en cas de bourde. Là, c'est moche mais ça ne se voit pas, et je peux défaire quand je veux!




mercredi 23 juillet 2014

Valar morghulis


Dans mes objectifs de l'été, il y avait: "réaliser un point de croix inspirant". J'avais en tête l'expression "here & now", censée me rappeler de vivre dans le présent plutôt que de me projeter constamment vers des catastrophes futures. Malgré toutes mes recherches, je n'ai rien trouvé qui y correspondait. J'ai donc décidé de créer un motif moi-même en mélangeant feutrine, laine cardée et broderie. Je vois très bien le truc dans ma tête, et comme souvent, je procrastine un max pour m'y mettre parce qu'il va falloir tâtonner et que le résultat n'est pas garanti, ce que je trouve toujours frustrant. 

Alors, en attendant, je me suis fendue d'un autre ouvrage dont j'avais vu passer le motif sur le net. Pas le patron: juste le motif, tordu et pas spécialement bien photographié, si bien que je me suis un peu galérée pour le reproduire sans erreurs. "Valar morghulis", c'est une citation extraite de "Game of thrones" qui signifie "Tous les hommes doivent mourir". Ce qui est en quelque sorte le pendant obscur, ou du moins fataliste, de mon idée initiale. On sait très bien qu'aucun de nous ne sortira d'ici vivant, alors pourquoi dramatiser prématurément? 

Et joyeux mercredi à vous. 




dimanche 6 juillet 2014

Où je trouve enfin à quoi employer mon énorme stock de papier




J'ai toujours eu envie d'apprendre quelques notions de reliure afin de pouvoir fabriquer mes propres carnets. Il y a quelques années, ayant repéré dans feue la boutique du Bozar les chouettes carnets en papier recycle de Broleskine, j'avais contacté une des deux créatrices pour savoir si elle organisait des ateliers. Les modalités de l'époque ne me convenaient pas, mais je m'étais inscrite à sa mailing list pour être informée des événements auxquels elle participait. Et récemment, j'ai poussé des cris de joie en voyant que Corinne Clarysse animerait le dernier week-end de juin un stage de reliure à la Maison du Livre à Saint-Gilles. Ma patience allait enfin être récompensée! 




Samedi dernier, je me suis donc rendue rue de Rome pour apprendre à confectionner un carnet avec une reliure cousue/collée à partir de matériaux recyclés - l'idéal pour moi qui suis toujours en train d'entasser les beaux papiers et les jolies images en me disant "je trouverai bien quelque chose à faire avec". Nous étions dix participantes, reçues dans une grande salle bien éclairée et très bien équipée par Mélanie, la responsable de l'organisation à la Maison du Livre. Chacune de nous avait apporté crayon à papier et gomme; tout le reste du matériel nous était fourni. Il y avait même un petit chariot avec tout le nécessaire pour préparer du café ou du thé. De quoi encourager une ambiance studieuse!




Un bon artisan ne fait pas forcément un bon professeur. Pour arriver à transmettre son savoir, il faut de la méthode, de la pédagogie et un minimum de charisme. Par chance, Corinne est très douée de ce côté-là. Elle a parfaitement su décomposer les étapes de la fabrication, les expliquer de façon claire et nous donner tout un tas de petits trucs qu'elle utilise, mais en précisant bien que chacune de nous pouvait préférer faire autrement. Ayant horreur des travaux hyper minutieux où il faut tout calculer au millimètre, j'ai adoré son principe de travail "intuitif", où aucune mesure n'est nécessaire (mais qui permet quand même un résultat nickel).

La partie couture m'a énormément plu, et j'ai tout de suite chopé le coup pour bien tendre le fil qui relie entre eux les différents cahiers. La partie encollage m'a posé un peu plus de problèmes, et j'ai merdouillé sur l'étape finale de la découpe de la couverture, dont le bord s'est retrouvé légèrement "mangé" sur le haut. Au final, mon carnet est loin d'être aussi parfait que ceux de Corinne, mais j'ai bien compris le processus de fabrication et surtout, je me suis suffisamment amusée à le faire pour avoir super envie de recommencer. Mes stocks de papier (vestiges de mes années de scrapbooking) n'ont qu'à bien se tenir! 





Premier carnet, réalisé avec 7 cahiers. Couverture décorée avec une illustration du "Death" de Neil Gaiman, du masking tape rayé rose et des étoiles en epoxy autocollantes. 






Deuxième carnet, réalisé avec 5 cahiers. Commencé à l'atelier et fini à la maison avec du papier de scrapbooking double face Simple Stories pour les gardes, une page mode d'un vieux numéro de ELLE et encore des étoiles roses en époxy.