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mercredi 11 mars 2015

Carnet de voyage: Copenhague 2014


Sur le même modèle que mon carnet de voyage à Porto, le plus récent, voici celui que j'avais réalisé à Copenhague lors de notre séjour de septembre dernier. On notera que l'étiquette de bagage que j'avais collée sur la couverture n'a guère supporté les manipulations et a particulièrement mal vieilli; je ne me risquerai pas à utiliser ce truc une seconde fois!



Carnet: Moleskine 
Feutre noir: Staedtler 0.3 
Autocollants alphabet: Toga 
Tirages Instagram: Print Studio

dimanche 28 septembre 2014

Street art in Copenhagen


On voit peu de graffiti sauvages dans la capitale danoise, hormis le long des voies de chemin de fer et sur les terrains vagues: les façades des bâtiments en bon état sont toujours respectées. En revanche, la ville est actuellement le cadre de grands travaux qui aboutiront en 2018 à la mise en service de 2 lignes de métro supplémentaires, et un peu partout, les grandes palissades vertes de chantier sont mises à contribution comme support d'installations artistiques. Un vrai plaisir pour les yeux! Premier exemple place Kongens Nytorv, en plein centre-ville, juste à côté du port coloré de Nyhavn:



Le Happy Wall se compose de panneaux pivotants, noirs d'un côté et colorés de l'autre, avec lesquels n'importe quel passant peut s'amuser à composer des motifs (souvent des space invaders!)


Cette installation de compose de chaussures données par leurs propriétaires, parce qu'elles avaient une place importante dans leur histoire personnelle.

Le cheval passe-murailles, euh, je ne sais pas trop.


Second du exemple le long du lac de Sortedams, dans le quartier d'Osterbro.

Un bon moyen de recycler de vieux vinyles!

Je serais curieuse de savoir ce que représente cette fresque... Des personnages d'un livre pour enfants? 

Le Danemark est l'un des rares pays qui autorise encore la chasse à la baleine. Ce n'est bien entendu pas du goût des militants écologistes. 


Promenons-nous maintenant dans le quartier de Vesterbro, à l'ouest de la gare centrale. 

Quelque part, un informaticien en panique cherche désespérément son outil de travail. 

Dans un passage couvert, une fresque qui change tous les mois, selon une jeune femme qui travaille à proximité.

Les façades des bâtiments ne sont pas en reste. 


Le Kulturforeningen Art & Colour, lieu culturel décoré façon Gaudi.

Ceci était sans doute l'avant-dernier billet consacré à nos vacances danoises; j'espère avoir le temps de compiler mes bonnes adresses et quelques conseils touristiques dans la semaine qui vient (mais je ne promets rien). 

vendredi 26 septembre 2014

★COPENHAGUE★ Dimanche: le meilleur brunch de l'univers







Pour ce dernier jour à Copenhague, nous avons réservé dans un restaurant situé juste en haut de la rue de notre hôtel, et qui selon les guides touristiques propose un des 10 meilleurs brunchs de la ville. Le BioM est un endroit bobo en diable, à la déco épurée et à l'atmosphère très calme le week-end. Deux photos du temple d'Inari encadrent le comptoir - nous nous sentons déjà un peu chez nous avant même de nous asseoir à l'une des tables suffisamment espacées les unes des autres pour qu'aucun client ne soit gêné par la conversation de ses voisins. Et pour l'équivalent de 25€ hors boissons, nous recevons le brunch le plus raffiné, le plus original et le plus joliment présenté que j'aie jamais mangé...


Yaourt au granola, apporté au tout début avec les boissons

Sur l'assiette: salade de fruits, râpée de pommes de terre, saucisse grillée, oeuf poché, purée de chou-rave, croquette de saumon mi-cuit, salade de chou rouge, figues marinées, gouda

Petite assiette de devant: chaussons aux champignons sauvages, sandwich au pulled pork; petite assiette de derrière: sublime brownie surmonté d'une espèce de meringue pétillante parfumée à je ne sais quoi (le gros mystère de ce brunch)

Clairement, ce n'est pas un brunch pour végétariens, mais tout est exquis, avec des portions bien calculées pour qu'on sorte de table rassasié mais pas bourré (bon, je dis ça, mais j'ai refilé plusieurs trucs à Chouchou...). Le service rapide et prévenant est assuré par les deux créateurs du lieu qui sont à la fois aux fourneaux et en salle - même si, avoue l'un d'eux, "on préfèrerait faire la grasse matinée le week-end, mais les clients insistent tellement pour qu'on serve ce brunch..." Franchement, je les comprends. Messieurs, consolez-vous en pensant que votre sacrifice n'est pas vain: nous avons passé un moment délicieux chez vous, et nous ne pouvons que conseiller votre restaurant à tous les voyageurs de passage à Copenhague. 

Fredericiagade 78
1310 Copenhague
Tel: +45 33 32 24 66
Brunch servi le samedi et le dimanche, de 10h à 14h

jeudi 25 septembre 2014

★COPENHAGUE★ Samedi: laissez-moi sortir d'iciiiiiii








Premier jour de temps maussade depuis notre arrivée: ça sent le début de l'automne... et la fin des vacances; nouveau petit-déjeuner aux halles, cette fois nous optons pour une formule complète chez La Brioche Dorée où tout le monde parle français; à force de prendre des trains régionaux, j'aurai fini le bouquin de Mike Gayle d'ici notre retour à Bruxelles; surprise: plein de caches vertes jalonnent le chemin du musée Louisiana - nous en trouvons 3 avant d'arriver; et donc, déverser deux tombereaux de cailloux dans une enfilade de pièces et ouvrir un robinet à un bout, c'est de l'ART; nous avons déjà eu cette discussion au moins 17 fois, Chouchou: non, je ne pense pas que n'importe quel acte créatif puisse être qualifié d'art: par exemple, si je ponds un caca en spirale, jamais il ne me viendra à l'esprit qu'il a sa place dans un musée; oui, ben désolée, mais j'ai besoin soit d'un message fort, soit d'une émotion esthétique, et idéalement des deux; (en plus la poussière a pourri mes jolies chaussures rouges); le peintre expressionniste allemand Emil Nolde a eu une longue existence très, trèèèès prolifique le salopard; j'essaie de comprendre ce que signifient les sculptures du jardin, ou c'est même pas la peine?; après ce grand moment de communion: pause-déjeuner dans une cafète bondée où nous payons 27€ pour une petite tartine, un bol de soupe, une micro-tarte aux fraises et une eau minérale; laissez-moi sortir d'ici ou je ne réponds plus de rien. 








Sur le chemin du retour à la gare, nous loguons 2 caches de plus; à 14h, nous sommes de retour à Copenhague et je déniche enfin des timbres à la boutique du musée de la Poste; la boutique d'A.C. Perch est minuscule et bondée de touristes asiatiques - je m'y laisse tenter par un thé vert au bambou, un autre à la rhubarbe et un "thé d'été" à la fraise et à l'orange étonnamment abordables; je brûle de visiter de nouveau la sublime galerie du fleuriste Tage Andersen qui m'avait enchantée lors de notre séjour précédent - hélas, elle est fermée en ce samedi après-midi, et je m'en veux énormément de ne pas être passée plus tôt dans la semaine; une heure de pause wifi à l'hôtel et c'est reparti pour le Tivoli avec le 26; ce soir, enregistrement de l'émission The Voice Danemark: c'est la grosse grosse affluence dans le parc; Chouchou, qui voulait faire le manège de l'avion, se ravise au dernier moment et opte pour un tour de Daemon; en l'attendant, je vais me commander une boisson légèrement alcoolisée et m'installer à une table du quartier chinois avec mon carnet de voyage; "bonjour, je voudrais un 69", "quoi?", "le cidre à la fraise, là", "aaaah, d'accord", "ne vous en faites pas mademoiselle, je n'étais pas en train de vous draguer"; j'ai à peine rédigé trois lignes quand une jeune fille blonde s'assied face à moi et engage la conversation - impossible de la faire taire, elle veut tout savoir de ma vie et me raconter de la sienne; dès que j'ai récupéré Chouchou, nous finissons notre tour du parc; à même pas 19h, la file d'attente devant chez Wagamama est juste démentielle; je suis d'humeur à manger des udon en ce moment, ne me demandez pas pourquoi; deuxième file d'attente interminable au pied des chaises volantes; après 3 faux démarrages pas très rassurants, nous survolons enfin Copenhague by night, et c'est juste à couper le souffle (pas seulement à cause du froid qui me fait trembler violemment à cette altitude); hélas, le tour dure à peine une minute, et nous ne pouvons même pas prendre de photos; en redescendant, les yeux manquent me sortir de la tête à la vue d'une Danoise qui fait la queue en dos nu, bras et jambes découverts: comment va-t-elle survivre là-haut?; crevés, nous rentrons à l'hôtel dans la foulée, toujours avec le 26. 

★COPENHAGUE★ Vendredi: le charme des pseudos-champs de patates et d'un authentique salon de thé










Tentons aujourd'hui le petit-déjeuner de l'hôtel, un buffet à 10€ par personne qui nous semblait cher en arrivant - mais beaucoup moins après avoir plusieurs fois payé 20€ voire davantage pour deux boissons et deux trucs à bouffer; j'adore Copenhague, mais tout est vraiment super cher ici; au programme de la matinée, une balade photo dans les "champs de patates", anciens logements sociaux mignons comme tout aujourd'hui occupés par une poignée de privilégiés; certaines cours sont pavées, d'autres complètements envahies par la végétation qui semble sur le point de dévorer un salon de jardin oublié; les habitants s'étalent jusque dans la rue: cabanes d'enfants construites sur le trottoir, bacs à sable remplis de jouets, paniers de basket et tables de pique-nique au milieu de la chaussée, et partout, des vélos sans antivol juste appuyés contre les palissades; tout ça a un charme fou et semble très convivial; pendant que nous nous promenons, l'iPhone de Chouchou commence à sonner avec insistance: un de ses clients a un problème technique avec son site internet et tient visiblement à ce qu'il soit résolu TOUT DE SUITE.





Le long de la berge du lac de Sortedams, encore un chantier aux palissades vertes couvertes de street art, dont une flopée d'yeux avec des vinyls en guise d'iris et une émouvante baleine prise dans un filet (les eaux du Danemark ayant récemment été le cadre d'un massacre légal).






Arrivés à Trianglen, prendre le bus 3A jusqu'à Elmegade; bien qu'il ne soit pas encore midi, nous nous posons au Laundromat Café (plus petit que celui de Reykjavik) pour boire un apéro en attendant d'avoir faim; Chouchou dessine des pitichompignons avec des dents secrètes tandis que je regrette de n'avoir pas emporté un livre aujourd'hui.








J'étais super fière d'avoir résolu l'énigme de "Broken" en moins de deux minutes, dommage que je n'aie pas remarqué que la cache n'avait pas été découverte depuis fin juillet - ça nous aurait évité de nous traîner pour rien jusqu'à Osterport; un coup de STog jusqu'à Vesterbro, un peu de marche et nous voilà devant le musée de la ville de Copenhague; une expo passionnante consacrée à l'identité copenhagaise et la place de l'immigration dans l'histoire de la ville (c'est là qu'on se rend compte que PARTOUT les Roms sont persécutés, PARTOUT on a fait venir de la main-d'oeuvre d'Afrique du Nord dans les années 60 et on l'a parquée dans des cités-dortoirs, et PARTOUT on a enfermé les Juifs dans des ghettos tout en les gardant sous la main pour leur argent - même socialement plus avancés que les autres, les pays scandinaves n'échappent pas à la règle); je me demande comment je peux être aussi misanthrope et me passionner à ce point pour les anecdotes du quotidien de gens ordinaires; enfin un vrai salon de thé, et sublime par-dessus le marché; merci Tante T pour le délicieux cheesecake sans l'ombre d'une miette de speculoos; si j'avais de quoi lire, je pourrais passer des heures ici - mais puisque je n'ai pas, continuons la visite; une autre expo non moins passionnante consacrée au pourquoi et au comment de l'intégration de la nature dans le paysage urbain; nous nous apprêtons à partir quand nous nous apercevons qu'il y a encore deux étages; la fermeture approchant, nous avons juste le temps de jeter un coup d'oeil à la belle expo interactive sur les objets qui symbolisent différentes formes d'amour, basée sur l'oeuvre et la vie de Kierkegaard; c'est de très loin mon musée préféré depuis le début du séjour.




Première géocache de la journée (enfin!) en devanture d'un lieu culturel décoré façon Gaudi, un endroit incroyable que nous n'aurions jamais vu autrement; le bus 26 nous ramène à Kongens Nytorv; nous n'empochons la difficulté 4 de Nyhavn que grâce à l'aide d'un pêcheur qui nous montre où elle se trouve (j'avais déjà regardé à cet endroit, mais pas assez bien); bye-bye, double TB "smiling sheep" et "smiling pig" que je traînais depuis Paris en juillet - bon voyage jusqu'à Las Vegas! - je vous remplace par un TB finlandais nettement moins volumineux; Chouchou rentré à l'hôtel pour s'occuper de son client, je traîne un moment au rayon maison du Magasin du Nord, mais me retiens sagement de tout achat de vaisselle; ce soir, ce sera pique-nique dans la chambre (les lois danoises l'interdisent, mais nous sommes des délinquants internationaux!); il y a eu de très grosses inondations dans le Var aujourd'hui, j'espère que tout va bien à l'appartement. 

mercredi 24 septembre 2014

★COPENHAGUE★ Jeudi: des bateaux nuls, un musée sans expo et des salons de thé inexistants





Les douches sans bac, c'est le pied; petit-déjeuner aux halles sous le soleil de fin septembre, quel bonheur!; j'adore tripoter des marches métalliques sur lesquelles un chien a dû pisser récemment vu l'odeur - le geocaching exige parfois des sacrifices - heureusement que j'ai toujours du gel anti-bactérien sur moi; après un léger cafouillage entre métro et trains régionaux, nous prenons la direction de la petite ville côtière de Roskilde (ne pas prononcer le "d") (les Danois foutent des lettres en trop dans presque tous leurs mots, c'est très perturbant); quand ils disent 20mn de marche sur les dépliants, ils s'adressent à des gens qui ont des jambes de 3m12, ou bien?; le viking flatbread est un pur délice, surtout mangé dehors avec une brise marine qui emporte les serviettes en papier et les feuilles de salade. 







Et donc, les vikings ignoraient l'usage de la scie et taillaient leurs planches à la hache: respect; je suis très contente de voir la mer, hein, mais quand on m'a fait miroiter des drakkars, j'imaginais de fiers et majestueux navires avec des voiles colorées et une figure de proue en forme de dragon; à la place de ça, j'ai droit à trois planches pourries qui appartenaient jadis à la coque de pirogues animées par des illusions de grandeur - je ne suis PAS impressionnée; oh, et en plus on vient juste de rater le bus qui ne passe que toutes les demi-heures; de retour à la gare centrale de Copenhague, on trouve une géocache sur un quai, et une autre le long de l'enceinte du Tivoli voisin; énorme déconvenue en arrivant devant le Dansk Design Center que j'avais adoré en 2008: il n'accueille plus d'expositions depuis deux ans; si nous le regardons fixement assez longtemps, le couple asiatique assis sur le banc où se trouve la cache H.C. Andersen va peut-être finir par se sentir mal à l'aise et s'en aller?; ...ou pas; après avoir fait des emplettes bien plus réduites que prévu chez Tiger et cherché en vain un endroit sympa où nous poser, nous finissons à la terrasse du Joe & The Juice de la Rundetarn; dommage, la journée avait bien commencé mais n'a pas tenu ses extravagantes promesses; ce soir, pour se consoler, on va se faire des nouilles pleines de noix de cajou et dégoulinantes de sauce chez Wok On.