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mardi 18 septembre 2012

Goûter Bruxelles chez Josy




Depuis hier et jusqu'à dimanche, c'est la 5ème édition de Goûter Bruxelles. Cette manifestation vise à promouvoir les aliments locaux, "produits dans le respect des saisons, des terroirs et des hommes". Comment? En proposant les aliments en question dans plus de 70 restaurants partenaires dont les chefs ont accepté de les mettre spécialement en valeur à cette occasion, mais aussi en organisant des rencontres avec des artisans et des maraîchers, des dégustations, des conférences et tout un tas d'animations, dont des cours de jardinage bio. Plutôt alléchant comme menu pour quelqu'un comme moi, qui s'intéresse de plus en plus à la qualité de ce qu'elle mange et à son impact sur l'environnement. 




Il y a quinze jours, j'ai donc eu le plaisir d'assister à un débat sur la production bio de masse auquel participaient André Lefevre, agriculteur depuis 30 ans et co-fondateur de la première plateforme de distribution bio qui a notamment fourni les Delhaize; Muriel Bernard, créatrice du site internet efarmz qui livre toute sorte de produits du terroir le vendredi à Bruxelles (un concept un peu plus souple que celui du panier bio); ainsi que Joëlle Vandenbemden et Sylvie Desoer, fondatrice de la cantine/épicerie bio Chez Josy qui nous accueillent ce midi. Tandis que nous discutons de façon très informelle, elles nous font goûter les variations autour de la tomate qu'elles ont imaginées pour cette semaine du goût. 




Le gaspacho de tomates anciennes à la figue est une pure tuerie, et pour une fois, c'est une tuerie qui ne se traduira pas par deux kilos supplémentaires le lendemain sur la balance! Nous testons aussi deux smoothies de légumes: un fenouil/pomme/roquette qui a du mal à passer car je déteste le fenouil mais n'ose ni le dire ni ne pas vider mon verre, et un betterave/pomme/citron/ fraise/gingembre contre la recette duquel j'échangerais bien ma grand-mère s'il m'en restait une. La petite assiette fraîcheur, comme celle que les clients peuvent savourer tous les midis Chez Josy, descend toute seule. Le chèvre frais et le beurre salé de la Chèvrerie, située à Nivelles, sont à se rouler par terre de bonheur (ce que je ne risque pas de faire après avoir ingurgité du fenouil pour sauver ma réputation de fille bien élevée). Je suis en train de me dire que voilà un délicieux déjeuner miséricordieusement exempt de calories lorsque ceci arrive sur la table:




Je me retiens de pousser des petits cris de plaisir en savourant délicatement une mini-tarte chocolat blanc-framboise à se damner; je suis donc qualifiée pour les prochaines olympiades du stoïcisme. Si vous habitez du côté de Watermael-Boitsfort, franchement, je vous recommande d'aller faire un tour chez Joëlle et Sylvie un midi. Si vous êtes trop pressé pour vous asseoir dans leur salle lumineuse et joliment décorée (je serais volontiers partie avec une des suspensions-cages à oiseaux, mais je craignais que ça ne soit pas très discret), ces dames proposent aussi des plats à emporter. Et si, comme moi, vous habitez à l'autre bout de la ville, rendez-vous dans le cadre d'une des nombreuses autres activités dont vous trouverez la liste sur le site de Goûter Bruxelles






Place Keym 15
1170 Bruxelles
Tel: 02 679 01 53
Du lundi au samedi, de 10h30 à 18h

mardi 17 juillet 2012

Brusselicious: oeuvres à vendre (5)




Les oeuvres à vendre ont disparu des rues de Bruxelles... mais jusqu'au 23 septembre, on peut les admirer au Parc Royal dans les allées duquel elles ont toutes été regroupées. L'occasion, pour nous, de finir notre collection de photos lors d'une promenade digestive, après le brunch de dimanche et entre deux averses! J'étais d'autant plus contente qu'il nous manquait certaines des plus rigolotes ou des plus jolies...



2. Dites-le avec des frites


3. Melting pot


29. Empreinte


3. Cornet de pastels


5. Un grand cornet sauce Bruxelles, s'il vous plaît!


33. Premium chocolate comes from Brussels


6. Typography


12. La moule de Jules Verne


8. La moule à gaufre


35. Pixel

lundi 4 juin 2012

Dinner in the Sky: une expérience inoubliable




Quand le réveil a sonné ce matin, j'ai ouvert un oeil sur un ciel gris et dégoulinant digne d'un mois de février. Encore mal remise des Imaginales, j'ai songé un instant à enfouir ma tête sous mon oreiller et à oublier mon rendez-vous de 10h. Heureusement, l'invitation que j'avais reçue était assez exceptionnelle pour m'inciter à me verticaliser, à m'emmitoufler dans un pull et un manteau et à empoigner mon parapluie rouge à pois afin de me rendre place des Palais. 

Imaginez une grande table rectangulaire autour de laquelle s'installent 22 convives. Une fois qu'ils sont solidement harnachés à leur siège, cette table s'élève dans les airs au-dessus d'un site magnifique, jusqu'à une cinquantaine de mètres de hauteur. Là, un chef étoilé qui officie sous leurs yeux dans l'espace minuscule ménagé au centre de la table leur sert un dîner gastronomique de cinq services avec champagne et café. Tentant, non? 




Le concept de Dinner in the Sky a vu le jour à Bruxelles il y a six ans déjà. Depuis, la plateforme a fait le tour du monde. Elle a été installée dans 43 pays différents et une multitude de grandes villes telles que Las Vegas, Jérusalem, Paris, Sydney, Toronto ou Rio de Janeiro. Les plus grands chefs de la planète s'y sont succédés: Joël Robuchon, Pierre Gagnaire ou Alain Passard, pour ne citer que les Français. Des couples s'y sont mariés avant de se jeter dans le vide, attachés ensemble à un élastique. Bref, c'est une attraction extraordinaire pour qui veut passer un moment magique. 

Etant donné que je suis à la fois fan d'activités aériennes et de très bonne bouffe, vous imaginez à quel point j'étais excitée de compter au nombre des 22 chanceux qui ont participé à la première levée de la plateforme pour cette édition 2012. Après une courte conférence de presse durant laquelle les flashes ont crépité, nous avons pris place autour de la table; les techniciens qui avaient procédé aux dernières vérifications techniques nous ont harnachés, et la plateforme a quitté la terre ferme tout en douceur. 



Le chef Lionel Rigolet du restaurant Comme chez soi

Il pleuvait et il y avait un peu de vent. Tous les invités avaient gardé leur manteau, et malgré les lampes chauffantes au-dessus de nous, je n'ai pas regretté d'avoir pris une écharpe.  Face à moi, deux jeunes femmes visiblement sujettes au vertige semblaient faire de gros efforts pour ne pas regarder vers le bas. Pour ma part, j'avais un sourire d'une oreille à l'autre et je mitraillais tout ce que je pouvais avec mon  Lumix. Comme mon voisin journaliste, j'ai utilisé la célèbre technique de l'appareil tendu à bout de bras pour m'auto-tirer le portrait avec ma coupe de champ'. 


Au bout d'un moment, le responsable technique a eu pitié de moi 
et a proposé de me prendre en photo avec mon appareil.


Lorsque nous avons joui d'une vue sans précédent sur le palais royal et le parc situé en face, le chef et son assistant ont commencé à distribuer des verrines d'espumo de tomates avec des crevettes en gelée. Puis nous avons eu droit à de minuscules mais sublimes cannelloni de lapereau au foie gras, avec une noisette enrobée de caramel au centre, dont ils ont dressé les assiettes sous nos yeux. Le principe est le même pour les repas, qui sont préparés à terre et que le chef de service ce jour-là se contente de finir et de présenter. 





J'ai adoré les vingt minutes qu'a duré cette expérience, même si je ne suis pas certaine que par un temps pareil, mon enthousiasme aurait perduré l'heure et demie nécessaire au service de tout le repas gastronomique. Mais on est en juin, la météo va forcément s'améliorer pendant les jours à venir. Pitié, faites qu'elle s'améliore ou je prends un aller simple pour San Diego. Dinner in the Sky restera toute cette semaine devant le palais royal avant de se déplacer successivement vers l'Atomium (du 11 au 17 juin), le parc du Cinquantenaire (du 18 au 24 juin) et le bois de la Cambre (du 25 juin au 1er juillet). Pour les réservations, c'est ici

vendredi 4 mai 2012

Brusselicious: oeuvres à vendre (4)


21. Feuilles de choux, à côté de l'Inno de la rue Neuve


17. La nature reprend ses droits, à Tour & Taxis


34. Sans titre 2012, place Sainct-Elette


27. Sint-Lucas: We always want more, boulevard Albert II


13. Miss Brusselicious, place Surlet de Chokier

mercredi 2 mai 2012

"A table! Du champ à l'assiette"


Nous n'en finissons plus d'explorer le programme de Brusselicious. Nous nous serions bien offert un dîner dans les airs, par exemple au-dessus du parc du Cinquantenaire, mais le prix (250€ par personne) a manqué nous faire tourner de l'oeil bien plus que l'altitude de la plateforme. Les réservations de la Tram Expérience sont complètes juqu'à fin décembre, et le dîner à thème qui nous intéresse le plus - celui sur la BD - n'a pas lieu avant septembre. Qu'à cela ne tienne: nous nous sommes rabattus sur l'expo "A table! Du champ à l'assiette" qui se tient en ce moment à Tour & Taxis, et dont nous avions lu le plus grand bien.




Histoire de bien poser le contexte, l'expo s'ouvre sur une projection holographique qui montre en temps réel l'accroissement de la population mondiale. Le temps que nous fassions le tour, plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient venues s'ajouter à cette dernière... D'ici 2050, nous devrions être 9 milliards d'humains. Et il va falloir nourrir tout ce petit monde.

La suite de l'expo se divise en 5 grandes parties:

- Cultiver
Ici, j'ai appris que 4 aliments (le riz, le maïs, la pomme de terre et le blé) représentaient 50% de la nourriture consommée sur Terre, et j'ai découvert quels produits non-alimentaires ils servaient également à fabriquer - par exemple, du carburant ou des emballages biodégradables. J'ai contemplé de nombreuses photos de cultures vues du ciel: des cercles verts d'une perfection impressionnante au milieu de l'Arabie Saoudite, des rizières chinoises en terrasse, de petits champs multicolores formant un damier irrégulier autour d'un village rwandais, une énorme machine agricole traçant des sillons rectilignes à perte de vue quelque part en Bavière... J'ai tenté d'identifier sur un écran tactile les 5 étapes de la croissance de différentes plantes: les fraises, les pommes ou le colza (que j'ai confondu avec des lentilles!). J'ai regardé sur un écran immense une vidéo expliquant la différence entre l'agriculture dans les pays riches et dans les pays pauvres.

- Transformer


Ici, j'ai appris que dans nos sociétés dites agrotertiaires, seulement 10% de la richesse produite par l'agriculture revenait aux agriculteurs, tandis que 55% revenait à la distribution. J'ai surtout été catastrophée de découvrir le nombre de saloperies présentes dans un repas apparemment sain. Prenons par exemple ce plateau:

A première vue, c'est l'archétype du repas "sain", n'est-ce pas? Oui, mais en réalité, quand on analyse sa composition...



Les substances nocives contenues dans chacun des aliments étaient répertoriées sous formes d'assiette. Franchement, ça fait peur. Il y a de l'arsenic dans le saumon. Et tout un tas de substances désignées seulement par des chiffres, dont je ne peux qu'imaginer les ravages sur l'organisme humain. 

Quand on voit ça, on se dit que dépenser plus pour acheter bio, ça vaut quand même vachement le coup... à condition bien sûr d'en avoir les moyens, ce qui constitue un problème en soi pour pas mal de gens.

- Manger
J'avoue n'avoir pas été hyper attentive pendant mes cours de biologie quand j'étais au collège. Une vidéo très bien foutue m'a retracé le parcours des aliments à l'intérieur du corps humain (jusqu'à l'éjection finale d'un très bel étron!), et la façon dont différentes enzymes les décomposent au fur et à mesure pour s'en approprier les nutriments. J'ai également pu admirer la pyramide de nos besoins nutritionnels. En bas, et correspondant aux plus grandes quantités nécessaires, l'eau. Puis les fruits et les légumes. Puis les céréales et les féculents. Puis les protéines: viande, poisson, produits laitiers. Puis les matières grasses et tout en haut, le sucre. Juste à côté, un diagramme montrait la pyramide des publicités diffusées pour chaque groupe d'aliments dans le monde occidental: c'est très exactement l'inverse. Même si je m'en doutais, ça m'a fait un peu froid dans le dos.

- Imaginer
C'est la seule partie qui m'a déçue. Je pensais qu'elle proposerait des solutions concrètes à nos problèmes actuels de production et de consommation de la nourriture; or, ces solutions restent extrêmement vagues: "éviter de gaspiller", "consommer moins de viande"... Même la partie sur les OGM m'a semblé très superficielle: trois arguments pour (en blanc), trois arguments contre (en noir). Mais pour être tout à fait honnête, j'ai eu la flemme de regarder la vidéo du débat auquel participaient tout un tas de spécialistes internationaux; peut-être évoquaient-ils ces éventuelles solutions plus en détail.

- Gastronomie belge
Trois grands chefs ont créé une recette spécialement à l'occasion de l'expo. Je vous livre celle qui m'a fait le plus saliver, et que j'essaierai de reproduire dès que j'aurai découverts ce que sont les sprats (Chouchou n'a pas su me le dire, mais Google est mon ami!).



En conclusion, une expo bien fichue, intéressante et ludique (avec de nombreux écrans tactiles pour tester et améliorer les connaissances des visiteurs), qui m'a plus que jamais motivée pour faire attention à ce que j'achète et mange. Elle devrait être déclarée d'intérêt public!

A table! Du champ à l'assiette
jusqu'au 3 juin 2012
Tour & Taxis
86C avenue du Port
1000 Bruxelles
Tarif plein: 12€
Temps de visite: 1h30 environ

dimanche 29 avril 2012

Les brunchs du dimanche (15): be Manos




Parmi les nombreuses initiatives sympas de l'opération Brusselicious, il y a les petits déjeuners de grands hôtels. Le principe: pendant toute l'année 2012, les hôtels dont vous trouverez la liste ici proposent un petit déjeuner à base de produits belges. Les non-résidents peuvent bien entendu venir y goûter - moyennant, en général, un petit supplément par rapport aux clients qui ont passé la nuit là. Après avoir jeté un coup d'oeil à la liste des menus et aux prix, Chouchou et moi avons opté pour le be Manos, un hôtel design situé à 5 minutes à pied de la Gare du Midi. 





Nous arrivons vers 10h30. L'accueil est souriant et sympathique; la déco résolument moderne me rappelle très fort celle du Mama Shelter à Paris. Bien que l'hôtel soit complet ce week-end, la place ne manque pas dans la salle de restaurant. Et le buffet est atrocement appétissant, bien mieux garni que ne le laissait supposer la liste vue sur internet. Il y a du café et différentes sortes de thé, du jus d'orange ou de pomme bio, des viennoiseries maison encore tièdes, des gaufres et différentes choses sucrées à mettre dessus, des céréales et des fruits secs, plusieurs sortes de pains différents, pléthore de charcuterie et de fromages belges, du saumon fumé, des sauces dans d'adorables petits pots en verre, des oeufs brouillés ou à la coque, du bacon, des mini saucisses, des champignons persillés, de la roulade jambon-fromage, des yaourts bio à plusieurs parfums, des gâteaux, de la salade de fruits frais... Même si nous avons très faim et sommes tous les deux de bons mangeurs, le choix est cruel. 







Tout est absolument délicieux, et nous traînons à table un bon moment sans jamais que les serveurs manifestent d'impatience ou s'étonnent de me voir mitrailler le buffet avec mon appareil photo. Ils sont très discrets, même s'ils ne tardent jamais à faire disparaître les assiettes vides et restent disponibles pour les éventuelles questions. En allant aux toilettes, je passe devant une vitrine rempli d'adorables brols design que l'on peut acheter sur place, notamment les jolis verres à bulles que j'admirais à table ou des bougies oiseaux en quatre couleurs différentes. Il faudra que je repasse à un moment où je serai un peu plus en fonds! 

Pour ne pas qu'on m'accuse de manquer d'objectivité, je signalerai quand même que je ne suis pas fan de la techno au petit déjeuner (ni plus tard dans la journée, en fait) et qu'une musique plus calme eût été mieux indiquée. Oh, et ce serait chouette de mettre des petites étiquettes pour indiquer le nom des produits du buffet. Parce que là, j'ai craqué pour un fromage jaune clair servi en fines tranches rondes, et je serai infoutue de demander le même à mon fromager vu que je ne sais pas comment il s'appelle. Tant qu'à faire découvrir la gastronomie belge aux masses internationales ignorantes, autant les éduquer jusqu'au bout! 

Mais vraiment, je chipote. Nous avons passé un excellent moment au be Manos, et pour 25€ par personne (ou 20€ si clients de l'hôtel), nous recommandons chaudement leur brunch dominical. 

be Manos 
Square de l'Aviation, 23
1070 Bruxelles
Tel: 02.520.65.65
Brunch dominical servi jusqu'à 11h30

Brusselicious: oeuvres à vendre (3)


Nous avons poursuivi notre chasse aux oeuvres à vendre hier, par un temps triste à pleurer. L'atmosphère étouffante me donnait mal à la tête, et le ciel était tellement plombé que certaines de mes photos semblent avoir été prises en noir et blanc. Il est plutôt nul, ce printemps, jusqu'ici!



15. Bruxelles, c'est chou, sur le parvis de Saint-Gilles


31. Etes-vous chocolatomane, sur l'avenue des Arts



18. Bruxellus nombrilus, près du palais de Justice


22. La fierté des Belges, devant les abattoirs d'Anderlecht


24. L'impasse est dans la bière, place de la Vaillance


14. Réflexion, place de la Résistance