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jeudi 17 janvier 2019

Et petit à petit, apprendre à aimer l'hiver





J'ai longtemps détesté l'hiver. Sans aller jusqu'à souffrir de dépression saisonnière, j'avais beaucoup de mal à garder le moral pendant ces quelques mois où je souffrais du froid et du manque de lumière, où je peinais à me lever le matin et avais envie de me coucher avec le soleil en milieu d'après-midi. Je  me plaignais en boucle et vivais les yeux rivés au calendrier, attendant le retour du printemps. Puis vers la quarantaine, comme je sentais le cours du temps accélérer et ma biologie interne ralentir, j'ai eu une sorte de déclic. J'ai commencé à percevoir la beauté de toutes les saisons, à éprouver la nécessité de leur succession, à accompagner ce cycle au lieu de me rebeller vainement contre lui. J'ai collectionné les petits plaisirs spécifiques de l'hiver et développé des stratégies pour pallier ses difficultés. 

mardi 13 juin 2017

Plaisirs d'été (et désagréments assortis)



♥︎ Les sorbets aux parfums d'agrume
♥︎ Les orteils vernis
♥︎ Mes fruits préférés, enfin de saison: les cerises, les abricots, les nectarines et la pastèque
♥︎ Les soirées qui n'en finissent plus
♥︎ Les champs de tournesols
♥︎ Le linge qui sèche en un clin d'oeil
♥︎ Les angoisses qui fondent comme neige au soleil
♥︎ S'habiller d'un rien
♥︎ Avoir la marque des sandales
♥︎ Boire des coups en terrasse
♥︎ Lire au parc
♥︎ Etre réveillée par la lumière du jour
♥︎ Vivre les fenêtres ouvertes
♥︎ Se sentir un peu en vacances même quand on travaille

♠︎ Les cuisses qui frottent et s'irritent sous les robes
♠︎ Les cheveux longs qui tiennent bien trop chaud
♠︎ Les moustiques
♠︎ Devoir se raser les mollets tous les deux jours (enfin, je sais que c'est pas une obligation, mais...)
♠︎ Les coups de soleil
♠︎ Les pieds qui gonflent dans les chaussures
♠︎ Les migraines de chaleur
♠︎ Devoir jongler entre trois paires de lunettes au lieu de deux
♠︎ Les billets d'avion et de train hors de prix, qu'il a fallu réserver des mois à l'avance
♠︎ Les avions et les trains bondés
♠︎ La difficulté de rentrer le moindre centime au mois d'août quand on est indépendant

mercredi 7 septembre 2016

Favourite memories of summer 2016



Les enfants (et les amis profs) ont repris le chemin de l'école; les collections automne-hiver s'affichent déjà en vitrine des magasins et nous devons de nouveau allumer la lumière pour préparer notre repas du soir. Malgré une météo oscillant entre grisaille automnale et canicule insupportable, j'ai bien profité de cet été riche en déplacements et activités de toute sorte. J'en garderai de bons souvenirs, notamment:

La robe Emily & Fin verte, dénichée chez Kusje, dont je reçois tant de compliments
Les deux massages chez Free Persephone, à Paris
La semaine de vacances à Edimbourg, géniale malgré la pluie et le froid
Les cours de HTML et de CSS sur CodeCademy
Le vernis OPI Infinite Shine 2 Olive for Green et le Really Red d'Essie
Un happy hour à La Machine, le premier vendredi ensoleillé à Bruxelles
Les m'semen du vendeur marocain sur le marché de Saint-Gilles
Les dimanches après-midi passés à bouquiner à l'étage de Chouconut avec une fenêtre ouverte
"Stranger Things", "Grace and Frankie"
Les cocktails-lecture à la terrasse du Chamo, à Toulon
Les quatre tomes de "The raven cycle" de Maggie Stiefvater
Les deux escapes games et les parties d'Océanos, Sushi Go et Pérudo en famille à Toulouse
"Comme des bêtes" au cinéma avec mes neveux
L'installation des parapluies à Namur
La folie du lin (le drap que je n'ai pas pu récupérer, 
le T-shirt kaki Comptoir des Cotonniers acheté en soldes, les deux robes Talia Benson)
Les cactus de chez Flower @ttitude
La découverte du cocktail bar Life Is Beautiful à Bruxelles
Le week-end à Lille avec Phil et Stef
La virée shopping à Amsterdam et l'excellent escape game "Wake up!"

Et vous, quels seront vos souvenirs préférés de cet été? 

mercredi 6 juillet 2016

A nous deux, l'été!




Il a suffi que le soleil revienne à Bruxelles pour que je retrouve la motivation de bouger, de sortir, de parler aux gens et de profiter de la vie. J'ai repris le boulot tranquillement mais efficacement, bouclant en moins de 10 heures tout compris la traduction d'une bédé de 250 pages. Demain, j'attaque le tome 24 d'Anita Blake et on va déjà moins rigoler, je pense. Mais tant pis. Je dors comme un bébé; j'envisage même d'abandonner couette et/ou pyjama une nuit prochaine. En journée, je vis les fenêtres entrouvertes. Je suis super motivée par mes cours de programmation sur Codecademy (après le HTML, j'ai bientôt fini de plancher le CSS en attendant de passer au JavaScript), que je bosse à coup d'une demi-heure par-ci, une demi-heure par là pour une meilleure assimilation. Je vais prendre l'air tous les jours, et bouquiner ici ou là devant un thé glacé même si ce n'est pas toujours en terrasse. Le week-end, je teste des brunchs gourmands avec Chouchou. 

J'ai enfin pu ranger mes collants et mes bottines - pas encore mes petites vestes légères, mais je suis pleine d'espoir. Pour fêter ça, je me suis offert deux vernis OPI avec des couleurs démentes histoire de me peinturlurer les orteils. Je pique des broches colorées sur toutes mes robes. J'ai des envies de cactus auxquelles je vais probablement céder. Je blinde mon planning des semaines à venir: ici l'expo Harry Potter et celle sur la peinture hyper-réaliste au musée d'Ixelles, là un barbecue à la campagne ou un cocktail sur le rooftop d'un hôtel branché hype à la mode, là encore le soin des pieds ultime dûssé-je aller le chercher en Thalys, et puis des escape games partout: à Toulouse avec ma famille, à Lille avec Philou et Stef, peut-être à Paris où on m'a invitée à tester une salle à thème maya (la civilisation, pas l'abeille). J'essaie même de caser une troc party au milieu. 

Mes angoisses se sont envolées comme par magie; je me doute qu'elles reviendront, mais je profite de leur absence tant qu'elle dure. J'envisage même la possibilité que ne pas être en mode panique 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 n'attirera pas forcément sur ma tête (ou tout autre partie de mon anatomie): a/ les foudres d'un crabe vicieux, b/ une horrible maladie neurodégénérative. Je n'ai jamais pesé aussi lourd de ma vie mais bizarrement, je me sens en paix avec mon corps. Quand les gens m'énervent sur Facebook ou ailleurs, je me garde bien de leur répondre et je passe très vite à autre chose... même si c'est juste une partie de Farm Heroes. Pour peu que j'arrive à trouver prochainement des abricots bien mûrs pour tester une recette de tarte à la ricotta, je déclarerai officiellement l'état de grâce. Lui non plus, je ne sais pas combien de temps il durera, mais ce qui est pris - et caetera, et caetera. 

C'est drôle. En vieillissant, j'ai appris à mieux supporter les six mois de mauvaise saison, à me focaliser sur les plaisirs spécifiques à l'automne et à l'hiver, à profiter de cette occasion forcée de me replier sur moi-même et sur mon foyer, à en faire un moment d'introspection profonde où je définis de nouveaux objectifs et prends des forces pour me lancer dans les prochaines batailles. En contrepartie, je tolère de plus en plus mal les printemps et les étés décevants. J'ai l'impression de les avoir attendus si patiemment que je me sens flouée s'ils ne m'apportent pas la dose de lumière et de chaleur espérée. Un mois de juin pourri comme on vient de l'avoir à Bruxelles, et c'est la déprime garantie. Il ne me reste plus qu'à croiser les doigts pour que juillet continue sur sa lancée!

dimanche 6 septembre 2015

L'été qui s'attarde




On sent bien que les jours raccourcissent, que le fond de l'air fraîchit. Mais il fait encore juste assez bon pour s'installer à la terrasse des cafés avec un verre de liquide rouge et sucré que traverse un rayon de soleil pâlissant. Dans les librairies, les tables croulent sous les titres de la rentrée littéraire. Pas facile de faire un choix. Attirée par un titre intrigant, une illustration de accrocheuse, le nom d'un auteur dont on a aimé un ouvrage précédent, on saisit un livre, on lit la quatrième de couverture, on hésite. On le repose et on passe au suivant. On finit par se diriger vers la caisse les bras chargés, le coeur partagé entre jubilation et culpabilité. Les transports en commun ont repris leur rythme de croisière; aux heures de pointe, ils grouillent de lycéens bronzés et nonchalants. Les orteils vernis s'exhibent toujours dans les sandales conquises de haute lutte pendant les soldes, mais à l'approche du soir, on se couvre les épaules d'un gilet fin, et à la maison, on a coupé la clim'. La langueur des vacances s'attarde dans les gestes, dans l'absence de fébrilité au travail et le manque d'urgence des corvées quotidiennes: "Oh, ça attendra bien un peu". Sur les étals du marché, on cherche les dernières fraises de la saison; on palpe les melons en sachant très bien qu'ils ne seront plus tout à fait aussi sucrés qu'en juillet. Les collections automne/hiver envahissent peu à peu les vitrines; on admire ici la coupe d'un manteau, là l'imprimé d'une robe ou l'élégance d'une paire de bottines, mais on peine encore à se projeter dedans. Par contre, on se jette sur la papeterie de la rentrée des classes avec des mines gourmandes. Oh, l'agenda choupinet! Oh, les Post-It en forme de hiboux! On songe vaguement qu'il faudrait se renseigner pour les horaires des cours de yoga, penser à s'inscrire avant que l'élan de bonne volonté ne se dissipe. On prend des résolutions: se lever plus tôt, courir deux fois par semaine, lire davantage de non-fiction... mais pas tout de suite, peut-être. Pour l'instant, on savoure les vestiges de l'été qui s'attarde. 

vendredi 3 juillet 2015

Canicule




Je me lève une heure plus tôt que d'habitude, chassée de mon lit par la chaleur qui colle mon corps moite aux draps. 
Je me douche tout de suite pour ne pas passer la journée à mariner dans mon jus, alors que d'habitude, c'est un miracle si j'arrive à me traîner à la salle de bain avant 17h.
J'hésite: un thé chaud pour me réveiller, un thé froid pour me rafraîchir? 
Je dois me violenter pour arriver à bosser dans notre petit appartement changé en étuve plutôt que de faire... n'importe quoi d'autre, mais ailleurs. 
Je bouge au minimum pour retarder le moment où je sentirai ma sueur recommencer à couler. 
Depuis lundi, je n'envisage même plus de faire du fitness. C'est tout juste si, mercredi, je me suis fendue d'une séance quasi immobile de yin yoga. Et même quand je sors, je n'atteins pas les 10 000 pas dans la journée parce que c'est désagréable de marcher par des températures pareilles, surtout à ma vitesse habituelle. 
("Tu as la police aux trousses?" me demandait souvent un de mes ex dont les jambes faisaient un demi-mètre de plus que les miennes.)
L'avantage, c'est que la chaleur me coupe l'appétit; du coup je mange très peu et même sans bouger, je perds quand même du poids. 
Dès que mon planning le permet, je prends une deuxième douche; je m'habille juste assez pour éviter l'arrestation et je fuis. 
Dans une salle de cinéma climatisée pour voir "Inside out".
Chez Les gens que j'aime où je commande une limonade maison que j'aspire bruyamment, presque d'un trait. 
Dans des magasins où je n'ai pas l'intention d'acheter quoi que ce soit malgré les soldes - juste parce qu'il y fait vaguement frais.
A l'Amour Fou pour boire des cocktails en lisant le hors série Mindfulness de Flow.
Sur la place Flagey où je regarde les enfants en maillot de bain s'éclabousser sous les jets d'eau en regrettant de ne pas pouvoir me joindre à eux. 
Malgré la crème Nok dont je m'enduis les pieds avant de sortir, j'ai rapidement des ampoules. 
Meds jambes sont lourdes et gonflées; il me semble que je marche à travers de la purée de pois. 
Je ne râle pas: j'ai grandi dans une ville où il faisait plus de 35° pendant toutes les grandes vacances. Je n'aime pas ça, mais j'ai l'habitude.
Et puis j'ai passé tout l'hiver à appeler le soleil de mes voeux, je ne vais pas me plaindre maintenant qu'il est enfin là. 
Trop vite, de toute façon, l'été passera; les résultats d'examens et les noms des élus tomberont - et les héros de notre jeunesse avec eux; il faudra prendre des décisions à contrecoeur, regarder des vérités cruelles en face, sentir le sillon des rides se creuser, trouver le moyen de vivre quand même. 
Mais en attendant qu'éclate l'orage, le temps est provisoirement suspendu. 

jeudi 28 août 2014

10 choses à sauver du naufrage de l'été 2014


1. Ma robe Morgan noire à pois blancs. Un peu rétro, confortable, facile à vivre, aussi seyante sur une petite dodue comme moi que sur une grande tige comme ma copie Julie. (Actuellement soldée à -50% sur le site de la marque, et non, ceci n'est même pas un lien affilié.)




2. Un chouette week-end à Paris mi-juillet, avec notamment la découverte de Shakespeare & Co et des escape games, un appartement airbnb plein de charme et un tour de chaises volantes à la fête foraine des Tuileries. 

3. Les mojitos du bar de l'hôtel Le Berger, les meilleurs que j'ai bus à Bruxelles pour le moment. De manière générale, les cocktails entre copines après le boulot sont un concept merveilleux; je ne comprends pas comment j'ai pu passer à côté jusqu'ici. 




4. Deux gros coups de coeur pendant les soldes: des Chie Mihara rouges fort peu de saison, et un manteau imperméable René Derhy indigo super flatteur pour la silhouette - la mienne, du moins. Tous les deux à -50%. Shootings mode en perspective. 

5. Trois moments en famille: une partie de bowling ponctuée de glissades et de barbapapa, une baignade collective dans la piscine de ma soeur, un déjeuner dominical raffiné à La Promenade. Heureusement qu'ils étaient très bien, car il n'y en a pas eu d'autres.




6. La découverte d'Ombres Blanches, aussitôt devenue ma librairie préférée au monde. Gigantesque caverne-labyrinthe bourrée d'ouvrages choisis avec goût, vendus par des passionnés et feuilletables dans un café doté d'une cour intérieure. Le paradis sur Terre.

7. La page d'auteur d'Elizabeth Gilbert sur Facebook, débordante de bienveillance et d'inspiration. J'aime les médias sociaux quand ils me permettent d'établir une vraie connexion avec les gens que j'admire et qui ont le goût de s'y investir. 

8. Notre nouveau matelas. J'ai dit que nous dormions comme des bébés dessus? Ne plus se réveiller le matin avec l'impression d'être nonagénaire, ça aide quand même un poil à mieux démarrer la journée. 

9. Beaucoup de romans très prenants: "The hundred-year house", "Park Avenue", "Demain est un autre jour", "Avril enchanté", "The miniaturist" et celui qui, au bout d'une centaine de pages, s'annonce déjà comme mon préféré: "The signature of all things" (critiques à venir pour les deux derniers). 




10. Le banana bread. Préparé à partir de cette recette, dans laquelle j'ai juste remplacé les 150g de sucre blanc par 100g de sucre roux. Un succès immédiat auprès de 100% des membres de la maisonnée. 

jeudi 21 août 2014

Summer blues




Elle n'est pas très agréable, cette fin d'été. Les vacances à Toulouse m'ont plongée dans une tristesse difficile à chasser, et bizarrement renforcée par la mort de Robin Williams: je ne suis pas dépressive, mais à cause de mes angoisses, je sais ce que c'est d'avoir envie de pousser sur un bouton pour que le vacarme dans ma tête s'arrête. Avant la mi-août, les températures automnales à Bruxelles m'ont forcée à ressortir mes collants. Je croule sous le boulot et n'ai même pas le temps de me traîner à la salle de sport. En milieu de semaine dernière, un gros éditeur m'a contactée pour une traduction sympa et très bien payée, mais m'a réclamé un essai en urgence. Pour pouvoir le faire, j'ai dû annuler à la dernière minute la visite de mon amie Isa que je n'avais pas vue depuis deux ans. J'ai eu très peu de temps pour travailler sur mon texte et n'ai reçu aucune consigne. La réponse vient de tomber: mon essai "ne correspond pas à leurs attentes" (qui ne m'ont jamais été communiquées, donc). Je ne suis pas du tout vexée; quelque part, je dirais même que ce verdict me soulage car si cette traduction m'avait été confiée, je ne relevais plus la tête de mon ordinateur jusqu'à mi-janvier. Tout de même, j'ai un peu les boules. J'ai rempli seulement 9 de mes objectifs de l'été; je viens d'attaquer le 10ème et je sais que les 5 autres, pourtant les plus fun, vont passer à la trappe faute de temps et d'énergie. J'appréhende l'examen médical que je dois subir début septembre. C'est la saison des chatons à donner, et les photos qui fleurissent sur mon mur Facebook me serrent le coeur. Je n'arrive même pas à trouver une bonne série pour me changer les idées: j'ai bien testé "The honourable woman" et "Outlander", mais les deux m'ennuient quoi que pour des raisons très différentes. En fait, mon grand accomplissement de l'été, c'est d'avoir fait un bon choix de matelas neuf: depuis le week-end dernier, nous dormons comme des bébés sur notre Myrbacka. On a les consolations qu'on peut.

dimanche 4 août 2013

Canicule (et remède)




Les commerçants du village se plaignent tous de la chaleur: la boulangère qui officie à quelques mètres des fournils, la marchande de primeurs qui a 60 plateaux de melons à décharger à 16h... Seule la fleuriste s'en tire bien grâce à la fraîcheur s'échappant de ses frigos. Sortie de chez moi les cheveux encore trempés après ma douche, je suis rentrée une demi-heure plus tard avec toutes mes petites courses, les cheveux complètement secs, et je n'ai pas été fâchée de retrouver ma clim' dont la pose était finalement une idée de génie. L'après-midi, luttant contre une torpeur qui m'incitait à faire la sieste, j'ai lu sur mon canapé puis, quand la température extérieure s'est enfin décidée à tomber vers 19h, je me suis transportée sur mon balcon. Le soir, je n'ai pu m'endormir que le ventilateur réglé sur minuteur et tourné vers moi, allongée en petite tenue par-dessus les draps. L'été dans le sud, quoi. 

Ce n'est pas que je ne souffre pas de la chaleur (passé 35°, je transpire et je crame comme tout le monde), c'est que j'aime toutes les petites choses qui l'accompagnent. Le bruyant crincrin des cigales dans les pins parasols. L'odeur de poussière et de sève mêlées. Le bleu uniforme du ciel et les ondulations qui montent du bitume, pareilles à des mirages. L'excuse parfaite pour porter une jolie capeline ou un crâne petit chapeau de paille. Les orteils gaiement vernis de rouge dans les sandales. Le parfum des fruits d'été dans la corbeille, l'explosion des tomates dégoulinantes de jus quand la peau cède sous les dents. Le thé glacé consommé par litres dès le réveil. Le linge à peine pendu et déjà presque sec. Le moindre souffle d'air éprouvé telle une caresse divine. L'impression que le monde tourne au ralenti et que les journées n'auront jamais de fin. L'indolence permise. La sensation d'être en vacances même quand on travaille. L'optimisme automatique dans la lumière qui inonde tout. 

Vendredi après-midi, après quelques heures de travail étonnamment productives, j'ai eu la flemme de me traîner jusqu'à l'arrêt de bus pour tenter de gagner une zone où il y aurait de la vie. Au lieu de ça, je suis allée m'installer dans un des fauteuils en bambou du bar de la place avec le bouquin du swap bonne humeur et un diabolo-menthe à 1,60€, servi avec le sourire et l'accent du Midi. Pendant une heure, j'ai lu à l'ombre des platanes où circulait une brise très légère et où il faisait divinement meilleur que dans les rues goudronnées. C'était un moment ordinaire et parfait comme je les chéris tant. 

mardi 4 septembre 2012

SUMMER 2012




J'ai découvert le jour perpétuel à Reykjavik et succombé au charme étrange des paysages islandais. J'ai beaucoup lu au resto, dans des bars ou des salons de thé, et accumulé les bonnes pioches avec "La carte du temps", "Salaam London", "The night circus", "L'embellie" et "The age of miracles". J'ai craqué pour "Sherlock" à la télé et pour "Le Lorax" au cinéma. Je me suis lancée dans la confection d'un couvre-lit à vagues multicolores (dont mon père a commenté qu'il devait être très à la mode dans la cordillère des Andes), et j'ai bricolé deux ouvrages en Zpagetti. J'ai modifié mon alimentation en supprimant les féculents blancs, les plats tout prêts, en diminuant radicalement ma consommation de viande et en passant au bio pour presque tout. J'ai adoré le sorbet au yuzu et la glace au caramel beurre salé. J'ai acheté un arc-en-ciel de slims et fait un carnage robes-chaussures pendant les soldes. Je me suis offert des fleurs plusieurs fois, parce que je le vaux bien. J'ai investi dans mon appartement en faisant changer les fenêtres. J'ai pesté contre un juillet froid et pluvieux, puis contre un août caniculaire. Après m'être pris la tête avec plusieurs participantes, j'ai décidé d'arrêter les swaps pour l'instant - et reçu deux colis de non-swap qui m'ont mis du baume au coeur. Je n'ai finalement pas pris le temps de faire mon ombré hair rose, mais je n'abandonne pas le projet. J'ai dit adieu à Scarlett après 17 ans de vie commune, et fêté ce qui sera peut-être le dernier anniversaire de mon père. Je n'ai pas travaillé énormément, ni blogué beaucoup comparé au début de l'année. J'ai vécu. 

mercredi 22 août 2012

In love with life


Quand je sors de chez Filigranes un gros sac de bouquins au bout du bras, il est 18h50. La canicule est retombée, cédant la place à une chaleur idéale sous un bel azur moutonnant; Chouchou bosse jusqu'à minuit ce soir, et rien ne m'attend à la maison qu'un reste de gratin de chou-fleur/broccoli. Ma décision est vite prise: cap sur le parvis Saint-Boniface. 




La terrasse du Mano a Mano, restaurant italien aux pâtes excellentes mais à la salle par trop bruyante, commence juste à se remplir. J'annexe l'avant-dernière table sur le bord et sors de mon sac le nouvel Audur Ava Olafsdòttir que je viens juste de m'offrir. La serveuse passe prendre ma commande: ce sera des orrechiette alla siciliana. A peine a-t-elle disparu à l'intérieur que je veux la rappeler pour lui demander plutôt des fettucine aux scampi. Ou des pappardelle à la truffe. Bon, tant pis, ça ira comme ça. 




Au milieu de la place, un trio de musiciens attend que les terrasses soient pleines pour commencer à jouer. A ma gauche, un homme bronzé qui doit avoir mon âge est assis seul, comme moi, et déguste, comme moi, un verre de vin tout en lisant. A ma gauche vient s'asseoir un couple entre deux âges qui se met à discuter très vite en espagnol, langue que je ne comprends pas assez bien pour me laisser distraire par la conversation. Mon héroïne écrase une oie sur la route avant de se rendre chez son amant, et décide de faire un crochet par l'épicerie pour acheter de quoi la farcir. Ca commence bien!




Dans un français parfait, à peine mâtiné d'une pointe d'accent, mon voisin de droite s'excuse pour sa curiosité et me demande ce que je lis. Il a un sourire franc qui plisse le coin de ses yeux derrière ses petites lunettes à monture métallique. Nous échangeons quelques considérations sur les romans qui ne méritent pas d'être finis. Il me confie qu'il a abandonné "Guerre et paix" à dix pages de la fin parce qu'il n'arrivait à s'attacher à aucun des personnages; puis mon assiette arrive et il me souhaite bon appétit avant de reporter son attention sur sa compagne. 

Moi qui mange si vite d'habitude, je déguste mes pâtes lentement, en savourant chaque bouchée et chaque seconde de cette belle soirée. Les musiciens se mettent à jouer, et je suis surprise de trouver ça agréable. Leurs chansons sont entraînantes mais pas exagérément connues; le guitariste a une belle voix et le bon goût de ne pas trop la pousser; deux des cordes de la contrebasse sont jaunes fluo et l'accordéoniste ressemble à un chef de clan corse. Leurs accords se mêlent idéalement à la douceur de l'air. Quand ils passent parmi les tables, tout le monde ou presque dépose une pièce dans leur bourse, du jamais vu!

La serveuse en petit top à fleurs vient chercher mon assiette et m'énumère les desserts avec un vrai sourire. Plus tard, peut-être commencera-t-elle à grimacer sur ses jambes lasses, mais pour l'heure, elle semble presque passer un aussi bon moment que moi. Je prends quelques photos, mais il faudrait être bien plus douée que moi pour parvenir à capturer la perfection de l'atmosphère. Il me semble qu'à cet instant, rien de mal ne peut arriver dans le monde. Et je sais que c'est une illusion, mais l'espace d'une heure, je la laisse me bercer. Ce soir, je suis amoureuse de la vie. 



lundi 20 août 2012

10 raisons de se réjouir de la canicule




1. A peine sorti de la machine à laver, le linge propre est déjà presque sec. Ca tombe bien, vu qu'on transpire tellement qu'on est obligé de se changer 3 fois par jour.

2. On a remonté le ventilateur de la cave, où il dormait depuis l'été 2010. C'est triste, un appareil ménager dans l'incapacité d'accomplir son destin.

3. On a passé juillet à se plaindre du gris, du froid et de la pluie; on peut maintenant se plaindre de la chaleur étouffante. C'est important, de varier les plaisirs. 

4. Par une chaleur pareille, on est OBLIGE de manger des glaces. Du coup, on se félicite de préserver des emplois chez Häagen-Dazs et Ben & Jerry's. 

5. Au lieu de se laisser tenter par les ruineuses collections automne-hiver qui font leur apparition dans les magasins, on dégote une parfaite petite robe d'été à trois kopeks en fin de soldes.

6. Le matin, les vêtements sont vite choisis et encore plus vite enfilés.

7. Dans la rue, on peut admirer les biceps des garçons et les mollets des filles. Ou l'inverse, d'ailleurs. 

8. On s'enduit forcément d'écran total avant de sortir. On sent le monoï toute la journée. Et alors qu'on bosse en ville, on a un peu l'impression d'être à la plage. 

9. L'appétit chutant d'environ 10% par degré au-dessus de 30, on se dit que si le thermomètre pousse jusqu'à 40, on pourra vivre d'amour et de thé glacé jusqu'à fin septembre.

10. On tient une excuse parfaite pour se réfugier dans les lieux climatisés - par exemple, au cinéma ou au centre commercial. Puisque c'est une question de survie. 

Photo empruntée ici.

mercredi 11 juillet 2012

10 avantages d'être en ce moment à Bruxelles plutôt que sur la Côte d'Azur


Photo: eBry

1. La chaleur ne m'empêche pas de dormir la nuit. 

2. Je n'ai pas besoin de prendre deux douches par jour pour me sentir propre. 

3. Les moustiques font profil bas.

4. Aucune odeur de sardines grillées au barbecue n'agresse mes narines délicates 
quand j'ouvre ma fenêtre. 

5. Les touristes n'ont pas dévalisé la supérette voisine 
ni acheté la dernière baguette aux céréales chez le boulanger. 

6. En journée, il y a d'autres activités possibles que se faire paner sur la plage et choper des mélanomes.

7. En soirée, il y a d'autres activités possibles que se faire draguer lourdement au Macumba. 

8. Si je commande une entrecôte-frites au resto, je ne paie pas 30€ 
pour une viande pleine de nerfs servie avec des bâtonnets de pomme de terre rachitiques et sans goût.

9. Je ne suis pas obligée de me raser tous les jours avant de sortir, 
vu que personne ne verra ni mes mollets ni mes aisselles. 

10. Je fais de méga économies sur le poste "crème solaire".

Hé oui... On se console comme on peut!

jeudi 31 mai 2012

Summer manifesto



La France et la Belgique venant de passer sans transition de novembre à juin, j'ai décidé d'oublier le Printemps Perdu de 2012 et de me concentrer directement sur mes projets pour l'été:

- Me faire un ombré hair rose (un chouïa moins radical que celui de la photo, disons avec seulement le tiers du bas de décoloré)

- Apprendre à travailler la laine cardée (parce que je suis über envieuse des bestioles que réalise Anne Montel)

- Attaquer la confection d'un granny, un carré à la fois

- Tester de nouvelles recettes de smoothies, notamment aux légumes (avec ce livre)

- Organiser un city trip début octobre (nous n'avons toujours pas décidé où: je voudrais aller à Rome ou à Venise mais Chouchou refuse à cause du climat politique actuel en Italie; il voudrait aller à Barcelone mais je n'aime pas l'Espagne ni les destinations grouillantes de touristes)

- Trouver une activité physique sympa à pratiquer à la maison (acheter un DVD de zumba ou de Pilates?)

- Faire changer les fenêtres de l'appart' de Monpatelin (quelqu'un est passé mardi prendre les cotes; je devrais recevoir un devis incessamment sous peu et j'espère programmer les travaux début août)

- Perdre 5 kilos ou virer toutes les fringues en 38/M de ma garde-robe (et organiser une troc party dans la foulée)

Et vous, vous comptez faire quoi cet été? 

samedi 30 juillet 2011

10 raisons de se réjouir d'avoir eu un mois de juillet pourri


1. Vous n'avez pas dépensé un centime en crème solaire, et vous n'avez pas non plus aggravé votre futur mélanome.

2. Si vous êtes salarié, vous n'avez pas chopé un chaud et froid avec la clim du bureau. Si vous bossez à la maison, vous n'avez pas été tenté de planter votre boulot pour sortir bouquiner à la terrasse d'un café.

3. Vous n'avez pas été terrassé par les odeurs de dessous de bras dans les transports en commun.

4. Du temps coincé à l'intérieur, c'est du temps pour faire des câlins, des manucures, du ménage, des zombies en feutrine...

5. Si vous avez foiré votre traditionnel régime de printemps, rien ne vous oblige à exhiber vos mollets dodus, vos bourrelets disgracieux et vos ailes de chauve-souris. Si vous n'avez pas besoin de régime, l'univers a déjà été assez généreux comme ça avec vous, et vous devriez avoir honte de vous plaindre de la météo.

6. Puisque vous avez, comme d'habitude, craqué sur les nouvelles collections au lieu d'acheter des fringues soldées, vous n'aurez pas à attendre pour exhiber fièrement vos emplettes.

7. Si vous étiez en vacances, vous avez pu faire de longues balades romantiques au bord de la plage au lieu de chercher vainement dix centimètres carrés où étaler votre serviette. Si vous n'étiez pas en vacances, vous vous êtes consolé en pensant que vous ne ratiez pas grand-chose.

8. Cette année, inutile de faire douze magasins pour trouver le dernier ventilateur disponible dans un rayon de 17 kilomètres.

9. Franchement, à choisir, vous auriez préféré une canicule comme celle de l'an dernier? Moi pas.

10. Par contraste, août ne peut être que meilleur!

jeudi 12 août 2010

Eté: la cuvée 2010 laisse à désirer

J'aurai connu de meilleurs étés.

Le problème quand tu choisis de prendre tes "grandes" vacances de l'année au printemps pour bénéficier de billets d'avion et de chambres d'hôtel moins chères, c'est que juillet et août s'étendent ensuite devant toi comme un morne désert. Tu vois tous tes contacts Facebook annoncer les uns après les autres qu'il ne leur reste plus qu'une demi-journée de boulot. Le soir, leur statut t'informe qu'ils sont en train de boucler leurs valises et, deux jours plus tard, ils postent des photos de bord de mer ensoleillé ou d'apéro à l'ombre de la pinède avec une légende de type "bisque bisque rage". Avant, au moins, ils devaient se donner la peine de t'envoyer une carte postale. L'avènement des réseaux sociaux virtuels n'est pas toujours une bonne chose.

Ne parlons même pas des blogueurs qui jubilent en annonçant l'interruption de leurs activités pendant un mois pour cause de villégiature au Mont Saint-Michel, dans le Lubéron ou au Cap Corse: j'ai juste envie de les étrangler. Et peu importe que j'aime seulement utiliser mes congés pour voyager dans des pays lointains; peu importe que la perspective de me mettre en maillot pour aller choper un carcinome tout en récoltant du sable dans la raie des fesses (ou: comment joindre l'utile à l'agréable...) me fasse à peu près aussi envie qu'un dîner romantique avec Nanito 1er au Speculoos Gourmand. Je râle, et puis c'est tout.

Non seulement je suis coincée en ville, mais j'y suis coincée avec une montagne de boulot chiant. (Pourquoi, mais pourquoi ai-je promis de rendre ma trad en cours avec 10 jours d'avance sur la date prévue pour arranger l'éditeur? Ah ben oui, pour arranger l'éditeur.) La grosse dispute de mi-juin avec Chouchou a laissé des cicatrices qui tardent à se refermer. J'ai encore dû emmener Scarlett en urgence chez le véto lundi soir. Et après la canicule des quinze premiers jours de juillet, la météo belge estimant sans doute qu'elle a épuisé son quota de degrés centigrades pour l'année s'est brusquement mise à l'automne.

Vivement la rentrée.

dimanche 11 juillet 2010

Où la canicule menace de me changer en Bolino

Depuis mon retour à Bruxelles, je suis accablée par la chaleur fort inhabituelle qui règne sur la capitale belge. C'était bien la peine de fuir les étés caniculaires de Monpatelin! Je dors très mal la nuit et le jour, je bous littéralement devant mon ordinateur portable qui ajoute probablement 5° à la température déjà saunaesque de l'appartement. Bien sûr, nous n'avons ni volets que nous pourrions cabaner comme ça se fait dans mon Sud natal, ni rideaux parce que j'ai toujours trouvé ça super bourgeois. J'en suis réduite à surfer sur Internet pour mater les ventilateurs avec une concupiscence d'ordinaire réservée aux Chie Mihara ou aux Annabel Winship. Nous en achèterons probablement un cette semaine... et en toute logique, la vague de chaleur retombera dans les 6 heures à suivre.

lundi 21 juin 2010

Franchement, cette année, je n'ai pas vu passer l'été

J'ai à peine eu le temps de manger quelques nectarines, de salir 2-3 T-shirts à manches courtes, de faire prendre un peu l'air à mes orteils vernis, d'entamer mon tube d'écran total et d'enlever la couette de mon lit, et pouf, c'est de nouveau l'hiver.
...Ah pardon, on me signale en régie que nous sommes fin juin plutôt que courant octobre et que l'été vient juste de commencer. Vu que le printemps a sérieusement ressemblé à un automne, je me demande si Dame Nature, fatiguée que nous lui trouions la couche d'ozone et lui déversions du pétrole dans les océans, n'aurait pas décidé de nous priver de soleil, genre, POUR TOUJOURS. "Ah ils s'attendent à un réchauffement climatique, les salopiots. Allez, tournée générale de pluies diluviennes et de grêlons!".
The end is nigh.

mercredi 26 août 2009

Vive les vacances la rentrée

J'ai hâte que l'été se termine. Je n'ai jamais aimé cette période de l'année où j'ai tout le temps trop chaud, où les vêtements de saison m'obligent à découvrir mes bras et mes jambes que je déteste, où je me casse le nez sur la porte de mes restos et de mes magasins préférés "fermés pour cause de congés annuels", où mes amis sont injoignables, où les services de compta fonctionnent au ralenti et ne me paient pas ce qu'ils me doivent avant la rentrée (alors que le Trésor Public, l'AGESSA et la société de crédit immobilier continuent à se servir sur mon compte avec une régularité de métronome), où les trains et les avions sont bondés de gens qui puent fleurent bon la sueur et d'enfants qui hurlent.

Gamine déjà, je détestais ces deux mois pendant lesquels je savais que je n'irais pas à l'école et n'apprendrais rien, que ma grand-mère me traînerait à la plage tous les jours tant que mes parents bosseraient, et qu'ensuite ceux-ci m'emmèneraient à la campagne où ils insisteraient pour que j'aille m'amuser dehors alors que j'aspirerais seulement à rester dans la fraîcheur bienfaisante du grenier avec la collection de Playboy des années 70 de mon grand-père de vieux romans poussiéreux d'Alexandre Dumas. Je n'avais qu'une hâte: qu'arrive la rentrée avec ses fournitures flambant neuves et son emploi du temps dont je colorierais soigneusement les cases horaires dans mon agenda: bleu pour le français, vert pour l'anglais (et plus tard, jaune pour l'espagnol), rouge pour les maths, marron pour les maudits travaux manuels...

Ma scolarité s'est achevée en juin 1991, et pourtant, chaque année c'est la même chose. J'attends le 1er septembre, les collections d'automne, la sortie de films décents au cinéma et de centaines de romans sur les tables des librairies, la reprise de l'activité citadine et des horaires normaux des transports en commun, le retour d'une température supportable avec une impatience identique à celle de mes 9 ans. Bien plus que le 1er janvier qui ne correspond pas à grand-chose pour moi, cette date marque le commencement d'un nouveau cycle - et en bon Bélier, j'aime les commencements et le renouveau plus que toute autre chose au monde.

Cette année, je suis d'autant plus impatiente que mon été a été sacrifié sur l'autel des attaques de panique et du Xanax qui, conjugués à la canicule, m'ont fait dormir 12 heures par jour et me traîner comme un zombi les 12 autres. Mais là, ça y est, je commence à maîtriser les dosages et mon corps s'est plus ou moins habitué aux effets secondaires. Je suis prête à attaquer ma thérapie comportementale, à mettre les bouchées doubles niveau boulot pour rattraper le retard accumulé en juillet et en août, à me chercher un look sympa pour la saison automne/hiver, à faire des projets de sorties et de voyages avec Chouchou, à reprendre mes cours de japonais en prévision de notre prochain voyage à Tokyo. En fait, la seule chose qui me manque, c'est un nouvel agenda :-)

lundi 17 août 2009

Summer holidays '09: the good and the bad


Good:
- Le docteur de mes parents, que j'ai vu pour renouveler ma prescription. Il a suggéré des échographies tous les 6 mois pour surveiller l'évolution de mon endométriose et détecter un éventuel cancer ovarien. Me voici un peu rassurée.
- La diminution de ma dose quotidienne de Xanax. Finie l'irrésistible envie de sieste dans l'après-midi, je vais pouvoir me remettre à bosser normalement!
- La bonne entente avec mes parents. Pour une fois, je n'ai été que gentillesse même pas agacée envers Mère.
- Les conversations avec Soeur Cadette, toutes les deux seules dans sa Fiat 500.
- Le poulet frit du KFC, mon plus grand plaisir coupable en matière de junk food.
- Les deux planches superbes réalisées par Chouchou, qui a vraiment fait de gros progrès.
- La robe de punkette, à carreaux et fermetures éclair, dénichée chez Wap Doo Wap et dans laquelle je n'ai absolument pas l'air ridicule. Je vous jure.
- La séance de dessin devant un thé sublime au Cha Yuan.
- Le traditionnel repas fromage et la découverte d'une petite merveille nommée Rocher de Séverac dont je me suis honteusement accaparé la plus grande partie.
- Les pâtes aux chicons de Chouchou, que j'avais toujours refusé de goûter jusqu'ici et qui sont effectivement délicieuses.
- L'unique fois où, n'en pouvant plus de chaleur, j'ai consenti à enfiler un maillot et à profiter de la piscine toute neuve de Soeur Cadette. Il faut bien admettre que ça rafraîchit. Et que le ridicule ne tue pas quand, voulant s'asseoir sur un fauteuil gonflable, on bascule en arrière et se retrouve à l'eau cul par-dessus tête avec ses lunettes de soleil.
- Les dîners le soir sur la terrasse, quand la fraîcheur revenait enfin.
- Les fou-rires avec Chouchou et Soeur Cadette, tard le soir devant Secret Story et Love Bluff.

Bad:
- La chaleur infernale qu'il faisait à Toulouse, et qui nous a dissuadés de tenter toute forme de sortie à part dans les magasins (à cause de la clim').
- Le Wifi de Soeur Cadette. Peu compatible avec le Mac de Chouchou, il refusait obstinément de publier mes photos et mes liens html.
- La fermeture annuelle de Bapz qui m'a empêchée de satisfaire mon envie de brioches Black Magic.
- L'impossibilité de jouer à Guitar Hero: la Wii et tous ses accessoires étaient partis aux Zuess en container la veille de notre arrivée, avec le reste des affaires dont Soeur Cadette et sa petite famille auront besoin les deux prochaines années.
- La dispute avec Chouchou - la première depuis décembre dernier. Le ton n'est pas monté, mais je ne lui ai pas adressé la parole pendant 24h.
- L'alerte santé de Scarlett, confiée en notre absence aux bons soins d'une amie qui a donc dû faire venir un véto.
- La disparition de Régis. Et de ça, je ne suis pas près de me consoler.