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vendredi 11 mai 2018

Déficit écologique





Le jour du dépassement écologique, celui où l'humanité a utilisé toutes les ressources naturelles que la Terre peut lui fournir en un an, survient un peu plus tôt chaque année - dans le courant du mois d'août, pour le moment. Mais si on se penche sur le cas précis de la France, l'un des pays où l'on vit le mieux au monde, ce jour, en 2018, c'était... le 5 mai. Ce qui signifie qu'une Française moyenne comme moi, ni très riche ni très pauvre, consomme en une année 3 fois plus de ressources que ce que la Terre ne peut en produire pour elle. Ca calme, non? 

jeudi 17 août 2017

"Une histoire des abeilles" (Maja Lunde)


Angleterre, 1851. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Cependant, la découverte de l'apiculture réveille son orgueil échu: pour impressionner son fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire. 
Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle: son unique fils, converti au végétarisme, rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d'une exploitation menacée par l'inquiétante disparition des abeilles? 
Chine, 2098. Les insectes ont disparu. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser la nature à la main. Pour son petit garçon, elle rêve d'un avenir meilleur. Mais lorsque ce dernier est victime d'un accident, Tao doit se plonger dans les origines du plus grand désastre de l'humanité. 

Si vous vous intéressez un tant soit peu à l'actualité et surtout à l'écologie, vous n'avez pu manquer d'entendre les avertissements au sujet de la mortalité effarante des abeilles, en raison des pesticides et du changement climatique. Il est probable que l'espèce disparaîtra dans un avenir proche, bouleversant l'agriculture mondiale et entraînant des famines un peu partout. C'est donc à un sujet particulièrement anxiogène que s'attaque l'auteure norvégienne Maja Lunde dans son premier roman pour adultes.

Et pourtant, au premier abord, il semblerait que la question des abeilles ne soit qu'un accessoire pour parler de lien parental et de transmission. William et George, les narrateurs dont le récit se déroule pendant l'histoire connue, sont avides de léguer quelque chose à leur fils presque adulte et désespérés de voir celui-ci leur échapper un peu plus chaque jour. Pour Tao en revanche, il ne s'agit pas de perpétuer un quelconque héritage familial mais bien de permettre à son fils de 3 ans d'accéder à une condition meilleure que la sienne dans un futur extrêmement lugubre où hormis pour les élites, les gens ne mangent plus à leur faim et n'ont aucune perspective d'épanouissement professionnel ou personnel.

En alternant les contextes à chaque chapitre, l'auteure tisse une toile au coeur de laquelle les passions individuelles s'inscrivent dans un contexte plus large aussi bien dans l'espace que dans le temps, et assez richement documenté pour faire froid dans le dos. Si vous cherchez un bouquin feel good, passez votre chemin: "Une histoire des abeilles" n'est pas pour vous. Si en revanche vous êtes prêt pour de l'anticipation qui alarme et fait réfléchir, vous devriez prendre plaisir à la lecture de ce roman original, bien écrit et plaisamment traduit. 

Merci aux Presses de la Cité pour cette lecture.

mardi 8 mars 2016

"Demain", à voir dès aujourd'hui






Dès que j'ai entendu parler de "Demain" en fin d'année dernière, j'ai manifesté mon envie d'aller le voir. Mais janvier et février ont été très (trop) remplis, et plus j'entendais fuser les critiques dithyrambiques, plus je commençais à craindre que le film n'ait aucune chance d'égaler mes attentes désormais stratosphériques. Et puis j'ai de plus en plus de mal à tenir deux heures dans une salle de cinéma devant une oeuvre de fiction même excellente, alors un documentaire - ne risquais-je pas de m'ennuyer ferme? Bref, j'ai failli renoncer, et j'aurais eu bien tort. Parce qu'au final, j'ai trouvé ça encore plus génial que ce qu'on m'avait dit. 

En partant du constat écologique alarmant qu'on connaît tous maintenant (réchauffement climatique dangereux, perte rapide de la biodiversité), et dont seule une poignée d'irréductibles crétins s'obstine encore à nier la réalité, Cyril Dion et Mélanie Laurent cherchent à travers le monde entier les solutions qui ont déjà été trouvées et grâce auxquelles on pourrait éviter le pire. Cinq aspects sont abordés:
- la nourriture, à travers notamment les jardins urbains communautaires aux USA et la permaculture dans une exploitation en Normandie
- l'énergie, avec la ville de Copenhague où 67% des gens circulent autrement qu'en voiture, où la population a elle-même investi dans des éoliennes et où l'objectif est de parvenir rapidement à une empreinte carbone neutre, ainsi que l'Islande où on exploite à fond le solaire et le géothermique
- l'économie, avec une entreprise de fabrication d'enveloppes située dans le département du Nord, qui a décidé de produire propre et de rémunérer ses employés plutôt que des actionnaires, mais aussi une banque suisse, la Wir, qui illustre le système de monnaie parallèle
- la démocratie, avec un village indien qui a adopté un système de gouvernement participatif et mélangé les intouchables aux autres castes
- l'éducation, à travers une école finlandaise située dans un quartier défavorisé

Tous ces exemples sont frappants de bon sens, d'humanité mais aussi d'efficacité. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, un terrain cultivé à la main peut avoir un rendement 3 ou 4 fois supérieur à celui de l'agriculture intensive, sans épuiser les sols ni devoir recourir aux pesticides. Et de toute façon, comme le fait remarquer le gérant de Pocheco (l'entreprise qui fabrique des enveloppes): "On n'a pas besoin d'être toujours plus riche; on n'a pas besoin d'aller toujours plus vite". La volonté de croissance ne sert que les banques et les actionnaires des grosses multinationales. Je suis ressortie de là plus que jamais convaincue que la classe politique ne nous apportera pas de solutions, car désormais elle fait aussi partie du problème. Les solutions, on le voit bien ici, viendront des initiatives citoyennes et des efforts de chacun pour repenser son mode de vie.

Si vous faites partie des gens qui en ont marre qu'on les bassine avec le réchauffement climatique parce qu'ils trouvent ça anxiogène, n'ayez crainte: "Demain" est un film résolument pêchu et plein d'espoir, qui montre plein de belles gens au message ultra-positif, avec un montage dynamique et une bande originale des plus entraînantes. En plus, il fait voyager. Et il donne sacrément envie de se retrousser les manches pour cultiver un avenir meilleur. Bref: il a mis beaucoup de baume sur mon petit coeur pessimiste et angoissé. 

dimanche 7 février 2016

"Les enfants de la baleine T1" (Abi Umeda)


Dans un monde où tout n'est plus que sable, un gigantesque vaisseau vogue à la surface d'un océan de dunes. Il abrite des hommes et des femmes capables pour beaucoup de manipuler le saimia, un pouvoir surnaturel qu'ils tirent de leurs émotions. Ce don les condamne cependant à mourir très jeunes. A bord de la "Baleine de Glaise", ils vivent leur courte vie coupés du reste du monde. Jusqu'au jour où, sur un vaisseau à la dérive, le jeune Chakuro fait une étrange rencontre...

Impossible de ne pas penser à "Nausicaä de la vallée du vent" en lisant ce résumé - d'un autre côté, le rapprochement est plutôt flatteur, et je suis toujours partante pour une fable futuriste écolo, surtout si elle est aussi joliment dessinée et poétique dans le propos.

D'entrée de jeu, "Les enfants de la baleine" impose son univers bien particulier. Pour pallier le manque de ressources et le déséquilibre démographique de leur petite communauté, les occupants de la Baleine ont développé un mode de vie très ritualisé, et l'harmonie règne à bord malgré une poignée de contestataires que l'ordre établi ne satisfait pas. On ne surprend à penser qu'au fond, malgré sa brièveté, leur existence paisible et bien réglée semble plutôt enviable.

Puis la découverte de Chakuro soulève un coin du voile de mystère qui les enveloppe, avec des conséquences rapidement dramatiques. La fin du tome 1 laisse entrevoir un univers finalement pas du tout, du tout conforme à ce qu'on avait pu imaginer - mais sans doute encore plus fascinant. Et je ne peux hélas pas en dire plus pour ne pas gâcher l'effet de surprise. Une chose est certaine: je vais très rapidement me jeter sur la suite (le tome 2 est déjà disponible; le 3 sortira en mai, et la série toujours en cours au Japon en compte actuellement 6).

Seul petit regret, le noir et blanc ainsi que le format du manga ne mettent pas en valeur le côté grandiose des décors et des paysages imaginés par Abi Umeda. Par contre, si quelqu'un se dévouait pour produire un anime, ça pourrait être vraiment chouette!




mercredi 11 juin 2014

Zen Car: la conduite urbaine tout en souplesse




Nous habitons en ville; je bosse à la maison et Chouchou est à 10 minutes de bus de son travail. Considérant le coût d'achat et d'entretien d'un véhicule, ainsi que la difficulté pour se garer dans notre quartier et notre tendance écolo qui nous pousse à utiliser au maximum les transports en commun, nous n'avons jamais envisagé de posséder une voiture. Mais il nous arrive tout de même d'en avoir besoin, par exemple pour faire un plein hebdomadaire au supermarché ou rendre visite à des amis qui habitent à l'extérieur de Bruxelles. C'est pour les urbains comme nous qu'a été inventé le principe des voitures partagées, dont nous sommes des utilisateurs ravis depuis plusieurs années. Récemment, nous avons découvert l'existence de Zen Car, réseau bruxellois spécialisé en véhicules électriques, et nous avons eu envie de tester. Ce que nous avons fait le week-end dernier. 

L'inscription en ligne ne prend que quelques minutes; après quoi, on reçoit par courrier une carte magnétique qui permet de déverrouiller les véhicules réservés sur le site ou à l'aide de l'application dédiée. Le processus est assez simple même pour les nouveaux utilisateurs. Une fois à la station choisie, il faut juste débrancher la voiture, vérifier qu'elle est suffisamment chargée, embarquer le câble dans le coffre (pour éviter le vandalisme et, en cas de besoin, recharger la batterie sur n'importe quelle prise électrique). Et hop, on est prêt à rouler! Concernant la tarification, on paie à l'heure et non d'après un savant calcul basé sur le temps d'utilisation et le nombre de kilomètres parcourus; ainsi, pas de mauvaise surprise au moment où l'on reçoit la facture.






Samedi, nous avions plusieurs déplacements à faire en centre-ville. Parmi les modèles disponibles, tous munis d'une boîte automatique, nous avons choisi une Smart que nous n'avions jamais testée ni l'un ni l'autre. Petit moment de perplexité au moment de la prise en main: mais comment donc s'ouvre le coffre? Après avoir cherché en vain quelques minutes, nous avons appelé le service client qui a éclairé notre lanterne, et nous avons pu démarrer sans autre problème. Premier gros changement par rapport à une voiture à essence: l'absence de bruit. C'est très bizarre de rouler dans une voiture qui n'émet qu'un léger chuintement, à l'instar d'une rame de tramway - très bizarre, mais très agréable! Comme par ailleurs, la conduite est extrêmement souple et dénuée d'à-coups, on se sent un peu comme dans un hovercraft de science-fiction qui glisserait sur la route. Et on comprend mieux le nom du réseau: en effet, rouler en voiture électrique, ça rend super zen! Le moteur n'est pas très puissant (ce qui serait de toute façon inutile en ville...), mais il réagit "avec la fluidité d'un écran tactile", estime Chouchou, qui de nous deux est largement le plus branché mécanique. 

Dimanche, pour changer un peu, nous avons testé une 4 places: la Mitsubishi i-MiEV (Chouchou aurait adoré faire un tour avec la BMWi3, mais malheureusement elle n'est pas encore disponible!). Malgré son volume bien supérieur à celui de la Smart, elle s'est également révélée très souple, très silencieuse et très agréable à conduire. Par ailleurs, Zen Car est en cours de négociation pour obtenir un droit de stationnement gratuit dans les zones à parcmètres de Bruxelles; en attendant, la boîte à gants de chaque véhicule contient une carte Interparking qui permet de se garer sans payer dans tous les parkings du réseau (les plus nombreux dans le centre de Bruxelles). Ce qui est somme toute bien plus pratique que de tourner deux heures pour trouver une place dans la rue! Bref, vous l'aurez compris, nous sommes conquis par ce moyen de déplacement. 


Ce week-end de test m'a été offert par Zen Car.

lundi 15 avril 2013

BioMood: réinventer son quotidien




L'an dernier, j'avais testé le magazine à vocation écolo Pure Green. Je l'avais trouvé très beau et plutôt vide. Un peu le contraire de BioMood, dont vous trouverez actuellement le numéro 3 en kiosque. Petit et compact, imprimé sur du papier recyclé, il propose une maquette sans chichis pour mieux mettre en valeur un contenu agréablement dense. Les sujets sont variés: documentaire sur la disparition des abeilles, recettes pour fabriquer son shampoing maison et point sur les teintures végétales, suggestions pour diminuer la quantité de déchets produite par un foyer, guide pour choisir un jean bio, mode d'emploi du potager carré, liste des fruits et légumes de saison en avril, gros dossier sur l'économie solidaire... Les articles sont courts, digestes et bourrés d'informations. Une lecture plaisir? Pas vraiment. Mais une lecture utile? Oui, oui, mille fois oui. Un regret, cependant: en l'absence d'incitation aux troubles dysmorphiques de l'image ou de publicité pour des robes qui coûtent un SMIC, pourquoi qualifier BioMood de "féminin éco-pratique"? En 2013, considère-t-on encore que les femmes sont seules responsables de la gestion du foyer, et seules capables de s'intéresser au développement durable? 

dimanche 2 septembre 2012

"L'âge des miracles"


Au début d'un automne que rien ne distinguait des autres jusque là, les journaux du monde entier annoncent que la rotation de la Terre est en train de ralentir et que les jours ont commencé à rallonger inexorablement. Personne ne sait pourquoi, et personne ne peut anticiper avec précision les conséquences de cet inquiétant phénomène. Mais très vite, les oiseaux commencent à tomber du ciel, les baleines à s'échouer en masse sur les plages et les plantes à mourir les unes après les autres. La gravité est perturbée, et le champ électromagnétique qui entoure la Terre se déchire. La consommation énergétique explose; les pannes d'électricité se multiplient. La population se divise en deux camps: celui des gens qui, conformément aux instructions gouvernementales, vont rester à l'heure des pendules malgré des périodes diurnes atteignant bientôt les 72h; et celui des écolos qui décident de régler leurs rythmes circadiens sur la nouvelle heure du soleil, au risque de devenir des parias au sein de leur propre communauté...

L'histoire est racontée, avec quelques années de recul, par Julia, 11 ans et demi au moment du ralentissement. Dans une ambiance de fin du monde, elle va traverser tous les problèmes inhérents  à cet âge où le corps commence à changer, où les relations avec les garçons prennent un autre tour, où l'on s'aperçoit que l'équilibre familial n'est pas aussi parfait qu'il y paraît. La menace diffuse qui plane sur l'humanité exacerbe les penchants naturels des adultes qui l'entourent. Sa mère paniquée entasse piles et boîtes de conserve dans chaque recoin de leur maison, tandis que son père médecin reste d'un calme à toute épreuve mais se montre de plus en plus absent. Julia, elle, observe les catastrophes écologiques qui s'enchaînent avec le détachement égoïste propre à l'adolescence. Au début, le ralentissement lui apparaît même comme quelque chose de vaguement excitant, une occasion de se rapprocher du garçon qui lui plaît. Moins angoissée que les adultes, plus adaptable et fataliste quant à son avenir sérieusement compromis, elle parvient encore à voir de la beauté et à trouver du plaisir dans les bouleversements radicaux que subit son environnement. 

Sachant que je suis une éco-flippée totale et que, par exemple, je n'ai pas dormi de la nuit après avoir lu cet article sur la piscine du réacteur numéro 4 de Fukushima, il est permis de se demander pourquoi je m'inflige ce genre de lecture. Peut-être que je suis maso. Peut-être que je cherche à apprivoiser mes peurs. Ou, tout simplement, peut-être que je ne veux pas me priver d'un très beau roman même s'il appuie là où ça fait mal. Et très beau, "L'âge des miracles" l'est sans aucun doute. L'auteure, dont c'est là le premier roman, parvient à raconter la rapide dégradation des conditions de vie sur Terre avec une poignance tout à fait dépourvue de pathos, une sorte de poésie de la catastrophe qui m'a amenée à relire de nombreux passages plusieurs fois. Mention spéciale à son tout dernier chapitre, où elle décrit le contenu potentiel du disque que les scientifiques veulent envoyer dans l'espace comme témoignage de ce que fut l'humanité: il m'a serré le coeur et fait monter les larmes aux yeux. Une lecture prenante dont je ne suis pas ressortie indemne. 

Petite précision: j'ai lu "L'âge des miracles" en VO, et ne puis garantir la qualité de la traduction française. La 4ème de couverture lue sur Amazon m'a consternée par son peu de rapport avec le ton général du roman; d'un autre côté, je suis bien placée pour savoir qu'elle a sans doute été rédigée par l'éditeur et ne constitue pas une indication fiable. 

mercredi 1 juin 2011

The end is nigh


Depuis deux ou trois jours, je vois circuler sur ma page Facebook ce petit article (que j'ai moi-même relayé):

Le chef indien Raoni pleure en apprenant la décision du gouvernement brésilien. Celui-ci vient, en effet, de donner le feu vert pour la construction du barrage de Belo Monte.

Les milliers de lettres ainsi que plus de 600 000 signatures ont tout simplement été ignorées.

Madame Dilma Roussef a signé l’arrêté de mort des peuples Xingus.

Le barrage de Belo Monte sera plus vaste que le canal du Panama et inondera au moins 400 000 hectares de forêt. De ce fait 40 000 indigènes et autres populations locales seront délocalisés et l’habitat de nombreuses espèces animales et végétales sera détruit

Tout ceci pour faire de l’énergie ?

Au prix de l’humain et de la terre ?

- Ana Herrmann Vieira

J'espérais, naïvement sans doute, que l'humanité aurait compris la leçon enseignée par BP l'an dernier et Fukushima récemment: que la course folle à l'énergie signerait, à terme, l'arrêt de mort de notre espèce. Mais non. Tant que des sociétés privées gèreront des ressources qui devraient appartenir à tous, tant que des actionnaires se soucieront davantage de gagner de l'argent que de préserver l'environnement, tant que des politiciens seront plus préoccupés par leur réélection que par l'avenir des générations futures, tant que tous ceux qui nous dirigent rechercheront le profit par-dessus la pérennité, nous continuerons à foncer droit dans le mur.

La fin est proche, oui. Elle arrivera juste un peu plus vite pour certains. Et pas forcément ceux qui mériteraient de crever les premiers.

mercredi 15 août 2007

Une page de pub pour la bonne cause

Le coton est l'une des industries les plus polluantes pour la planète. Or, la plupart des femmes utilisent facilement 3 ou 4 Demak'Up par jour pour se nettoyer le visage. Imaginez la quantité de coton que ça représente sur toute une vie...
Il existe pourtant un moyen très simple d'y remédier: les lingettes démaquillantes lavables! D'un côté, un tissu à bouclettes qui exfolie doucement; de l'autre, de la laine polaire qui caresse la peau. Après utilisation, on passe en machine à 40° et le tour est joué!
Ca fait plusieurs mois que j'utilise ce produit et je suis totalement conquise. J'en ai acheté deux douzaines parce que je ne fais pas non plus tourner ma machine à laver tous les jours. Ca m'a coûté une vingtaine d'euros, et j'en ai probablement pour des années d'utilisation. Au prix du paquet de Demak'Up, c'est un geste aussi bon pour votre portefeuille que pour la planète! En vente chez Maternature.

samedi 21 juillet 2007

On n'arrête pas le progrès

Etre écolo et accro aux sex toys n'est pas incompatible. La preuve? Il existe maintenant des vibromasseurs rechargeables à l'énergie solaire. I kid you not.

vendredi 1 septembre 2006

Another kind of Nut

Je n'ai pas l'habitude de faire de la pub, mais pour une fois je ne résiste pas au plaisir de vous vanter les mérites de ma dernière découverte: la noix de lavage indienne. Aussi efficace qu'une lessive industrielle + un assouplissant, moins chère à l'usage, non polluante et produite dans le respect des lois du commerce équitable; que demander de plus? J'ai essayé, ça fonctionne réellement.

Explications détaillées sur le site:

www.lanoixdelavage.fr

mardi 13 décembre 2005

Greenpeace 1, marine française 0

Hier, trois commandos de militants de Greenpeace se sont introduits dans le port militaire de Toulon. L'un d'eux s'est fait arrêter avant d'atteindre son objectif, mais les deux autres ont réussi à monter à bord du Clémenceau. Là, ils ont déployé des banderolles et tagué des slogans afin de s'opposer au départ de l'ex-porte-avion pour l'Inde, où il doit être déferraillé. A l'heure actuelle, deux militants sont toujours perchés dans une grue dont ils refusent de descendre.

Le plan Vigipirate est actuellement en vigueur dans le pays, et même en temps normal, l'arsenal de Toulon est censé être l'un des bastions militaires les mieux protégés d'Europe. En outre, la marine était prévenue de l'action de Greenpeace. Et malgré tout ça, elle n'a pas réussi à l'empêcher. Dès lors, on frémit en pensant à ce qui aurait pu se passer si les gentils manifestants avaient été des kamikazes décidés à frapper un grand coup. Si je ne m'abuse, il y a au moins un noyau nucléaire à bord du Charles-de-Gaulle...