mardi 2 mars 2021

What I did in February 2021

 



Le mois a commencé par ce que j'appelle une "crise de cocotte-minute" spectaculaire, quand ma pression intérieure devient si forte que le seul moyen pour moi de la relâcher, c'est de me faire physiquement du mal. Je compte les jours jusqu'à mon bilan neuropsy en m'efforçant de ne pas penser qu'après ça, le chemin du diagnostic ne sera pas terminé, et la prise en charge de mon éventuel autisme encore moins.

J'ai de nouveau lâché le yoga. Ca me désespère, mais les vidéos d'Adriene m'ennuient et mes efforts (plutôt mous) pour trouver un.e autre prof en ligne n'ont rien donné. Je n'ai juste pas envie de pratiquer en ce moment, et pas assez de volonté pour me forcer à faire quelque chose qui me gonfle en plus de tout le reste.

J'ai désespéré devant la dégradation prévisible de la situation sanitaire en France et l'incroyable chienlit du déploiement des vaccins. D'ici 4 semaines, j'entrerai dans la tranche des 50-64 ans avec comorbidités qui devraient théoriquement pouvoir se faire injecter l'AstraZeneca à partir de début avril, mais vu le nombre de seniors et de personnes à risques qui ne parviennent toujours pas à obtenir de rendez-vous, je ne retiens pas mon souffle. Je suis furieuse contre notre gouvernement, et s'il me restait un peu de bande passante, je commencerais à criser à la pensée des prochaines élections présidentielles. 

Je pensais redescendre à Monpatelin fin février pour remonter à Bruxelles juste avant mon anniversaire, mais la difficulté actuelle pour franchir la frontière belge m'en a dissuadée, et j'ai préféré remettre mon voyage à fin mars de crainte de me retrouver bloquée seule chez moi pour mes 50 ans, ce que je ne vivrais pas bien du tout. A la place, je m'inquiète pour mon appart' abandonné depuis trop longtemps. 

Mon couple connaît des hauts et des bas vertigineux. La moitié du temps, j'ai l'impression que rien ne nous séparera jamais; l'autre moitié, qu'on est à un cheveu de la rupture. Ca m'épuise émotionnellement, achevant de pomper le peu d'énergie que la pandémie ne m'a pas déjà siphonnée. Du moins avons-nous pu reprendre quelques activités en extérieur avec 3 visites de musées et une belle escapade à Bruges. Ce n'est pas l'Ecosse et encore moins Singapour, mais ça reste une bouffée d'oxygène bienvenue.

Côté actualité, les prises de parole sur l'inceste et l'odieux backlash qui a suivi ont encore ravivé mon indignation féministe et, globalement, mon envie de cramer 90% de la gent masculine au lance-flammes. Je suis remplie de colère envers tous ceux qui nient, tous ceux qui ferment les yeux, tous ceux qui moquent et minimisent, tous ceux (et celles, hélas) qui voudraient faire endosser la faute aux victimes et préserver coûte que coûte le statu quo toxique du patriarcat. 

Un point positif néanmoins: sur le front du boulot, février a été un mois léger et agréable, avec une romance pour ados toute mignonne et très sympa bouclée en 3 semaines, suivie par le début d'un thriller jeunesse plus facile, rapide et intéressant que je ne m'y attendais. J'ai par ailleurs débroussaillé le terrain pour la traduction d'urban fantasy potentiellement problématique qui m'occupera à partir de la mi-mars, d'où une appréhension de moins. 

L'un dans l'autre, on va quand même dire que ça n'était pas un mois génial. La bonne nouvelle, c'est que si je n'ai pas sombré dans l'alcoolisme ordinaire à ce stade, ça ne m'arrivera probablement jamais. 


1 commentaire:

Lidvine a dit…

Courage Isa, je connais cette impression cocotte-minute mais chez moi ça se répercute par des pics d'hypertension, mon médecin me regardant d'ailleurs bizarrement quand elle voit 23 à son tensiomètre, une oesophagite qui décide de revenir faire coucou et la découverte d'un colon irritable semble-t-il. La situation depuis un an me porterait-elle légèrement sur ma tuyauterie ? Et comme toi ayant plus de 45 ans avec une petite comorbidité, j'attends la convocation mais Belgique - France même combat de clampins dans la gestion de la vaccination... Bref... J'ai gardé mon option Bavière pour juin mais vu le bordel européen ....