dimanche 14 février 2021

La semaine en bref #162

 



Lundi:

 Bruxelles est couverte de neige, et apparemment, c'est parti pour tenir toute la semaine. (Pendant ce temps, il fait 14° à Monpatelin.)

 A cause - j'imagine - de la météo, le facteur ne daigne pas sonner chez nous et se contente de laisser deux avis de passage: un qui nous envoie à la Poste, l'autre dans un Point Presse situé à l'exact opposé. On atteint un certain raffinement dans la torture. 

Le season finale de "Zoey's extraordinary playlist" était un épisode à 3 Kleenex. Et demi.

Mardi:

 Pendant ma pause de midi, je sors récupérer nos colis. Pour ne pas me casser la binette sur les trottoirs verglacés, j'étrenne les chaussures de randonnée achetées l'an dernier à cette époque en prévision de notre grand road trip dans les Highlands. Quel triste destin. 

 Chouchou déjeunant à l'extérieur, j'en profite pour chercher un resto qui ferait de la vente à emporter. Mais voilà, il n'en reste pas un seul dans notre quartier. Le gag du jour: en rentrant bredouille et affamée, je trouve dans la boîte à lettres un avis de passage laissé 20 minutes plus tôt, pour un 3ème colis qui sera disponible au Point Presse demain à partir de 11h. 

 De dépit, je demande à Chouchou la permission d'utiliser son compte Deliveroo pour me commander un truc. J'indique au site que je veux régler avec Paypal; ils me font entrer mon mot de passe, m'obligent à leur donner une permission de prélèvement permanente et me ramènent sur leur propre site pour... un paiement Bancontact que je suis dans l'impossibilité de valider. L'univers a décidé qu'aujourd'hui, je ferais régime. 

 Du coup, en essayant de révoquer l'autorisation de prélèvement Paypal que je viens d'accorder à Deliveroo, je me rends compte qu'un certain nombre d'autres sites marchands m'en ont extorqué une à l'insu de mon plein gré (alors que je suis assez attentive et qu'en général, je renonce à commander chez les vendeurs qui tentent de me forcer la main). Oui, La Redoute, c'est toi que je regarde. Entre autres. 

Mercredi:

 Bonne nouvelle! m'annonce un mail d'Apple. Le vieux MacBook Air que je leur ai renvoyé était bien dans l'état indiqué; ils vont donc me rembourser 290€ sur les 1129 que m'a coûté mon nouveau laptop. Le processus de reprise était super rapide et facile - j'en suis très contente.

 "J'ai un texte de 512 pages à te proposer, il me faudrait la trad pour début juin", m'écrit une éditrice. Mon planning est plein jusqu'à mi-mai, et je sais que je suis rapide, mais 15 jours pour presque un million de signes, ça va faire court. Flûte. Même dans ma 27ème année de carrière, ça m'arrache toujours le coeur de refuser un boulot. 

Jeudi:

 Finalement, c'est pas si mal de visiter l'expo The Light House de la fondation Boghossian un midi en pleine semaine. Il y a très peu de monde et on est à l'aise pour faire nos photos, y compris dehors autour de la sublime piscine Art Déco. 

 Je prends l'après-midi pour aller faire des courses en ville comme si on était encore au temps d'avant le Covid. A la boutique LIB, j'achète deux cocktails en bouteille et un joli verre pour les boire, et je discute un moment avec l'adorable Karoline. Chez Dille & Kamille, je choisis des cache-pots pour mes nouvelles plantes et craque pour une bougie parfumée trop jolie. Chez Hairdis, je m'entends dire que sans carte d'identité à puce, je ne peux plus accéder à mon compte fidélité. Dites les gars, je veux bien éviter de commander sur Amazon, mais si vous me poussez dans le dos...

Vendredi:

 Franchement à plat, je m'accorde encore une journée de repos pour bouquiner, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des lustres. A l'heure du goûter, je tente de me faire livrer des pastéis de nata par Forcado. Mais le coursier fait demi-tour avant d'arriver chez nous, et quelques minutes plus tard, ma commande est annulée parce qu'elle "n'a pas pu être livrée". C'est la deuxième fois cette semaine qu'une force maligne s'interpose entre moi et mes calories réconfortantes. Au moins, Uber Eats m'envoie deux bons de réduction de 5€ à valoir sur mes prochaines commandes, à titre de compensation. 

 "Allô Mme Lite, c'est l'électricien, il paraît qu'il y a une panne dans votre résidence?" "Aucune idée, je n'y suis pas en ce moment, il faut voir ça avec Mme F. qui gère la copropriété avec moi." La bonne nouvelle, c'est que ma clim' a déjà grillé lors de la dernière coupure générale et qu'il ne peut plus rien lui arriver. La mauvaise nouvelle, c'est que mon cerveau ce troll ne va pas s'arrêter à ce détail pour imaginer mille raisons de devoir redescendre à Monpatelin en catastrophe (et m'y retrouver ensuite bloquée jusqu'à Dieu seul sait quand).

Samedi:

 Chouchou débarque à poil en plein FaceTime avec ma mère. Je le sens bien, ce week-end.

 Deuxième expo de la semaine (puisqu'il n'y a guère que les musées d'ouverts, profitons-en...): It nevers ends au Kanal Centre Pompidou. Sans surprise, ça me laisse assez froide - le Covid-19 que je n'ai pas chopé ne m'a pas rendue plus sensible à l'art contemporain. Mais on arrive à prendre quelques chouettes photos.

 On enchaîne avec une petite virée au Cook & Book, presque désert en ce samedi après-midi. Moi, ça m'arrange de pouvoir flâner tranquillement dans les rayons, mais ça me rend triste pour eux. Je n'avais pas prévu de faire d'achats; je ressors quand même avec le dernier Delerm et deux romans en anglais dont la 4ème de couv était irrésistiblement alléchante. Le second fait près de 1000 pages. L'objectif PAL 0, c'est toujours pas pour cette année. 

 Dans le métro du retour, j'aperçois un sac KFC dans la main d'un autre passager. Une rarissime envie de junk food me saisit. Mais jamais deux sans trois: après avoir pris notre commande, Uber Eats nous informe que personne n'est disponible pour la livrer. AAAAAARGH. 

Dimanche:

 L'arrosage hebdomadaire des plantes, des révisions de finnois, la recherche d'un endroit où passer mon prochain anniversaire, une lessive, de la lecture, de l'art journaling, le design de mon futur blog Wordpress, des crêpes et un film. 


3 commentaires:

Allie a dit…

Tu vois, c'est à mon tour d'être jalouse vu qu'aucun éditeur ne semble vouloir me donner du boulot cette année... (et c'est pas faute de relancer). Heureusement que j'ai des trucs sympas à lire pour patienter :)

Morgan a dit…

Je suis en train de m'imaginer dire "Non" à la proposition de boulot d'un éditeur et j'ai des palpitations... (C'est pour ça que depuis plusieurs années, j'ai des deadlines intenables...)

ARMALITE a dit…

@Morgan: J'acceptais tout quand j'étais plus jeune, et je n'avais pas de vie à côté. Arrivée à 50 ans, je ne veux plus vivre comme ça, et j'ai la chance de pouvoir me le permettre.