lundi 1 février 2021

La semaine en bref #160

 


Lundi:

 Après avoir réussi mon deuxième "examen" de finnois, je discute sur Instagram avec une créatrice finlandaise qui apprend le japonais. On en vient à parler des différences de vocabulaire d'une région à l'autre. Elle: You should hear how people speak around Finland. People in the south, where I live now, always say I speak funny because I was born in the east where we add extra letters. Like forest = "metsä" , but I would say "mettä" or "mehtä". And sometimes I use words that don't even exist in South Finland, which is kinda funny because South and East Finland are only 5 hours car ride away from each other. Moi *hold my beer*: Can I interest you in a bitter linguistic war about the way to name a chocolate-filled croissant? 

Mardi:

Apple m'annonce qu'il y a un problème avec le paiement de mon MacBook et qu'ils retardent l'envoi jusqu'à ce que j'aie résolu ça avec ma banque. Bien entendu, "toutes les lignes (de mon agence dématérialisée) sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement". Quand j'arrive enfin à joindre un monsieur très aimable, il m'informe que l'authentification de la transaction ne fonctionne pas. "Mais c'est absurde, j'ai commandé deux articles en même temps et j'ai déjà été débitée et livrée du premier!" Il promet de se renseigner et de revenir vers moi. 

 Une heure plus tard, Apple m'informe que mon paiement est débloqué. En fait, m'explique le monsieur très aimable quand il me rappelle, il s'est écoulé trop longtemps entre la commande elle-même et la tentative de prélèvement sur mon compte, si bien que l'autorisation n'était plus valable. Bon à savoir la prochaine fois que j'achèterai en ligne des trucs pas disponibles avant plusieurs semaines! 

Mercredi:

 UPS me livre le nouveau Précieux en milieu de matinée - ce fut rapide! Par contre, euh, l'or rose, je ne le voyais pas si rose. La vache. On dirait le laptop de Barbie. Il est où l'or discret et de bon goût? 

 En fin d'après-midi, nous sortons prendre l'air et faire quelques courses. Parce qu'il faut bien s'occuper et soutenir le petit commerce, j'achète un puzzle chez Rose et deux bouquins à la librairie Flagey. Puis on rentre à la maison et on se fait livrer le dîner par la Châtelaine du Liban. Vu qu'il ne nous reste plus d'autres satisfactions que le shopping et la bouffe, autant y aller carrément.

 Le soir, on met le nouveau Précieux en service. J'ai un instant de panique en le comparant à mon précédent: mais il est bien plus petit, je vais me tuer les yeux! Ah non: le boîtier est plus petit, mais l'écran fait la même taille. Et j'ai enfin un clavier solide, ce qui ne m'était plus arrivé depuis mon tout premier Mac - celui en plastique blanc que j'adorais et que j'ai abandonné à regret. Par contre, après la suppression du lecteur de DVD, cette fois, c'est le lecteur de carte SD qui a sauté. Et le cordon secteur a raccourci de moitié, groumpf. 

Jeudi:

 Réveillée à 6h par l'iPhone de Chouchou, je n'arrive pas me rendormir et décide de commencer ma journée de boulot plus tôt que d'habitude. Résultat: à 14h, j'ai bouclé mes 24 pages. 

Vendredi:

 En début d'après-midi, je rends ma première trad de l'année. Une bonne chose de faite. 

 Depuis le début de la semaine, les médias français faisaient planer l'ombre d'un reconfinement serré. Finalement, ce sera juste la fermeture des M. Bricolage (mais que des gros). Tout ça pour, je présume, attendre le début des vacances scolaires et ne pas devoir fermer les écoles. Je hais ces guignols.

Samedi:

 Alors que ma commande de thé à la fleur de pamplemoussier, passée largement dans les temps, a été retardée par une erreur de la Poste au point que j'ai consommé ma dernière dose ce matin, je retrouve un fond de sachet dans le sac à dos avec lequel j'étais censée descendre à Monpatelin en août, et que j'ai finalement remplacé par une valise pour raisons liées au Covid. Je suis joie. Petite joie, mais tout est bon à prendre en ce moment. 

 A la question: "Alors, comment se sont passés tes premiers partiels? Le peuple veut savoir", Attila répond par le plus long texto de l'univers qu'on peut résumer par: grâce à un concours de circonstances exceptionnel, aucun étudiant de l'histoire de la médecine française n'a jamais eu de meilleures chances de passer en 2ème année. Je croise les doigts pour lui - avec son empathie et sa gentillesse, il ferait un merveilleux docteur.

 Notre staycation dans ce bel hôtel Art Déco où nous avions déjà séjourné il y a quelques années commence bien: "Les photos sont interdites maintenant. Trop de gens prenaient des clichés pornos; le propriétaire est tombé dessus et ça l'a horrifié." C'est ballot, on venait essentiellement pour ça. "Je ne peux pas surveiller ce que vous faites une fois installés dans votre chambre. Evitez juste de géotaguer l'endroit sur les réseaux sociaux." OK, on va faire comme ça. Mais c'est vraiment dommage pour la visibilité de l'hôtel-dont-on-ne-peut-pas-dire-le-nom à un moment où l'Horeca aurait bien besoin de tous les coups de pouce qu'on peut lui donner. 

 Pour le dîner, on commande chez La Meute qui se trouve à quelques centaines de mètres, de sorte que le Quota de Croustillance des Frites (inversement proportionnel au temps écoulé entre leur sortie de la friteuse et leur arrivée dans la bouche du consommateur) devrait être préservé. Pendant qu'on pique-nique dans la salle du petit-déjeuner où le gérant nous a donné la permission de nous installer, un autre couple de clients erre désespérément en quête d'un tire-bouchon. 

 A deux heures du matin, je n'ai toujours pas réussi à trouver le sommeil quand une musique de tous les diables explose dans la maison voisine, accompagnée de beuglements enthousiastes. Au bout de 20 minutes de cet infâme raffut, Chouchou appelle le 102, et la police débarque un quart d'heure plus tard. Silence. Nous nous endormons enfin. 

Dimanche:

 Après un réveil assez matinal et très pénible, mais néanmoins nécessaire pour prendre des photos à la lumière du jour vu que le check in d'hier était à 17h, nous allons petit-déjeuner en même temps que le couple au tire-bouchon et apprenons que les jeunes bambochards ont récidivé à 5h du matin. "Il faut les comprendre, dit le gérant avec un sourire indulgent mis en évidence par son absence de masque. On est en train de leur voler leur vie." Oui enfin moi aussi le Covid me vole ma vie, et je fais pas chier mes voisins pour autant. 


3 commentaires:

mamzelle CarnetO a dit…

Ah Ah, j'adore tes semaines. et je découvre que Rose vend des puzzles ? OMG !

Pimprenelle a dit…

Par curiosité, pourquoi le finnois ? Affinité avec le pays, avec sa littérature ? Lecture de "La grammaire est une chanson douce" en forme de mouche du coche ?

ARMALITE a dit…

@Pimprenelle: Parce que j'aime les cultures scandinaves et que c'est une langue très musicale.