vendredi 29 janvier 2021

What I did in January 2021

 


Comme souvent, j'ai entamé ce mois de janvier avec beaucoup de motivation. En moins d'une semaine, j'avais obtenu tous les rendez-vous nécessaires à l'établissement du bilan neuropsychologique sur lequel se basera mon éventuel diagnostic d'autisme Asperger. Même s'il restera encore l'étape du psychiatre à organiser, je pensais galérer davantage et ce premier résultat rapide m'a fait un bien fou. Maintenant, je n'ai plus qu'à prendre mon mal en patience jusqu'à fin avril. 

Du coup, j'ai écrit à ma psy pour suspendre la TTC que je faisais avec elle depuis six mois. J'étais assez frustrée de voir que ça n'avançait pas du tout, et on ne traite pas l'anxiété chez les autistes comme chez les personnes neurotypiques. Je pense donc attendre mon diagnostic pour réévaluer mes besoins en la matière.

Chouchou a exporté tout le contenu du blog vers Wordpress, une opération automatisée qui a quand même pris pas moins de 3 jours, et nous avons défini ensemble comment se présenterait la nouvelle page d'accueil - difficile compromis entre ce que je souhaite et ce qui est possible + pertinent en termes de rendu sur mobile ou de SEO. Puis je me suis amusée à définir une charte couleur et j'ai tenté de mettre au point une classification simplifiée de mes archives, mais avec la meilleure volonté du monde, elle ne couvrira que la moitié de mes 6000 billets. Ce qui n'est déjà pas si mal. 

J'ai travaillé sur un thriller psychologique YA qui ne m'a pas spécialement enthousiasmée, mais qui n'était pas non plus très difficile. Les touches de mon MacBook Air ont continué à tomber en carafe les unes après les autres; j'ai fini par craquer et par en acheter un autre - de la nouvelle génération, avec un retour à l'ancien modèle de clavier plus solide. 

J'ai repris le yoga avec Adriene. Son challenge de cette année m'ennuie un peu; j'en ai marre de faire toujours les mêmes positions. Et en même temps, j'ai la flemme de chercher d'autres cours en ligne. Donc, je le fais, mais sans me mettre la pression pour le boucler en 30 jours comme prévu. Mon mot d'ordre de l'année à ce sujet sera "More often than not", soit plus d'un jour sur deux en moyenne. Ca me paraît déjà pas trop mal. 

Je poursuis mes cours de finnois avec beaucoup de plaisir. Je ne sais pas trop ce que j'en ferai une fois arrivée au bout des modules disponibles sur Duolingo; j'aviserai quand j'y serai. En revanche, j'ai dû laisser mon matériel de peinture à Monpatelin pour cause de valise déjà bourrée de robes en lin; aussi, je me suis contentée d'admirer les créations des autres sur Instagram. 

J'ai été assez stressée par la remontée à Bruxelles et le patakès pour le test Covid du 7ème jour après l'arrivée. Maintenant, je m'efforce de ne pas paniquer à cause des retards de livraison des vaccins et de la difficulté renouvelée de circulation entre la France et la Belgique. Ce n'est pas toujours évident. 

Ma frustration de ne pas pouvoir voyager, voir ma famille ni même organiser la moindre activité hors de chez nous va et vient avec une amplitude assez spectaculaire. Certains jours, je me dis: "Bah, l'essentiel c'est qu'on soit ensemble et en bonne santé. On a un toit sur la tête et de quoi manger, du boulot pour s'occuper et remplir les caisses, Netflix et tous les bouquins qu'on veut pour meubler notre temps libre - il n'y a vraiment pas de quoi se plaindre". 

Et puis certains jours, je hurlerais devant les photos de l'Ecosse et de Singapour, tant je suis triste et frustrée de ne pas pouvoir y retourner. Ou j'ai juste envie de pleurer en songeant combien ma famille me manque et combien toutes les journées se ressemblent depuis un an, sans rien pour casser une routine plaisante mais ennuyeuse à la longue. Malheureusement, on n'a pas le choix; il va falloir tenir encore au moins jusqu'à l'été. En attendant, hé bien on fera du tourisme local dans la mesure du possible. D'ailleurs ce week-end, on ne dort pas à la maison...

Et vous, comme ça s'est passé, ce premier mois de 2021?


3 commentaires:

FraiseDesBois a dit…

Un mois, quel mois où ça

Bref je perds la notion du temps, je tiens la tête hors de l'eau, j'essaie de régler mes problèmes d'endormissement, j'oublie de boire et de manger, je n'ai pas réussi à faire de yoga, mais 1/4 d'heure par ci par là de just dance de temps en temps et surtout une vrai bonne boulangerie pâtisserie à ouvert à 5min de chez moi

Et je viens de recevoir un mortier à épices parfais de Finlande

Morgane de Suisse a dit…

"difficile compromis entre ce que je souhaite et ce qui est possible + pertinent en termes de rendu sur mobile ou de SEO"

L'histoire de ma vie, je suis photographe et c'est mon copain développeur web qui m'a fait mon site. On s'imagine des trucs super beaux et décalés, et eux ils sont là "non ça rentre pas dans les marges et c'est trop difficile à intégrer" hahaha. (Mais heureusement qu'ils sont là <3)

Ness a dit…

Il est bien rempli ton mois de janvier. Merci pour cet exercice qui m’a fait réfléchir à ce que j’ai engrangé de positif ce mois et en fait il y’a plein de choses. J’arrive à me tenir à mon cours de yoga par semaine, en ligne et en live avec la prof que j’avais avant le nouveau confinement malgré plusieurs embûches (notamment beaucoup de douleurs). Je suis très contente de faire ce constat. J’ai un gros morceau qui m’a occupé tous les jours de janvier au boulot entre plaisir et frustration. J’écris une recherche et le faire seule chez moi me rappelle un peu trop la thèse et ses mauvais côtés mais j ai super bien avancé. J’ai trouvé une soignante pro et transparente pour mes migraines, autre bonne nouvelle et grande victoire de janvier. Et je me suis montrée soutenante avec beaucoup de monde, du monde qui s’est montré soutenant avec moi (mais combien de temps va-t-on encore tenir à se soutenir comme ça ?). On a eu la réunion de parents et l’instit nous a donné des infos fiables et basées sur notre fille pour le choix de la prochaine école. Dans un océan de nébulosité scolaire, ça m’a enlevé un trois tonnes d’anxiété des épaules. Et puis l’instit nous a dit plein de belles choses sur notre fille, notamment qu elle avait assez confiance en elle pour aller où elle voulait... et c’est rare d’avoir une espèce de validation/constat extérieur en tant que parent qui vient nous dire de façon détournée : « ça, on l’a réussi ». Donc je savoure à sa juste valeur les quelques minutes de bonheur de savoir qu on s’est pas trop mal débrouillé jusqu’à présent en l’aidant à grandir (demain je recommence à douter car rien n’est jamais acquis).