jeudi 29 octobre 2020

Où c'est reparti pour un tour

 


J'avoue: jusqu'à hier matin, je ne pensais pas qu'on serait reconfinés. Les médias parlaient d'une extension du couvre-feu et éventuellement d'un confinement le week-end, mais semblaient rejeter les hypothèses plus dures. Je gardais espoir de pouvoir aller voir ma famille à Toulouse en voyageant un jour de semaine, puis rentrer ensuite à Bruxelles en me soumettant à un test PCR et une quarantaine à l'arrivée. 

Les conversations absurdes #94

 

Discussion avec ma soeur sur Messenger après l'annonce du reconfinement. 

MOI: Du coup là vous êtes à Grenoble avec Darklulu, et vous rentrez à Toulouse ce week-end?

ELLE: En fait on y est déjà, avec lui. On l’avait ramené en anticipant que les écoles ne rouvriraient pas après les vacances. Mauvaise pioche: maintenant, il faut le reconduire à Grenoble.

MOI: Ah merde. 

MOI: Ne jamais sous-estimer le pouvoir de nuisance de Manu.

ELLE: Ne jamais surestimer mes capacités à prédire l'avenir, plutôt. 

MOI: Nope, je préfère taper sur Manu. 

MOI: Ca n'arrange rien mais ça soulage un peu. 


mercredi 28 octobre 2020

10 things I love Wednesday #9

 


1. Il parasole di Marco. Après le beau succès de son restaurant sur le petit cours Lafayette, à Toulon, Marco Casolla a ouvert au début de l'été un second établissement sur les plages du Mourillon. Les pâtes sont toujours délicieuses, les pizzas napolitaines toujours sublimes, et maintenant, on peut les manger face à la mer. On n'est pas bien, là? Si, très. 

lundi 26 octobre 2020

La semaine en bref #146

 


Lundi:

✭ Brussels Airlines, qui officiellement ne proposait que des avoirs pour les vols annulés depuis le début de la pandémie, vient d'accéder à la demande de remboursement que j'ai effectuée en août. Du coup, on n'aura pas perdu d'argent sur le voyage en Ecosse qu'on n'a pas pu faire. 

✭ Tiens, tout le contenu de ma messagerie Urssaf (dont le fameux mail confirmant que je n'avais rien à régler) a disparu... mais mes échéances trimestrielles sont bien à zéro, ouf!

✭ 14ème anniversaire de ma rencontre avec Chouchou. Ne restera pas dans les annales.

dimanche 25 octobre 2020

Où je dis merci la pandémie

 


Le deuxième confinement qui refuse de dire son nom a déjà commencé en France et en Belgique. Lors du premier, j'espérais pouvoir reporter mon voyage en Ecosse à l'automne. Aujourd'hui, malgré la vitesse spectaculaire à laquelle les scientifiques du monde entier ont mis au point différents vaccins, je crains que ça ne soit l'automne 2021. C'est pour moi une grande source de tristesse et de démotivation... mais d'un autre côté, j'ai bien conscience qu'il s'agit d'un pur problème de riche. Je ne suis pas malade; je n'ai perdu personne à cause de la Covid; j'ai toujours du boulot et donc de l'argent; de plus mon métier me permet de m'exposer le strict minimum. Et en tant qu'introvertie, je ne souffre que modérément du manque de contacts humains. Vraiment, je fais partie des chanceux. 

mercredi 21 octobre 2020

10 things I love Wednesday #8

 


1. L'épisode du podcast de Brené Brown dans lequel elle reçoit les Drs Nagoski (en anglais). Absolument passionnant, il explique que les émotions sont des réalités physiologiques déconnectées de ce qui les déclenche, et qu'elles doivent être traitées séparément sous peine de provoquer un burnout. Tant de choses ont fait tilt dans ma tête que j'ai aussitôt commandé le bouquin des invitées. Je vous en reparlerai sûrement après l'avoir fini.

mardi 20 octobre 2020

[CONCOURS] "L'hôtel de la dernière chance" + "Le phare du bout du monde": la gagnante!



C'est donc Céline qui remporte le livre cette fois. 

Envoie-moi tes coordonnées postales à:  leroseetlenoir@hotmail.com

Merci à toutes pour votre participation, et à bientôt pour d'autres concours!

dimanche 18 octobre 2020

La semaine en bref #145

 


Lundi:

Début de semaine triomphant avec ce mail reçu dans ma messagerie Urssaf: "Nous avons enregistré vos certificats de précompte; vous n'avez rien à nous régler." Comme quoi, il faut toujours croire en ses rêves. Si on se démène suffisamment, ils finiront par se réaliser. (Sauf s'ils concernent l'éradication de fourmis charpentières.)

 Mon primeur, à qui j'achète une quantité extravagante de patate douce jaune pour en envoyer à ma mère et à ma soeur, m'informe que les agriculteurs du coin sont en train d'en abandonner progressivement la culture pour basculer sur la patate douce orange qu'on trouve partout ailleurs dans le monde. D'avance, je suis en deuil.

 Je reçois enfin des explications pour le très gros virement jamais arrivé sur mon compte. Il y avait bien une erreur dans mon relevé de droits, et elle se trouvait bien là où je le soupçonnais. Suite à la parution d'une intégrale d'une de mes séries, la compta avait créé une nouvelle fiche d'ouvrage avec un à-valoir à zéro, alors que les droits qui me revenaient sur ces ventes auraient dû être imputés sur les fiches individuelles de chaque tome. Résultat: mon éditeur ne me doit pas 8300€ mais seulement 870. Heureusement que je n'avais pas commencé à les dépenser, hein. 

samedi 17 octobre 2020

[LECTURE] Deux livres illustrés de saison pour les enfants (et les amateurs de beaux dessins, quel que soit leur âge)


AUTOMNE: "Un thé à l'eau de parapluie" (Karen Hottois/Chloé Malard)

Elmo a le cœur lourd: l'automne est là, la pluie ruisselle derrière ses fenêtres, l'été s'en est bel et bien allé... Mais Elmo a un truc. Quand il a le moral en berne, il prépare un thé à l'eau de parapluie. La recette est simple : il suffit de se placer sous un gros nuage, un gros nuage plein de mer évaporée, chargé de soleil, de sauterelles et de coquelicot, et lorsque le nuage crève, lorsque la pluie se met à tomber, la récolter! Savourer ce thé avec des amis chers de préférence, fermer les yeux, sentir les vacances couler dans sa tasse, savourer ce breuvage chaud et doux, et une fois qu'on a repris des forces, qu'on est gonflé à bloc, profiter enfin des joies sauvages de l'automne.

Un livre très court mais ultra-mignon, avec ses illustrations toutes douces et sa façon joyeuse d'envisager le changement de saison. Dès 3 ans. 

jeudi 15 octobre 2020

[CONCOURS] "L'hôtel de la dernière chance" + "Le phare du bout du monde" (Nicki Thornton)

 


Aujourd'hui, je viens vous faire gagner non pas un mais deux romans: les deux premiers tomes d'une excellente série destinée aux 9-12 ans qui mélange magie et intrigue policière d'une façon très accrocheuse - et avec beaucoup d'humour. Probablement les livres que j'ai pris le plus de plaisir à traduire ces deux dernières années! 

mercredi 14 octobre 2020

10 things I love Wednesday #7

 


1. "A life on our planet" de David Attenborough, sur Netflix. On va pas se mentir: le premier truc que j'ai fait après le générique de fin, ça a été d'aller prendre un Xanax. Mais il faudrait montrer ce documentaire à tous les habitants de la Terre. Je ne suis pas sûre qu'on réussirait à émouvoir les politiciens et les gros actionnaires; en revanche, peut-être y aurait-il moyen d'influencer positivement les millenials et les plus jeunes encore? Un excellent programme à regarder en famille pour sensibiliser les enfants aux questions environnementales.

mardi 13 octobre 2020

"Emily in Paris" mérite-t-elle son bad buzz?

 


Comme j'adorais "Sex and the city", j'ai eu envie de tester la nouvelle série de Darren Star, "Emily in Paris". Le premier épisode ne m'a pas emballée: je n'y retrouvais pas le mordant de la série précédente, et globalement, le gentillet superficiel, c'est pas mon créneau. J'ai donc décidé de ne pas poursuivre. 

dimanche 11 octobre 2020

La semaine en bref #144

 


Lundi:

La nouvelle du jour, c'est la publication par ActuaLitté de ma fameuse diatribe anti-Urssaf Limousin. En l'espace de quelques heures, elle mobilise toutes les organisations pros; Tatiana de Rosnay me retweete et Martin Page s'abonne à mon compte; les témoignages d'autres auteurs victimes du même procédé illégal affluent en commentaires. Je ne sais pas si ça servira à grand-chose, mais au moins, j'aurai fait tout ce que je pouvais - hormis aller m'immoler devant les locaux de l'Urssaf. 

samedi 10 octobre 2020

Les traductions les plus galères de ma carrière #3


Début 2016, l'éditeur qui avait déjà publié ma traduction préférée de tous les temps, "Les quinze premières vies d'Harry August", m'a confiée celle du roman suivant de l'autrice: "Touch". Ici aussi, il était question d'un individu doté d'un pouvoir un peu particulier qui l'isolait du reste de l'humanité. Depuis sa mort en des circonstances particulièrement violentes, Kepler était un fantôme qui survivait en se déplaçant de corps en corps. Pour changer d'hôte, un simple contact physique lui suffisait. 

Le gros problème, c'est que le sexe d'origine de Kepler n'était mentionné à aucun moment. Or, contrairement à l'anglais, le français attribue un genre à chaque nom. Lorsque je rencontre cette ambiguïté dans un court passage, je me débrouille en répétant le nom du personnage au lieu de lui substituer un article passé la première occurrence, et en n'utilisant que des adjectifs épicènes ou des tournures neutres. Mais ce procédé donne des phrases qui ne sonnent pas toujours très naturel; s'agissant d'un personnage présent dans toutes les scènes, il était intenable sur la longueur d'un roman. 

jeudi 8 octobre 2020

Les traductions les plus galères de ma carrière #2

 

En 2004, une éditrice avec qui je n'avais jamais travaillé m'a contactée pour me proposer un projet d'envergure. Elle avait acheté les droits français d'une série de fantasy récente, mais faisant suite à deux trilogies "classiques" parues dans les années 70 - et avant de publier les nouveaux tomes, elle voulait ressortir les anciens dans une traduction modernisée, au rythme de deux par an. 

Quand on est traducteur littéraire, une longue série, c'est un peu le jackpot: l'assurance d'avoir un planning qui se remplira tout seul pendant des années. Et puis la fantasy, je maîtrisais à fond - ça faisait dix ans que je ne traduisais pratiquement que ça. J'ai donc accepté avec empressement, d'autant que la rémunération proposée était supérieure à tout ce que j'avais touché jusque là: quelque chose comme 17€ du feuillet d'imprimerie français, me semble-t-il. 

mercredi 7 octobre 2020

10 things I love Wednesday #6

 


1. Les bougies Woodwick, dont la mèche de bois crépite en brûlant. J'aime particulièrement les Trilogy, avec leurs trois senteurs superposées qui se combinent au fur et à mesure pour offrir un parfum différent chaque fois qu'on l'allume. Cerise sur le gâteau, j'ai trouvé un site belge qui permet de court-circuiter Amazon pour mes commandes, youhou!

mardi 6 octobre 2020

Les traductions les plus galères de ma carrière #1

 

Je viens juste de fêter mes 26 ans de carrière. A ce stade, ma bibliographie doit compter environ 350 titres uniques. Parfois, je retombe sur l'un d'eux dans ma bibliothèque, et je ne sais même plus de quoi parle l'histoire que j'ai pourtant décortiquée mot à mot dans un passé plus ou moins lointain. Il existe pourtant certains ouvrages que je n'oublierai jamais tant leur traduction fut épique, et j'ai pensé que ça pouvait donner matière à une série de billets intéressante. C'est parti pour mon premier souvenir de galère professionnelle...

C'était à l'automne 1996. Je travaillais généralement sur des romans de fantasy de 320 pages en format poche, que je traduisais au rythme d'un tous les 15 jours. Un jour, mon boss de l'époque m'a appelée pour me proposer un défi: 

- J'ai une novélisation de film dont le texte va tomber dans les jours qui viennent. Le livre doit paraître en même temps que le film sortira au cinéma, ce qui ne nous laissera qu'une semaine pour le traduire. Je ne vois que vous qui pourriez faire ça. Qu'en dites-vous?

lundi 5 octobre 2020

La semaine en bref #143

 


Lundi:

A n'importe quelle autre période de l'histoire, je me serais réjouie de payer plus d'impôts sur le revenu que le président de la première puissance mondiale. Là, ça ne veut pas dire que je suis riche, juste que le président de la première puissance mondiale est un escroc, ce qui est beaucoup moins fun.

 Je reçois enfin la robe Little Women Atelier commandée le 27 juillet. Grosse déception: elle tombe hyper mal sur moi. Les coutures des manches, censées être plus basses que sur les vêtements modernes, m'arrivent quasiment à mi-biceps à cause de mes épaules étroites et du fait que ma corpulence m'a obligée à prendre du L. Non seulement c'est moche, mais ça m'empêche de lever les bras. Ca m'apprendra à vouloir m'habiller comme si j'étais foutue normalement, alors que j'ai eu presque un demi-siècle pour me rendre compte que non. 

samedi 3 octobre 2020

Je n'ai pas eu d'enfants, et c'était la meilleure décision de ma vie

 


Quand j'avais 20 ans et que je disais ne pas vouloir d'enfants, on me répondait sur un ton un peu amusé que j'étais encore jeune et que je changerais d'avis plus tard. 

Quand, à l'âge de 23 ans, j'ai prévenu mon futur époux que je ne lui donnerais pas les 4 marmots dont il rêvait, il m'a répondu sur un ton condescendant que toutes les femmes veulent des enfants et que je changerais d'avis plus tard. (Je sais: ça aurait dû m'alerter sur le fait que cette union était une mauvaise idée. Mais au moins, c'était une mauvaise idée réversible, contrairement à... un enfant, oui.)

vendredi 2 octobre 2020

[LECTURE] Les sorties d'octobre que j'attends avec impatience


En ce mois d'octobre, ces nouveautés qui me font envie sont si nombreuses que j'ai dû effectuer un tri pour ne pas me retrouver avec un billet-fleuve que personne n'aurait lu. 




7 ans déjà depuis la parution de la précédente bédé autobiographique de Margaux Motin! Je commençais à désespérer de lire la suite un jour. La bonne nouvelle, c'est que le tome 2 devrait suivre beaucoup plus rapidement. 

jeudi 1 octobre 2020

Les conversations absurdes #93

 

CHOUCHOU: Je suis très content de ma chatchouka, je l'ai vraiment réussie!

MOI: En effet, elle était délicieuse. Par contre on dit chaKchouka, avec un K. 

CHOUCHOU, après un instant de réflexion: Je préfère chatchouka, c'est plus facile à dire. De toute façon, comme j'ai changé des ingrédients, c'est ma recette et je l'appelle comme je veux. 

MOI, ricanant: Où ça tu as changé des ingrédients? Tu as juste oublié le safran.

CHOUCHOU: Pas du tout. J'ai remplacé le safran par de l'oxygène.


Septembre 2020