vendredi 25 septembre 2020

Une nuit dans la chambre des morses, au Full Moon Lodge de Pairi Daiza #2

 


Nous faisons encore un tour dans le parc avant la fermeture. Puis nous nous rendons à l'Izba, le grand restaurant de la Terre du Froid, où nous avons réservé pour dîner à 18h30. Nous avons déjà mangé là lors de notre visite précédente, et je ne garde pas un souvenir impérissable de leur buffet habituel. Je suis donc ravie de découvrir que nous aurons droit à un repas entrée/plat/dessert servi à table, et encore plus ravie de parcourir le menu très alléchant. Covid oblige, les groupes de convives sont très éloignés les uns des autres, ce qui nous permet de converser sans être embêtés par la proximité de nos voisins. Je me régale d'un oeuf parfait qui porte bien son nom, d'une côte de veau très joliment présentée et d'un délicieux ananas caramélisé à la glace au fromage blanc. L'atmosphère est calme mais agréable, et nous passons un très bon moment. 




Au lieu de regagner directement notre chambre, nous décidons de nous arrêter au bar de la Maison du Père Noël. Je voulais prendre un cocktail, mais la fatigue me décide à me rabattre sur un thé. Ici aussi, l'atmosphère est très plaisante, même si ça ne peut pas valoir la proximité des morses. A l'instant où j'ouvre la porte de notre chambre et m'avance dans le petit hall bordé de penderies, le gros mâle jaillit par en-dessous à quelques centimètres seulement de la vitre, tel un diable sortant de sa boîte, et enchaîne plusieurs amples cabrioles juste sous notre nez. Dire que je suis ravie serait l'euphémisme du siècle: je gâtise complètement. Je suis à deux doigts d'aller me jeter dans le bassin pour nager avec lui - alors que je n'aime même pas l'eau. 



Vers 23h00, le bassin s'éteint pour qu'animaux et humains puissent dormir. Malheureusement, les spots placés au-dessus d'un des canapés du coin salon ont décidé qu'il en irait autrement. Alors que nous tentons de nous endormir, ils ne cessent de s'allumer tout seuls, sans doute à cause des coups que les morses donnent sur la vitre. J'essaye absolument tout ce à quoi je peux penser pour régler le problème, mais impossible de dévisser les lampes; retirer mon bracelet du boîtier de l'entrée ne change rien puisque l'allumage de ces spots précis n'en dépend pas; et le bouton de la réception sur le téléphone fixe me met en communication avec un répondeur. Je suis au bord de la crise de nerfs quand, parmi les documents qui nous ont été remis à notre arrivée, je découvre le numéro (beaucoup trop bien planqué) de la réception ouverte 24h/24. J'arrive à obtenir que quelqu'un passe et, faute d'autre solution, coupe toute l'alimentation électrique de la chambre depuis le local technique. Mais il doit être pas loin de 3h du matin quand je réussis enfin à m'endormir. 

Quand le réveil sonne quatre heures plus tard, je suis crevée; il n'y a pas de lumière dans les toilettes et nos appareils n'ont évidemment pas rechargé pendant la nuit. Je rappelle la réception pour qu'on rétablisse le courant dans notre chambre, ce qui est fait assez vite. (Plus tard, le manager nous interceptera pour s'excuser, nous expliquer qu'ils connaissent le problème et vont s'efforcer d'y remédier en changeant je ne sais plus quel boîtier, et nous proposer de repousser jusqu'à midi l'heure maximale de notre checkout.) Malgré ma fatigue, je suis déterminée à oublier cette mauvaise nuit pour profiter au maximum de notre deuxième journée. Nous retournons à l'Izba, où nous retrouvons la table qui nous avait été attribuée hier soir. Ce matin, c'est buffet petit-déjeuner - classique, mais varié et généreux. Nous ne devrions pas avoir de petit creux avant midi!





Lorsque nous ressortons du restaurant, il est un peu plus de 9h, et comme tous les autres résidents, nous avons accès au parc avant l'ouverture des portes qui surviendra à 10h. Nous en profitons pour nous balader dans les allées désertes et prendre en photo les magnifiques décors du Monde de Ganesha (les plus spectaculaires avec ceux du Royaume du Milieu) tandis que quelques employés vaquent à leurs tâches quotidiennes. Je me sens vraiment privilégiée de pouvoir arpenter le parc dans une atmosphère aussi sereine, c'est un réel bonheur. 

Nous regagnons notre chambre pour y passer une dernière heure avec les morses. Le gros mâle décidément très curieux s'approche de la vitre, y colle son visage pour m'observer et donne de petits coups de tête comme pour réclamer une grattouille. Je suis presque en transe de ravissement; ces quelques minutes resteront longtemps gravées dans ma mémoire. 



Après ça, nous quittons la chambre où j'aurais bien élu domicile en laissant nos bagages, que le personnel rapportera aux tipis pour nous. Je veux retourner à l'enclos des hippopotames que nous avons à peine aperçus hier et pas du tout ce matin. Nous patientons en vain un bon moment. Puis, à la seconde précise où nous tournons les talons, nous entendons le bruit caractéristique d'une grosse tête qui émerge de l'eau en soufflant. Une? Non, trois! Toute la famille: Papa, Maman et le petit né au début de l'année. Même s'ils restent dans leur bassin, nous prenons plaisir à les voir sortir brièvement le museau pour respirer, se faire un petit câlin et replonger aussitôt. Je me réjouis de ne pas repartir bredouille d'hippopotames. 




Je fais quelques achats de souvenirs (pas seulement pour moi) au Panda Shop et à la boutique de la Terre du Froid. Puis nous allons déjeuner au Mökki, l'équivalent "russe" du restaurant "chinois" d'hier. Nous y mangeons des galettes poulet/champignons arrosées de cidre, et concluons notre repas par un thé pour nous donner un petit coup de fouet. Mais je suis vraiment crevée; nous avons fait tout ce que nous souhaitions faire, et nous atteignons tous les deux notre seuil de saturation. Vers 15h15, nous nous dirigeons donc vers les tipis pour récupérer nos bagages et reprenons le chemin de la gare, épuisés mais ravis de ces deux jours. Malgré le petit couac électrique, j'ai trouvé l'expérience magique. Pour un séjour en semaine hors période vacances scolaires comportant: les entrées au parc pour 2 jours, le (très bon) repas du soir, la nuit dans la (très confortable) chambre des morses, le (très bon) petit-déjeuner et l'accès privilégié pendant une heure avant l'ouverture, j'ai payé 399€, et je n'en regrette pas un seul centime. 




La plupart des photos de ce billet ont été prises par MTLM


4 commentaires:

Anne a dit…

Génial. Direct sur ma (longue !) too-do liste ! :)
Merci pour ce récit.

Mariposa a dit…

ça donne super envie... Je note l'idée ;) Merci pour le partage en tout cas.

Gwen35 a dit…

Merci pour ce chouette compte-rendu, bien complet, ça donne drôlement envie d'y aller, même si le choix de la chambre reste difficile !...;-)) Je pensais que ce serait plus cher...

ARMALITE a dit…

@Gwen35: C'est effectivement plus cher le week-end ou en période de vacances!