dimanche 13 septembre 2020

La semaine en bref #140

 


Lundi:

Flûte, j'ai repris tout le poids perdu pendant le confinement. En même temps, vu la fréquence à laquelle on commande chez le traiteur et où je mange dehors depuis quelques semaines, je peux difficilement m'en étonner. 

 Ma joie est d'autant plus grande quand Facebook me balance une pub pour un studio bruxellois qui propose, entre autres choses, des cours d'aerial yoga. Ca tombe bien: Chouchou et moi avions tous les deux envie de nous y remettre sans pour autant vouloir retourner à notre ancienne salle. 

Mardi:

 Gasparde me montre sa robe de bergère 18ème; je lui montre le tissu à imprimé fromages avec lequel je m'en coudrais une si je savais comment faire; chacune de nous est dûment horrifiée par les goûts de l'autre. 

 Mon nouveau trou noir de productivité: les Instagram de rapaces. Au moins, personne ne tentera de me faire chanter en bitcoins avec ça. 

 Oh, tiens. L'Urssaf m'a relancée hier pour déclaration manquante via la messagerie du site. Alors que ça fait une semaine que je leur ai envoyé le .pdf rempli par mail et qu'il est toujours impossible de valider quoi que ce soit en ligne. J'en peux plus de ce merdier sans nom. Les responsables mériteraient que je leur chante "Comme d'habitude" bourrée pendant un réveillon de Jour de l'An. (Oui: derrière cette menace, il y a du vécu.)

Mercredi:

 Mon traitement de texte plante alors que je viens de valider un retour de corrections. Je crois qu'il me faudra deux minutes pour restaurer le fichier, mais drame! Mon profil utilisateur est vérolé. Chouchou se lance dans une longue manip' pendant que je me ronge les ongles sur le cana... Euh, c'est normal que la main qui n'est pas dans ma bouche passe à travers le coussin? Ah. Une couture s'est défaite sur une vingtaine de centimètres. Et bien sûr ce modèle n'est pas déhoussable. ...Mais si, car il y a une fermeture éclair! ...Mais non, car la housse et la garniture sont piquées ensemble! Que d'émotions. Je voulais juste renvoyer des corrections validées; me voilà en train de recoudre mon canapé dans une position super chelou alors que je ne suis même pas foutue de faire un ourlet. 

 Comme Dieubouddhallah seul sait quand l'Urssaf prendra mon mail en compte, essayons à nouveau de nous connecter sur le site pour compléter notre déclaration... COMMENT CA, LES REVENUS PRE-REMPLIS PAR MES EDITEURS ONT TOUS DISPARU? Au bout de ma vie, je me fends d'un nouveau coup de fil. Une dame très zen me rassure: mon mail a été traité ce matin même; ma déclaration est bien remplie et validée. J'objecte: "Pourtant le site dit que..." "C'est juste un dysfonctionnement temporaire." Temporaire mon fondement. Mais soit. Et les cotisations vieillesse qui m'ont été prélevées en trop, je les récupère quand? "Ca va dépendre de l'Agessa, puisque c'est à eux qu'elles ont été versées. Le temps qu'ils traitent tous les dossiers... d'ici la fin de l'année." Faut pas être pressée. 

Jeudi:

 En théorie, je pourrais glander jusqu'à fin décembre tellement j'ai bossé depuis début janvier. En pratique, mes périodes de chômage technique des deux années précédentes m'ont si bien foutu la trouille que je préfère prendre le boulot tant qu'on m'en propose et mettre les sous de côté pour le fameux cazou. D'accord, du coup, pour ce thriller YA à rendre au plus tard mi-novembre. 

Vendredi:

 En allant déjeuner au Yamato avec Gasparde, tomber par hasard sur une amie commune qui nous annonce joyeusement qu'elle vient d'acheter une maison "moche et mal foutue". L'essentiel, c'est qu'elle soit contente, hein. 

 Le craquage du jour chez Sous la canopée, c'est une petite Dischidia surnommée "Pangolin kisses". Probablement peu populaire en 2020, mais si jolie!

 La grande parapharmacie en sous-sol près de la porte de Namur vend tous les produits que je cherchais, à des prix similaires à ceux pratiqués en France. Beaucoup de progrès depuis mes premiers séjours en Belgique, la course vaine au gommage Caudalie et l'eau micellaire Bioderma à 20€. 

 Le comptoir Florian a rouvert son magasin mais pas son salon de thé; le café Chyl est toujours fermé (définitivement?). Ca devient dur de trouver un endroit où aller boire un thé peinardes. Nous atterrissons dans la cour du Fika Coffee, qui serait très agréable sans les hipsters anglophones fumeurs qui hurlent juste derrière nous. 

 Le soir, Chouchou et moi goûtons les pizzas à la bière du Pasta Madre, censées apporter une touche de renouveau à un marché largement dominé par les pizzas napolitaines. Les habitants du foyer sont unanimes: ils n'adorent pas le goût de la pâte "au levain naturel issu d'un moût de lambic" et préférent de loin les pizzas napolitaines, qui ne sont pas devenues populaires par hasard. 

★ Sur Instagram, je discute avec Clémentine Beauvais du dernier Emmanuel Carrère, et nous convenons que malgré une personnalité peu sympathique, le bonhomme écrit drôlement bien. 

Samedi:

 Chouchou est en réunion une grande partie de la journée; seule à la maison, j'en profite pour finir un roman fantastique YA plein de twists, avancer dans un Own Voices d'autrice autiste et finalement abandonner aux deux tiers, et lire intégralement le Chloé Delaume qui a récemment ravi Pénélope Bagieu (pour ma part, je suis plutôt à 3 étoiles sur GoodReads - et encore, en étant généreuse). 

 Je me suis inscrite à un atelier en ligne de portraits à la gouache, donné par mon illustratrice chouchou August Wren. Mais entre ma migraine et le fait que je ne suis pas du tout multitâches, je préfère regarder et écouter le live en remettant à plus tard la réalisation de mes propres peintures. 

Dimanche:

 Nous consacrons cette journée au 8ème art avec un passage à la Fête de la BD - réduite cette année à une mise en scène fléchée des ballons du défilé -, puis la visite de l'expo Guarnido au Centre Belge de la Bande Dessinée, et enfin la découverte du sympathique Musée de la Figurine

 Au milieu, un brunch au Woodpecker où nous pensons d'abord profiter de la météo radieuse à la table commune sur la terrasse. Mais alors que nos plats ne sont pas encore arrivés, quatre jeunes viennent s'installer à côté de nous en clopant, en parlant super fort et en faisant brinquebaler table et bancs dans tous les sens. Quant à la distanciation sociale, je ne suis même pas sûre qu'ils en aient entendu parler un jour. Nous nous réfugions à l'intérieur, où à défaut du soleil nous bénéficions d'une excellente musique et surtout d'un calme béni. 


3 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour, pas terrible le Chloé Delaume? Pénélope Bagieu m'a moi aussi donné très envie mais je n'ai pas lu d'autres avis pour le moment.

ARMALITE a dit…

Je l'ai trouvé, facile, un peu superficiel, et je n'ai pas aimé le style de l'autrice. Mais évidemment c'est une question de goût.

Anonyme a dit…

Je n'ai jamais lu Chloé Delaume, il va falloir que je jette un œil à son style avant d'acheter le livre (c'est que les livres coûtent cher en terres helvètes!).

D'ailleurs, je me demandais s'il existait des plateformes d'échange autour des livres de rentrée littéraire… où des lecteurs se mettraient en commun pour s'échanger les livres. Certes, il est toujours mieux d'acheter un maximum de livres, mais se priver de ces découvertes pour raisons de budget, c'est triste et frustrant!