dimanche 8 mars 2020

La semaine en bref #113




Lundi:
 Soulagement: la copine aspirante écrivaine dont j'ai relu le manuscrit ce week-end n'a pas du tout mal pris mes critiques. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je ne me livre jamais à ce genre d'exercice, en principe: je ne sais pas mentir - je n'en vois pas l'intérêt -, mais je déteste froisser les sentiments de gens dont je sais très bien qu'ils ont investi beaucoup de temps et de coeur dans leur projet. Là, heureusement, il y avait aussi plein de bonnes choses à souligner. 

Mardi:
 En allant déposer mes colis Mondial Relay, je tombe sur mon ex-fleuriste qui avait vendu sa boutique pour ouvrir un snack. Visiblement pas paniquée par le coronavirus, elle me serre la main ET me colle deux bises. Puis m'explique que son projet initial est tombé à l'eau et que là, elle passe sa licence de taxi. Franchement, ça m'arrangera d'avoir une chauffeure en qui j'ai confiance pour les fois où je devrai aller à l'aéroport.
 Je voulais passer deux jours aux Cabanes de Rensiwez pour mon anniversaire, à la fin du mois, mais Chouchou a un truc de boulot qui tombe pile au mauvais moment. A la place, je nous réserve deux jours à Pairi Daiza avec hébergement dans la chambre des morses mi-juin. Non, ça n'a aucun rapport.
 Oh Comely a été mon magazine préféré pendant plus de 5 ans, un des seuls que je lisais encore avec Respire et Flow, mais je n'accroche pas du tout à leur récent changement de formule. Tant pis, je me désabonne. Ce n'est pas comme si je manquais de trucs à lire.

Mercredi:
 La grand-mère raciste de mon voisin du rez-de-chaussée, qui a décidé que j'étais sa nouvelle meilleure amie mais qui heureusement déménage le 15, m'appelle deux fois dans la journée; elle me tient la jambe pendant  près d'une heure pour m'expliquer tous les problèmes qu'elle a constatés dans la résidence et dont je dois absolument m'occuper. "Bon, on reste en contact, et une fois que je serai installée dans mon nouvel appartement, on ira boire un café ensemble, d'accord?" Dans tes rêves, Gertrude. Dans tes rêves.
 La Sofia m'a viré mes droits de prêt en bibliothèque au titre de 2017. Jusqu'ici, ça n'avait fait que monter d'année en année. Là, la somme a été divisée par deux par rapport à l'an dernier. Ca ne va pas changer ma vie étant donné que je ne comptais pas dessus, mais je m'interroge.

Jeudi:
★ 20 ans de pratique (certes irrégulière) du yoga, et je ne sais toujours pas quoi faire de mon cap ma péninsule mon nez en utthita balasana.
★ Le casse-tête pro du jour: trouver un synonyme de "massif" ou "costaud" qui finisse par "-on". (Spoiler: ça n'existe pas. Je déteste TELLEMENT traduire des trucs qui doivent rimer.)
★ Mon astuce pour achever une déchiqueteuse déjà pas très vaillante: lui donner des planches d'étiquette autocollantes à détruire. Comme on dit chez les marabouts, "réussite 100% garantie".

Vendredi:
★ A 11h, alors que je suis en culotte en train d'effectuer mes préparatifs de départ, on sonne à ma porte. Je me dis "Chic, les exemplaires de traductrice que mon éditeur m'a envoyés il y a 10 jours!" Pas du tout, c'est mon menuisier qui passait dans le coin et qui s'est dit qu'il allait en profiter pour prendre les mesures nécessaires à la réalisation des travaux que je lui ai commandés. Il me prévient néanmoins que son planning est bourré jusqu'en juin. En ce moment, il faut courir après les bons artisans comme on court après les médecins spécialistes pour décrocher un rendez-vous!
★ Un chauffeur de taxi sympa, pas trop bavard, qui n'écoute pas la radio et dont la voiture embaume la menthe. Tout arrive, les amis.
★ Ma carte d'identité est périmée depuis plus d'un an. Quand j'ai voulu la renouveler, on m'a répondu qu'il y avait prolongement automatique pour 5 ans, et que "si, ça marche aussi pour les voyages en Europe, tout le monde est au courant, ne vous en faites pas madame". Mais  quand j'arrive au comptoir d'embarquement de TUI, on me la refuse tout net. Heureusement, comme je suis parano, j'ai pris l'habitude de me déplacer aussi avec mon passeport, au cas où. Les passagers moins stressés de la vie ou non détenteurs d'un passeport en cours de validité se font refouler, eux. Quand je vous disais que l'anxiété chronique avait aussi de bons côtés!
★ Arrivée à Charleroi à l'heure, je manque tomber à la renverse à la vue de la file d'attente pour les navettes qui rallient Bruxelles. J'attends trois quarts d'heure dans le froid (alors que je suis vêtue pour 10° de plus qu'il ne fait en Belgique), coincée entre deux groupes d'Espagnols qui fument clope sur clope. Mais au moins, il y a du wifi.

Samedi:
★ Notre Delhaize habituel est presque vide en ce samedi matin - les rayons aussi bien que les allées. Vacances scolaires ou peur du coronavirus? J'apprécie de ne pas attendre à la caisse, mais il faudra aller chercher nos shiitake et nos nouilles de riz ailleurs.
★ Les frites de halloumi du Sem Som ne sont pas mauvaises du tout; en revanche, qui a eu l'idée fourbe de planquer douze pieds de céleri dans la salade de carottes?
★ Sur la recommandation de Funambuline, nous testons la série "Dispatches from elsewhere", effectivement très intrigante. Pourvu que l'histoire ne parte pas en sucette avant la fin!
★ Arrivée à 65 dessins (avant-hier), je décide d'arrêter mon projet 365 devenu une corvée quotidienne à présent que je suis focalisée sur tout autre chose. Je publierai sans doute encore des "It's OK..." en story Instagram, mais de façon beaucoup plus sporadique.
★ Nouvelle vague de mises en vente sur mon IG vide-dressing.

Dimanche:
★ Le brunch de La caravane passe est aussi bon que leur tajine et leur couscous (malgré des briouates qui datent visiblement de la veille). Par contre, mauvaise idée pour les gens en plein trip healthy/basse calories/no gluten.
★ Désolée pour les gens avec qui je n'avais de contacts que ou essentiellement par ce biais, mais dans l'intérêt de ma santé mentale, je viens de désactiver mon compte Twitter. Je n'en peux juste plus de la violence des commentaires.

4 commentaires:

Karine a dit…

La copine aspirante écrivaine te remercie surtout du fond du coeur! Pour tout.
Ce qui m'a le plus agacé tout au long de ce processus d'écriture et de relecture, ce sont les gens qui te disent vouloir relire un manuscrit, puis te font un retour d'une ligne, type : c'était super.
Du coup, tu ne sais pas :
- s'ils ont vraiment lu le bouquin... ;-)
- si c'était vraiment super... et ce qui était super...
- et tu sais qu'il y a forcément des choses à retravailler donc... bref. :-)
Et du coup, ton retour m'a été infiniment utile!
J'espère que tu ne t'es pas fait du mouron trop longtemps pour moi...

Morgan a dit…

Oui, les CI périmées après octobre 2013 sont valables 5 ans de plus. Mais seulement en France, vu que le reste du monde a l'air d'en avoir rien à secouer (la mienne s'est périmée juste avant la date limite... et je ne l'ai pas renouvelée depuis parce que c'est chiant et que je ne sais même plus comment on fait avec nos mairies qui ont tout changé sur Annecy. Heureusement que je ne voyage jamais.)
Tu recevais des commentaires violents sur Twitter ?

ARMALITE a dit…

@Karine: Je me fais du mouron quasiment chaque fois que je dois interagir avec un autre être humain. On finit par s'habituer.
@Morgan: A ma mairie, ils m'ont juré sur la tête des sept prochaines générations de leurs descendants que ça fonctionnerait aussi à l'intérieur de l'Europe... Pour Twitter, non, pas moi car je publiais peu de choses et jamais rien de polémique, mais lire les statuts et les commentaires des gens que je suivais me flinguait le moral presque à chaque fois.

Anonyme a dit…

Navrée d’apprendre que tu quittes Twitter, mais je te comprends, c’est un monde inutilement violent.
Après m’être moi aussi bien torturé les méninges sur un poème, je n’ai rien de mieux à te proposer que "c’pas un avorton". Voilà-voilà, de rien.
Et comment est Oh Comely, maintenant ? (Vu que j’aimais pas trop-trop avant, je me renseigne xD) (si c’est trop long/compliqué/barbant à répondre, pas de problème : je regarderai moi-même)
Shermane