dimanche 29 décembre 2019

[GAND] Un brunch au milieu des lave-linges et une plongée dans la Belgique de Grand-Papy




Après une nuit moins reposante que prévu (malgré l'excellente qualité de la literie) pour les 50% d'entre nous dont les bouchons d'oreille aimablement fournis par la réception n'ont pas suffi à faire barrage aux ronflements des 50 autres %, nous traînons dans la chambre jusqu'à 11h45 pour en profiter au maximum. Fossilisée dans le petit fauteuil de lecture sous une fabuleuse couverture en nid d'abeilles, j'oublie totalement que j'ai apporté une robe qui tourne pour faire des photos d'ambiance dans le couloir. C'est ballot, il faudra revenir!







Nous allons manger au Wasbar, dont le concept n'est pas sans nous rappeler les Laundromat Café de Scandinavie - même si, ici, la présence de machines à laver semble plus anecdotique. La salle du haut est pleine, mais nous avons la chance de pouvoir récupérer une table pour deux personnes dont les occupants s'en vont au moment où nous arrivons. Nous sommes près d'une des fenêtres qui donne sur l'avenue, c'est parfait! La carte variée comprend notamment des bagels garnis, des salades et des petits-déjeuners crapuleux, mais c'est sur les brunchs que nous jetons notre dévolu: formule Serrano-chèvre pour Chouchou et Wasbar (végétarienne) pour moi. Les assiettes sont si copieuses que, même en étant arrivée affamée, je laisse un tiers de la mienne. C'était pourtant très bon. Et à 20€ orange pressée et infusion menthe-gingembre comprises, le rapport qualité-prix est bien meilleur que tout ce qu'on peut trouver à Bruxelles. Je recommande volontiers, d'autant que leurs gaufres ont l'air parfaites pour un goûter hivernal.





Nous profitons ensuite de nos Museum Pass pour aller visiter la Huis van Alijn, dédiée à la vie populaire belge au siècle dernier. L'expo temporaire a pour thème l'ancien service militaire: Chouchou, qui l'a vécu, n'en garde pas un souvenir fabuleux, et je n'éprouve aucun intérêt pour la chose. Nous nous contentons donc de l'expo permanente, qui nous promène à travers plusieurs maisons traditionnelles contiguës. C'est assez amusant de distinguer les choses typiquement belges de celles que nous avions aussi en France lorsque j'étais jeune - par exemple, le baril de Dash dans lequel ma soeur et moi rangions nos Lego tandis que ceux de Chouchou occupaient un baril de Pro-Dixan, marque de lessive dont j'entends parler ici pour la première fois. Nous profitons d'une cabine de Photomaton pour nous adonner à une de nos traditions de couple. Dans la salle consacrée au disco, je me déhanche sur "White wedding" de Billy Idol jusqu'à ce qu'un autre visiteur apparaisse derrière moi. Oups. 







Nous flânons un peu le long des quais, admirant les devantures des échoppes. Avant de quitter Gand, je souhaite faire un tour dans une librairie à la devanture prometteuse aperçue hier depuis le tram 1. Nous remontons donc le long des rails jusqu'au Paard van Troje (en français: Cheval de Troie), dans les locaux duquel un café sympathique mais bondé côtoie des rayons d'ouvrages en néerlandais ou en anglais. La sélection est fort intéressante, et sans l'immense file d'attente à la caisse, je me laisserais bien tenter par un roman ou un livre de recettes - voire les deux. Tant pis, nous repasserons à une période un peu plus calme. Il est l'heure d'aller récupérer nos bagages à l'hôtel et de regagner nos pénates après ces deux jours qui n'ont fait que confirmer mon amour pour Gand. 

4 commentaires:

nelly poipoi a dit…

J'aurais adoré découvrir le détail des âges de la femme, ça a l'air très marrant. Ou pas.

ARMALITE a dit…

@Nelly Poipoi: "A soixante ans, elle descend, vers le tombeau, tout doucement." ^_^'

nelly poipoi a dit…

J'adore.

nelly poipoi a dit…

Heureusement qu'avant elle a eu le temps de vivre heureuse et de faire plein d'enfants #killmeplease