dimanche 22 septembre 2019

La semaine en bref #89




Lundi:
 A 3h du matin, je suis réveillée par le cauchemar récurrent dans lequel je rate un avion pour une destination lointaine (en l'occurrence, les USA où je partais faire un road trip en combi VW avec trois copines). Juste avant de me réveiller, je rêve que mon coiffeur et son mari ont eu les jumeaux prématurés les plus minuscules du monde: le plus grand est à peine aussi long que ma main, et je réussis à égarer le plus petit. Sueurs froides: et si je l'avais écrasé sans le voir? 
La balance affiche mon poids le plus bas depuis 15 mois. Pas spectaculaire, mais encourageant alors que je songe à investir dans un programme de yoga fitness pour contrer les effets de la ménopause.
 Cette savoureuse recette sans l'ombre d'un féculent est devenue un classiques de nos dîners. La saison des asperges belges étant désormais terminée, Chouchou les remplace ce soir par des haricots verts, et ça le fait très bien aussi.

Mardi:
 L'émission à succès du jour, c'est le traqueur sur lequel nous suivons le camion censé livrer notre nouveau canapé entre 11h55 et 12h55. A 11h57, il est à 300 mètres de chez nous, et je me prépare à lui ouvrir la porte. Surprise: il s'engage dans le tunnel du Cinquantenaire et s'éloigne vers le nord. 10 mn plus tard, il est à Machelen. 10 mn plus tard, à Kobbeghem, dans le nord-ouest. Puis il revient à Machelen. Puis il retourne à Kobbeghem. A 12h55, il est de nouveau à Machelen, et il monte vers Vilvorde. J'essaie d'imaginer ce qui se passe dans la tête du chauffeur: "Fuck my life; cet après-midi, je vais à la plage". A 13h20, il approche de l'aéroport de Zaventem. Tant qu'à tout planter, il vise peut-être les Maldives plutôt qu'Ostende. Ultime rebondissement: vers 14h, il arrive enfin chez nous tandis que le traqueur le situe de nouveau à Kobbeghem. La technologie, c'est bien quand ça fonctionne.
 La plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés passe chercher nos deux buffets rouges en fin d'après-midi; en revanche, Les Petits Riens ne peuvent pas venir récupérer notre ancien canapé que le 14 octobre.
 J'aurais bien bu un verre à l'Amour Fou récemment rénové, mais contrairement à ce qu'annonce leur fiche Google, ils n'ouvrent toujours pas avant 18h30. Du coup, Gasparde et moi atterrissons au bar de l'hôtel Le Berger où je n'étais pas venue depuis un petit moment. Puis nous partons dîner au SemSom où Chouchou nous rejoint, et nous nous pourrissons tous joyeusement l'haleine avec la fabuleuse sauce à l'ail qui accompagne les keftas.

Mercredi:
 La fabuleuse sauce à l'ail a vaincu le bain de bouche Marvis ultra-fort et rongé un trou au fond de mon estomac toute la nuit. Je serais tentée de dire: plus jamais ça, mais je me connais. J'en remangerai, et je rechouinerai.
 Après le départ de Chouchou, je consacre mon après-midi de congé hebdomadaire à monter le nouveau canapé en braillant "This is the dawning of the rest of our liiiiiiives", puis à réarranger le salon, faire le ménage, découper les cartons d'emballage et tout ranger. Bilan: deux heures de sport intensif qui me laissent sourde échevelée et en nage. Mais quelle satisfaction de me vautrer ensuite sur la méridienne avec mon ouvrage au crochet, ma Kindle et un verre de schörle bien frais!
 Il faudra encore trouver une petite table carrée ou ronde (je convoite celle-là), peut-être un tapis pseudo-berbère, deux-trois coussins décoratifs moelleux et la grande monstera que j'ai enfin la place de poser au sol. Ce sera sympa de chercher tout ça pour avoir un chouette cocon où glander cet hiver.
 Darklulu m'envoie une vidéo pour me remercier de mon petit paquet d'anniversaire et me faire une visite virtuelle de sa chambre à Grenoble. Si le hockey ne marche pas, il fera un excellent Youtubeur.

Jeudi:
 Au Comptoir Rodin où je suis allée manger un délicieux bowl végétarien, je suis abordée par une jeune femme au bronzage orange et aux cheveux platine lissés à mort. "Vous êtes Marie-Josèphe?" "Pas du tout." Marie-Josèphe se révèle être une agente immobilière proche de la retraite qu'elle veut convaincre de devenir son maître de stage, tout en précisant qu'elle refuse de bosser le week-end et après 18h pour ne pas empiéter sur sa vie de famille. Moi, j'aurais dit cash: "Madame, il faut choisir un autre métier". Plus diplomate, Marie-Josèphe met une bonne heure à se dépatouiller de ce traquenard.
 Grosse engueulade. Certains jours, l'amour est un choix difficile.

Vendredi:
 Chouchou va photographier la marche pour le climat. Je me contente de regarder les photos qui affluent depuis le monde entier en me disant que ce monde n'est déjà plus le nôtre: c'est celui des jeunes de maintenant, à qui on va laisser une planète bien mal en point. Nous, nous sommes juste les has been qui n'ont pas été foutus d'empêcher quoi que ce soit.
 Un cocktail tiki plutôt quelconque au Chez ta mère, suivi d'un bol de ramen au Yamato où nous devons attendre comme au bon vieux temps que des places se libèrent au comptoir. Le bouillon est désormais beaucoup moins aillé que celui de l'ancien propriétaire; mes papilles le déplorent, mais mon estomac m'en remerciera sûrement cette nuit.

Samedi:
 La nouvelle équipe de Darklulu répond au nom barbare de Brûleurs de loups. Pauvres bestioles injustement persécutées de nos jours - alors qu'en foutant plutôt le feu aux cons, nos jeunes pyromanes se garantiraient un emploi à vie.
 Nous avions prévu notre grande descente annuelle à la déchetterie demain, et réservé un mini-van dans ce but. Ce matin, nous réalisons que ce sera le dimanche sans voiture. #fail
 Après avoir procédé au ravitaillement hebdomadaire du frigo chez Delhaize, nous passons l'après-midi vautrés sur notre nouveau canapé avec nos iPad, des bouquins, une tasse de thé et un bout de gâteau maison. Parfois, le bonheur, c'est simple comme un meuble bien choisi.
 Sur les trois mangas achetés ce matin, deux (le tome 3 de "La lanterne de Nyx" et la première moitié du dyptique "Les temps retrouvés") sont géniaux et le troisième (le tome 1 de "Mes voisins les esprits") est moui-bon-bof. Ce qui donne une moyenne tout à fait honorable.

Dimanche:
 Ma mère m'annonce au téléphone que la vie ne la motive plus et qu'elle arrête donc les dépistages systématiques. Et bon dimanche à toi aussi.
 A la table voisine de la nôtre, chez Chouconut, un couple franco-néerlandais passe une heure et demie à engueuler son pauvre gamin de 6 ou 7 ans qui ne tient pas en place vu que personne n'a pensé à lui apporter le moindre livre, jeu ou coloriage, et que les deux parents ont chacun le nez dans leur bouquin. Même Chouchou, qui d'habitude ne fait pas attention à ce que les gens racontent autour de nous, pousse un soupir exaspéré quand ils se décident enfin à décamper.
 Une sortie resto improvisée manque tourner court quand une pluie battante nous tombe dessus alors que je n'ai pas de parapluie et que je porte des sandales ouvertes à talon haut. Nous insistons, et nous faisons bien, car nous passons une délicieuse soirée dans un endroit auquel je consacrerai un article cette semaine.

Si vous avez des étudiants dans votre entourage: pour eux, l'abonnement Amazon Prime, qui permet d'avoir accès à toute leur offre vidéo, un gros stockage photo et la livraison en 24h, coûte 24€/an au lieu de 49€ - avec un essai gratuit de 90 jours. 

8 commentaires:

Allie a dit…

J'ai découvert récemment cette boutique https://www.brutbrussels.com/index.html qui vend des plantes de seconde main. Peut-être une piste pour ta future monstera ? J'avoue que j'ai presque envie de venir à Bruxelles juste pour aller y faire un tour :)

Karine a dit…

Tes rêves sont incroyables ! 😂

Morgan a dit…

J'espère que tu as moins de mal à déchiffrer toutes les pages de La lanterne de Nyx ;)

ARMALITE a dit…

@Allie: je connais plein de beaux endroits pour acheter des plantes à Bruxelles, il n'y a vraiment que l'embarras du choix!
@Karine: et ça, c'est juste ceux dont je me souviens...
@Morgan: ah, tu as du mal? Moi ça va, sauf peut-être sur les pages purement rédactionnelles où elle raconte des trucs historiques - là c'est un peu serré, ouais.

Morgan a dit…

Disons qu'on fait ce qu'on peut pour rendre tous les textes lisibles ;)

ARMALITE a dit…

@Morgan: ah pardon, j'avais compris "moins de mal que moi", et en fait c'était "moins de mal que la dernière fois", c'est ça? J'ai bien conscience que c'est compliqué de faire tenir une trad française dans le même espace qu'un texte japonais plus concis, et qu'en gros tu as le choix entre diminuer la police ou sucrer la moitié du texte. Déjà que le foisonnement est un problème de l'anglais au français... Mais du coup, dois-je en déduire que tu bosses pour Glénat?

Morgan a dit…

Glénat entre autre, oui. C'est un vrai problème, ces tailles de textes parce qu'on ne se rend pas forcément compte de ce que ça donne une fois imprimé quand on a la tronche dessus sur écran...

ARMALITE a dit…

@Morgan: bon, je pense aussi que je dois avoir le double ou le triple de l'âge de votre lectorat moyen, qui n'est probablement pas très embêté par la presbytie :-D