lundi 16 septembre 2019

La semaine en bref #88




Lundi:
Dans sa cinquième saison, "Grace et Frankie" commence vraiment à toucher un nerf sur les maux de la vieillesse. Ca reste drôle par moments, mais désormais je trouve surtout ça flippant. La perte d'autonomie des deux héroïnes, leurs enfants qui avec toute la bonne volonté du monde se mêlent de décider à leur place... Brrr. 

Mardi:
 Après deux faux départs, mon nouvel ouvrage au crochet (répétition d'un patron déjà réalisé il y a 6 ans, mais pour offrir à quelqu'un d'autre) est enfin lancé. La laine ayant mis plus d'un mois à me parvenir grâce à l'efficacité de la poste belge, je n'ai plus que deux semaines et demie pour le boucler - heureusement, ça monte vite. 
 Ca faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas accrochée dès les premières lignes, que je n'avais pas relu la première page trois fois d'affilée dont une à voix haute, ni envisagé de pesté de ne plus être capable de faire nuit blanche pour le dévorer d'un trait. Pourvu que la suite soit à la hauteur du premier quart!

Mercredi:
 Moi, devant une assiette de rigatoni al ragu di salsiccia au Mano à Mano: "...Donc je ne peux pas habiter au rez-de-chaussée car je ne m'y sens pas sécurité, mais je ne peux pas non plus habiter plus haut que le 2ème étage car en cas d'incendie, je veux pouvoir sauter par la fenêtre et avoir une chance de m'en tirer avec juste une jambe cassée." Sophie-Grosquick: "O., qui est pompier, dit qu'il ne faut surtout pas sauter par la fenêtre, mais monter sur le toit et attendre qu'on vienne te chercher." Moi: "Oui, mais je te rappelle que ton ex est un con et que nous ne l'écoutons plus depuis longtemps."
 A la Fnac porte de Namur, trouver le roman de Gasparde et Mlle Mars au rayon 9-12. Je pense que les élèves de primaire vont adorer la scène de flagellation aux pétales de rose.
 Je déclare ouverte la saison des achats de collants multicolores chez Veritas et des thés-lecture au Comptoir Florian.
 Hier, j'ai résisté. Ce soir, je finis mon livre  à 2h17 du matin sur le tapis de la salle de bain pour ne pas déranger Chouchou avec la lumière dans notre appartement sans porte entre les deux pièces à vivre. Oui mais c'était trop bien; impossible de le lâcher avant la dernière ligne.

Jeudi:
 9h20, j'ouvre un oeil en entendant Chouchou s'agiter au salon. Je m'affole: "Tu n'avais pas rendez-vous chez ton boss à 7h30?" "Si, je viens de rentrer." Voilà ce qui arrive quand on se prend pour une jeune et qu'on lit jusqu'au milieu de la nuit.
 A Arts-Loi, je réussis in extremis à sauter dans le métro avant que les portes se referment. Je n'ai pas le temps de reprendre mon souffle qu'on m'interpelle d'un rigolard: "Ah toi aussi, tu es en retard?" C'est Chouchou qui sort du boulot et qui devait me rejoindre directement quai du Bois à Brûler.
 Ca faisait bien un an et demi que je n'avais pas été à une inauguration de resto. A celle du Dam Sum de Sainte-Catherine, j'ai le plaisir de croiser ma copine Nelly et son homme, ainsi qu'un immense barbu qui m'interpelle d'un: "On se connaît, non? Tu étais à l'atelier cocktails à l'hôtel Le Châtelain." Ou il est extrêmement physionomiste, ou mes lunettes me rendent plus mémorable que je ne le pensais.

Vendredi:
 Ne me jugez pas: j'ai un nouvel amour dans ma vie. J'étais déjà über-fan du dentifrice Marvis, mais leur bain de bouche, c'est un peu le Graal des maniaques d'hygiène dentaire dans mon genre. Si j'étais poète, je composerais une ode à cette fabuleuse sensation de fraîcheur. N'étant que blogueuse, je me contente de vous coller un lien affilié vers chez Satan.

Samedi:
 Le premier test d'une recette végane du livre de Bosh - le guaracaroni, soit un plat de pâtes croisé avec du guacamole - est un succès fracassant. Nous nous régalons, et je reçois même un petit message des auteurs sur Instagram.
 Nous nous sommes trompés de jour: la parade des ballons, c'est demain! Puisque nous sommes au parc Royal, nous jetons quand même un coup d'oeil au festival bédé qui s'y tient sous de grands chapiteaux. Nous y trouvons une sympathique boutique de Funko Pop rares, et surtout Jordi Lafèbre en train de dédicacer ma série chouchou "Les beaux étés". Du coup, je rachète un tome 4 (mon préféré) pour qu'il me fasse un dessin.
 Nous poursuivons notre promenade jusqu'au quai du Bois à Brûler où j'ai découvert avant-hier soir l'existence d'un troisième Peck: le Velvet. La carte est la même que dans les deux autres, mais ici, il faut commander au comptoir. La salle est petite, lumineuse, cosy et hautement instagramable. Comme j'aime bien le quartier, on reviendra sûrement.
 Balade dans la rue de Flandre et ses chouettes boutiques. Nous flânons un long moment chez Urban Therapy où je me retiens d'acheter 50 pins féministes ou geeks tous plus chouettes les uns que les autres, puis poussons jusque chez Rocco Pantalon où j'investirai sans doute dans une grande plante verte une fois notre salon réaménagé.
 Le plan initial était de dîner au Samourai Ramen, mais sur le chemin, je tombe en arrêt devant la devanture d'une brasserie apparemment assez connue: Amadeus. La salle a l'air magnifique avec ses murs tapissés de vieux bouquins et sa pénombre éclairée de néons rouges. Chouchou n'est pas super chaud, mais après avoir vérifié que les avis étaient bons sur Trip Advisor, il accepte de tester. Une fois de plus, j'aurais dû me fier à son instinct. L'unique vin disponible est une atroce piquette dont je ne parviens à avaler qu'une demi-gorgée; mes ribs sont bien trop secs par manque de sauce, et le cuisinier a dû renverser une salière entière dans la sauce au curry qui garnit la pomme de terre au four. Quand je réponds au serveur que non, je n'ai pas trop aimé mon repas, au lieu de me demander ce qui cloche, il lâche un "C'est étonnant, tous les clients aiment beaucoup d'habitude". #fail

Dimanche:
 Récurer une cuisine à fond n'est probablement pas le genre d'usage auquel les Guns'n'Roses destinaient leur double album "Use your illusion"; n'empêche, ça fonctionne tellement bien que je nettoie mes vitres dans l'élan.
 On poursuit les essais culinaires avec une recette de chakchouka facile mais qui manque un poil de saveur à mon goût - même en forçant sur l'huile d'olive. Quelqu'un en a une autre à me conseiller? Ou je rajoute juste un peu de ras-el-hanout? (Je suis nulle en cuisine; il est très possible que je raconte n'importe quoi.)

7 commentaires:

Ana a dit…

La chakchouka, je ne savais pas que ça s'appelait comme ça, mais oui, c'est délicieux avec du pain de semoule à la poêle (j'ai aussi vu une adaptation avec galettes aux flocons d'avoine, c'était très bon aussi). Je dirais d'ajouter (selon les goûts) un petit piment, et en fin de cuisson de la coriandre fraîche/et ou du persil. Et pourquoi pas d'autres épices oui. Mais avant tout, acheter des légumes et des œufs de qualité (peut-être plus facile dans le Sud de la France qu'en Belgique pour les légumes d'été ?)

Sunalee a dit…

Ta recette manque vraiment d'épices, je pense. Je n'ai pas testé celle de Yotam Ottolenghi mais c'est toujours une bonne source: https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2010/apr/16/yotam-ottolenghi-shakshuka-recipe

Et de moi-même j'aurais de toutes façons rajouté du cumin en poudre et du piment, et des herbes (persil ou coriandre) pour servir.

Marie a dit…

La recette d'Ottolenghi ? https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2010/apr/16/yotam-ottolenghi-shakshuka-recipe

L'assaisonnement chez Ottolenghi fait toujours un peu peur (la longueur de la liste) mais le résultat en vaut la peine et elles reviennent dans d'autres recettes.

sophie-Grosquick a dit…

le titre du livre qui te tient éveillée jusque 2h du mat, STP :-)

ARMALITE a dit…

@Sophie-Grosquick: clique sur le lien que j'ai pris la peine d'inclure dans ce but précis :-D

Méghane a dit…

Il n'y a que moi qui trouve étrange le choix d'un nom anglais, "Velvet", sous-titré en espagnol, pour un restaurant en Belgique ? ^^

Le roman que tu as lu dans ta salle de bain, il est en un tome ou bien c'est une série ? Ayant beaucoup aimé tes précédentes recommandations, je l'achèterai certainement si c'est un oneshot.

ARMALITE a dit…

@Méghane: Oui, c'est un one-shot qui parle de jeunes féministes en colère :-)