dimanche 4 août 2019

La semaine en bref #82




Lundi:
Levés à 3h45 pour prendre un taxi (remarquablement ponctuel) une demi-heure plus tard. Je n'ai quasiment pas dormi pour la seconde nuit consécutive et je vole aux vapeurs d'essence. Après un Tallinn-Bruxelles sans encombre, nous franchissons la porte de chez nous à 9h, au moment où nous sortirions à peine du lit en temps normal. 
 A mon immense surprise, je reçois un avis de virement pour la première partie de l'à-valoir du bouquin que j'ai commencé à traduire fin juin, et dont je n'attendais pas le paiement avant fin août dans le meilleur des cas. Plus une mensualité d'un autre éditeur, qui risquait d'être reportée au mois prochain pour des raisons administratives. Des semaines qui débutent comme ça, j'en veux bien tout le temps.
 Je retrouve ma couverture lourde avec bonheur: mine de rien, je m'y suis déjà habituée, et j'ai moins bien dormi sans pendant notre city trip.

Mardi:
 Profitant de la brusque manne céleste éditoriale d'hier, je réserve d'ores et déjà notre logement sur l'île de Skye pour les 50 ans de Chouchou, en avril prochain. Je veux absolument retourner dans le studio écologique où nous n'avions passé qu'une seule nuit l'an dernier, et c'est un logement très demandé, déjà indisponible pour une bonne partie de la première quinzaine de mai. (En regardant les avis d'utilisateurs, je découvre d'ailleurs qu'une de mes lectrices y a passé une nuit en février - et je suis perplexe quant à la façon dont le site d'Air BnB a pu faire le rapprochement entre elle et moi pour m'afficher son commentaire en premier.)

Mercredi:
 Arrivée dans ma boîte mail d'une nouvelle proposition de trad pour la fin de l'année. Comme aurait dit mon père: "Les affaires reprennent"! Quand je pense que le mois dernier, j'étais persuadée que plus personne ne me filerait jamais de boulot...
 De son côté, Chouchou rentre du travail avec d'excellentes nouvelles qui vont stabiliser ses revenus d'indépendant. Nous allons pouvoir réaliser quelques projets en attente depuis des années. La fin de soirée me trouve en train d'effectuer des recherches sur internet tandis que Chouchou se moque gentiment de moi: "Un canapé! Un phare! Une montgolfière!".

Jeudi:
 Suite à une conversation avec Shermane, je découvre la fabuleuse offre d'anime de Netflix. Woputain, ils ont l'adaptation de ma série adorée "March comes in like a lion"! Je suis foutue, foutue, foutue.
 Le Léopold Café Presse le plus proche de chez nous est déjà fermé par arrêté municipal, pour "raisons de sécurité". Dépitée, j'atterris chez Eden Foodie où la salle est trop sombre à mon goût et où le wifi fonctionne super mal. Pour une fois que je voulais bosser hors de la maison...
 Après avoir bouclé mon quota de pages, je saute dans le 95 pour aller faire un tour en ville. Waterstones n'a pas le bouquin que je convoitais; je ressors donc les mains vides. La nouvelle boutique Paul Marius, en revanche, a une alternative acceptable au sac Nat et Nin dans lequel je ne voulais pas claquer 200€: le petit frère de mon Mademoiselle George, mais couleur naturel plutôt que safran. Non, ce n'est pas une besace, mais il ira quand même avec tout, et il a pile les bonnes dimensions.
 Comme je le pressentais, la seconde saison de "Big little lies" était hautement dispensable malgré la performance fabuleuse de Meryl Streep. (Je sais, c'est presque un pléonasme.)

Vendredi:
 Cette nuit, même planquée sous les draps et en sous-vêtements, j'ai servi de buffet à volonté à une horde de moustiques affamées. Cette nuit, même posé à poil par-dessus le couvre-lit, Chouchou n'a pas subi une seule piqûre. Injustice, je crie ton nom.
 Autour d'un délicieux steak chez La Meute, le débat du jour s'articule en deux parties. 1/ Les macaronis: pâtes longues ou pâtes courtes? 2/ Les pâtes à la cassonade: légitime gourmandise enfantine ou pure aberration belge? (Bien entendu, j'ai raison dans les deux cas.)

Samedi:
 Cette nuit, j'ai rêvé que j'allais voir un ami militaire à bord de son bateau. Il était en train de manger dans des super belles assiettes. J'en retournais une, je voyais que c'était une Villeroy et Boch, je m'exclamais: "Hé ben, c'est pas la crise pour tout le monde!" et j'envisageais d'en piquer une douzaine pour me rembourser des conneries faites avec l'argent de mes impôts. L'amertume politique va finir par me changer en voleuse de vaisselle.
 Je suis en train de lire un roman post-apo dans lequel toutes les grandes villes du monde ont été éradiquées par une attaque nucléaire. L'autrice ne précise pas l'année, mais dit bien que c'est la faute du clown dangereux élu à la présidence américaine 3 ans plus tôt. Ce matin, j'apprends la fin du traité de désarmement nucléaire entre la Russie et les USA à l'initiative de Trump. Dystopie, mon fondement.
 Si vous aimez les histoires de nouilles et de temps qui passe, je vous conseille la première partie des trois qui composent l'anime "Flavours of youth", disponible sur Netflix. (Sans être désagréables, les deux suivantes m'ont paru beaucoup moins accrocheuses. Si toutefois vous les regardez, ne coupez pas avant d'être arrivé au bout du générique de fin.)

Dimanche:
 Après un brunch au Comptoir Rodin (compte-rendu dans la semaine), nous prenons le 95 pour aller au palais de la Dynastie voir l'expo immersive dédiée à Bruegel. Alors, c'est pas mal fichu du tout. Mais pour un billet d'entrée à 14€, on passe environ dix minutes dans les salles qui mettent en lumière certains thèmes récurrents dans l'oeuvre de l'artiste, plus quatorze minutes très exactement dans la partie animée, et pouf, c'est déjà fini. La culture devient vraiment un produit de luxe.

1 commentaire:

Méghane a dit…

Salut, au sujet des moustiques, j'ai découvert et tenté cette année la moustiquaire de lit. J'en ai peut-être déjà parlé sur un précédent commentaire. C'est comme une tente autoportante et ça se pose sur le matelas (ou avec un peu d'agilité, on peut fourrer le matelas dedans). J'ai acheté la mienne sur Amazon, mais Nature et Découvertes en vend aussi. Malheureusement quelqu'un m'a piqué les deux seuls exemplaires le temps que j'aille en magasin -_-
Après 1 mois d'utilisation : aucune piqûre pendant la nuit, c'est efficace. Je bouge beaucoup pendant la nuit, et pour l'instant, elle ne s'est pas déchirée. Par contre, si ton co-dormeur fait 1.80m ou plus, ça risque d'être un peu inconfortable pour lui.