vendredi 31 mai 2019

"Le goût de la papaye" (Elisa Macellari)


En Thaïlande, dans la première moitié du 20ème siècle. Le shérif Kunchai destine l'aîné de ses quatre fils à une carrière de médecin. Mais le jeune Sompong se passionne pour les langues. Alors, il s'engage dans l'armée comme élève-officier et décroche une bourse qui lui permettra d'aller étudier à Berlin. Hélas, c'est le moment que choisit le chancelier allemand pour déclarer la guerre à la Pologne. Sompong est donc réaffecté à Rome, et embarque à Singapour pour un voyage en bateau qui durera une vingtaine de jours...

C'est en se basant sur la jeunesse mouvementée de son grand-oncle que l'illustratrice Elisa Macellari a écrit et dessiné son premier roman graphique. Dès l'âge de 5 ans, le petit Sompong apparaît comme curieux du monde, enthousiaste et optimiste: des traits de caractère qui, bien qu'il soit un bon fils, le poussent à défier l'autorité paternelle pour choisir son propre chemin. Malgré les circonstances houleuses, c'est avec des yeux émerveillés qu'il découvre l'Europe du début des années 40 et y rencontre la femme de sa vie. 

Mai 2019



jeudi 30 mai 2019

[MUNICH] Mes coups de ♥︎




En décidant d'aller y passer quelques jours, nous n'attendions pas grand-chose de Munich elle-même: nous voulions avant tout rendre visite à nos amies M & M, et en profiter pour voir le château de Neuschwanstein qui figurait sur ma bucket list depuis des années. Nous avons été très agréablement surpris par celle que les autochtones appellent "la ville italienne la plus au nord". Certes, nous avons bénéficié d'un bel ensoleillement, mais il paraît que c'est monnaie assez courante dans le coin. Nous ne nous attendions pas à la gaieté des façades colorées et à la verdure omniprésente qui font des promenades à pied un vrai bonheur. Munich a l'air d'un endroit où la vie est douce. Ce n'est pas mon plus gros coup de coeur en tant que destination touristique (mais nous y avons sans doute fait trop peu de choses pour juger...); en revanche, c'est certainement une ville où ça ne me dérangerait pas d'habiter. 

mercredi 29 mai 2019

"KakushiGoto" T1 et 2 (Kôji Kumeta)


Kakushi Goto mène une double vie. A la maison, il est le père solo et ultra dévoué de l'adorable Hime. Au boulot, il est le scénariste et le dessinateur de mangas cochons tels que "La gigue des couilles" ou "Le collant folâtre". Pour bien marquer la séparation entre ces deux domaines, il se change chaque jour sur le chemin de son atelier et signe ses oeuvres d'un pseudonyme. Mais son obstination à cacher son véritable métier à sa fille, qui le croit employé de bureau, entraîne souvent des situations cocasses...

Très visiblement basé sur la carrière de son auteur (qui relate entre deux chapitres les anecdotes réelles dont il s'est inspiré), "KakushiGoto" présente le travail d'un mangaka et toutes ses vicissitudes avec un savoureux mélange d'humour et de réalisme. Le héros est si focalisé sur sa double vie qu'il devient aveugle à ce qui se passe autour de lui, et donne involontairement de faux espoirs à plusieurs célibataires de son entourage. Les tweets dont il ponctue la fin de chacune de ses courtes mésaventures renforcent l'impression qu'il est perpétuellement en décalage avec la réalité. Le charadesign, qui m'avait semblé un peu simpliste au premier coup d'oeil, fait finalement très bien son boulot et accentue la légèreté dégagée par l'ensemble. Si vous cherchez une lecture fraîche et amusante, ce manga pourrait bien vous séduire. La série, qui n'est pas encore terminée, compte actuellement 8 volumes au Japon. Les éditions Vega en ont déjà publié deux en français, et le 3ème est prévu pour juillet. 

Traduction de Ryoko Akiyama

mardi 28 mai 2019

Où des interrogations partagées aboutissent à des réponses contraires



Depuis quelques années, je m'intéresse beaucoup à l'autisme et notamment à sa forme dite "syndrome d'Asperger". Il se trouve que je me reconnais dans 95% de la liste des caractéristiques les plus courantes. Toute petite, déjà, j'avais un comportement si différent de celui des autres enfants de mon âge que mon oncle et ma tante - qui travaillaient dans l'Education Nationale - avaient suggéré à mes parents de me faire tester. Jeune adulte, j'ai tenu à peine trois ans dans le salariat; après ça, j'ai su que si je ne trouvais pas un moyen de gagner ma vie toute seule dans mon coin, je finirais par devenir dingue et/ou me foutre en l'air.

lundi 27 mai 2019

Les conversations absurdes #61


MOI: Tu étais parti aux toilettes? 
CHOUCHOU, distraitement: Oui. Dans ce lieu magique. 
MOI, perplexe: ...Evanesco caca?*

*Ceci est une blague de Potterhead. 

[MUNICH] Où on s'extasie devant l'Eisbachwelle




Ce matin, après une nuit durant laquelle j'ai dû envoyer Chouchou dormir dans la pièce voisine, j'émerge à... 10h30, gasp. J'avais vraiment besoin de récupérer. D'ailleurs, je ne me sens toujours pas en grande forme. Nous sortons brièvement vers 11h30 pour aller à la pâtisserie la plus proche, où nous achetons des gâteaux pour le dîner de ce soir. Mes boots de moto me font tellement mal aux pieds qu'en ressortant de la boutique, je les enlève et rentre à l'appartement en chaussettes. Nous traînons sur nos ordinateurs respectifs jusqu'à 13h, finissons les restes du frigo et ne nous décidons à décoller que vers 15h. C'est de nouveau le bordel dans le métro, mais un maudit changement à Hauptbahnhof (le Châtelet local) plus tard, nous atteignons l'Englischer Garten, un parc absolument immense connu entre autres choses pour abriter un curieux spot de surf. L'Eisbach, affluent de l'Isar, forme ici une boucle artificielle qui génère une vague d'un mètre. Un panneau donne le ton d'entrée de jeu: le canal est étroit et peu profond; il existe un risque non négligeable de se fracasser la tête sur le béton, et les novices sont priés de s'abstenir. 

dimanche 26 mai 2019

[MUNICH] Où je coche une case sur ma bucket list




Après une nuit où je n'ai quasiment pas réussi à fermer l'oeil à cause du combo ronflements de Chouchou + trop chaud avec la couette mais pas assez sans + stress de ne pas entendre le réveil comme chaque fois que je dois me lever tôt pour prendre un train ou un avion, je m'extirpe péniblement du lit à 7h30. A 8h50, nous sommes dans la métro direction la gare centrale où nous devons retrouver M & M. Mais la circulation semble très perturbée; les écrans n'affichent pas le passage des prochains métros; des employés crient en faisant de grands gestes sur le quai, et nous mettons pour démarrer une grosse dizaine de minutes durant lesquelles je flippe à l'idée de rater notre train. Finalement, la marge que j'inclus toujours dans mes calculs d'horaires nous sauve, et nous arrivons au point de rendez-vous une minute avant nos amies. 

samedi 25 mai 2019

[MUNICH] Où nous partons en quête du meilleur poisson-sur-bâton de la ville




Ce matin, pendant que nous déjeunons de tartines de leur délicieux pain brun, j'annonce fièrement à Chouchou:
- Rischart a liké ma photo de ton énorme machin!
Il me fixe sans comprendre. 
- Gâteau, me hâté-je de préciser. Rischart a liké ma photo de ton énorme gâteau. 
Le malentendu dissipé dans l'oeuf, nous nous mettons en route à pied vers 11h, direction le Deutsches Museum qui est un immense musée scientifique sur 8 niveaux. Nous achetons nos billets au guichet, prenons un lunch rapide au café attenant et, voyant l'ampleur de la tâche qui nous attend, décidons de consacrer les quatre heures dont nous disposons aux secteurs qui nous intéressent le plus. 

vendredi 24 mai 2019

[MUNICH] Où on ne maigrira probablement pas pendant ces vacances




Après une bonne nuit de sommeil malgré les ronflements déchaînés de Chouchou, je me réveille avec un léger début de migraine. Heureusement, j'ai emporté du Doliprane. Le temps qu'on boive un thé, qu'on fasse notre tour du matin sur internet et qu'on se prépare sans se presser, mon mal de tête n'est plus qu'un mauvais souvenir. On se met en route sous un beau ciel bleu. Premier arrêt dans un café tout près de l'appart': faute d'avoir eu le temps d'acheter quoi que ce soit à manger hier soir, nous dévorons chacun un croissant fourré (abricot pour moi, choco-crème pour Chouchou) en terrasse avant de nous remettre en route. Google Maps nous ayant fait prendre l'itinéraire voiture qui est trois fois plus long que le piéton, nous renonçons à passer par le cimetière sud et mettons directement le cap sur le centre de la ville en commentant la joliesse du paysage urbain.

jeudi 23 mai 2019

[MUNICH] Où notre séjour commence plutôt bien




L'avion depuis Bruxelles était deux fois plus cher, le train sera deux fois plus long mais je m'en fous: j'aime prendre le train, et les ICE sont super confortables - bien plus qu'un TGV pour des prix nettement inférieurs. En plus, j'ai de quoi m'occuper: le dernier Flow, le dernier Respire, et un super roman jeunesse entamé hier soir que je n'ai pas pu me résoudre à abandonner jusqu'à mon retour même si ça m'obligeait à le trimballer en version papier. La campagne allemande qui défile par la fenêtre est pas mal jolie aussi, avec ses bosquets touffus et ses bourgades aux maisons pimpantes toutes bien rangées. Correspondance tranquille à Francfort, mais 40 mn de retard à l'arrivée. 

lundi 20 mai 2019

La semaine en bref #71




Lundi:
 Je ne veux pas me vanter, mais mon candidat des dernières présidentielles utilise des gifs de Kristen Bell sur son compte Twitter. 
La petite victoire du jour: j'arrive à plaquer complètement mes mains l'une contre l'autre en Paschim Namaskarasana. La semaine dernière, il me manquait encore tout le bas de la paume et les pouces. C'est dingue que ça se soit débloqué d'un coup alors que je bosse cette posture sans avoir l'impression de progresser depuis des mois.
 Désormais, je qualifierai mes frustrations sur une échelle allant de "Il n'y a plus de Chocapic" à "La fin de Game of Thrones". (Au-delà du twist génial mais si mal amené de l'épisode 5, une analyse hyper-intelligente de la dégringolade de la série depuis qu'elle ne peut plus s'appuyer sur les bouquins.)

dimanche 19 mai 2019

"Les âmes silencieuses" (Mélanie Guyard)


1943. Héloïse Portevin a vingt-et-un ans lorsqu'un détachement allemand s'installe dans son village. Avides d'exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu'elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences... 

2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l'auteur des lettres. 

Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur... et pour le pire.

jeudi 16 mai 2019

Les conversations absurdes #60


CHOUCHOU: Tu veux bien regarder cette sélection de portraits? J'aimerais faire des choses approchantes avec toi. Bon, évidemment, ce ne sont que des pinups de 20 ans, donc il y aura un GROS travail d'adaptation...
MOI: Je t'en prie, insulte-moi lourdement, ça paraît un excellent moyen pour me faire poser sans moufter et avec le sourire. 

mercredi 15 mai 2019

"Enferme-moi si tu peux" (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg)



"Les histoires que je vais vous raconter se déroulent entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Il vaut mieux, en ce temps-là, être un homme, blanc, cultivé et bourgeois.* 

Les femmes et les enfants n'ont aucun droit. Les paysans n'ont plus de terre; ils deviennent pauvres et ouvriers. Les vieux et les malades gênent; on les préfère isolés et enfermés. Ils sont donc toute une population d'exclus: négligeables, corvéables, insignifiants. 

Pourtant, certains d'entre eux, du fond de leur gouffre, ont été touchés par la grâce. Un jour le déclic s'est produit, ils s'en souviennent comme si c'était hier. 

Ils ont entendu une voix, celle d'un esprit, d'un fantôme ou d'un ancêtre. Ils ont su alors qu'il y avait un ailleurs pour eux, et qu'il était intérieur."

dimanche 12 mai 2019

La semaine en bref #70




Lundi:
C'est la matinée des relances! 1, La Redoute qui ne m'a toujours pas remboursé le fauteuil dont j'ai annulé la commande il y a maintenant un mois; 2, l'éditeur qui ne m'a pas communiqué le nombre de feuillets à facturer pour ma dernière trad; 3, l'électricien qui n'a pas répondu à ma demande de rendez-vous. (...Vu comment c'est difficile d'appâter un artisan du BTP, je me dis que le bon plan, ce n'était pas la grande école de commerce que mes parents m'ont poussée à faire ni les études de langue auxquelles j'aspirais: aujourd'hui, je gagnerais sûrement mieux ma vie avec un CAP plomberie.)
 Le loueur de l'appart Air Bnb que nous avions réservé à Munich annule deux semaines avant notre départ pour cause d'embrouille avec son proprio. Branle-bas de combat pour retrouver quelque chose de satisfaisant dans le même budget. C'est pas gagné - surtout que la loi allemande n'autorise les particuliers à sous-louer que 6 semaines par an, et que certains hôtes ont déjà dépassé ce quota.
 Quand les acteurs et les showrunners de "Game of thrones" ont prévenu que beaucoup de spectateurs risquaient de ne pas apprécier la conclusion de la série, j'ai pensé qu'ils parlaient des amateurs de happy end. Comme je kiffe les fins tragiques, je jubilais d'avance. Et puis en fait, je déteste les trois quarts de ce qu'ils sont en train de faire.
 Atteint par la folie des grandeurs, le premier moustique de l'année tente de me piquer à travers la manche de mon sweat tel un carreau d'arbalète capable d'ignorer la présence d'une montagne sur sa trajectoire. Il périt tristement écrabouillé.

vendredi 10 mai 2019

Où je succombe à une nouvelle addiction




Tout est parti de l'incendie de Notre-Dame.

Parmi les nombreux messages attristés que j'ai vus passer sur internet, il y a eu un Instagram-hommage montrant un puzzle nommé "A day in Paris", dont l'illustration avait été réalisée par Jennifer Orkin Lewis alias @augustwren. Comme j'adore cette artiste, j'ai aussitôt cherché le moyen de commander le puzzle en question, en me disant que ça m'occuperait durant la période de chômage technique qui s'annonçait. Malheureusement, ni le fabricant américain ni ses distributeurs n'expédient en Europe. Mais à force de fouiller un peu partout, j'ai trouvé sur eBay un autre puzzle signé Jennifer Orkin Lewis: un design rond crée en hommage à la Women's March. Coup de foudre. Bon, avec les frais de port depuis l'Angleterre, ça revenait trois fois plus cher que le prix en dollars initial, mais tant pis: il me plaisait trop.

mardi 7 mai 2019

Nos vérités contraires




Lors d'un pétage de plombs récent, j'ai jeté des horreurs à la tête de Chouchou, et au cours de la discussion qui a suivi, je me suis excusée en disant que je ne les pensais pas vraiment. Il m'a répliqué que ce qui sort quand on est à bout, c'est toujours la vérité profonde. J'ai contré que pas du tout: lui-même m'avait également balancé des atrocités à l'occasion d'anciennes disputes alors que de toute évidence, il ne les pensait pas. J'ai cité un exemple spécifique et il m'a dit que si si, il le pensait, en expliquant pourquoi. Ce qui ne l'empêche pas de m'aimer, et de me le répéter très souvent sous des formes aussi flatteuses qu'argumentées. Malgré nos accrochages spectaculaires, on va sur nos 13 ans de relation - un fait sans précédent pour lui comme pour moi. Il faut donc croire que l'on pense effectivement des choses très dures l'un sur l'autre, mais que ce négatif est plus que contrebalancé par les qualités qu'on se trouve mutuellement. 

Ou peut-être que c'est un peu plus compliqué que ça.

lundi 6 mai 2019

La semaine en bref #69




Lundi:
A 8h30, je suis tirée du lit par les livreurs d'Ikea qui m'apportent le fauteuil acheté en remplacement de celui dont j'ai fini par annuler la commande à La Redoute. C'est le même que celui qu'il y avait dans notre Air Bnb de Porto, et bien que je galère un peu pour monter les oreillettes, je le trouve d'un excellent rapport qualité-prix. Je sens que je vais passer beaucoup de temps dans mon nouveau coin lecture! (D'autant que plus tard dans la matinée, un autre livreur m'apporte la jolie couverture que j'ai commandée exprès pour aller avec.)
 Histoire de tromper ma folle impatience en attendant que Chouchou ait fini sa journée de travail et qu'on puisse regarder GoT ensemble malgré les 1000 bornes qui nous séparent, j'attaque un nouveau puzzle, de l'illustrateur Colin Thompson cette fois. J'adore la myriade de détails marrants qu'on ne découvre qu'au fur et à mesure, en observant les pièces de vraiment très près. 

dimanche 5 mai 2019

"La maison de la plage" (Séverine Vidal/Victor L. Pinel)


Julie a récemment perdu son compagnon. Alors qu'elle commence tout juste à remonter la pente, elle apprend qu'un de ses oncles souhaite vendre Les Trémières, la maison située sur la côte Atlantique où sa famille s'est toujours réunie pour les grandes vacances. Ce dernier été tous ensemble risque d'avoir un goût un peu particulier...

"La maison de la plage" remonte le temps pour raconter des moments-clés de la vie des Trémières à trois époques différentes: 2018, où débute le roman graphique, puis 1968, lorsque les grands-parents de Julie firent l'acquisition de la maison, et 1959, à l'arrivée des propriétaires précédents. Un secret lié au papier peint de la chambre jaune sert de fil rouge à toute l'histoire.

J'avoue avoir été assez peu touchée par la dernière partie, vue à travers les yeux d'une fillette de 8 ans dont la réaction à un événement qu'on devine très vite m'a paru quelque peu... exagérée. En revanche, les pages consacrées à Julie et aux siens m'ont beaucoup émue, sans doute parce que j'y ai retrouvé des situations et des sentiments très universels. Les divergences et les querelles au sein d'une fratrie. Le soutien inconditionnel qu'on peut trouver auprès de sa famille (quand on a eu de la chance à la loterie de la naissance). L'ancrage profond que donnent les souvenirs d'enfance et les habitudes partagées. La douceur des amitiés d'adolescence qui survivent à l'âge adulte. La continuité d'une génération à l'autre, d'une époque à l'autre. Et, comme sur la couverture, la force qu'on tire des gens qui nous encadrent pour faire face aux vagues de l'existence. 

vendredi 3 mai 2019

Envies de mai




un brunch au Comptoir Rodin
(de préférence un dimanche où il fait beau, histoire de profiter du jardin)

l'expo "Intimate Audrey"
(avant d'arriver à Bruxelles, j'ignorais qu'elle y était née)

la série "Good omens" d'après le génial roman de Neil Gaiman et Terry Pratchett
(en croisant les doigts pour que l'adaptation soit meilleure que celle d'"American gods")

"With the fire on high", roman jeunesse culinaire avec une héroïne racisée
(en plus, la couverture est belle!)

cette recette de spaghetti à l'avocat et au citron
(sans les câpres, que je n'aime pas)

une boîte de thé Yang Tse Kiang de Christine Dattner
(c'est qu'il va bientôt falloir que je trouve un remplaçant à feu mon Yu Zi Hua Cha...)

ce joli puzzle "Paris in a day", à l'illustration signée Jennifer Orkin Lewis
(mais le fabricant américain n'expédie pas à l'international - je suis tristesse)

et cet autre à thème steampunk, illustré par Lois Sutton
(lui par contre, Amazon.com veut bien me l'envoyer des USA)

ce gilet avec une fusée dans le dos
(même si je ne suis guère fan des longueurs de manches bâtardes - mon coude ne fonctionne PAS comme une barrière thermique; si j'ai froid ou chaud en-dessous, j'ai froid ou chaud aussi au-dessus)

mercredi 1 mai 2019

SPOILERS: Pourquoi j'ai été hyper déçue par l'épisode 3 de la saison 8 de "Game of Thrones"


The Night King is not impressed, and neither am I

La semaine dernière, j'ai A-DO-RE l'épisode 2: 10 ans d'investissement émotionnel dans les personnages qui payaient de la plus belle des façons, avec ce qui ressemblait fort à un très émouvant au revoir général avant le massacre. Connaissant la propension de la série à surprendre ses spectateurs (même s'il n'y a en vérité eu aucun gros coup de théâtre depuis le Red Wedding à la fin de la saison 3), j'avais peur pour tous nos héros. Je me préparais à regarder mourir héroïquement les trois quarts d'entre eux, et d'un côté j'aurais été super triste, mais de l'autre, j'aurais trouvé ça normal et logique.