lundi 1 avril 2019

[PORTO] Où l'alcoolisme mondain essuie une défaite




Pas facile de trouver un resto ouvert le lundi midi, mais nous tirons le gros lot avec une des suggestions de notre hôte. Le Zé Bota, situé dans une ruelle pavée où nous ne l'aurions jamais découvert par hasard, a des murs tapissés de plaquettes en bois sur lesquelles les clients ont écrit des petits mots et collé des Instax, mais surtout, il sert un bacalhau franchement sublime, et si copieux que nous ne parvenons pas à finir le plat. Croyez-moi, ça n'arrive pas souvent.  "Tu as commandé en portugais et en parlant super vite", s'émerveille Chouchou à la sortie de la boulangerie où nous avons acheté des friands pour le dîner. Je me garde de préciser que j'accentue mes mots comme en espagnol, ce qui est peut-être tout à fait à côté de la plaque. Moi, pensive devant l'église des Carmes: "Tu sais à quoi on voit qu'on devient des vétérans des city trips au Portugal? On n'a pas photographié un seul azulejo de tout le séjour."




Je perçois l'inquiétude de Chouchou quand le game master de la salle Stranger Things commence à nous expliquer le mode d'ouverture de non pas un, mais quatre types de cadenas différents. Et de fait, je revois immédiatement mes attentes à la baisse. Pour rien, car on s'amuse énormément en fin de compte. Article détaillé dans la semaine.   Le ciel est couvert aujourd'hui; ça sent la fin de séjour et je suis totalement déprimée d'humeur très mélancolique tandis que nous descendons vers la cathédrale Sé.  "Tu sais quoi? La visite ne m'intéresse pas, je vais t'attendre sur les marches là-bas en bouquinant." "Euh d'accord, mais peux-tu me donner du liquide pour que je paye mon entrée?" En fait, si on remonte en ligne droite depuis la gare de Sao Bento, il n'y a presque pas de déclivité jusqu'à Aliados: il était temps de nous en apercevoir!  J'hésite: ressortir ou pas ressortir? Je suis super bien dans mon petit coin lecture, et il fait frisquet dehors, mais je voudrais tester le soi-disant meilleur bar à cocktails de la ville, qui n'est même pas à 5 mn de marche de l'appart'.  J'aurai porté des collants et un T-shirt à manches longues UNE fois pendant ces vacances.  Le soi-disant meilleur bar à cocktails de la ville ne paye pas de mine; il n'est pas du tout prêt à accueillir des clients à l'heure de l'ouverture, et un serveur nous informe que "Ah non, il n'y a pas de tables à l'intérieur, les gens boivent debout. Et dansent." Comme de plus, la carte semble se résumer aux sempiternels mojito/cosmopolitan/capirinha/margarita et quelques autres ultra-classiques du même tonneau, je préfère laisser tomber et rentrer retrouver mon fauteuil à oreillettes pour cette dernière soirée portuense. 



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