mardi 30 avril 2019

Lectures d'Avril 2019




ROMANS:
- A witchcraft mystery #6: A vision in velvet (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- If we were villains (M. L. Rio) ♥︎♥︎
- The hunting party (Lucy Foley)
- The lost & found (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le mur invisible (Marlen Haushofer) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Seven days of us (Francesca Hornak)
- Le putain d'énorme livre du bonheur qui va tout déchirer (Anneliese Mackintosh) ♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #7: Spellcasting in silk (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎
- The half-life of Molly Pierce (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎
- Women of the dunes (Sarah Maine) - en cours
- Miracle Creek (Angie Kim)
- Things in jars (Jess Kidd) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les buveurs de lumière (Jenni Fagan) - en cours
- On ne parle jamais de Dieu à la maison (Ariane Gardel* ♥︎♥︎♥︎♥︎
- You must not miss (Katrina Leno) ♥︎
- The devouring Gray (Christine Lynn Herman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Commonwealth (Ann Patchett) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- Train de nuit dans la voie lactée (Kenji Miyazawa/Hinata Kino) ♥︎♥︎♥︎
- Le retour à la terre #6: Les métamorphoses (Manu Larcenet/Jean-Yves Ferri) ♥︎♥︎
- L'atelier des sorciers #4 (Kamome Shirahama) ♥︎♥︎♥︎
- Magus of the library #1 (Izumi Mitsu) ♥︎♥︎♥︎
- The ancien magus bride #10 (Kore Yamazaki) ♥︎♥︎
- Le patient (Timothé Le Boucher) ♥︎♥︎
- KakushiGoto #1 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎♥︎

dimanche 28 avril 2019

La semaine en bref #68




Lundi:
Après l'agitation émotionnelle extrême du week-end, je suis contente que ce jour férié nous permette de bosser tous les deux à la maison, sans rien ni personne pour troubler notre quiétude.
 J'ai récupéré mon à-plat facial, et les photos qu'en tire Chouchou ont beaucoup de succès sur Instagram, entrant presque aussitôt dans mon Top 10.

vendredi 26 avril 2019

J'ai testé Ouigo, le nouveau TGV low cost de la SNCF




Quand j'ai commencé à faire des aller-retour entre Toulon et Bruxelles, il y a 12 ans, il existait un TGV direct qui faisait le trajet en 5h50 pour 25€ l'aller simple en tarif Prem's. Au fil des ans, le parcours et sa durée se sont allongés avec l'ajout de nouveaux arrêts à Lille et Lyon; parallèlement, les tarifs n'ont cessé d'augmenter dans des proportions ahurissantes. Depuis quelques mois, je ne trouvais plus aucun direct, et la meilleure combinaison possible était devenue: un Thalys à 29€ minimum entre Bruxelles et Paris, une correspondance par RER, et un TGV à 59€ minimum entre Paris et Toulon, soit un total de 88€ en Prem's pour une durée de voyage de 7 à 8h si tout se passait bien (ce qui n'était pas toujours le cas). Aussi, quand j'ai appris la création de TGV low cost, j'ai aussitôt eu envie de tester. 

dimanche 21 avril 2019

La semaine en bref #67




Lundi:
Je me lève sans penser à rien; je me fais un thé sans penser à rien; je m'assois devant mon ordi sans penser à rien; mon regard  tombe sur la fenêtre Facebook restée ouverte hier soir et BAM: un spoiler sur "Game of Thrones". Je suis une cruche de ne pas avoir masqué Entertainment Weekly pour les 6 semaines à venir.
 A 15h40, j'ai bouclé mon quota de pages et je bombarde Chouchou d'ondes mentales suggérant que c'est une heure parfaitement raisonnable pour dîner devant la télé. De toute évidence, je n'ai aucun avenir dans la manipulation mentale.
 "Il est 18h." "Oui, et alors?" "Tu n'as pas encore fini de bosser?" "Non." "Tu travailles trop. C'est mauvais pour la santé."
 A 19h45, je suis enfin de nouveau inspoilable jusqu'à lundi prochain 4h du matin. Par contre, le septuaire de Baelor Notre Dame brûle. 

samedi 20 avril 2019

Les conversations absurdes #59


CHOUCHOU, très sobrement: Si je ne mange pas, mon humeur se dégrade.
MOI, morte de rire: Jolie formule pour dire que tu te changes en monstre bavant et écumant. Tu es incapable de sauter un repas.
CHOUCHOU: Si, je peux, mais il faut que je mange quelque chose.
MOI: C'est bien ce que je dis: tu es incapable de sauter un repas.
CHOUCHOU: Si, si, il faut juste que je fasse une prise de nourriture.
MOI: Autrement appelée...? Repas, bingo.
CHOUCHOU: Mais non, regarde, tout à l'heure dans le train, j'ai mangé juste un Ballisto et après ça allait.
MOI: Oui, car ça n'était l'heure d'aucun repas.

mardi 16 avril 2019

All out of fucks



Hier soir, en me rasseyant devant mon MacBook après avoir vu "Game of Thrones", j'ai découvert que Notre Dame brûlait. Passée la surprise initiale ("Mais comment un incendie a-t-il pu prendre là-dedans?"), j'ai espéré que les pompiers arriveraient à maîtriser le feu avant qu'il se propage aux habitations environnantes, et surtout qu'il n'y aurait pas de victimes. J'ai trouvé ça triste qu'un monument vieux de plus de huit siècles et faisant partie du patrimoine de l'humanité soit touché de la sorte, mais sans plus. 

lundi 15 avril 2019

Les conversations absurdes #58


En vidant la poubelle de la salle de bain, je tombe sur un peigne auquel il manque deux dents. 
MOI, perplexe: Pourquoi tu m'as emprunté un peigne? Et surtout, comment tu as réussi à le casser?
CHOUCHOU, levant à peine les yeux de son ordinateur: Qui te dit que c'est ton peigne?
MOI, ahurie: Euh... A quelle autre entité chevelue vivant sous ce toit veux-tu qu'il appartienne? Le lampadaire Ikea? La collection de cactus? 
CHOUCHOU, sans se départir de son flegme: Qui te dit qu'il ne vient pas de l'extérieur? 
MOI, avec l'impression d'avoir basculé dans la quatrième dimension: Mais comment ça, de l'extérieur?
CHOUCHOU, tout naturellement: Ben oui. Je passe mon temps à perdre mes affaires. Il ne t'est jamais venu à l'esprit que ma distraction fonctionnait aussi dans l'autre sens, et que parfois, j'embarquais sans faire attention des choses qui n'étaient pas à moi? 

dimanche 14 avril 2019

La semaine en bref #66




Lundi:
La Redoute, à qui j'ai déjà signalé 4 fois que je ne rentrais pas chez moi avant fin avril, me contacte encore pour me prévenir qu'une tentative de livraison sera effectuée aujourd'hui. A ce stade, je vais lâcher l'affaire et les laisser renvoyer mon fauteuil pour remboursement. Le plus chouette meuble du monde ne vaut pas un patakès pareil, ni les pics de tension qu'il me file depuis un mois.
★ Les scénaristes de "This is us" ont épuisé mon maigre capital d'empathie. Désormais, tous les personnages m'énervent, et je lève les yeux au ciel à chaque nouveau pseudo-rebondissement. Je propose qu'on file un spin-off à Beth et Zoe et qu'on laisse les autres se démerder loin des écrans de télévision. 

vendredi 12 avril 2019

La fin de l'Annexe




Quand j'ai créé un blog lecture en novembre 2015, j'avais deux objectifs:
- désengorger Le rose et le noir, sur lequel je publiais énormément à l'époque, au point je crois que mes lectrices avaient du mal à suivre le rythme
- être légitime pour demander des services de presse aux éditeurs, et ainsi faire baisser mon énorme budget lecture.

jeudi 11 avril 2019

"Le mur invisible" (Marlen Haushofer)


Une femme d'une quarantaine d'années accompagne sa cousine et l'époux fortuné de celle-ci dans leur chalet de montagne pour y passer le week-end. Le soir de leur arrivée, la cousine et son mari se rendent au village voisin pour faire des courses. Le lendemain matin, ils ne sont toujours pas revenus. La narratrice part à leur recherche et... se heurte à un mur invisible. Très vite, elle découvre qu'humains et animaux semblent s'être instantanément pétrifiés à l'extérieur, et que les stations de radio ont cessé d'émettre. Incapable d'établir l'origine du phénomène, elle entreprend d'organiser son existence solitaire avec un chien, une vache et une chatte pour seule compagnie. 

D'ordinaire, je ne suis pas très fan de romans post-apocalyptiques - même si peu d'entre eux sont aussi durs que "La route" de Cormac Mccarthy, probablement le plus célèbre de tous. Les seules exceptions à cette règle jusqu'ici étaient "Station Eleven" et "The book of M", que j'ai adorés tous les deux: le premier pour sa poésie du désastre, le second pour son exploration originale du thème de l'identité. L'an dernier, j'ai tenté de lire "Dans la forêt" qui récoltait d'excellentes critiques, et j'ai dû m'interrompre aux deux tiers tellement cette histoire de deux soeurs adolescentes livrées à elles-mêmes dans un monde encore peuplé de gens potentiellement hostiles m'angoissait. Mais au lieu d'invoquer une catastrophe crédible de type pandémie ou attaque nucléaire, "Le mur invisible" part d'un postulat à la limite du fantastique, ce qui m'a tout d'abord évité de trop m'identifier à son héroïne.

Puis très vite, il m'est apparu que le fameux mur n'était qu'un prétexte pour isoler cette dernière, l'obliger à renoncer à sa vie de citadine ordinaire et à tout ce qui faisait son existence pour se métamorphoser au contact de la nature. Et bien qu'il ne se produise quasiment rien durant les deux ans que couvre son carnet de bord, les pages ont défilé toutes seules tant j'étais fascinée par la facilité avec laquelle cette femme banale se résigne à son étrange sort. S'il lui arrive d'avoir peur et de déprimer, on la sent aussi soulagée par la rude simplicité de sa nouvelle vie. Elle passe très peu de temps à ruminer le passé ou à s'interroger sur son avenir au-delà des quelques mois sur lesquels elle doit planifier les travaux agricoles nécessaires à sa subsistance. Au lieu de ça, elle apprivoise la montagne; elle apprend à goûter la satisfaction du labeur manuel, la beauté de ce qui l'entoure, la tendresse qui la lie à ses animaux - et à s'en contenter sans récriminations amères. Sa solitude la renforce, développe sa vie intérieure et la rapproche d'une forme de vérité universelle.

Ecrit par une autrice autrichienne durant la Guerre Froide, "Le mur invisible" dresse un magnifique portrait de femme contrainte de ne compter que sur elle-même, et qui en des circonstances extraordinaires se découvre des ressources insoupçonnées. Un véritable traité de résilience et de sagesse dont je ne saurais que trop vous recommander la lecture. 

Traduction de Liselotte Bodo et Jacqueline Chambon

mardi 9 avril 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (56): Le Phare du Kanaal




C'est suite à une pub sur Instagram que nous avons décidé de tester le brunch de cet espace de coworking/café dont nous n'avions jamais entendu parler depuis son ouverture, il y a 3 ans. Coup de chance, il faisait très beau dimanche matin à Bruxelles, au point que la plupart des clients qui nous avaient précédés au bord du canal avaient choisi de s'installer en terrasse. Mais je suis une créature d'intérieur qui déteste respirer les gaz d'échappement et qui aime profiter de la déco des restos quand elle est sympa. 

lundi 8 avril 2019

Les conversations absurdes #57


CHOUCHOU: Je suis épaté par la qualité de la photo qui illustre ton dernier article. 
MOI: Parce que d'habitude, je fais des photos de merde, c'est ça? 
CHOUCHOU: Non, mais d'habitude, tu fais du point and click, tu ne cherches pas à raconter une histoire. Là, cette photo est tellement bien qu'on dirait une des miennes. 
MOI: Pour la modestie en revanche, je ne t'arrive toujours pas à la cheville.

dimanche 7 avril 2019

La semaine en bref #65




Lundi:
Cet article sur la réforme des retraites et ses conséquences pour les auteurs achève de me convaincre qu'en admettant que je vive jusqu'à l'âge de 65 ans, je n'aurai de toute façon pas les moyens de m'arrêter de travailler avant d'être tout à fait gâteuse. Joie et bonheur.

vendredi 5 avril 2019

[PORTO] White Rabbit: Stranger Room




Etonnamment pour une ville de taille assez modeste, Porto compte pas moins de 11 enseignes d'escape games, dont beaucoup possèdent plusieurs salles. Pas évident de faire son choix dans ces conditions, surtout quand on est devenu très méfiant suite à plusieurs mauvaises expériences l'an passé. Après moult hésitations, j'ai fini par jeter mon dévolu sur la Stranger Room de White Rabbit pour son thème original.

jeudi 4 avril 2019

Astuces pour atténuer le blues du retour de vacances




Quand on a passé d'excellentes vacances, le retour à son chez soi et à un quotidien plus ou moins folichon peut parfois sembler un peu rude. Au fil des ans, j'ai mis au point quelques astuces pour atténuer mon éventuelle déprime.

mercredi 3 avril 2019

Envies d'avril




la 8ème et dernière saison de "Game of Thrones"
(ENFIN!)

le nouvel album de Timothé Le Boucher
(auteur de mon roman graphique préféré de 2017, "Ces jours qui disparaissent")

la suite du "Retour à la terre" de Manu Larcenet
(le tome précédent date d'il y a dix ans, ce sera amusant de voir l'évolution des protagonistes)

le tome 5 de "La cantine de minuit"
(un de mes mangas préférés du moment)

deux places pour le prochain spectacle de Kyan Khojandi
(mais je ne me vois pas les acheter maintenant alors qu'il ne passera à Bruxelles qu'en février 2020)

...et deux autres pour le Spectacle Drôle de Marina Rollman
(qui ne passe malheureusement pas à Bruxelles, mais ça pourrait faire l'objet d'une virée parisienne)

le cake au lemon curd de Caro
(ça tombe bien, j'en ai rapporté un pot du Portugal!)

cette robe-ballon Cora Kemperman
(pour rejoindre mon assortiment de robes de voyage super faciles à vivre)

lundi 1 avril 2019

[PORTO] Où l'alcoolisme mondain essuie une défaite




Pas facile de trouver un resto ouvert le lundi midi, mais nous tirons le gros lot avec une des suggestions de notre hôte. Le Zé Bota, situé dans une ruelle pavée où nous ne l'aurions jamais découvert par hasard, a des murs tapissés de plaquettes en bois sur lesquelles les clients ont écrit des petits mots et collé des Instax, mais surtout, il sert un bacalhau franchement sublime, et si copieux que nous ne parvenons pas à finir le plat. Croyez-moi, ça n'arrive pas souvent.  "Tu as commandé en portugais et en parlant super vite", s'émerveille Chouchou à la sortie de la boulangerie où nous avons acheté des friands pour le dîner. Je me garde de préciser que j'accentue mes mots comme en espagnol, ce qui est peut-être tout à fait à côté de la plaque. Moi, pensive devant l'église des Carmes: "Tu sais à quoi on voit qu'on devient des vétérans des city trips au Portugal? On n'a pas photographié un seul azulejo de tout le séjour."

La semaine en bref #64




Lundi:
Journée de télétravail pour ma soeur. Chacune bosse sur son ordi à un bout de la table en grommelant sur ses problèmes spécifiques. C'est assez drôle, surtout quand elle participe à une vidéoconférence avec des collègues de diverses nationalités et que tout le monde parle business english avec un accent à couper au couteau. 
 Le soir, nous accompagnons Attila-le-mal-surnommé à l'entraînement, et c'est lui qui nous conduit avec son permis B tout neuf (qu'il n'a pas encore le droit d'utiliser sans adulte accompagnateur). Je suis épatée par son assurance au volant et la fluidité de ses manoeuvres.