mardi 19 mars 2019

Les conversations absurdes #56


Hier, Sunalee est passée au Nong Cha et m'a annoncé que leur fournisseur cessait d'exporter mon You Zi Hua Cha bien-aimé vers l'Europe. Entendant mon cri d'agonie résonner jusqu'à Bruxelles, et redoutant probablement de me supporter au réveil à l'état sauvage, Chouchou s'est immédiatement proposé d'aller rafler le reste des stocks. Ce qui suit est notre échange sur Messenger pendant qu'il était à la boutique. 

CHOUCHOU: 


MOI: Tu es mon héros. 
MOI: Dis-leur que je suis au désespoir. 
CHOUCHOU: C'est fait.
MOI: Que ma vie n'a plus de sens. 
MOI: Que je ne serai plus jamais parfaitement réveillée. 
MOI: Que désormais tous mes matins seront pluvieux comme un mois de novembre. 
CHOUCHOU: Ils vont chercher un remplaçant. 
MOI: Rien ne sera plus jamais pareil. 
MOI: La fin du monde approche, et elle n'aura même pas le goût délicat de la fleur de pamplemousse. 
MOI: C'est moche. 
CHOUCHOU: Il faudra garder un paquet exprès. 
MOI: Hors de question. Si ça tarde trop, le thé ne sera plus bon. 
CHOUCHOU: Alors il faut accélérer la fin du monde. 
MOI: Excellente idée. Sans You Zi Hua Cha, à quoi bon prolonger mon agonie? 
MOI, après un temps de réflexion: Ou bien, on pourrait demander l'adresse du fournisseur et aller me ravitailler sur place.
MOI: Ce serait probablement plus sympa pour le reste de l'humanité.

1 commentaire:

elmaya a dit…

Oui, s’il-te-plaît. On est entrain d‘acheter une amison, j’aimerais bien en profiter un peu ! ^^

(Et puis, ça te fait une destination de voyage, non ?)