dimanche 17 mars 2019

La semaine en bref #62




Lundi:
Oh, le food truck Chang Noi, qui prépare un si bon pad thai, est installé à l'entrée de la station Trône! Voilà qui m'évitera de manger un vilain sandwich ou une triste salade dans le train.
 Le magazine féminin que j'ai acheté pour admirer une superbe série de photos de mode avec Marie-Agnès Gillot consacre sa rubrique Voyage du mois à Tallinn, en mentionnant notamment deux bars à cocktails qui ont l'air géniaux. Si ce n'est pas un signe...
 Quand j'arrive à Monpatelin, il fait nuit, et je me rends compte qu'il n'y a aucun lampadaire ni sur le parking de la gare, ni dans les ruelles qui mènent à ma résidence - alors que le quartier est en travaux depuis des mois. Je marche très vite en priant pour ne pas tomber dans une bouche d'égout restée ouverte ou autre trou de la chaussée que je n'aurais pas vu.

Mardi:
 Un ciel d'un bleu éclatant quand je me réveille toute seule à 8h, des restes de pizza tartiflette d'hier soir, un colis d'exemplaires de traducteur qui m'attendait sagement à la Poste, un TER qui m'emmène à Toulon en moins qu'un quart d'heure, l'expo fun et colorée de Speedy Graphito à l'Hôtel des Arts, un joli carnet de timbres "année du cochon", un masque liftant-repulpant même si je doute que ça fonctionne, l'envie de retourner me baigner dans la piscine olympique extérieure du Port Marchand comme à 15 ans, une bougie à l'odeur de brioche dans la chouette boutique de déco rue des Arts, deux thés glacés au bon goût de pêche et une crêpe sucre-citron en finissant le quatrième "Witchcraft mystery" à côté des papys joueurs d'échecs du Chantilly, l'arrivée un jour plus tôt que prévu des Rolls autrichiennes dont mes pieds tombent instantanément amoureux, une délicieuse salade de poulet vietnamienne, le bébé de Junior gros comme un haricot blanc mais bien visible à l'écho cette fois: cette journée aurait difficilement pu être meilleure. 

Mercredi:
 L'éditeur qui m'a fait passer un essai il y a plusieurs semaines a finalement confié la traduction à quelqu'un d'autre. Je ne suis pas dévastée, car le texte ne m'inspirait pas des masses; en revanche, ça m'irrite qu'il n'ait même pas eu la courtoisie de m'informer de sa décision avant que je le relance par mail. Du coup, mon planning est de nouveau vide à partir de début mai. J'essaie de bien le vivre et de me dire qu'on me proposera autre chose d'ici là...
 Je réserve les billets d'avion pour Tallinn. Il n'y a qu'un seul vol direct par jour depuis et vers Bruxelles; dans un sens, il décolle à 8h55, et dans l'autre, à... 6h55. Glups. Heureusement que fin juillet, il fera jour très tôt. 

Jeudi:
 Pas d'état d'urgence nationale pour Donald Trump, pas de Brexit sans accord et donc probablement pas de Brexit du tout comme je le prédis depuis le début, suspension de la peine de mort en Californie et nomination de Greta Thunberg pour le Nobel de la Paix. Pour une fois que l'actualité est réjouissante!
 Bon, ben voilà, nous avons un chouette appartement réservé dans la Vieille Ville de Tallinn. Avec cheminée, mais sans jacuzzi ni sauna. On tâchera de survivre (et de trouver des thermes publics mixtes sur place, si ça existe). 

Vendredi:
 Le vent souffle très fort et sans discontinuer depuis mon arrivée, au point que je m'étonne d'avoir si bien dormi jusqu'ici. Mais ce matin, fin du miracle: je me réveille avec une grosse migraine. Heureusement, les ouvriers semblent avoir terminé les trottoirs devant chez moi.
 Christchurch. Je retire ce que j'ai dit hier sur l'actualité. Mais j'applaudis la réaction de la Première Ministre néozélandaise qui déclare immédiatement que les fusils d'assaut vont être interdits, puis que l'Etat prendra en charge les obsèques des victimes et soutiendra financièrement leur famille.
 Je teste le Bubble Mask de Sephora, et j'ai l'impression de me noyer dans du bain moussant. Ce n'était pas tout à fait l'effet que j'espérais. 

Samedi:
 Gaudina est trop loin, O Garden est trop fermé: Kiki et moi atterrissons donc à l'Aparté, où l'équipe semble avoir changé depuis mon dernier passage. Et où nous avons une conversation très intéressante sur le thème des, euh, opportunités.
 Assise dans le sable à un pas du bord de l'eau, je bouquine en attendant l'heure de mon rendez-vous. Il fait 19° sur les plages du Mourillon et là tout de suite, ma vie n'est pas exagérément horrible.
 Je commande un Sexe on the Plage et Gaby un virgin mojito. Le barman se trompe et en prépare un normal. Or, Gaby ne boit pas du tout d'alcool. "Vous vous sentez de boire celui-là en plus du vôtre?" me demande le serveur. Monsieur, je n'ai jamais abandonné un mojito dans la détresse et je ne vais pas commencer aujourd'hui.
 Mon coeur de pierre ramolli par la combinaison rhum-vodka-confidences-grosse poilade, je m'extasie sur le coucher de soleil rose et orange au point de faire arrêter Gaby sur le bord d'une route de campagne pour le prendre en photo.

Dimanche:
 C'est quoi, cette file énorme au début du marché de Monpatelin? Oh putain, un vendeur de cade. Vingt bonnes minutes plus tard, je repars moi aussi avec une précieuse barquette.
 Plus 50 abonnés à la page du blog en l'espace de 2 ou 3 jours: je crois que les robots ont débarqué sur Facebook!
 J'ai passé une si belle semaine que ça ne m'ennuie même pas de bosser aujourd'hui. Et le week-end prochain, je serai dans ma famille, youhou!

3 commentaires:

MadeleineMiranda a dit…

Quelle jolie semaine! Je ne connaissais pas la cade, il a fallu que je fasse une recherche sur Google :D Est-ce que ça se mange nature? Bonne soirée!

ARMALITE a dit…

@MadeleineMiranda: Oui, c'est vendu en morceaux inégaux dans des petites barquettes à la sortie du four, et le mieux c'est de manger ça avec les doigts dans la rue :-D

Clarisse a dit…

Bravo pour cet héroïque sauvetage de Mojito en perdition! ;-p