dimanche 20 octobre 2019

La semaine en bref #93




Lundi:
 Deux migraines en moins d'une semaine, c'est un peu rude. Heureusement, la séance dédiée d'Adriene me sauve la vie.
 Remise de ma grosse trad de fantasy YA, que l'éditrice voulait demain au plus tard. J'aimerais bien souffler un peu avant d'attaquer la prochaine: mon planning est bourré jusqu'à fin janvier. Mais loin de moi l'idée de m'en plaindre!
Autour des sushis que nous avons été chercher au resto local, ma voisine-copine (10 ans de moins que moi) me montre les vidéos prises pendant le concert de Soprano vendredi dernier. Je ne sais pas qui est Soprano. Je lui dis que le concert le plus émouvant de ma vie, c'était Leonard Cohen. Elle ne sait pas qui est Leonard Cohen.

jeudi 17 octobre 2019

Les conversations absurdes #73


Depuis toujours Chouchou confond les animaux (et aussi les couleurs) (et aussi les fleurs) (et aussi les courgettes et les aubergines, mais c'est un autre débat). 
CHOUCHOU: Tu as vu, pendant que tu n'étais pas là, je t'ai envoyé plein de photos de loutres.
MOI, attendrie: Oui, il y en avait de vraiment très mignonnes. 
CHOUCHOU: Le résultat, c'est qu'au lieu d'avoir plein de fâmâpoâls dans mes suggestions Instragram, maintenant, j'ai des loutres et des chinchillas.
MOI, horrifiée: Huuuuu, qu'est-ce que tu fous avec ces rats améliorés?
CHOUCHOU, rétropédalant: Quels rats améliorés? Je te parle des, euh, des lamas qui ne sont pas des lamas. 
MOI, entre deux sanglots de rire: Pas des chinchillas, des alpagas! 

mardi 15 octobre 2019

"Stand still, stay silent" (Minna Sundberg)


90 ans se sont écoulés depuis qu'une maladie mystérieuse appelée la rouille a éradiqué presque toute l'humanité. Seule l'Islande, qui s'est immédiatement coupée du reste du monde, a pu se préserver pour l'essentiel. Le reste de la Scandinavie est ravagé. En Finlande ne subsistent que quelques bastions isolés et presque aucune technologie. Les Suédois jouissent de meilleures conditions de vie et se prennent pour les maîtres du monde connu, mais ne sont plus qu'une vingtaine de milliers. La Norvège a basculé dans le mysticisme. Les Danois, eux, sont résolument athées mais obsédés par la récupération de documents de l'ancien monde.

Epargnés par la contamination à l'inverse de nombreuses espèces animales, les chats sont devenus de féroces guerriers et les meilleurs protecteurs des hommes. Partout sévissent des trolls et des géants redoutables, dont la lumière est la seule faiblesse. Et au sein de l'humanité, de nombreux individus naissent désormais avec des pouvoirs magiques. Lalli l'éclaireur en fait partie. Avec sa cousine Tuuri, une érudite qui rêve d'explorer le monde, il est engagé pour participer à une expédition dans les territoires silencieux...

dimanche 13 octobre 2019

La semaine en bref #92




Lundi:
 Après le climato-scepticisme, le mansplaining grammairien. Et hop, un vieux pote de moins dans mes contacts Facebook. Marre de répéter toujours les mêmes choses à des gens qui ne veulent pas comprendre. 
Généralement, il fait beau jusqu'à la Toussaint dans la région toulonnaise, mais c'est la première année où je dois mettre de la crème solaire avant de sortir au mois d'octobre.
 Arrivée à la fin de mon puzzle "Merveilles d'Europe", je m'aperçois qu'il manque deux pièces. J'ai beau retourner mon salon (petit et peu encombré), je ne les trouve nulle part. Dommage: ce puzzle est  joli et instructif, et je me suis beaucoup amusée à le faire. 

vendredi 11 octobre 2019

Où je cesse de m'en vouloir pour mon décalage




Il y a quelques mois, ma copine Mélanie se lançait dans une démarche pour diagnostiquer un éventuel autisme, et j'expliquais dans ce billet pourquoi je n'avais pas l'intention d'en faire autant. L'analyse était assez claire dans ma tête. Je n'avais pas envie d'investir mon temps, mon argent et mon énergie (trois choses que je refuse de dépenser à mauvais escient) dans un processus réputé long et pénible en France. Je savais que le résultat, même positif, ne résoudrait en rien mes difficultés relationnelles ni ne diminuerait mon hypersensibilité à certains stimuli, deux des choses qui ont eu le plus d'impact négatif sur ma vie. Le seul bénéfice éventuel que je pouvais y voir, ce serait que mettre un nom clinique sur ces symptômes me débarrasserait de la culpabilité qu'ils m'inspirent depuis toujours. Je serais certaine que non, ils ne sont pas juste le produit de ma mauvaise volonté, d'un tempérament capricieux ou d'une incapacité à prendre sur moi. Qu'ils font partie de mon câblage originel, et que lutter contre eux serait aussi vain que me rebeller contre ma petite taille en espérant que ça me fera prendre quelques centimètres. 

jeudi 10 octobre 2019

Courageux Hongkongais


Photo Nicolas Asfouri/AFP

L'an dernier à cette époque, j'étais en voyage à Hong Kong, et j'avais du mal à gérer ma déception. L'écart entre mon imaginaire et la réalité. La chaleur moite qui m'accablait à longueur de journée et de nuit. Mon profond malaise à me trouver au milieu de gens qui criaient beaucoup, souvent, et n'hésitaient pas à me bousculer sans un regard ni un sourire d'excuse. Tout m'agressait dans cette ville, et je regrettais de ne pas avoir plutôt consacré l'essentiel de mes vacances à explorer la plus paisible, moins grouillante Singapour.

dimanche 6 octobre 2019

La semaine en bref #91




Lundi:
 Sophie-Grosquick me propose un déjeuner. Je l'informe que je serai à Toulon puis à Vienne presque tout le mois d'octobre. Elle me traite de Niels Holgerson. Je réponds qu'à mon avis, Niels Holgerson ne filait pas un rein chaque mois à la SNCF et/ou à Brussels Airlines, mais qu'une oie géante me semble un moyen de transport fortement écologique et que je vais envisager de demander ça pour Noël.
 Comme je proteste que l'à-valoir est mal calculé sur le dernier contrat qu'il m'a fait établir, un de mes éditeurs me téléphone pour me rassurer sur le fait que cette fois, il honorera le nombre de feuillets français final. Il en profite pour me dire qu'il a adoré mes deux dernières (très grosses) trads de fantasy, qu'elles auraient pu partir à l'imprimerie sans correction, que je fais toujours du boulot génial et qu'il est extrêmement content de travailler avec moi. Regonflée à bloc je suis.
 Darklulu a le blues. Je lui envoie des encouragements sur Instagram, ainsi qu'une courte vidéo où Chouchou et moi lui faisons des bisous. Il répond: "Merci beaucoup, vraiment,  je vous aime", et mon petit coeur de Tatie se change instantanément en Chamallow fondu. 

vendredi 4 octobre 2019

25 ans de traduction littéraire, veine et déveine




Le mois d'octobre est celui de tous les anniversaires les plus importants de ma vie. Le 19, ma rencontre avec Chouchou. Le 17, la mort de mon père. Et le 4, le début de mon activité de traductrice littéraire. Cette année, cela fait 25 ans que j'exerce ce métier pour lequel je n'ai pas le moindre diplôme. Dans ce laps de temps, j'ai traduit près de 300 ouvrages, essentiellement dans le domaine de l'imaginaire, mais aussi des thrillers, des romans jeunesse, des guides de séries télé et même quelques bédés. Si, crise de l'édition oblige, remplir mon planning devient difficile depuis deux ans, je continue à aimer profondément ce travail et à penser qu'aucun autre ne me conviendra jamais aussi bien.

jeudi 3 octobre 2019

Envies d'octobre




CULTURE

"Une année sans Cthulhu": dans le Lot au milieu des années 80, une bande d'ados joue à "L'appel de Cthulhu", quand soudain... Entre le thème et les dessins trop beaux, ce n'est pas négociable: il me faut cette bédé.

"100 ans : Tout ce que tu apprendras dans la vie": un album magnifiquement illustré qui dresse une longue liste de jolies leçons de vie - j'en ai aperçu quelques extraits et je sais déjà que, même s'il est théoriquement destiné aux jeunes enfants, la vieille adulte que je suis va l'adorer.

"La maison en thé": autre album jeunesse sur un thème qui me parle forcément et avec une atmosphère "Alice au pays des merveilles". Chez le même éditeur (pour qui je travaille, et à qui je vais donc devoir réclamer soit une augmentation soit des services de presse), le très beau pop-up "La maison de Madame M".

"The future of another timeline": une histoire de voyage dans le temps féministe et queer? Bordel, mais PRENEZ MON ARGENT.

SORTIES

"Smile Safari", le "pop-musée le plus instagrammable de Belgique", à Tour et Taxis (Bruxelles)

l'expo Cool Japan sur la culture graphique japonaise, au MAS d'Anvers

la dédicace de Terry Moore durant la comic con FACTS à Gand... si je me décide à braver la foule

un atelier de fauconnerie au Jardin des Hiboux - j'en rêve depuis des années et j'avais repéré un lieu possible en Ecosse, mais le sud de la Belgique est quand même plus facilement accessible!

SHOPPING

cette ravissante robe de saison qui a des poches (mais pas de manches - pourquoi?)

deux de ces coussins brodés d'inspiration scandinave pour notre nouveau canapé

ces assiettes à dessert renards de la collection automne-hiver Marimekko, pour nos goûters du dimanche après-midi sur le canapé suscité

mardi 1 octobre 2019

Lectures de Septembre 2019




ROMANS: 
- The ten thousand doors of January (Alix E. Harrow)
- Une partie de badminton (Olivier Adam) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Miss Islande (Audur Ava Olafsdottir) ♥︎♥︎♥︎
- Dans la mansarde (Marlen Haushofer) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The swallows (Lisa Lutz) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The Spellman files #6: The last word (Lisa Lutz) ♥︎♥︎
- Three dark crowns #4: Five dark fates (Kendare Blake) ♥︎♥︎♥︎
- Changer l'eau des fleurs (Valérie Perrin) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- City of ghosts (Victoria Schwab) ♥︎
- The girl who speaks bear (Sophie Anderson) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Let's call it a Doomsday (Katie Henry)

BEDE/MANGAS:
- March comes in like a lion #14 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les deux vies de Pénélope (Judith Vanistendael) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La vie devant toi (Hideki Arai) ♥︎♥︎
- The Poe clan #1 (Moto Hagio) 
- BL métamorphose #2 (Kaori Tsurutani) ♥︎♥︎
- La lanterne de Nyx #3 (Kan Takahama) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les temps retrouvés #1 (Kei Fuji/Cocoro Hirai) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Mes voisins les esprits #1 (Shirotori Ushio) ♥︎♥︎
- Les Cinq Terres #1: De toutes mes forces (Lewelyn/Jérôme Lereculey) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Marry Grave #1 (Hidenori Yamaji) ♥︎♥︎♥︎

lundi 30 septembre 2019

La semaine en bref #90



Lundi:
 Traduire une 4ème de couv en urgence en plus de mon quota de pages du jour; finir le dernier tome de la série "The Spellman files" et l'ouvrage au crochet que je dois livrer samedi; faire la séance anniversaire de Yoga with Adriene; tester une recette de chorba blanche; prendre un 2ème billet de Ouigo pour arriver plus tôt à Monpatelin la semaine prochaine: un lundi des plus ordinaires.  
C'est comme si Greta Thunberg, jusqu'ici toujours si calme et factuelle, avait ouvert les vannes de sa rage trop longtemps contenue pendant son intervention devant les Nations Unies. Regarder la vidéo me fait physiquement mal - pour elle, pour l'environnement et pour les générations futures.
 Chouchou ronfle tellement fort que même réfugiée dans la pièce d'à côté avec des bouchons d'oreille, je l'entends encore. Par contre, notre nouveau canapé fait comme je l'imaginais un excellent couchage d'appoint, presque plus confortable que notre vrai lit.

dimanche 29 septembre 2019

Les cinq langages de l'amour




Toujours à la recherche d'outils pour améliorer la communication dans mon couple, je suis tombée cette semaine sur un livre très intéressant appelé "The 5 languages of love" - en français, avec une couverture superbement cucul qui ne m'aurait pas du tout donné envie à elle seule: "Au coeur des 5 langages de l'amour : Le secret des couples qui durent". Oeuvre d'un pasteur baptiste qui travaille également comme conseiller conjugal, il ne date pas d'hier puisqu'il a été publié en 1992, mais j'ai trouvé qu'il développait une classification très pertinente.

jeudi 26 septembre 2019

"Changer l'eau des fleurs" (Valérie Perrin)


Au risque de passer pour la snob que je suis de moins en moins au fil du temps, j'avoue me méfier des grands succès populaires. Une fois, j'ai ouvert un livre de Marc Lévy, parcouru la première page et failli m'évanouir d'horreur dans les rayons de la Fnac. Les prix littéraires, qu'ils soient distribués par les professionnels sur fond de magouilles ou par le public sur la base du plus petit dénominateur commun, ne m'inspirent pas davantage confiance. Surtout sur le créneau du "bouquin pas vraiment feel-good mais débordant d'une humanité poignante". Je garde un souvenir douloureux des trois heures consacrées à m'infliger jusqu'au bout la pomposité de "L'élégance du hérisson". Du moins ai-je eu le bon sens d'abandonner "Mémé dans les orties" vers la page 80 avant de mourir d'une overdose de clichés.

Mais parfois, je tombe sur des exceptions à la règle, tel le très lacrymal "Avant toi". Et bien que je ne comprenne toujours pas l'intérêt de cette enfilade de poncifs qu'est "Les gens heureux lisent et boivent du café", je suis clairement bonne cliente pour les histoires dont l'héroïne reprend goût à la vie après un deuil. C'est donc avec une bonne volonté prudente que j'ai abordé "Changer l'eau des fleurs", deuxième roman d'une autrice qui avait déjà fait un carton avec son premier. Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s'entremêlent? Après "Les oubliés du dimanche", un hymne au merveilleux des choses simples.

mercredi 25 septembre 2019

[BRUXELLES] La Caravane Passe




Nous n'avions pas prévu de dîner dehors ce soir-là. Mais après un après-midi passé à glander chez Chouconut, je n'étais guère motivée pour rentrer à la maison et cuisiner. J'ai googlé "Bruxelles restaurant ouvert le dimanche", et la toute première proposition apparue sur l'écran de mon iPad s'est révélée être un Marocain situé à 700 mètres de là, avec une déco ravissante qui faisait vraiment envie et une note moyenne de 9,1 sur 10. En plus, il était censé ouvrir à 18h: parfait pour rentrer tôt et avoir encore la soirée devant nous. Mais alors que nous quittions le salon de thé pour nous mettre en route, le ciel nous est tombé sur la tête. J'étais en sandales d'été à talons hauts; j'avais déjà des ampoules aux pieds et pas de parapluie. J'ai rouspété que moi et mes idées brillantes, franchement... et envisagé de faire demi-tour. Mais de porte cochère en porte cochère, nous étions déjà à mi-chemin, et retourner au métro aurait pris autant de temps que poursuivre jusqu'à destination. 

mardi 24 septembre 2019

Les conversations absurdes #72


Une heure du matin. Nous venons d'éteindre la lumière.
MOI: J'ai trop chaud; tu peux ouvrir la fenêtre?
CHOUCHOU: Tu n'as pas peur que les moustiques rentrent?
MOI: Il pleut fort. Je ne crois pas que les moustiques puissent voler par un temps pareil.
CHOUCHOU: Ils seront peut-être très très motivés à la pensée de faire un repas marocain.
MOI: Amphibie ET devin. Le moustique belge est vraiment un spécimen de compète.

dimanche 22 septembre 2019

La semaine en bref #89




Lundi:
 A 3h du matin, je suis réveillée par le cauchemar récurrent dans lequel je rate un avion pour une destination lointaine (en l'occurrence, les USA où je partais faire un road trip en combi VW avec trois copines). Juste avant de me réveiller, je rêve que mon coiffeur et son mari ont eu les jumeaux prématurés les plus minuscules du monde: le plus grand est à peine aussi long que ma main, et je réussis à égarer le plus petit. Sueurs froides: et si je l'avais écrasé sans le voir? 
La balance affiche mon poids le plus bas depuis 15 mois. Pas spectaculaire, mais encourageant alors que je songe à investir dans un programme de yoga fitness pour contrer les effets de la ménopause.
 Cette savoureuse recette sans l'ombre d'un féculent est devenue un classiques de nos dîners. La saison des asperges belges étant désormais terminée, Chouchou les remplace ce soir par des haricots verts, et ça le fait très bien aussi.

mardi 17 septembre 2019

"Dans la mansarde" (Marlen Haushofer)


En avril, je découvrais Marlen Haushofer avec "Le mur invisible" et je me prenais une énorme baffe littéraire. Si énorme, en fait, que je n'osais pas me procurer d'autres romans de cette écrivaine: par comparaison, ils ne pouvaient que me décevoir. Mais il y a une dizaine de jours, alors que je flânais sans but dans ma librairie de quartier, mon regard s'est posé sur un livre de poche dont l'illustration m'a plu. J'ai déchiffré le nom de l'autrice et le titre; avant même de lire la quatrième de couverture, j'ai su que j'allais l'adorer aussi. Mon intuition ne m'avait pas trompée, et comme il ne fait guère plus de 200 pages, je me suis rationnée pour ne pas le finir trop vite. La narration est découpée en 8 jours consécutifs; je l'ai lu de même.

"Dans la mansarde" retranscrit le monologue intérieur d'une épouse bourgeoise, vraisemblablement au début des années 60. Mère de deux enfants et femme au foyer, cette narratrice anonyme passe la plupart de ses journées seule chez elle. Les autres l'indiffèrent. Elle n'a pas d'amies proches, estime ne pas du tout connaître sa fille de 15 ans, et le mari avec qui elle vit en bonne entente depuis près de 30 ans lui demeure à certains égards un étranger. Le regard qu'elle pose sur son entourage est tantôt lucide et amusé, tantôt perplexe ou fataliste. Les conventions ont peu de prise sur elle. La domesticité ne l'intéresse pas; elle s'y plie docilement, comme il convient à une femme de son époque et de sa condition sociale, mais sans y investir grand-chose d'elle-même.

lundi 16 septembre 2019

La semaine en bref #88




Lundi:
Dans sa cinquième saison, "Grace et Frankie" commence vraiment à toucher un nerf sur les maux de la vieillesse. Ca reste drôle par moments, mais désormais je trouve surtout ça flippant. La perte d'autonomie des deux héroïnes, leurs enfants qui avec toute la bonne volonté du monde se mêlent de décider à leur place... Brrr. 

dimanche 15 septembre 2019

[BRUXELLES] Un nouveau Dam Sum à Sainte-Catherine




Ca devait bien faire un an et demi que je n'avais pas assisté à un événement presse. Mais le Dam Sum du parvis de la Trinité est un de nos restos chouchous à Bruxelles; alors, quand j'ai reçu une invitation à l'inauguration de leur deuxième établissement dans un endroit que j'aime beaucoup - le joli quai du Bois à Brûler, tout près de la place Sainte Catherine -, je ne pouvais qu'accepter avec enthousiasme.

mercredi 11 septembre 2019

"Les deux vies de Pénélope" (Judith Vanistendael)


Elle s'appelle Pénélope, mais elle ne brode pas et elle n'attend pas: elle est chirurgienne, et elle sauve des vies. Depuis dix ans, elle a enchaîné pas moins de 32 missions à Alep. Et chaque fois qu'elle rentre en Belgique pour retrouver son mari poète, son adorable fille, sa mère perpétuellement inquiète et sa soeur perpétuellement parfaite, elle se sent un peu plus déconnectée de ce quotidien paisible. Comment prendre au sérieux l'angoisse d'Hélène, 14 ans, qui ne comprend rien à l'ablatif latin alors que Pénélope a rapporté dans ses bagages le fantôme d'une adolescente qu'elle n'a pas réussi à sauver? 

Judith Vanistendael peut se vanter d'être l'autrice de bédé qui m'aura arraché les plus gros sanglots avec "David, les femmes et la mort". Certes, me crever le coeur avec une histoire de père qui se meurt du cancer pendant que le mien agonisait pour les mêmes raisons ne relevait pas précisément du tour de force. Mais c'était si bien fait que même sans connexion personnelle avec le thème, j'aurais été puissamment touchée. La preuve, c'est que je ne me reconnais en rien dans sa nouvelle héroïne, et que "Les deux vies de Pénélope" a quand même fait mouche.

mardi 10 septembre 2019

Cake choco-banane bien moelleux




Je ne suis vraiment pas la reine de la pâtisserie. Sorti des clafoutis, des tartes et des cakes (bref, les trucs inratables), mieux vaut ne rien me demander. Alors quand une impro totale se révèle donner très exactement le résultat que je visais, je ne tiens plus de joie; je note la recette dans un coin et je me dis que je vais même la partager sur mon blog:

dimanche 8 septembre 2019

La semaine en bref #87




Lundi:
 Merci au Trésor Public, qui m'offre une occasion de commencer sainement la semaine, le mois et même l'année scolaire en me délestant au titre de la taxe foncière d'une somme non négligeable que je n'irai pas investir dans des achats-plaisir nuisibles pour ma santé ou celle de l'environnement.
De toute évidence, ni les mouches ni les moustiques n'ont eu le mémo qui disait que l'été était fini et qu'il fallait rentrer chez eux maintenant, bisous et à l'année prochaine.
 Débat acharné sur le concept de libre arbitre vu à travers le prisme a/de la physique quantique b/des bactéries maléfiques de l'intestin. On sait s'amuser à une heure du matin chez les Armalite-MTLM.

samedi 7 septembre 2019

[LOUVAIN] A la découverte du Grand Béguinage




Située à 40 minutes de train de Bruxelles, la petite ville flamande de Louvain possède non pas un, mais deux béguinages. Le plus grand, qui date du 13ème siècle, est aujourd'hui le quartier d'habitation des étudiants et des professeurs de la plus ancienne université catholique d'Europe. Mais le premier jour de septembre, les cours n'avaient pas encore repris, et malgré la météo idéale pour une promenade, on ne croisait pas grand-monde dans ses ruelles: quelques touristes âgés qui peinaient à négocier les pavés extrêmement inégaux, un couple d'amoureux qui volait des bisous dans tous les coins, deux ou trois courageux-mais-pas-téméraires qui avaient mis pied à terre et poussaient leur vélo. Tout était parfaitement tranquille - les conditions idéales pour improviser une séance photo!

vendredi 6 septembre 2019

Les conversations absurdes #71


MOI: Tu veux finir la salade asiatique?
CHOUCHOU: Non, je n'ai plus du tout faim.
MOI: Du coup, on ne prend pas de gyozas aux pommes en dessert?
CHOUCHOU: Mais si enfin!
MOI: Si je comprends bien, tu as partitionné ton estomac comme ton disque dur. Le C réservé au salé est plein, mais il y a encore de la place dans le D dédié au sucré.
CHOUCHOU: Exactement.

mercredi 4 septembre 2019

[LOUVAIN] Les brunchs du dimanche (60): Life Bar




Bien que nous ayions recommencé à manger de la viande deux ou trois fois par semaine après plusieurs années de végétarisme, nous sommes toujours à l'affût de restos vegans où l'expérience nous a appris que nous pouvions nous régaler avec des plats nettement plus sains et digestes que ceux qu'on trouve à peu près partout ailleurs. A l'occasion d'une promenade dominicale dans la ville universitaire de Louvain, nous avons donc décidé de tester le Life Bar sur lequel les avis de clients semblaient excellents, et dont les photos nous faisaient saliver d'avance. 

mardi 3 septembre 2019

Envies de septembre




CULTURE

la toute dernière saison de "The Good Place": j'aime quand des créateurs ont l'intégrité d'arrêter une série qui marche très bien au moment où ils estiment avoir raconté toute leur histoire, et j'ai hâte de voir comment ils vont boucler celle-là

"Miss Islande", d'Audur Ava Olafsdottir dont j'ai adoré les trois premiers romans parus en français, et pas trop aimé les deux suivants - ce qui lui laisse encore assez de crédit pour que j'achète le dernier sans me poser trop de questions

le nouvel Olivier Adams - encore un auteur avec qui j'ai une relation compliquée: je dévore un de ses bouquins sur deux et je m'ennuie profondément avec l'autre; mais "Une partie de badminton" semble être la suite de "Des vents contraires" qui appartient à la première catégorie

"The ten thousand doors of January", une fiction historique qui coche tellement de mes centres d'intérêt et qui a reçu tant de critiques dithyrambiques que c'est l'une de mes sorties les plus attendues de l'année

le numéro de Lodestars dédié à la Suisse (j'ai celui sur le Portugal, c'est une merveille)

SORTIES

la Brussels Cocktail Week: beaucoup d'événements intéressants, il va falloir choisir!

"Obsessions", la nouvelle expo du MIMA

SHOPPING

ce si joli manteau à capuche d'une parfaite teinte automnale: je me l'offrirai sans doute dès que je me serai débarrassée de quelques vieilles pelures qui ne me vont plus

ces ravissantes bottines vertes (mais je n'ai pas besoin de chaussures et de toute façon, elles ne sont pas disponibles dans ma pointure)

ce sérum réparateur vanté par Margaux Motin qui semble avoir la même nature de cheveux que moi - bouclés dans le bas, mousseux-moches sur le dessus si on ne fait rien

cet agenda hebdomadaire 2020 "Alice au Pays des Merveilles": j'en avais marre des Moleskine, mais ni le Flow, ni le Frankie, ni les Rifle Paper Co ne me plaisent cette année, tandis que la couverture de celui-ci...

dimanche 1 septembre 2019

La semaine en bref #86




Lundi:
 Bien que ce soit le troisième tome d'une série dont je n'ai pas fait les deux premiers, la traduction attaquée la semaine dernière coule pratiquement toute seule. Je m'attendais à suer sang et eau jusqu'à la mi-octobre; c'est donc une agréable surprise.
Une heure au téléphone avec ma soeur qui, en compagnie de David, rentre de Grenoble où ils ont laissé Darklulu. Elle a un petit moral et moi la tension à 27, en plus ça coupe tous les quarts d'heure -mais on se marre quand même, et cette conversation me fait beaucoup de bien. 

vendredi 30 août 2019

Lectures d'Août 2019




ROMANS/RECITS:
- The last (Hanna Jameson) ♥︎♥︎♥︎
- Time after time (Lisa Grunwald) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Midnight at the Blackbird Café (Heather Webber) ♥︎♥︎♥︎
- Wayward Pines #1: Pines (Blake Crouch) ♥︎
- The downstairs girl (Stacey Lee) ♥︎♥︎♥︎
- A home from home (Veronica Henry) ♥︎♥︎♥︎
- A wishcraft mystery #1: It takes a witch (Heather Blake) ♥︎♥︎♥︎
- Elsewhere (Rosita Boland) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La calanque de l'aviateur (Annabelle Combes) - en cours
- Confessions of a bookseller (Shaun Bythell) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- I moved to Los Angeles to work in animation (Natalie Nourigat) ♥︎♥︎
- Five years #3 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎
- Le silence des étoiles (Sanäa K.) ♥︎♥︎♥︎
- Laura Dean keeps breaking up with me (Mariko Tamaki/Rosemary Valero-O'Connell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Kamakura diary #9 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎

mercredi 28 août 2019

Les conversations absurdes #70


Extrait d’une conversation sur Messenger
MOI: Je suis au bar de la Poste.
MOI: À la table d’à côté, une étudiante vient de dire à sa copine qu’elle voulait absolument aller faire son Erasmus à Bruxelles parce que, je cite: «C’est tout petit mais très chic».
MOI: Ma perplexité est grande. 
CHOUCHOU: Elle doit aimer la lumière terne et la pluie.
MOI: Ou juste les frites. 
CHOUCHOU: Tout à fait, car comme le dit la chanson: les frites, c’est chic.

mardi 27 août 2019

L'amour est un choix




Il est des couples dont les partenaires sont très en phase quand ils se rencontrent. Mais au fil du temps, ils évoluent dans des directions différentes, finissant par s'éloigner l'un de l'autre jusqu'à la rupture. 

Mon amoureux et moi suivons le chemin inverse. Tout nous séparait lorsque nous avons décidé de faire connaissance "en vrai". Plus de mille kilomètres à vol d'oiseau entre son domicile et le mien, déjà. Une frontière, fût-elle européenne. Et puis il n'était pas DU TOUT mon genre, ni physiquement, ni au niveau du caractère. J'aimais les grands bruns solides et taiseux; il était chauve, de taille moyenne, avec un coeur de pâquerette et un tempérament ultra démonstratif. Au mieux, j'attendais une brève aventure qui m'aiderait à oublier le Chacal Jaune, alias mon ex. 

dimanche 25 août 2019

La semaine en bref #85




Lundi:
Vingt-quatre heures après avoir coupé la clim', hier soir, j'ai capitulé et je l'ai rallumée. Même avec, je n'ai toujours pas réussi à dormir dans ma chambre sous le toit (encore un rêve de gosse dont la réalité se révèle décevante).
 Fin de la relecture et remise par mail de la grosse traduction qui m'occupait depuis presque deux mois. Ca fait du bien! Maintenant, j'attends de voir combien de temps s'écoulera avant que je sois payée. Je table sur fin octobre, mais rien n'est garanti, surtout que ça va faire une sacrée facture.
 Le voisin du rez-de-chaussée monte me signaler que ma clim' coule de nouveau sur son étendoir. Je lui dis que je vais faire de mon mieux, mais que le plus simple, vu la taille de son jardin, serait quand même de mettre son étendoir ailleurs que sous l'évacuation de mon balcon. On en profite pour causer fourmis: il m'apprend que de son côté, il traite tous les quinze jours au niveau du sol, sans résultat. Oh, et qu'il y a des blattes dans les parties communes du bâtiment. Zen, restons zen.

mercredi 21 août 2019

Où mes cuisses-qui-se-touchent testent les pantys Chub Rub




Ma copine Jeanne ayant (bien involontairement) lancé sur Facebook une discussion à propos des cuisses-qui-se-touchent et de la torture que ça peut être l'été, une de ses contacts a déclaré qu'elle avait testé les Chub Rub et qu'elle les trouvait géniaux. J'avais bien vu passer la pub, mais je n'achète jamais aucun "produit miracle" découvert par ce biais. Avec la caution d'une vraie personne, en revanche, j'étais disposée à me laisser tenter: la crème Nok, c'est très bien, mais j'oublie d'en mettre 9 fois sur 10 avant de sortir, et par grosse chaleur il faut la réappliquer toutes les 2h, ce qui n'est pas nécessairement très commode. Sans parler du fait qu'en cas de départ en voyage, j'essaie de limiter les liquides pour faciliter le passage de la sécurité avec mon bagage cabine.

lundi 19 août 2019

"Laura Dean keeps breaking up with me" (Mariko Tamaki/ Rosemary Valero-O'Connell)


Entre sa jolie couverture et son titre intrigant, il était inévitable que ce roman graphique attire mon attention. J'avoue avoir un peu hésité à la vue du nom de Mariko Tamaki: en 2014, je crois avoir été la seule à ne pas apprécier du tout "Cet été-là", encensé par la presse comme par le public. Mais j'étais terriblement attirée par le graphisme noir et rose de Rosemary Valero-O'Connell, son trait épuré et pourtant expressif, la composition dynamique de ses planches - alors, je me suis laissée tenter. 

Frederica Riley a 17 ans. Elle aime l'odeur des fraises mais pas leur goût. A ses heures perdues, elle récupère de vieilles peluches pour fabriquer des hybrides délirants dont elle imagine les conversations. Lors du bal de la Saint-Valentin, elle se fait plaquer pour la troisième fois par sa petite amie Laura Dean. Obnubilée par cette fille ultra-populaire et chroniquement infidèle, Freddy délaisse sa bande d'amis et cherche les conseils d'Anna Vice qui tient une rubrique "Courrier du coeur". Il lui faudra près de 300 pages pour réussir à échapper à cette relation toxique. 300 pages dont j'ai savouré la moindre case avec ravissement.

dimanche 18 août 2019

La semaine en bref #84




Lundi:
Plus de deux heures à tuer gare de Lyon et un compte en banque exceptionnellement pas trop dégarni en ce mois d'août: et si j'allais déjeuner au Train Bleu? Oui, c'est cher, et en plus, aujourd'hui, je tombe sur un serveur assez hautain. Mais je me régale avec mon gigot d'agneau à l'ail confit; mon Graves est fantastique, tout comme la crème au chocolat de mon thé gourmand, et j'adore ce cadre au classicisme luxueux si éloigné de mes habitudes. 

vendredi 16 août 2019

Bosser un jour férié




C'est un de mes grands plaisirs de freelance: bosser les jours fériés. 
Quand il n'y a rien à faire à l'extérieur de toute façon.
Quand tout est calme de l'autre côté de mes fenêtres et que le silence facilite ma réflexion. 
Quand je sais qu'aucun mail professionnel ne va venir troubler ma concentration, que mon solde bancaire ne bougera ni dans un sens ni dans l'autre. 
Quand le monde (ou au moins le pays) est à l'arrêt et que je peux me dispenser d'enfiler mon armure au saut du lit.  
Quand je ne dois pas me dépêcher de boucler mon quota de pages pour avoir le temps de caser ceci ou cela en fin d'après-midi. 
Quand je peux prévoir avec délectation ce que je ferai du jour de repos que je prendrai pour compenser. 
Quand je dois me débrouiller avec ce que j'ai dans le frigo, ce qui simplifie la prise de tête de l'avant-repas. 
Quand rien ne m'oblige à prendre de décision importante et à la mettre en oeuvre dans la foulée. 
Quand je me sens tranquille et délicieusement décalée par rapport au reste du monde (ou au moins du pays). 
C'est peut-être curieux, mais les jours fériés où je travaille ont toujours un petit goût de vacances. 

jeudi 15 août 2019

Evolution de la flamboyance


Galway, octobre 2017

Physiquement, s'il y a une chose que j'aime chez moi, ce sont mes cheveux. Epais, ondulés et faciles à vivre, ils sont l'un des rares attributs qui m'a toujours valu des compliments. Et je me suis pas mal amusée avec tout au long de ma vie. A 15 ans, la coupe de Catherine Ringer me valait le surnom de Rita pendant toute mon année de terminale. A 18 ans, une teinture noir bleuté me donnait l'air de Cléopâtre quand j'étais maquillée, et d'une morte-vivante dans le cas contraire. A 20 ans, la première et dernière permanente de ma vie me transformait en caniche (et ne me permettait bizarrement pas de reconquérir mon ex). A 26, un carré rouge et violet accompagnait mon divorce et mon installation aux USA. A 34, un blond malencontreux gâchait les photos de mon premier voyage au Japon. A 41, un splendide ombré hair rose puis violet me coûtait les yeux de la tête juste après la mort de mon père.

dimanche 11 août 2019

La semaine en bref #83




Lundi:
Ce week-end, j'ai découvert l'anime "March comes in like a lion" sur Netflix, et jusqu'à ce que j'aie terminé les deux saisons disponibles, je vais être extrêmement rapide pour boucler mon travail quotidien.

mercredi 7 août 2019

Stratégie de la chute libre




J'émerge d'une période assez difficile. 
Pendant un peu plus d'un an, mon cerveau a oscillé entre "A quoi ça sert de continuer?" les bons jours, et "Tu ferais mieux de chercher la solution la plus rapide et indolore pour en finir" les mauvais. J'ai eu beaucoup de mal à ignorer ses injonctions. 
En cause, mes premières périodes de chômage technique, qui se sont multipliées en s'allongeant à chaque fois. La crainte grandissante de ne plus pouvoir vivre du métier que j'adore. La terreur pure à l'idée de devoir prendre un emploi "normal", avec des gens autour de moi toute la journée et un lieu de travail fixe qui foutrait ma vie en l'air. 
A côté de ça, une actualité de plus en plus anxiogène. L'accélération visible du réchauffement climatique, les mises en garde affolées de la communauté scientifique. La certitude grandissante que nous allons vers un bouleversement total de notre mode d'existence et sans doute une extinction de masse, pas d'ici la fin du siècle comme initialement prévu mais peut-être bien de mon vivant. La rage de voir que les gens en position de pouvoir ne veulent rien faire, parce qu'ils sont assez âgés et assez riches pour penser que les pires effets ne les concerneront pas. 
Bref, une impuissance de plus en plus grande face à des changements tant personnels que généraux qui me terrifient.

mardi 6 août 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (59): Comptoir Rodin




Installé dans un beau bâtiment en brique qui abritait une caserne autrefois, le Comptoir Rodin est un "restaurant de jour", ouvert de 8h30 à 15h30 en semaine et de 10h30 à 16h le week-end. J'avais entendu parler de son brunch réputé délicieux, mais j'avoue que j'étais  freinée par le prix: 29€ par personne, avec seulement une boisson chaude incluse, c'est plus que ce que je paye la plupart de mes repas au restaurant. J'ai donc attendu que nous soyions un peu en fonds pour tester. 

dimanche 4 août 2019

La semaine en bref #82




Lundi:
Levés à 3h45 pour prendre un taxi (remarquablement ponctuel) une demi-heure plus tard. Je n'ai quasiment pas dormi pour la seconde nuit consécutive et je vole aux vapeurs d'essence. Après un Tallinn-Bruxelles sans encombre, nous franchissons la porte de chez nous à 9h, au moment où nous sortirions à peine du lit en temps normal. 
 A mon immense surprise, je reçois un avis de virement pour la première partie de l'à-valoir du bouquin que j'ai commencé à traduire fin juin, et dont je n'attendais pas le paiement avant fin août dans le meilleur des cas. Plus une mensualité d'un autre éditeur, qui risquait d'être reportée au mois prochain pour des raisons administratives. Des semaines qui débutent comme ça, j'en veux bien tout le temps.
 Je retrouve ma couverture lourde avec bonheur: mine de rien, je m'y suis déjà habituée, et j'ai moins bien dormi sans pendant notre city trip.

jeudi 1 août 2019

Envies d'août




CULTURE

"La calanque de l'aviateur", roman feel-good sur lequel j'ai lu d'excellentes critiques

"The downstairs girl" de Stacey Lee, autrice AsAm dont j'avais déjà adoré "Outrun the moon"

Le 9ème et dernier tome du merveilleux "Kamakura diary", manga "tranche de vie" feel-good parmi mes séries préférées de tous les temps

SORTIES
Un déjeuner au Bistrok, à Toulon

Une nuit dans l'hôtel du phare de Corsewall, en Ecosse - à voir pour le printemps prochain

SHOPPING

Le Vogue anglais de septembre, édité par Meghan Markle et plein d'interviews de femmes inspirantes

Ce beau tissu imprimé renards, signé de mon illustratrice chouchou Jennifer Orkin Lewis (sauf qu'il faudrait aussi que j'apprenne à coudre pour pouvoir en faire quelque chose!)

Ce canapé d'angle bleu canard en remplacement de notre convertible Maisons du Monde chocolat, fort défraîchi et surtout un peu trop court pour y dormir confortablement lorsque 50% des membres du foyer empêchent les 50 autres de fermer l'oeil avec leurs ronflements

mardi 30 juillet 2019

[TALLINN] Conseils pratiques et bonnes adresses




Notre city trip à Tallinn était formidable, cinq jours merveilleux qui m'ont envie de recommander cette destination à quiconque voudrait bien m'écouter.

Lectures de Juillet 2019




ROMANS:
- Black Rabbit Hall (Eve Chase) ♥︎♥︎
- But not forever (Jan Von Schleh) ♥︎♥︎
- The bookish life of Nina Hill (Abbi Waxman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The charmed life of Alex Moore (Molly Flatt)
- Ducks, Newburyport (Lucy Ellman) - en cours
- This is how you lose the time war (Amal El-Mohtar) ♥︎♥︎
- The clockmaker's daughter (Kate Morton) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The escape room (Megan Goldin) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- KakushiGoto #3 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎
- La voie du tablier #1 (Ono Kôsuke) ♥︎
- Umami #1 (Ken Niimura) ♥︎

dimanche 28 juillet 2019

[TALLINN] Où je réussis à ne pas m'ennuyer dans un musée d'art




J'ai passé une nuit absolument horrible: réveillée à 1h30, j'ai lutté pour réprimer une attaque de panique jusqu'au lever du jour, en essayant de me convaincre que mon cerveau me mentait et que non, ça ne valait pas la peine de me jeter par la fenêtre pour si peu. J'ai fini par m'endormir épuisée vers 5h du matin. Je refais surface à 9h passées, pas fraîche du tout. Mais il fait super beau; c'est notre dernière journée à Tallinn et j'ai bien l'intention d'en profiter. 

samedi 27 juillet 2019

[TALLINN] Où mon obstination finit par payer




Je me réveille sur le canapé (au demeurant très confortable) où j'ai fini la nuit pour échapper aux ronflements de Chouchou, contre lesquels même mes bouchons d'oreille sont devenus insuffisants. Après un petit-déjeuner de thé vert et de tartines grillées à la confiture de fraise, nous partons à pied vers le nord de la Vieille Ville. Il fait plus chaud que les jours précédents et malheureusement, notre parcours d'aujourd'hui est assez pauvre en ombres... En traversant la gare ferroviaire, nous croisons des personnes âgées qui vendent des chaussettes en laine et autre bricoles sur des nappes posées à même le sol au bord des rails. Cette curieuse ambiance de marché aux puces clairsemé et un peu miteux nous accompagne sur toute la première partie de notre promenade à travers un quartier industriel délabré, où le soleil cogne très fort et où les voitures comme les passants sont quasi inexistants, mais où fleurissent les street arts plus ou moins réussis. A un moment, nous passons près d'un snack en préfabriqué désert, dont les haut-parleurs claironnent un morceau de country qui recouvre le peu d'autres sons alentour...  Nous finissons par atteindre la civilisation le Telleskivi Creative City, une usine reconvertie où se massent des pop-up stores de marques plutôt obscures, et où des cafés-restos healthy qui se ressemblent tous côtoient un musée de la photographie suédois assez réputé. Ici aussi, nous faisons une belle moisson de street art, mais l'insolation menace et nous ne nous attardons guère. 

vendredi 26 juillet 2019

[TALLINN] Où David Bowie et Depeche Mode nous accompagnent dans l'espace et sous terre




Nous nous levons tard et encore fatigués par la journée d'hier, qui serait passée crème il y a encore 5 ou 6 ans. On se fait vieux, et nos jambes avec nous! Il est plus de 11h quand nous quittons l'appartement pour nous rendre au musée de la ville - que je visite presque à chacun de mes city trips afin d'en apprendre un minimum sur l'endroit où je me trouve. Celui de Tallinn est bien fichu et très intéressant. J'aime surtout l'expo qui retrace les 100 dernières années d'évolution historique par bond de décennie en décennie, les années en "8", la maquette de la Vieille Ville sur laquelle nous trouvons très facilement la maison où nous logeons, la collection de céramiques et de porcelaines, ainsi que la reproduction d'une maison de marchand du XVIIème siècle façon maison de poupée. (Et ici, les marches font une hauteur normale, merci pour mes genoux!)

jeudi 25 juillet 2019

[TALLINN] Où nous faisons le plein de calories et d'églises




Je me réveille spontanément vers 8h30, et comme nous aimons prendre notre temps le matin, il est 10h30 lorsque quittons l'appartement. Nous prenons la direction de l'ancien mur d'enceinte (une des fortifications médiévales les mieux préservées d'Europe), sur lequel on peut monter au niveau de la tour Helleman. Les escaliers en pierre sont étroits, avec des marches si hautes que j'en suis quasiment réduite à les escalader à quatre pattes. Doit-on en déduire que les Estoniens du Moyen-Age mesuraient 2,12 mètres? Ma perplexité est grande (plus que mes jambes, de toute évidence). Mais une fois en haut, on jouit d'une vue sympa sur les toits de la Vieille Ville. 

mercredi 24 juillet 2019

[TALLINN] Où nous tombons sous le charme de la Vieille Ville




Le réveil à 6h pique un peu, d'autant que comme toutes les veilles de départ, je n'ai presque pas dormi. Bizarrement, c'est beaucoup moins difficile de m'arracher à mon lit que si c'était deux heures plus tard et que je devais passer la journée à bosser! Juste le temps de nous doucher et de sauter dans nos vêtements, et nous partons prendre la navette pour Zaventem. Tout se passe sans encombre: pas de bouchons sur la route de l'aéroport, aucune attente au contrôle de sécurité, un embarquement à l'heure et zéro problème de bagages - je pars avec mon sac à dos de 30 litres à moitié plein seulement; Chouchou avec une petite valise cabine noire bourrée massacre. Durant le vol paisible, le ciel est si dégagé que nous pouvons voir le nord de l'Europe défiler en contrebas. Nous nous posons à Tallinn vers 12h30 heure locale (+1 par rapport à la France et la Belgique) et filons tout droit prendre le tram n°4 qui, pour la folle somme d'1€ par personne, nous amène dans le centre-ville en une demi-heure environ. Jusqu'ici, c'est un sans faute. 

mardi 23 juillet 2019

Les conversations absurdes #69


MOI, chatouillant le ventre de Chouchou: Regarde, il y a une araignée qui essaie de se faire un nid dans ton nombril!
CHOUCHOU, sévèrement: Pas d'araignée dans le nombril. 
CHOUCHOU, après un temps de réflexion: Des fleurs, à la limite. 
MOI: ...D'accord, quel genre de fleurs?
CHOUCHOU, très sûr de lui: Des jonquilles.
MOI, surprise car il sait à peine distinguer une rose d'un tournesol: Mais, euh, tu sais à quoi ça ressemble, au moins?
CHOUCHOU: Oui. C'est jaune, avec une sorte de collerette. 
MOI, de plus en plus surprise: Tout à fait. Et tu sais ça parce que...?
CHOUCHOU: A l'école primaire, j'étais Jonquille. 
MOI: ...Pardon?
CHOUCHOU: C'était comme ça qu'on m'appelait. Pour nous faire apprendre le nom des fleurs, on nous en attribuait une chacun, avec l'image correspondante. Moi, j'étais Jonquille. Mon amie Isabelle était Tulipe. Et il y avait un pauvre gars qui s'appelait Crocus.
MOI, rêveuse: "A l'école primaire, j'étais Jonquille"... Only in Belgium.

dimanche 21 juillet 2019

La semaine en bref #80




Lundi:
Les e-billets se généralisent; n'ayant pas de smartphone, je devais depuis quelques mois trimballer presque partout mon vieil iPad de 2011, qui prenait beaucoup de place et pesait lourd dans mon sac. Je le troque avec bonheur contre un iPad mini qui m'enchante tant par son format idéal (moitié plus petit que le précédent, mais assez grand pour mes mauvais yeux et mes gros doigts) que par sa légèreté. 
 Il y a les filles dont le partenaire demande la main avec des coeurs dans les yeux. Et puis il y a moi, dont Chouchou doit demander le pouce 37 fois en l'espace de 10 minutes en me tendant l'iPad mini que je ne suis pas fichue de configurer moi-même.

mercredi 17 juillet 2019

Les conversations absurdes #68


CHOUCHOU: Le gouvernement bruxellois est formé, et il a annoncé sa politique générale.
MOI: ...Le gouvernement belge, non? 
CHOUCHOU: Non, non, le gouvernement bruxellois. Celui de la région Bruxelles-Centre. C'est autre chose que le gouvernement belge. 
MOI: Je. Hein. Sérieusement? Pas étonnant que vous soyez le pays au monde avec le plus de ministres par tête de pipe. 
MOI: Du coup, j'espère que le gouvernement de notre rue est stable, car celui de la chambre à coucher menace de se rebeller contre l'irrégularité de nos horaires. 

lundi 15 juillet 2019

Les conversations absurdes #67


CHOUCHOU: Heureusement que je suis fort là où tu es nulle et inversement. Imagine un individu qui cumulerait nos tares à tous les deux. 
MOI: Tu veux dire quelqu'un de désordonné et désorganisé qui oublierait tout tout le temps, qui serait en permanence couvert de taches de bouffe, qui ne saurait pas faire fonctionner un seul appareil électronique et refuserait de conduire ou de fréquenter d'autres gens? Espérance de vie du boulet cosmique: trois jours à vue de nez.

dimanche 14 juillet 2019

La semaine en bref #79




Lundi:
 Ma soeur (en télétravail le lundi) et moi passons la journée à travailler sur sa table de salle à manger pendant que Darklulu, en vacances et désoeuvré après la demi-heure d'exercice physique recommandée par son coach, se plaint de s'ennuyer ferme sans son frère. 
 Le fraîchement motorisé Attila repasse à la maison entre deux soirées pour faire son inscription en fac de médecine. Sa mère l'aide en tapant les infos sur internet. "Catégorie socio-professionnelle," marmonne-t-elle. "Sur-shité", déclare le nouveau bachelier du tac au tac. Enfin, je crois entendre "sur-shité", mais mes contacts Facebook m'informent qu'en réalité, c'est "sur-cheaté", en référence aux jeux vidéo et non à la consommation de substances illégales. Ce qui en dit long sur nos adolescences comparatives, à Attila et à moi. 
 La petite broche homard en soldes que j'ai commandée sur le site des Néréides arrive chez ma mère dans un emballage grand comme une boîte à chaussures, avec des milliards de couches de protection inutiles. Je ne réitèrerai pas l'expérience. 

samedi 13 juillet 2019

Les conversations absurdes #66


CHOUCHOU, tentant de me convaincre d'aller voir une expo: Non mais Bruegel, c'est un peintre extrêmement comique. On lui commandait des sujets religieux, il les foutait tout petits dans un coin de son tableau et sur le reste de la toile, il peignait des scènes de la vie quotidienne flamande. Ou alors, il traitait le thème d'une manière inattendue. Dans "La chute d'Icare", tu vois un paysan en train de labourer au bord de la mer, avec juste un pied qui dépasse de l'eau dans le fond. 
MOI, à contrecoeur: OK, tu le vends bien.
CHOUCHOU, encouragé: Ses tableaux, il faut les REGARDER.
MOI: ...Par opposition à tous les autres peintres dont on va voir les expos les yeux bandés?