lundi 17 juin 2019

La semaine en bref #75




Lundi:
 Audrey Alwett me remercie pour ma critique de son dernier roman et la relie sur Twitter, ce qui me fait ultra plaisir. 
Discussion houleuse mais fructueuse sur la gestion des repas, LE point problématique de notre quotidien depuis 12 ans. Un moment difficile, mais de ceux qui font avancer le schmilblick.
 Dans la foulée, je décide d'investir dans une couverture lestée dès que j'aurai été payée pour mon boulot d'avril. J'y songe depuis des mois, et je suis de plus en plus convaincue que ça me ferait beaucoup de bien. 

dimanche 16 juin 2019

"Recursion" (Blake Crouch)


Bonjour, je m'appelle Armalite et je suis accro aux histoires qui me retournent les méninges.

Il y a 3 ans, j'étais scotchée par "Dark matter", uchronie personnelle renversante signée Blake Crouch.

Hier, j'ai probablement raccourci mon espérance de vie de 5 ans en lisant le dernier roman du même auteur.

Pourtant, ça n'avait pas si bien commencé. Dans "Recursion", on suit deux trajectoires en parallèle. Helena Smith est une neuroscientifique brillante qui a dédié son existence à combattre la maladie d'Alzheimer. Dans ce but, elle fabrique une chaise censée enregistrer les souvenirs des patients afin de les leur restituer ultérieurement. Onze ans plus tard, Barry Sutton, inspecteur dans la police de NewYork, est confronté au suicide d'une femme atteinte du Syndrome des Faux Souvenirs, une étrange maladie qui a fait son apparition récemment et dont nul n'est encore parvenu à identifier les causes ou le fonctionnement...

mardi 11 juin 2019

L'étoffe dont on fait les amis



Les relations humaines ont toujours été une chose extrêmement compliquée pour moi. 

Je n'ai pas eu d'amis avant l'âge de 15 ans et mon arrivée dans un club de jeux de rôles fréquenté par des hordes de garçons tout aussi asociaux que moi. Même alors, nos rapports étaient surtout fondés sur le partage d'une activité excitante qui ne nous obligeait pas à aborder quelque sujet personnel que ce soit. Pour le reste, je n'avais aucun point d'accroche avec mes camarades de classe, tous beaucoup plus vieux que moi (et beaucoup plus bêtes, de mon avis qui n'engageait que moi). Ca ne s'est pas arrangé quand j'ai débarqué dans une grande école de commerce où en plus du fossé de l'âge qui s'était encore creusé entre-temps, j'ai été confrontée au fossé de classe sociale et d'ambitions radicalement divergentes qui béait entre eux et moi - ils voulaient conquérir le monde merveilleux de l'entreprise; je n'aspirais qu'à bosser tranquillement dans mon coin sans avoir de comptes à rendre à personne.

lundi 10 juin 2019

"Magic Charly #1: L'apprenti" (Audrey Alwett)


Prenez:
- un jeune héros noir, grand et athlétique, dont les gens se méfient dans la rue alors qu'il est adorable et hyper respectueux des filles;
- sa mère qui est aussi la proviseure de son drôle de lycée, l'Ecole des Allumettes Hurluberlu, et qui peint à ses heures perdues;
- sa grand-mère qui vient juste de refaire surface 5 ans après sa disparition mystérieuse, en ayant complètement perdu la mémoire;
- sa meilleure amie, héritière d'une fabrique de confiserie, qui se pend pour une rebelle et accumule toutes les bêtises possibles;
- une de leurs camarade de classe, éternelle bonne élève plutôt désagréable mais particulièrement douée pour diriger les opérations de nettoyage en grand.
Incorporez-les à un monde apparemment semblable au nôtre, mais où la magie existe. Ceux qui la pratiquent sont appelés "magiciers" et soumis à des règles très strictes - sauf, évidemment, s'ils font partie de l'élite des Académiciens et autres riches habitants de la cité de Thadam. 
Ajoutez quelques artefacts merveilleux, comme une théière perpétuelle qui sert chaque fois un thé différent selon l'humeur de la personne qui va le boire, ou une serpillère animée répondant au doux nom de Pépouze. Plus un crocodile familier, histoire d'apporter un peu de mordant.
Saupoudrez de réjouissantes références aux classiques du genre (Harry Potter et Les Annales du Disque-Monde en tête). 
Laissez cuire à petit feu pendant les deux tiers de l'histoire, le temps que le héros entame très laborieusement son apprentissage. 
Puis, lorsque le mélange commence à prendre, jetez un gros twist en plein milieu, et regardez l'explosion résultante éclabousser les lecteurs ahuris.
Terminez par une confrontation épique et-pic-et-colégram, ponctuée d'un double cliffhanger qui devrait plonger tous les gourmets littéraires dans le désespoir et ne leur laisser qu'une seule phrase aux lèvres: "La suite, et vite!". 
Agrémentez d'une couverture embossée, à l'illustration si jolie que même les accros de la liseuse se jetteront sur la version papier. 
Il ne vous reste plus qu'à servir ce premier tome de "Magic Charly" encore tout chaud et à le dévorer dans la foulée comme il le mérite. 

dimanche 9 juin 2019

La semaine en bref #74




Lundi:
Fenêtre fermée, je ne dors pas parce que j'ai trop chaud. Fenêtre ouverte, je suis réveillée par des petits salopards d'oiseaux qui chantent à gorge déployée dès 4h40. L'été s'annonce bien.
 Nous regardons le dernier épisode de "Good omens". J'ai globalement beaucoup aimé, malgré la disparition de plusieurs de mes scènes préférées du livre. Chouchou, en revanche, a trouvé l'apocalypse riquiqui. Je lui fais remarquer que c'est une histoire de gens, de choix, de pouvoir de l'imagination et pas de grosse baston, mais il semble peu convaincu. 

samedi 8 juin 2019

Les conversations absurdes #63


CHOUCHOU: J'ai eu trois expériences mystiques dans ma vie. Une à Villeneuve-lès-Avignon, une à Kyoto, et une au Crazy Horse. 
MOI: Au Crazy Horse? 
CHOUCHOU: Oui. Tu te souviens, la fois où tu avais pris des places pour aller voir le spectacle de Dita von Teese, et qu'on s'était retrouvés au premier rang? Pendant le numéro du bain noir, elle s'est approchée du bord de la scène, elle s'est retournée et penchée en avant, et là, j'ai vu la lumière. 
MOI: ...
MOI: Si je comprends bien, 33% de tes expériences mystiques, c'était le cul de Dita von Teese. 
CHOUCHOU: Tout à fait. (Silence pensif.) Vu sous cet angle, ça fait beaucoup. Mais dès ma prochaine expérience mystique, ça tombera à 25%.
MOI: Ou ça montera à 50. 

mardi 4 juin 2019

Envies de juin




un bol de spaghetti au nouveau Bavet de la rue du Bailli
(à l'emplacement du regretté salon de thé Umami, parti s'exiler dans le Neuilly bruxellois où je ne mets pratiquement jamais les pieds)

le premier tome de "The Poe clan" de Moto Hagio
(si vous aimez le shôjo et que vous n'avez rien lu de cette autrice au dessin sublime, vous avez raté votre vie)

...et celui de "Time shadows"
(d'un auteur inconnu de moi, mais comment passer à côté d'un manga qui parle de voyage dans le temps?)

"Magic Charly", le nouveau roman d'Audrey Alwett
(dont j'avais a-do-ré "Les poisons de Katharz")

la deuxième saison de "Dark"
(série retourne-méninges par excellence - j'espère qu'il y aura un bon résumé au début, car j'ai totalement oublié qui est qui!)

le sublime ensemble Lego "Stranger Things"
(son prix étant sublime lui aussi, et notre appartement ne s'étant toujours pas changé en Tardis, je me contenterai de l'admirer de loin)

un puzzle Orbicular Geode
(chacun d'eux est une pièce unique, inspiré de la formation des agates, et je bave devant depuis deux semaines)

un abonnement à Superprof.be
(pour trouver des cours particuliers de plusieurs techniques que j'ai envie d'apprendre, notamment le tissage et la céramique)

cette parure de lit ambiance tropicale
(toutes les miennes sont sérieusement défraîchies, et j'adore le motif)

cette robe kaki Cora Kemperman
(pas du tout de saison, je l'avoue, mais il n'y en aura certainement plus d'ici l'automne)

lundi 3 juin 2019

Les conversations absurdes #62




Ce matin, j'ai publié la photo ci-dessus en story Instagram avec la question:
A: Ceci n'a rien à faire dans le frigo car c'est VIDE?
B: Pas du tout, il en reste encore PLEIN?

Dans l'après-midi, Chouchou vient me parler sur Messenger.
CHOUCHOU: Alors, ce sondage, ça donne quoi? 
MOI: 33 A contre 12 B. LE PEUPLE EST DANS MON CAMP.
CHOUCHOU: Il est aussi dans le camp de l'extrême-droite pour le moment. A ta place, je ne me fierais pas à des jugements trop hâtifs. 

dimanche 2 juin 2019

La semaine en bref #73




Lundi:
C'est sympa de distribuer des guides pratiques à toutes les places des trains ICE, mais quand ma correspondance prévue ne figure pas dans la liste, ça me file juste un gros coup de stress.
 La cheffe de bord de notre deuxième train répète ses annonces en quatre langues après chaque arrêt et mange tellement ses syllabes qu'arrivée à Bruxelles, je n'ai toujours pas compris comment elle s'appelle. On dirait que son prénom commence par un F. Falbala? Fleubeuleu? Ftagh'nunu? Le mystère restera entier. 

samedi 1 juin 2019

Lectures de Mai 2019




ROMANS:
- Impossible times #1: One word kill (Mark Lawrence) ♥︎♥︎♥︎
- The gilded wolves #1 (Roshani Chokshi) ♥︎♥︎
- The illumination of Ursula Flight (Anna-Marie Crowhurst) - en cours
- Ma vie en listes (Kristin Mahoney) ♥︎♥︎
- With the fire on high (Elizabeth Acevedo) ♥︎♥︎♥︎
- The last voyage of Poe Blythe (Ally Condie) ♥︎♥︎
- Le show de la vie (Chi Li) ♥︎♥︎
- Les âmes silencieuses (Mélanie Guyard) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The truths and triumphs of Grace Atherton (Anstey Harris) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Malamander (Thomas Taylor) ♥︎♥︎♥︎
- Max Lakeman and the beautiful stranger (Jon Cohen) ♥︎
- A witchcraft mystery #8: A toxic trousseau (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Impossible times #2: Limited wish (Mark Lawrence) - en cours

BEDE/MANGA:
- Comment les paradis fiscaux ont ruiné mon petit-déjeuner (François Samson-Dunlop) ♥︎♥︎
- La maison de la plage (Séverine Vidal/Victor Pinel) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Duellistes: Knight of flowers #2 (Mai Nishikata) ♥︎
- Enferme-moi si tu peux (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- KakushiGoto #2 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #1 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #2 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #3 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Five years #1 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le goût de la papaye (Elisa Macellari) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Fool's paradise #4 (Ninjyamu/Misao) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Je sors avec un ours (Pamela Ribon/Cat Farris) ♥︎♥︎

DIVERS: 
- Lagom: The swedish art of balanced living (Linnea Dunne) - en cours

vendredi 31 mai 2019

"Le goût de la papaye" (Elisa Macellari)


En Thaïlande, dans la première moitié du 20ème siècle. Le shérif Kunchai destine l'aîné de ses quatre fils à une carrière de médecin. Mais le jeune Sompong se passionne pour les langues. Alors, il s'engage dans l'armée comme élève-officier et décroche une bourse qui lui permettra d'aller étudier à Berlin. Hélas, c'est le moment que choisit le chancelier allemand pour déclarer la guerre à la Pologne. Sompong est donc réaffecté à Rome, et embarque à Singapour pour un voyage en bateau qui durera une vingtaine de jours...

C'est en se basant sur la jeunesse mouvementée de son grand-oncle que l'illustratrice Elisa Macellari a écrit et dessiné son premier roman graphique. Dès l'âge de 5 ans, le petit Sompong apparaît comme curieux du monde, enthousiaste et optimiste: des traits de caractère qui, bien qu'il soit un bon fils, le poussent à défier l'autorité paternelle pour choisir son propre chemin. Malgré les circonstances houleuses, c'est avec des yeux émerveillés qu'il découvre l'Europe du début des années 40 et y rencontre la femme de sa vie. 

Mai 2019



jeudi 30 mai 2019

[MUNICH] Mes coups de ♥︎




En décidant d'aller y passer quelques jours, nous n'attendions pas grand-chose de Munich elle-même: nous voulions avant tout rendre visite à nos amies M & M, et en profiter pour voir le château de Neuschwanstein qui figurait sur ma bucket list depuis des années. Nous avons été très agréablement surpris par celle que les autochtones appellent "la ville italienne la plus au nord". Certes, nous avons bénéficié d'un bel ensoleillement, mais il paraît que c'est monnaie assez courante dans le coin. Nous ne nous attendions pas à la gaieté des façades colorées et à la verdure omniprésente qui font des promenades à pied un vrai bonheur. Munich a l'air d'un endroit où la vie est douce. Ce n'est pas mon plus gros coup de coeur en tant que destination touristique (mais nous y avons sans doute fait trop peu de choses pour juger...); en revanche, c'est certainement une ville où ça ne me dérangerait pas d'habiter. 

mercredi 29 mai 2019

"KakushiGoto" T1 et 2 (Kôji Kumeta)


Kakushi Goto mène une double vie. A la maison, il est le père solo et ultra dévoué de l'adorable Hime. Au boulot, il est le scénariste et le dessinateur de mangas cochons tels que "La gigue des couilles" ou "Le collant folâtre". Pour bien marquer la séparation entre ces deux domaines, il se change chaque jour sur le chemin de son atelier et signe ses oeuvres d'un pseudonyme. Mais son obstination à cacher son véritable métier à sa fille, qui le croit employé de bureau, entraîne souvent des situations cocasses...

Très visiblement basé sur la carrière de son auteur (qui relate entre deux chapitres les anecdotes réelles dont il s'est inspiré), "KakushiGoto" présente le travail d'un mangaka et toutes ses vicissitudes avec un savoureux mélange d'humour et de réalisme. Le héros est si focalisé sur sa double vie qu'il devient aveugle à ce qui se passe autour de lui, et donne involontairement de faux espoirs à plusieurs célibataires de son entourage. Les tweets dont il ponctue la fin de chacune de ses courtes mésaventures renforcent l'impression qu'il est perpétuellement en décalage avec la réalité. Le charadesign, qui m'avait semblé un peu simpliste au premier coup d'oeil, fait finalement très bien son boulot et accentue la légèreté dégagée par l'ensemble. Si vous cherchez une lecture fraîche et amusante, ce manga pourrait bien vous séduire. La série, qui n'est pas encore terminée, compte actuellement 8 volumes au Japon. Les éditions Vega en ont déjà publié deux en français, et le 3ème est prévu pour juillet. 

Traduction de Ryoko Akiyama

mardi 28 mai 2019

Où des interrogations partagées aboutissent à des réponses contraires



Depuis quelques années, je m'intéresse beaucoup à l'autisme et notamment à sa forme dite "syndrome d'Asperger". Il se trouve que je me reconnais dans 95% de la liste des caractéristiques les plus courantes. Toute petite, déjà, j'avais un comportement si différent de celui des autres enfants de mon âge que mon oncle et ma tante - qui travaillaient dans l'Education Nationale - avaient suggéré à mes parents de me faire tester. Jeune adulte, j'ai tenu à peine trois ans dans le salariat; après ça, j'ai su que si je ne trouvais pas un moyen de gagner ma vie toute seule dans mon coin, je finirais par devenir dingue et/ou me foutre en l'air.

lundi 27 mai 2019

Les conversations absurdes #61


MOI: Tu étais parti aux toilettes? 
CHOUCHOU, distraitement: Oui. Dans ce lieu magique. 
MOI, perplexe: ...Evanesco caca?*

*Ceci est une blague de Potterhead. 

[MUNICH] Où on s'extasie devant l'Eisbachwelle




Ce matin, après une nuit durant laquelle j'ai dû envoyer Chouchou dormir dans la pièce voisine, j'émerge à... 10h30, gasp. J'avais vraiment besoin de récupérer. D'ailleurs, je ne me sens toujours pas en grande forme. Nous sortons brièvement vers 11h30 pour aller à la pâtisserie la plus proche, où nous achetons des gâteaux pour le dîner de ce soir. Mes boots de moto me font tellement mal aux pieds qu'en ressortant de la boutique, je les enlève et rentre à l'appartement en chaussettes. Nous traînons sur nos ordinateurs respectifs jusqu'à 13h, finissons les restes du frigo et ne nous décidons à décoller que vers 15h. C'est de nouveau le bordel dans le métro, mais un maudit changement à Hauptbahnhof (le Châtelet local) plus tard, nous atteignons l'Englischer Garten, un parc absolument immense connu entre autres choses pour abriter un curieux spot de surf. L'Eisbach, affluent de l'Isar, forme ici une boucle artificielle qui génère une vague d'un mètre. Un panneau donne le ton d'entrée de jeu: le canal est étroit et peu profond; il existe un risque non négligeable de se fracasser la tête sur le béton, et les novices sont priés de s'abstenir. 

dimanche 26 mai 2019

[MUNICH] Où je coche une case sur ma bucket list




Après une nuit où je n'ai quasiment pas réussi à fermer l'oeil à cause du combo ronflements de Chouchou + trop chaud avec la couette mais pas assez sans + stress de ne pas entendre le réveil comme chaque fois que je dois me lever tôt pour prendre un train ou un avion, je m'extirpe péniblement du lit à 7h30. A 8h50, nous sommes dans la métro direction la gare centrale où nous devons retrouver M & M. Mais la circulation semble très perturbée; les écrans n'affichent pas le passage des prochains métros; des employés crient en faisant de grands gestes sur le quai, et nous mettons pour démarrer une grosse dizaine de minutes durant lesquelles je flippe à l'idée de rater notre train. Finalement, la marge que j'inclus toujours dans mes calculs d'horaires nous sauve, et nous arrivons au point de rendez-vous une minute avant nos amies. 

samedi 25 mai 2019

[MUNICH] Où nous partons en quête du meilleur poisson-sur-bâton de la ville




Ce matin, pendant que nous déjeunons de tartines de leur délicieux pain brun, j'annonce fièrement à Chouchou:
- Rischart a liké ma photo de ton énorme machin!
Il me fixe sans comprendre. 
- Gâteau, me hâté-je de préciser. Rischart a liké ma photo de ton énorme gâteau. 
Le malentendu dissipé dans l'oeuf, nous nous mettons en route à pied vers 11h, direction le Deutsches Museum qui est un immense musée scientifique sur 8 niveaux. Nous achetons nos billets au guichet, prenons un lunch rapide au café attenant et, voyant l'ampleur de la tâche qui nous attend, décidons de consacrer les quatre heures dont nous disposons aux secteurs qui nous intéressent le plus. 

vendredi 24 mai 2019

[MUNICH] Où on ne maigrira probablement pas pendant ces vacances




Après une bonne nuit de sommeil malgré les ronflements déchaînés de Chouchou, je me réveille avec un léger début de migraine. Heureusement, j'ai emporté du Doliprane. Le temps qu'on boive un thé, qu'on fasse notre tour du matin sur internet et qu'on se prépare sans se presser, mon mal de tête n'est plus qu'un mauvais souvenir. On se met en route sous un beau ciel bleu. Premier arrêt dans un café tout près de l'appart': faute d'avoir eu le temps d'acheter quoi que ce soit à manger hier soir, nous dévorons chacun un croissant fourré (abricot pour moi, choco-crème pour Chouchou) en terrasse avant de nous remettre en route. Google Maps nous ayant fait prendre l'itinéraire voiture qui est trois fois plus long que le piéton, nous renonçons à passer par le cimetière sud et mettons directement le cap sur le centre de la ville en commentant la joliesse du paysage urbain.

jeudi 23 mai 2019

[MUNICH] Où notre séjour commence plutôt bien




L'avion depuis Bruxelles était deux fois plus cher, le train sera deux fois plus long mais je m'en fous: j'aime prendre le train, et les ICE sont super confortables - bien plus qu'un TGV pour des prix nettement inférieurs. En plus, j'ai de quoi m'occuper: le dernier Flow, le dernier Respire, et un super roman jeunesse entamé hier soir que je n'ai pas pu me résoudre à abandonner jusqu'à mon retour même si ça m'obligeait à le trimballer en version papier. La campagne allemande qui défile par la fenêtre est pas mal jolie aussi, avec ses bosquets touffus et ses bourgades aux maisons pimpantes toutes bien rangées. Correspondance tranquille à Francfort, mais 40 mn de retard à l'arrivée. 

lundi 20 mai 2019

La semaine en bref #71




Lundi:
 Je ne veux pas me vanter, mais mon candidat des dernières présidentielles utilise des gifs de Kristen Bell sur son compte Twitter. 
La petite victoire du jour: j'arrive à plaquer complètement mes mains l'une contre l'autre en Paschim Namaskarasana. La semaine dernière, il me manquait encore tout le bas de la paume et les pouces. C'est dingue que ça se soit débloqué d'un coup alors que je bosse cette posture sans avoir l'impression de progresser depuis des mois.
 Désormais, je qualifierai mes frustrations sur une échelle allant de "Il n'y a plus de Chocapic" à "La fin de Game of Thrones". (Au-delà du twist génial mais si mal amené de l'épisode 5, une analyse hyper-intelligente de la dégringolade de la série depuis qu'elle ne peut plus s'appuyer sur les bouquins.)

dimanche 19 mai 2019

"Les âmes silencieuses" (Mélanie Guyard)


1943. Héloïse Portevin a vingt-et-un ans lorsqu'un détachement allemand s'installe dans son village. Avides d'exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu'elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences... 

2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l'auteur des lettres. 

Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur... et pour le pire.

jeudi 16 mai 2019

Les conversations absurdes #60


CHOUCHOU: Tu veux bien regarder cette sélection de portraits? J'aimerais faire des choses approchantes avec toi. Bon, évidemment, ce ne sont que des pinups de 20 ans, donc il y aura un GROS travail d'adaptation...
MOI: Je t'en prie, insulte-moi lourdement, ça paraît un excellent moyen pour me faire poser sans moufter et avec le sourire. 

mercredi 15 mai 2019

"Enferme-moi si tu peux" (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg)



"Les histoires que je vais vous raconter se déroulent entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Il vaut mieux, en ce temps-là, être un homme, blanc, cultivé et bourgeois.* 

Les femmes et les enfants n'ont aucun droit. Les paysans n'ont plus de terre; ils deviennent pauvres et ouvriers. Les vieux et les malades gênent; on les préfère isolés et enfermés. Ils sont donc toute une population d'exclus: négligeables, corvéables, insignifiants. 

Pourtant, certains d'entre eux, du fond de leur gouffre, ont été touchés par la grâce. Un jour le déclic s'est produit, ils s'en souviennent comme si c'était hier. 

Ils ont entendu une voix, celle d'un esprit, d'un fantôme ou d'un ancêtre. Ils ont su alors qu'il y avait un ailleurs pour eux, et qu'il était intérieur."

dimanche 12 mai 2019

La semaine en bref #70




Lundi:
C'est la matinée des relances! 1, La Redoute qui ne m'a toujours pas remboursé le fauteuil dont j'ai annulé la commande il y a maintenant un mois; 2, l'éditeur qui ne m'a pas communiqué le nombre de feuillets à facturer pour ma dernière trad; 3, l'électricien qui n'a pas répondu à ma demande de rendez-vous. (...Vu comment c'est difficile d'appâter un artisan du BTP, je me dis que le bon plan, ce n'était pas la grande école de commerce que mes parents m'ont poussée à faire ni les études de langue auxquelles j'aspirais: aujourd'hui, je gagnerais sûrement mieux ma vie avec un CAP plomberie.)
 Le loueur de l'appart Air Bnb que nous avions réservé à Munich annule deux semaines avant notre départ pour cause d'embrouille avec son proprio. Branle-bas de combat pour retrouver quelque chose de satisfaisant dans le même budget. C'est pas gagné - surtout que la loi allemande n'autorise les particuliers à sous-louer que 6 semaines par an, et que certains hôtes ont déjà dépassé ce quota.
 Quand les acteurs et les showrunners de "Game of thrones" ont prévenu que beaucoup de spectateurs risquaient de ne pas apprécier la conclusion de la série, j'ai pensé qu'ils parlaient des amateurs de happy end. Comme je kiffe les fins tragiques, je jubilais d'avance. Et puis en fait, je déteste les trois quarts de ce qu'ils sont en train de faire.
 Atteint par la folie des grandeurs, le premier moustique de l'année tente de me piquer à travers la manche de mon sweat tel un carreau d'arbalète capable d'ignorer la présence d'une montagne sur sa trajectoire. Il périt tristement écrabouillé.

vendredi 10 mai 2019

Où je succombe à une nouvelle addiction




Tout est parti de l'incendie de Notre-Dame.

Parmi les nombreux messages attristés que j'ai vus passer sur internet, il y a eu un Instagram-hommage montrant un puzzle nommé "A day in Paris", dont l'illustration avait été réalisée par Jennifer Orkin Lewis alias @augustwren. Comme j'adore cette artiste, j'ai aussitôt cherché le moyen de commander le puzzle en question, en me disant que ça m'occuperait durant la période de chômage technique qui s'annonçait. Malheureusement, ni le fabricant américain ni ses distributeurs n'expédient en Europe. Mais à force de fouiller un peu partout, j'ai trouvé sur eBay un autre puzzle signé Jennifer Orkin Lewis: un design rond crée en hommage à la Women's March. Coup de foudre. Bon, avec les frais de port depuis l'Angleterre, ça revenait trois fois plus cher que le prix en dollars initial, mais tant pis: il me plaisait trop.

mardi 7 mai 2019

Nos vérités contraires




Lors d'un pétage de plombs récent, j'ai jeté des horreurs à la tête de Chouchou, et au cours de la discussion qui a suivi, je me suis excusée en disant que je ne les pensais pas vraiment. Il m'a répliqué que ce qui sort quand on est à bout, c'est toujours la vérité profonde. J'ai contré que pas du tout: lui-même m'avait également balancé des atrocités à l'occasion d'anciennes disputes alors que de toute évidence, il ne les pensait pas. J'ai cité un exemple spécifique et il m'a dit que si si, il le pensait, en expliquant pourquoi. Ce qui ne l'empêche pas de m'aimer, et de me le répéter très souvent sous des formes aussi flatteuses qu'argumentées. Malgré nos accrochages spectaculaires, on va sur nos 13 ans de relation - un fait sans précédent pour lui comme pour moi. Il faut donc croire que l'on pense effectivement des choses très dures l'un sur l'autre, mais que ce négatif est plus que contrebalancé par les qualités qu'on se trouve mutuellement. 

Ou peut-être que c'est un peu plus compliqué que ça.

lundi 6 mai 2019

La semaine en bref #69




Lundi:
A 8h30, je suis tirée du lit par les livreurs d'Ikea qui m'apportent le fauteuil acheté en remplacement de celui dont j'ai fini par annuler la commande à La Redoute. C'est le même que celui qu'il y avait dans notre Air Bnb de Porto, et bien que je galère un peu pour monter les oreillettes, je le trouve d'un excellent rapport qualité-prix. Je sens que je vais passer beaucoup de temps dans mon nouveau coin lecture! (D'autant que plus tard dans la matinée, un autre livreur m'apporte la jolie couverture que j'ai commandée exprès pour aller avec.)
 Histoire de tromper ma folle impatience en attendant que Chouchou ait fini sa journée de travail et qu'on puisse regarder GoT ensemble malgré les 1000 bornes qui nous séparent, j'attaque un nouveau puzzle, de l'illustrateur Colin Thompson cette fois. J'adore la myriade de détails marrants qu'on ne découvre qu'au fur et à mesure, en observant les pièces de vraiment très près. 

dimanche 5 mai 2019

"La maison de la plage" (Séverine Vidal/Victor L. Pinel)


Julie a récemment perdu son compagnon. Alors qu'elle commence tout juste à remonter la pente, elle apprend qu'un de ses oncles souhaite vendre Les Trémières, la maison située sur la côte Atlantique où sa famille s'est toujours réunie pour les grandes vacances. Ce dernier été tous ensemble risque d'avoir un goût un peu particulier...

"La maison de la plage" remonte le temps pour raconter des moments-clés de la vie des Trémières à trois époques différentes: 2018, où débute le roman graphique, puis 1968, lorsque les grands-parents de Julie firent l'acquisition de la maison, et 1959, à l'arrivée des propriétaires précédents. Un secret lié au papier peint de la chambre jaune sert de fil rouge à toute l'histoire.

J'avoue avoir été assez peu touchée par la dernière partie, vue à travers les yeux d'une fillette de 8 ans dont la réaction à un événement qu'on devine très vite m'a paru quelque peu... exagérée. En revanche, les pages consacrées à Julie et aux siens m'ont beaucoup émue, sans doute parce que j'y ai retrouvé des situations et des sentiments très universels. Les divergences et les querelles au sein d'une fratrie. Le soutien inconditionnel qu'on peut trouver auprès de sa famille (quand on a eu de la chance à la loterie de la naissance). L'ancrage profond que donnent les souvenirs d'enfance et les habitudes partagées. La douceur des amitiés d'adolescence qui survivent à l'âge adulte. La continuité d'une génération à l'autre, d'une époque à l'autre. Et, comme sur la couverture, la force qu'on tire des gens qui nous encadrent pour faire face aux vagues de l'existence. 

vendredi 3 mai 2019

Envies de mai




un brunch au Comptoir Rodin
(de préférence un dimanche où il fait beau, histoire de profiter du jardin)

l'expo "Intimate Audrey"
(avant d'arriver à Bruxelles, j'ignorais qu'elle y était née)

la série "Good omens" d'après le génial roman de Neil Gaiman et Terry Pratchett
(en croisant les doigts pour que l'adaptation soit meilleure que celle d'"American gods")

"With the fire on high", roman jeunesse culinaire avec une héroïne racisée
(en plus, la couverture est belle!)

cette recette de spaghetti à l'avocat et au citron
(sans les câpres, que je n'aime pas)

une boîte de thé Yang Tse Kiang de Christine Dattner
(c'est qu'il va bientôt falloir que je trouve un remplaçant à feu mon Yu Zi Hua Cha...)

ce joli puzzle "Paris in a day", à l'illustration signée Jennifer Orkin Lewis
(mais le fabricant américain n'expédie pas à l'international - je suis tristesse)

et cet autre à thème steampunk, illustré par Lois Sutton
(lui par contre, Amazon.com veut bien me l'envoyer des USA)

ce gilet avec une fusée dans le dos
(même si je ne suis guère fan des longueurs de manches bâtardes - mon coude ne fonctionne PAS comme une barrière thermique; si j'ai froid ou chaud en-dessous, j'ai froid ou chaud aussi au-dessus)

mercredi 1 mai 2019

SPOILERS: Pourquoi j'ai été hyper déçue par l'épisode 3 de la saison 8 de "Game of Thrones"


The Night King is not impressed, and neither am I

La semaine dernière, j'ai A-DO-RE l'épisode 2: 10 ans d'investissement émotionnel dans les personnages qui payaient de la plus belle des façons, avec ce qui ressemblait fort à un très émouvant au revoir général avant le massacre. Connaissant la propension de la série à surprendre ses spectateurs (même s'il n'y a en vérité eu aucun gros coup de théâtre depuis le Red Wedding à la fin de la saison 3), j'avais peur pour tous nos héros. Je me préparais à regarder mourir héroïquement les trois quarts d'entre eux, et d'un côté j'aurais été super triste, mais de l'autre, j'aurais trouvé ça normal et logique. 

mardi 30 avril 2019

Lectures d'Avril 2019




ROMANS:
- A witchcraft mystery #6: A vision in velvet (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- If we were villains (M. L. Rio) ♥︎♥︎
- The hunting party (Lucy Foley)
- The lost & found (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le mur invisible (Marlen Haushofer) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Seven days of us (Francesca Hornak)
- Le putain d'énorme livre du bonheur qui va tout déchirer (Anneliese Mackintosh) ♥︎♥︎
- A witchcraft mystery #7: Spellcasting in silk (Juliet Blackwell) ♥︎♥︎♥︎
- The half-life of Molly Pierce (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎
- Women of the dunes (Sarah Maine) - en cours
- Miracle Creek (Angie Kim)
- Things in jars (Jess Kidd) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les buveurs de lumière (Jenni Fagan) - en cours
- On ne parle jamais de Dieu à la maison (Ariane Gardel* ♥︎♥︎♥︎♥︎
- You must not miss (Katrina Leno) ♥︎
- The devouring Gray (Christine Lynn Herman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Commonwealth (Ann Patchett) ♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- Train de nuit dans la voie lactée (Kenji Miyazawa/Hinata Kino) ♥︎♥︎♥︎
- Le retour à la terre #6: Les métamorphoses (Manu Larcenet/Jean-Yves Ferri) ♥︎♥︎
- L'atelier des sorciers #4 (Kamome Shirahama) ♥︎♥︎♥︎
- Magus of the library #1 (Izumi Mitsu) ♥︎♥︎♥︎
- The ancien magus bride #10 (Kore Yamazaki) ♥︎♥︎
- Le patient (Timothé Le Boucher) ♥︎♥︎
- KakushiGoto #1 (Kôji Kumeta) ♥︎♥︎♥︎♥︎

dimanche 28 avril 2019

La semaine en bref #68




Lundi:
Après l'agitation émotionnelle extrême du week-end, je suis contente que ce jour férié nous permette de bosser tous les deux à la maison, sans rien ni personne pour troubler notre quiétude.
 J'ai récupéré mon à-plat facial, et les photos qu'en tire Chouchou ont beaucoup de succès sur Instagram, entrant presque aussitôt dans mon Top 10.

vendredi 26 avril 2019

J'ai testé Ouigo, le nouveau TGV low cost de la SNCF




Quand j'ai commencé à faire des aller-retour entre Toulon et Bruxelles, il y a 12 ans, il existait un TGV direct qui faisait le trajet en 5h50 pour 25€ l'aller simple en tarif Prem's. Au fil des ans, le parcours et sa durée se sont allongés avec l'ajout de nouveaux arrêts à Lille et Lyon; parallèlement, les tarifs n'ont cessé d'augmenter dans des proportions ahurissantes. Depuis quelques mois, je ne trouvais plus aucun direct, et la meilleure combinaison possible était devenue: un Thalys à 29€ minimum entre Bruxelles et Paris, une correspondance par RER, et un TGV à 59€ minimum entre Paris et Toulon, soit un total de 88€ en Prem's pour une durée de voyage de 7 à 8h si tout se passait bien (ce qui n'était pas toujours le cas). Aussi, quand j'ai appris la création de TGV low cost, j'ai aussitôt eu envie de tester. 

dimanche 21 avril 2019

La semaine en bref #67




Lundi:
Je me lève sans penser à rien; je me fais un thé sans penser à rien; je m'assois devant mon ordi sans penser à rien; mon regard  tombe sur la fenêtre Facebook restée ouverte hier soir et BAM: un spoiler sur "Game of Thrones". Je suis une cruche de ne pas avoir masqué Entertainment Weekly pour les 6 semaines à venir.
 A 15h40, j'ai bouclé mon quota de pages et je bombarde Chouchou d'ondes mentales suggérant que c'est une heure parfaitement raisonnable pour dîner devant la télé. De toute évidence, je n'ai aucun avenir dans la manipulation mentale.
 "Il est 18h." "Oui, et alors?" "Tu n'as pas encore fini de bosser?" "Non." "Tu travailles trop. C'est mauvais pour la santé."
 A 19h45, je suis enfin de nouveau inspoilable jusqu'à lundi prochain 4h du matin. Par contre, le septuaire de Baelor Notre Dame brûle. 

samedi 20 avril 2019

Les conversations absurdes #59


CHOUCHOU, très sobrement: Si je ne mange pas, mon humeur se dégrade.
MOI, morte de rire: Jolie formule pour dire que tu te changes en monstre bavant et écumant. Tu es incapable de sauter un repas.
CHOUCHOU: Si, je peux, mais il faut que je mange quelque chose.
MOI: C'est bien ce que je dis: tu es incapable de sauter un repas.
CHOUCHOU: Si, si, il faut juste que je fasse une prise de nourriture.
MOI: Autrement appelée...? Repas, bingo.
CHOUCHOU: Mais non, regarde, tout à l'heure dans le train, j'ai mangé juste un Ballisto et après ça allait.
MOI: Oui, car ça n'était l'heure d'aucun repas.

mardi 16 avril 2019

All out of fucks



Hier soir, en me rasseyant devant mon MacBook après avoir vu "Game of Thrones", j'ai découvert que Notre Dame brûlait. Passée la surprise initiale ("Mais comment un incendie a-t-il pu prendre là-dedans?"), j'ai espéré que les pompiers arriveraient à maîtriser le feu avant qu'il se propage aux habitations environnantes, et surtout qu'il n'y aurait pas de victimes. J'ai trouvé ça triste qu'un monument vieux de plus de huit siècles et faisant partie du patrimoine de l'humanité soit touché de la sorte, mais sans plus. 

lundi 15 avril 2019

Les conversations absurdes #58


En vidant la poubelle de la salle de bain, je tombe sur un peigne auquel il manque deux dents. 
MOI, perplexe: Pourquoi tu m'as emprunté un peigne? Et surtout, comment tu as réussi à le casser?
CHOUCHOU, levant à peine les yeux de son ordinateur: Qui te dit que c'est ton peigne?
MOI, ahurie: Euh... A quelle autre entité chevelue vivant sous ce toit veux-tu qu'il appartienne? Le lampadaire Ikea? La collection de cactus? 
CHOUCHOU, sans se départir de son flegme: Qui te dit qu'il ne vient pas de l'extérieur? 
MOI, avec l'impression d'avoir basculé dans la quatrième dimension: Mais comment ça, de l'extérieur?
CHOUCHOU, tout naturellement: Ben oui. Je passe mon temps à perdre mes affaires. Il ne t'est jamais venu à l'esprit que ma distraction fonctionnait aussi dans l'autre sens, et que parfois, j'embarquais sans faire attention des choses qui n'étaient pas à moi? 

dimanche 14 avril 2019

La semaine en bref #66




Lundi:
La Redoute, à qui j'ai déjà signalé 4 fois que je ne rentrais pas chez moi avant fin avril, me contacte encore pour me prévenir qu'une tentative de livraison sera effectuée aujourd'hui. A ce stade, je vais lâcher l'affaire et les laisser renvoyer mon fauteuil pour remboursement. Le plus chouette meuble du monde ne vaut pas un patakès pareil, ni les pics de tension qu'il me file depuis un mois.
★ Les scénaristes de "This is us" ont épuisé mon maigre capital d'empathie. Désormais, tous les personnages m'énervent, et je lève les yeux au ciel à chaque nouveau pseudo-rebondissement. Je propose qu'on file un spin-off à Beth et Zoe et qu'on laisse les autres se démerder loin des écrans de télévision. 

vendredi 12 avril 2019

La fin de l'Annexe




Quand j'ai créé un blog lecture en novembre 2015, j'avais deux objectifs:
- désengorger Le rose et le noir, sur lequel je publiais énormément à l'époque, au point je crois que mes lectrices avaient du mal à suivre le rythme
- être légitime pour demander des services de presse aux éditeurs, et ainsi faire baisser mon énorme budget lecture.

jeudi 11 avril 2019

"Le mur invisible" (Marlen Haushofer)


Une femme d'une quarantaine d'années accompagne sa cousine et l'époux fortuné de celle-ci dans leur chalet de montagne pour y passer le week-end. Le soir de leur arrivée, la cousine et son mari se rendent au village voisin pour faire des courses. Le lendemain matin, ils ne sont toujours pas revenus. La narratrice part à leur recherche et... se heurte à un mur invisible. Très vite, elle découvre qu'humains et animaux semblent s'être instantanément pétrifiés à l'extérieur, et que les stations de radio ont cessé d'émettre. Incapable d'établir l'origine du phénomène, elle entreprend d'organiser son existence solitaire avec un chien, une vache et une chatte pour seule compagnie. 

D'ordinaire, je ne suis pas très fan de romans post-apocalyptiques - même si peu d'entre eux sont aussi durs que "La route" de Cormac Mccarthy, probablement le plus célèbre de tous. Les seules exceptions à cette règle jusqu'ici étaient "Station Eleven" et "The book of M", que j'ai adorés tous les deux: le premier pour sa poésie du désastre, le second pour son exploration originale du thème de l'identité. L'an dernier, j'ai tenté de lire "Dans la forêt" qui récoltait d'excellentes critiques, et j'ai dû m'interrompre aux deux tiers tellement cette histoire de deux soeurs adolescentes livrées à elles-mêmes dans un monde encore peuplé de gens potentiellement hostiles m'angoissait. Mais au lieu d'invoquer une catastrophe crédible de type pandémie ou attaque nucléaire, "Le mur invisible" part d'un postulat à la limite du fantastique, ce qui m'a tout d'abord évité de trop m'identifier à son héroïne.

Puis très vite, il m'est apparu que le fameux mur n'était qu'un prétexte pour isoler cette dernière, l'obliger à renoncer à sa vie de citadine ordinaire et à tout ce qui faisait son existence pour se métamorphoser au contact de la nature. Et bien qu'il ne se produise quasiment rien durant les deux ans que couvre son carnet de bord, les pages ont défilé toutes seules tant j'étais fascinée par la facilité avec laquelle cette femme banale se résigne à son étrange sort. S'il lui arrive d'avoir peur et de déprimer, on la sent aussi soulagée par la rude simplicité de sa nouvelle vie. Elle passe très peu de temps à ruminer le passé ou à s'interroger sur son avenir au-delà des quelques mois sur lesquels elle doit planifier les travaux agricoles nécessaires à sa subsistance. Au lieu de ça, elle apprivoise la montagne; elle apprend à goûter la satisfaction du labeur manuel, la beauté de ce qui l'entoure, la tendresse qui la lie à ses animaux - et à s'en contenter sans récriminations amères. Sa solitude la renforce, développe sa vie intérieure et la rapproche d'une forme de vérité universelle.

Ecrit par une autrice allemande durant la Guerre Froide, "Le mur invisible" dresse un magnifique portrait de femme contrainte de ne compter que sur elle-même, et qui en des circonstances extraordinaires se découvre des ressources insoupçonnées. Un véritable traité de résilience et de sagesse dont je ne saurais que trop vous recommander la lecture. 

Traduction de Liselotte Bodo et Jacqueline Chambon

mardi 9 avril 2019

[BRUXELLES] Les brunchs du dimanche (56): Le Phare du Kanaal




C'est suite à une pub sur Instagram que nous avons décidé de tester le brunch de cet espace de coworking/café dont nous n'avions jamais entendu parler depuis son ouverture, il y a 3 ans. Coup de chance, il faisait très beau dimanche matin à Bruxelles, au point que la plupart des clients qui nous avaient précédés au bord du canal avaient choisi de s'installer en terrasse. Mais je suis une créature d'intérieur qui déteste respirer les gaz d'échappement et qui aime profiter de la déco des restos quand elle est sympa. 

lundi 8 avril 2019

Les conversations absurdes #57


CHOUCHOU: Je suis épaté par la qualité de la photo qui illustre ton dernier article. 
MOI: Parce que d'habitude, je fais des photos de merde, c'est ça? 
CHOUCHOU: Non, mais d'habitude, tu fais du point and click, tu ne cherches pas à raconter une histoire. Là, cette photo est tellement bien qu'on dirait une des miennes. 
MOI: Pour la modestie en revanche, je ne t'arrive toujours pas à la cheville.

dimanche 7 avril 2019

La semaine en bref #65




Lundi:
Cet article sur la réforme des retraites et ses conséquences pour les auteurs achève de me convaincre qu'en admettant que je vive jusqu'à l'âge de 65 ans, je n'aurai de toute façon pas les moyens de m'arrêter de travailler avant d'être tout à fait gâteuse. Joie et bonheur.

vendredi 5 avril 2019

[PORTO] White Rabbit: Stranger Room




Etonnamment pour une ville de taille assez modeste, Porto compte pas moins de 11 enseignes d'escape games, dont beaucoup possèdent plusieurs salles. Pas évident de faire son choix dans ces conditions, surtout quand on est devenu très méfiant suite à plusieurs mauvaises expériences l'an passé. Après moult hésitations, j'ai fini par jeter mon dévolu sur la Stranger Room de White Rabbit pour son thème original.

jeudi 4 avril 2019

Astuces pour atténuer le blues du retour de vacances




Quand on a passé d'excellentes vacances, le retour à son chez soi et à un quotidien plus ou moins folichon peut parfois sembler un peu rude. Au fil des ans, j'ai mis au point quelques astuces pour atténuer mon éventuelle déprime.

mercredi 3 avril 2019

Envies d'avril




la 8ème et dernière saison de "Game of Thrones"
(ENFIN!)

le nouvel album de Timothé Le Boucher
(auteur de mon roman graphique préféré de 2017, "Ces jours qui disparaissent")

la suite du "Retour à la terre" de Manu Larcenet
(le tome précédent date d'il y a dix ans, ce sera amusant de voir l'évolution des protagonistes)

le tome 5 de "La cantine de minuit"
(un de mes mangas préférés du moment)

deux places pour le prochain spectacle de Kyan Khojandi
(mais je ne me vois pas les acheter maintenant alors qu'il ne passera à Bruxelles qu'en février 2020)

...et deux autres pour le Spectacle Drôle de Marina Rollman
(qui ne passe malheureusement pas à Bruxelles, mais ça pourrait faire l'objet d'une virée parisienne)

le cake au lemon curd de Caro
(ça tombe bien, j'en ai rapporté un pot du Portugal!)

cette robe-ballon Cora Kemperman
(pour rejoindre mon assortiment de robes de voyage super faciles à vivre)

lundi 1 avril 2019

[PORTO] Où l'alcoolisme mondain essuie une défaite




Pas facile de trouver un resto ouvert le lundi midi, mais nous tirons le gros lot avec une des suggestions de notre hôte. Le Zé Bota, situé dans une ruelle pavée où nous ne l'aurions jamais découvert par hasard, a des murs tapissés de plaquettes en bois sur lesquelles les clients ont écrit des petits mots et collé des Instax, mais surtout, il sert un bacalhau franchement sublime, et si copieux que nous ne parvenons pas à finir le plat. Croyez-moi, ça n'arrive pas souvent.  "Tu as commandé en portugais et en parlant super vite", s'émerveille Chouchou à la sortie de la boulangerie où nous avons acheté des friands pour le dîner. Je me garde de préciser que j'accentue mes mots comme en espagnol, ce qui est peut-être tout à fait à côté de la plaque. Moi, pensive devant l'église des Carmes: "Tu sais à quoi on voit qu'on devient des vétérans des city trips au Portugal? On n'a pas photographié un seul azulejo de tout le séjour."

La semaine en bref #64




Lundi:
Journée de télétravail pour ma soeur. Chacune bosse sur son ordi à un bout de la table en grommelant sur ses problèmes spécifiques. C'est assez drôle, surtout quand elle participe à une vidéoconférence avec des collègues de diverses nationalités et que tout le monde parle business english avec un accent à couper au couteau. 
 Le soir, nous accompagnons Attila-le-mal-surnommé à l'entraînement, et c'est lui qui nous conduit avec son permis B tout neuf (qu'il n'a pas encore le droit d'utiliser sans adulte accompagnateur). Je suis épatée par son assurance au volant et la fluidité de ses manoeuvres. 

dimanche 31 mars 2019

[PORTO] Où notre dimanche n'est pas trop pourri




Même en tenant compte du changement d'heure, je suis réveillée et verticale bizarrement trop tôt.   Ca risque d'être dur de trouver un resto ouvert le dimanche midi dans le quartier. A l'aide, Google Maps! ...Ah ben voilà. Le Vogue Café, à 200 mètres de l'appart', propose un brunch qui m'a l'air tout à fait correct. Réservation instantanée sur The Fork, et on roule!  Chouchou découvre les oeufs Bénédict: "Et donc, c'est un moyen de vendre super cher un oeuf sur une tranche de pain, c'est ça?". En gros, oui. Encore faut-il maîtriser la cuisson de l'oeuf mollet. ★ "Quand tu iras aux toilettes, jette un coup d'oeil au hall de l'hôtel attenant: il est à tomber à la renverse, je n'ose même pas imaginer le prix des chambres." (Après vérification, dans les 230€ la double, ce qui me paraît très raisonnable pour un luxe pareil.) ★ Si je me rappelle correctement mes cours de portugais, ce bus va à Château Fromage. 

Concours "Killer game": la gagnante!




C'est donc Emmanuelle Be qui remporte le livre cette fois. 

Envoie-moi tes coordonnées postales à:  leroseetlenoir@hotmail.com

Merci à toutes pour votre participation, et à bientôt pour d'autres concours

samedi 30 mars 2019

[PORTO] Où il y a un dieu pour les martyrs de l'art contemporain




Entre les mecs bourrés qui ont hurlé dans la rue jusqu'à 2h du matin et les soucis de boulot que j'ai sans douté ruminés jusque dans mon sommeil, je me lève pas reposée du tout et d'assez mauvais poil. Du coup, je décide de sortir l'artillerie lourde: direction les plages de Foz où nous avions passé un 31 décembre idéal fin 2014. Je remercie bien fort le DAB qui alors que j'avais besoin de monnaie pour prendre le tram 1 n'a daigné me filer que des billets de 50.  La météo est exceptionnelle, et des tas de gens très peu habillés bronzent déjà sur le sable. Nous, on se contente d'y patauger péniblement avec nos chaussures pas faites pour, et de tenter de prendre les vagues en photo au moment où elles explosent contre les rochers.  Des coquilles de moules, on peut en ramasser par millions, mais pas moyen de trouver un pauvre oursin entier.  Parce que nous avons réservé par téléphone, le Praia da Luz nous a collés à la terrasse du restaurant de l'étage, et non à celle du rez-de-chaussée où nous avions grignoté des tartines la dernière fois. La carte n'est pas la même; l'addition non plus. Mais on se régale de filets de cabillaud légèrement croustillants, servis avec une cassolette de riz à la tomate et à la menthe que j'arrose d'un bon verre de blanc du Douro (un Flor de Sao José).  A la table de derrière, deux mecs avec des montres à 50 plaques ont commandé le vin et les plats les plus chers, mais... entre le T-shirt jaune et le bas de jogging noir de celui qui me tourne le dos, la moitié d'un cul poilu est parfaitement encadrée par la découpe de son dossier de chaise. Grande classe.  Nous traversons l'avenue pour nous mettre en route vers notre destination suivante, mais je ne parviens pas à m'arracher à la contemplation de la mer. "Ca te dérange si on descend s'asseoir sur la plage genre 20 mn, le temps de cuver digérer un peu?  Le monde à l'envers, c'est Chouchou qui lit un livre en papier de bois d'arbre tandis que je comate allongée en patonnant le sable et en me remplissant la tête du bruit du ressac.  En fait, ma vie idéale, ce serait le Portugal d'octobre à mars et l'Ecosse le reste de l'année.