dimanche 30 décembre 2018

La semaine en bref #51





Lundi:
J'ai passé la moitié de la nuit réveillée, d'abord à réfléchir à un problème de probabilités, ensuite à m'émerveiller d'avoir compris la solution et qu'elle me paraisse aussi évidente rétrospectivement. Mon rythme biologique est flingué (je n'ai émergé que vers 10h40 ce matin), mais je me sens super intelligente.
 Les choses qui fâchent, maintenant: budget prévisionnel sur l'ensemble de 2019. En plus du texte en attente qui va m'occuper tout le mois de janvier, il faudra que j'en traduise 6 autres pour m'en sortir de justesse, et au moins 7 si je veux avoir un peu de marge pour voyager. Cela dit, 2018 a été ma plus mauvaise année depuis le début de ma carrière, et j'en ai quand même fait 8 - donc, ça devrait être jouable.
 Réflexions sur "Love actually": 1/ Il y a quand même beaucoup, beaucoup de nichons dans ce film. 2/ Dans la moitié des couples, le mec a quasiment le double de l'âge de la fille. 3/ Le Premier Ministre qui fait muter une de ses collaboratrices parce qu'il en pince pour elle: vous trouvez ça normal? 4/ Le meilleur ami du marié, l'écrivain chiant, le futur Jojen Reed qui tombent tous amoureux sans avoir jamais eu une seule conversation avec la nana concernée: vous trouvez ça sain? 5/ 2-3 semaines pour apprendre à jouer de la batterie ou à parler portugais: vous trouvez ça réaliste?

Mardi:
 Envoyé en Mission Croissants à 11h passées, Chouchou fait le tour de toutes les boulangeries du quartier et revient avec une demi-douzaine de viennoiseries Paul un peu brûlées. Ca nous apprendra à nous lever si tard.
 Je m'essaie à la trottinette sur l'esplanade du Parlement Européen tandis que Chouchou filme et photographie. Après avoir rendu notre engin, nous croisons un type de notre âge qui s'essaye à diverses acrobaties sur le sien: "Oh, j'aurais pu faire ça", dis-je avec regret en le voyant lever une jambe à l'équerre sur le côté. La seconde d'après, il se flanque spectaculairement par terre, et Chouchou et moi commentons en choeur: "Tu/j'aurais aussi pu faire ça!".
 Chez Filigranes, nous croisons le client de Chouchou chez qui nous avons dîné vendredi dernier, très occupé à bosser sur son laptop. Le vendeur du rayon bédé n'arrive pas à trouver dans les rayons le manga que je cherche et qu'il a pourtant en stock; à la place, je m'offre ce mignon recueil de haïkus de voyage.
 Bilan de la soirée: "Paddington 2" était étonnamment chouette, et Chouchou est le grand maître du boudin aux pommes rissolées. 

Mercredi:
 Une grosse demi-heure au téléphone avec ma soeur et mes neveux, qui ont tous les deux demandé à me parler: je me sens populaire. (Et aussi, très intéressée par le jeu Time Stories qu'ils ont testé hier, même si leur partie a duré 4h30.)
 La séance de yoga du jour me confirme que la posture de l'aigle N'EST PAS conçue pour les pratiquants dotés de membres courts et dodus.
 Le postier (bruxellois) m'annonce que renvoyer le contrat de ma dernière trad à mon éditeur (français) va me coûter 8,16€. Je soupire que c'est horriblement cher, mais que j'ai l'habitude. Il grommelle: "Encore la faute à Macron". Je le félicite: je suis toujours partante pour casser du sucre sur le dos de Macron, mais lui imputer les tarifs internationaux exorbitants de BPost, même moi, j'aurais pas osé. 

Jeudi:
 J'ai mis mon réveil exprès pour ne pas manquer le début de la vente du calendrier de l'Avent de Guillaume Long. A peine les chiffres 10:00 apparaissent-ils au coin de mon écran que j'envoie le mail préparé deux jours à l'avance. Puis j'attends en papotant avec Kleo qui était elle aussi sur le coup. A 10h50, je reçois une réponse: j'ai mon second choix, la lettre V. Et au lieu de me réjouir, je ne peux que regarder mon premier choix (la lettre I) sur sa page Facebook en regrettant très fort. Argh.
 En l'espace de 48h, une photo de moi sur ma trottinette est devenue mon IG le plus liké de tous les temps, fichant en l'air mon Top Nine de 2018. Je m'en fous, je le refais pas, sinon la bouée-pastèque ne sera plus au milieu.
 L'Occitane vend des recharges de mon shampoing préféré. J'aime faire des économies tout en aidant la planète. 
 Apparemment, tout Bruxelles s'est donné rendez-vous chez Méert. Il faut s'armer de patience pour avoir une table et pouvoir savourer un baba au rhum (un de leurs seuls gâteaux que je ne trouve pas trop sucré pour moi) accompagné d'un délicieux Family Tea (thé noir au caramel, à la fraise, à la framboise et à la cerise).

Vendredi:
 Et donc, j'ai acheté le calendrier 2019 de Flow dans sa version néerlandaise. Bah, ça me fera une occasion d'apprendre le nom des jours et des mois.
 Préparer un sac d'affaires pour la prochaine troc party. Trouver péniblement une demi-douzaine de produits de beauté, trois jupes, deux collants fantaisie et trois paires de chaussures, plus quelques petits brols. Me dire que j'ai quand même fait beaucoup de progrès en matière d'achats inutiles.
 Peu convaincue par le rendu des feutres aquarellables (même si c'est probablement juste parce que je ne sais pas m'en servir), je ressors ma boîte d'aquarelle pour la première fois depuis des années. J'ai oublié le peu que je savais, mais je trouve toujours ça aussi fun de patouiller avec les couleurs et d'obtenir un résultat qui ne ressemble que de très loin à ce que j'avais en tête.

Samedi:
 J'ouvre un oeil à 8h53. Nous sommes censés prendre un train gare du Midi à 9h56. C'est ce que j'appelle un début de journée tonique. D'autant que notre premier train prend du retard et que nous devons ensuite sprinter à travers Liège Guillemins pour ne pas rater le second.
 J'ai envie d'acheter absolument tous les bouquins sublimes au premier étage du Boekhandel Dominicanen. Cette intégrale de Sherlock Holmes (que j'ai déjà dans une autre édition) ou ces oeuvres complètes de Lovecraft (alors que je trouve la plupart d'entre elles imbitables), par exemple. Mais je me contente sagement d'une version illustrée et interactive de "The secret garden", classique de la littérature anglaise que je n'ai pas encore lu. Je suis une héroïne.
 Le midi, déjeuner à l'excellent salon de thé Piece of Cake. Je prends un verre de vin blanc et Chouchou un thé à la menthe. En fin d'après-midi, pause apéro au toujours sympathique Zondag. Je commande un cidre et Chouchou une infusion au gingembre. Dans les deux cas, la personne qui apporte les boissons place d'autorité l'eau chaude parfumée devant moi et l'alcool devant Chouchou. MERDE A LA FIN ON EST PRESQUE EN 2019 LES GENS.
 Aux Pays-Bas, les croustillons s'appellent olliebollen et ils sont gros comme ma tête. Le temps de finir le sachet de 6 avec Chouchou, je suis couverte de sucre glace de la tête aux pieds.
 Rétrospective David Lynch au musée des Bons-Enfants: c'est la première fois qu'une expo me débecte au point que je traverse toute la seconde moitié le nez dans ma liseuse plutôt que de m'infliger le reste des oeuvres accrochées aux murs. 

Dimanche:
 Je me réveille avec une migraine carabinée, réussis quand même à me traîner chez Delhaize avec Chouchou pour faire les courses mais m'écroule en rentrant, prise de nausées et lâchant des grappes de bulles comme si j'avais douze estomacs tous pleins d'air. A l'autre extrémité du tube digestif, ce n'est guère brillant non plus. Je crains d'avoir pris un coup de froid à Maastricht et de cumuler avec une intoxication alimentaire (le boeuf de mon gyudon d'hier soir avait un drôle de goût...). Serai-je rétablie avant l'année prochaine? *musique à suspense*



Mon cultivateur de bonnes habitudes

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