dimanche 18 novembre 2018

La semaine en bref #45





Lundi:
 Je prépare un cake salé en utilisant cette recette (et en remplaçant les olives noires, dont je ne raffole pas, par les petits restes du poulet rôti de ce week-end). C'est HYPER bon.
 Pour la première fois de ma vie, j'achète un nom de domaine - en m'étonnant des différences de tarifs selon qu'on veut un .fr, un .net, un .com, un .online... La palme de la terminaison la plus ruineuse revient, évidemment, à .porn.
 Yoga progress report: je commence à faire un chaturanga passable; mes talons effleurent désormais le sol en chien tête en bas, et ma transition de l'arbre (ou de n'importe quel autre équilibre sur une jambe) au guerrier 3 est d'une fluidité merveilleuse. Par contre, mon aigle ressemble toujours à un vautour déplumé, et mon corbeau décolle à peine du sol.
 A deux heures du matin, Chouchou m'accuse d'émettre des ondes anti-croustillons. Je ne sais même pas ce que c'est, les croustillons. 

Mardi:
 Dans un élan d'optimisme jardinier, je vais au Brico acheter de quoi rempoter et changer les tuteurs de mes pileas, qui ont bizarrement survécu jusqu'ici. Ou bien elles sont immortelles, ou bien un de ces jours, je pourrai peut-être me défaire de mon surnom de "Barbe-Bleue des plantes d'intérieur".
 En rentrant, je trouve dans ma boîte mail la nouvelle qui achève mon moral déjà bien mal en point depuis des semaines: l'éditeur qui me fournissait plus de la moitié de mon boulot depuis 17 ans m'annonce qu'il n'a aucun titre pour moi à son planning 2019. Là, je crois que ça justifie une petite attaque de panique. Voire une grosse. 

Mercredi:
 Dans la matinée, je reçois une proposition de boulot. Et pas n'importe quel boulot: un chouette roman de fantasy jeunesse, signé par une autrice dont la série précédente a connu un tel succès qu'elle a récemment été adaptée au cinéma. Je me fends d'une danse de la joie bruyante et assez peu digne dans tout l'appartement.
 Pour fêter ça, je file m'offrir le calendrier de l'Avent Nature & Découvertes "Thés et confitures" avant qu'il n'y en ait plus. Et comme je ne serai pas à Bruxelles pendant toute la première moitié de décembre, je décide de l'entamer dès demain.
 C'est qui la gourde qui est sortie avec son iPad pour lire un manuscrit dans un café peinard, et qui a 1/ oublié de télécharger le PDF avant de partir de chez elle 2/ choisi le seul café de Belgique dépourvu de wifi? La quichitude, ça ne s'improvise pas messieurs-dames.
 Je goûte le Thé des Etoiles dont je me suis fait donner un échantillon au Palais des Thés. J'étais intriguée par le concept du marron et de la fève tonka associés à du thé vert, alors que je les aurais plutôt vus sur une base de thé noir. Comme je m'en doutais, je trouve ça bien trop doux. Dommage: la boîte aurait vraiment fait très joli sur mon étagère.

Jeudi:
 Je pleurerais presque de bonheur de reprendre le travail, même si j'en ai juste pour un mois.
 Je m'inquiète de ne pas avoir eu de nouvelles de la dératisation des parties communes de ma résidence. Comment ça, c'est normal, elle n'a pas encore eu lieu? Le prestataire est en sous-effectif? Mais il s'est bien gardé de me le préciser quand je lui ai demandé un devis pour une intervention urgente! Je veux une date ferme - MAINTENANT. Lundi prochain? Parfait. Vous voyez, quand vous voulez. (Traduction: Si je ne fais pas les choses moi-même, y'a rien qui bouge.)
 Je passe la fin de l'après-midi avec M1 avant qu'elle ne regagne Munich. Un petit tour chez Maelström où je me laisse tenter par un curieux recueil de poésie astrologique, une boisson chaude au Comptoir Florian, un passage rapide à la Fnac pour acheter un cadeau à une de ses amies - le tout en papotant de nos déboires d'introverties, de la difficulté de trouver du boulot en ce moment et de sa nouvelle vie en Allemagne.
 Chouchou m'a forcée à acheter des gros cornichons mous et sucrés comme ceux qu'on trouve dans les burgers du MacDo à la place des petits cornichons croquants et bien vinaigrés que je préfère largement. Désormais, ce sera chacun son bocal, sinon la prochaine raclette risque de se solder par un divorce (alors qu'on n'est toujours pas mariés).

Vendredi:
 Je réponds sur Skype aux questions d'une étudiante en licence de japonais qui envisage de devenir traductrice littéraire et n'a aucune idée de la manière dont ça fonctionne puisqu'à peu près toutes ses questions tournent autour des possibilités d'embauche chez un éditeur. "J'ai l'opportunité de passer un an au Japon, vous pensez que ça pourrait être utile sur mon CV?" me demande-t-elle. Je dois me retenir de crier: "Vous avez l'opportunité de passer un an au Japon et vous êtes en train de me parler au lieu de faire vos bagages pour sauter dans le premier vol pour Narita? C'EST QUOI VOTRE PROBLEME?".
 J'entame un roman qui avait 19 critiques toutes à 5 étoiles sur Amazon. Dans les dix premières pages, je trouve un "couché sur le flan", un "sortez-là immédiatement d'ici" et un "un homme inconnu par la police", plus d'innombrables fautes de concordance des temps, des répétitions à tire-larigot, des lourdeurs atroces presque dans chaque phrase (pourquoi utiliser un seul mot quand on peut se fendre d'une subordonnée entière)? Au lieu de se créer des faux profils pour booster les ventes de son bouquin, l'éditeur aurait mieux fait de payer un correcteur. Je retourne immédiatement ma version Kindle

Samedi:
 Je me décide à rempoter la plus petite de mes deux pileas. Sa motte n'est pas assez sèche et les racines cassent net quand je tente de l'extraire de son vieux pot. On verra bien si elle survit ou si je garde mon surnom pourri. En revanche, le changement de tuteur de la grande, qui a énormément poussé depuis son achat l'hiver dernier, se déroule sans accroc.
 No croustillons place Sainte-Catherine. Une baraque De Corte à la Bourse, mais pas encore ouverte. Tant pis, on attendra le début des Plaisirs d'Hiver pour satisfaire ma curiosité gustative. En attendant, je prépare des pommes au four pour la première fois de ma vie (on l'aura compris, je ne suis pas vraiment une flèche en cuisine). Elles sont... presque bien.

Dimanche:
 "Les crimes de Grindelwald": j'ai tenu à ce qu'on arrive au cinéma à 10h30 pour être sûrs d'avoir de la place à la séance de 11h - qui est à moitié prix, et dont j'imaginais qu'elle serait blindée vu que c'est le premier week-end d'exploitation. Résultat, il y a très peu de monde, et j'ai une demi-heure pour bouquiner sur ma Kindle avant le début des pubs.
 Je n'avais pas tellement aimé le premier film de la série. Celui-là me plaît davantage: les décors et les costumes sont toujours très beaux; les acteurs sont toujours très bien (y compris Johnny Depp que je ne peux pas encadrer), et cette fois, le scénario bien qu'assez simple ménage quelques belles surprises, plus des scènes d'action franchement jouissives.
 En fin d'après-midi, des bénévoles de la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés passent chercher notre ancienne machine à laver. Nous sommes ravis de nous en débarrasser tout en faisant une bonne action.

Pour info, j'ai publié sur mon blog lecture une sélection de beaux livres à offrir aux 3-12 ans de votre entourage. 

4 commentaires:

Ana a dit…

Je te trouve un peu dure avec ce pauvre homme allongé. Il a peut-être le flanc très mou…

ARMALITE a dit…

@Ana: Ou bien, pour une raison quelconque, il s'est couché sur des Flamby. Va savoir.

Ana a dit…

Cette hypothèse est à prendre en considération. Une posture de yoga mal maîtrisée dans une cuisine légèrement bordélique, et tout peut arriver !

Lylou a dit…

"Dans la matinée, je reçois une proposition de boulot": Parfois on est désespéré et on pense que c'est la fin de tout. Tout d'un coup au milieu de ce fourbi surgit un rayon de lumière inattendu. C'est la vie. On ne s'est pas ce qui nous attend demain. L'incertitude,c'est angoissant.

Lylou