vendredi 30 novembre 2018

Lectures de Novembre 2018





ROMANS
- Le projet Starpoint T2: Le réveil des Adjinns (Marie-Lorna Vaconsin) ♥︎♥︎
- The house with chicken legs (Sophie Anderson) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The toymakers (Robert Dinsdale) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le triomphe de Thomas Zins (Matthieu Jung)
- The book stops here (Kate Carlisle) ♥︎♥︎
- Ensemble à minuit (Jennifer Castle) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The dreadful tale of Prosper Redding (Alexandra Bracken) ♥︎♥︎♥︎
- Le dernier été (Benedict Wells)
- The Polar Bear Explorers' Club T2: Explorers on Witch Mountain (Alex Bell) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le vieux qui voulait sauver le monde (Jonas Jonasson)
- Villains T1: Vicious (V.E. Schwab) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Villains T2: Vengeful (V.E. Schwab) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The impossible fortress (Jason Rekulak) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The hygge holiday (Rosie Blake) ♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- Birdcage castle T4 (Toutarou Minami) ♥︎♥︎
- Le gratte-ciel (Katharina Greve) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Bien normal (Jérôme Dubois) ♥︎
- Paris sous les eaux (Joann Sfar) ♥︎♥︎
- Les beaux étés T5: La fugue (Zidrou/Lafebre) ♥︎♥︎♥︎
- Les vieux fourneaux T5: Bons pour l'asile (Lupano/Cauuet) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- La nef des fous T9: Walking dindes (Turf) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- Je reviens vers vous (Olivier Tallec) ♥︎♥︎♥︎
- Boutique Tic Tic (Frédéric Clément) ♥︎♥︎♥︎

mardi 27 novembre 2018

"La forteresse impossible" (Jason Rekulak)


1987. Billy et ses deux meilleurs potes Alf et Clark n'ont qu'une idée en tête: se procurer le numéro de Playboy contenant les photos de Vanna White, la très sexy présentatrice de "La roue de la fortune". Mais ils n'ont que 14 ans, et l'unique buraliste de leur petite ville du New Jersey refusera sûrement de leur vendre le précieux magazine. Après plusieurs tentatives couronnées d'insuccès, le loubard le plus cool de leur lycée suggère un plan ahurissant que le trio décide de mettre à exécution. Billy se porte volontaire pour se rapprocher de Mary, la fille boulotte du buraliste, avec qui il partage l'accès à un Commodore 64 et une passion pour la programmation...

J'avoue: je fais partie des ex-ados des années 80 avec lesquels la carte de la nostalgie joue à fond. A condition qu'il y ait un peu de substance derrière - une bonne histoire, et pas juste une accumulation de clichés. Et de ce point de vue, "La forteresse impossible" a tout bon. Certes, les sympathiques losers qui lui tiennent lieu de héros prennent une décision catastrophique après l'autre, et aucun d'eux ne remportera de prix de féminisme. Mais je les trouve plutôt bien croqués pour  leur âge et leur époque. Billy, le grand échalas, fait le désespoir de sa mère célibataire avec ses mauvaises notes. Alf a la malchance de porter le nom et de présenter une ressemblance certaine avec un extra-terrestre de télévision. Clark est beau gosse mais horriblement complexé par sa main gauche atteinte de syndactylie. Enfants de la classe populaire, ils se révèlent attachants dans leur maladresse naïve et dans l'amitié qui les lie. Mais le vrai bonheur de "La forteresse impossible", c'est la relation entre Billy et Mary, un premier amour qui va se heurter à une complication insoupçonnée. Ensemble, les deux informaticiens en herbe font des étincelles de mignonnitude. Un joli roman ultra-rafraîchissant.

Traduction d'Héloïse Esquié

Nos luttes secrètes





Je n'ai pas un caractère jaloux. Mais à l'ère d'Instagram, il est parfois difficile de ne pas fantasmer sur la vie de parfaits inconnus. Toutes ces filles jeunes et jolies qui passent leur temps à voyager dans le monde entier aux frais des compagnies aériennes ou des offices du tourisme en échange de quelques photos. Ou cette autrice de bédé française désormais installée à Brooklyn qui cartonne professionnellement, enchaîne les belles rencontres, a une super bande de potes et, de "souple comme Goldorak" quand elle a pris son premier cours de yoga, est devenue en à peine deux ans un bretzel humain récemment diplômé prof. 

lundi 26 novembre 2018

[BRUXELLES] Get out: Hantises





Il y a 3 mois, la franchise Get Out, présente dans de nombreuses villes de France et de Belgique, a ouvert une succursale dans le centre de Bruxelles. Invités à tester un de leurs deux scénarios, mon équipe et moi avons opté pour "Hantises", présenté comme le plus adulte et le plus original - une de ces salles d'ambiance qui ont pour but d'effrayer les joueurs.

dimanche 25 novembre 2018

La semaine en bref #46





Lundi:
"Aucun végétal ne pousse dans ce royaume infernal", explique l'autrice avant d'équiper les habitants de bois pour leurs feux et leur mobilier, puis de garnir leurs grilles en fer forgé de plantes grimpantes. J'espère qu'une explication arrive plus tard - genre, les démons menuisiers sont allés piller la dimension voisine et les plantes grimpantes sont l'oeuvre de yarnbombers.
J'ai abandonné "The Romanoffs" et "A discovery of witches" après un épisode seulement, et je trouve les saisons 3 de "This is us" et "The Good Place" bien en-dessous des précédentes; en revanche, la saison 2 d'"Atypical" est un pur bonheur.

samedi 24 novembre 2018

[NOEL 2018] Des idées de bédés à offrir aux grands





Voici une sélection de bandes dessinées à destination des ados et adultes. Ce sont tous des titres sortis ces 6 derniers mois, que j'ai personnellement lus et appréciés. Et parce que je trouve que les débuts de série font des cadeaux un peu frustrants, j'ai choisi de me concentrer sur des histoires complètes en un volume. Quand les descriptions sont très courtes, c'est que j'ai déjà écrit une critique plus détaillée à laquelle vous accèderez en cliquant sur le titre. Prix entre 12 et 30€. 

"Le gratte-ciel": Bédé-concept qui, étage par étage en commençant par le rez-de-chaussée, montre l'intérieur des appartements et la vie des occupants d'un gratte-ciel. Beaucoup de saynètes se répondent entre elles de manière fabuleuse, tissant des rapports entre voisins souvent cocasses. L'observation sociale est fine et grinçante. Mon coup de coeur le plus récent. 

"Bouillon": Histoire policière et féministe dans le cadre d'un restaurant gastronomique à l'atmosphère Années Folles.  

"Moi en double": Navie paraît joyeuse et épanouie malgré son obésité morbide. Mais à l'intérieur, elle souffre. Un jour, elle a un déclic et décide de reprendre son corps en mains... Témoignage percutant sur l'acceptation de soi. 

"A travers": Une vie d'homme retranscrite sans paroles à raison d'une scène importante par double page, toujours vue "à travers" une fenêtre, un écran ou un objectif. Graphiquement très réussi, narrativement très émouvant. 

"Motor girl": Une héroïne bad ass qui a fait la guerre, un gorille pour meilleur ami, un garage perdu dans le désert, des extra-terrestres qui débarquent, des hommes en noir animés de mauvaises intentions - autant d'éléments disparates qui se combinent de façon magistrale pour parler de syndrome post-traumatique. 

"Une mémoire de Roi": Bédé éducative sur le fonctionnement de la mémoire, qui propose des exercices très simples pour l'améliorer. 

"Le jardin d'hiver": Histoire de solitude urbaine pleine de poésie et frémissante d'espoir. 

"Solitude d'un autre genre": Témoignage ultra touchant d'une jeune Japonaise atteinte d'anxiété sociale qui découvre et tente d'explorer son homosexualité. 

"L'adoption": Bien qu'assez fermé au départ, un papy bourru se laisse totalement conquérir par sa nouvelle petite-fille arrivée d'Amérique du Sud. Une histoire complète en deux tomes, réunis ici dans un coffret et signés Zidrou, le plus humaniste des scénaristes de bédé actuels.

"Rat et les animaux moches": Une fable sur la tolérance magnifiquement illustrée, et le seul ouvrage de cette sélection qui s'adresse aussi bien aux petits qu'aux grands. 

"Moins qu'hier, plus que demain": En histoires d'une page, Fabcaro partage une vision terriblement grinçante du couple de trentenaires-quadras bobos modernes. On rit beaucoup, mais jaune. Romantiques s'abstenir. 

Je vous encourage, dans la mesure du possible, à effectuer vos achats dans une librairie indépendante. Mais si vous avez pour une raison quelconque décidé de commander plutôt sur Amazon suite à mes recommandations, ce serait très gentil de passer par les liens affiliés inclus dans ce billet: cela me permettra de toucher une petite commission sous forme de bon d'achat, que je réinvestirai dans d'autres lectures à commenter et partager!

jeudi 22 novembre 2018

[BRUXELLES] Blitz Tour à l'Ancienne Belgique: Daho impérial





Je ne suis pas une grande fan de l'AB où, faute de places numérotées, mon mètre cinquante-quatre doit arriver dès l'ouverture des portes pour avoir une chance de se poster à un endroit d'où il distinguera autre chose que les omoplates de son voisin de devant. Mais un concert d'Etienne Daho, même par un soir de novembre glacial, ça ne se refuse pas. Surtout quand on y est invitée alors qu'on ne pensait pas avoir d'occasion de voir l'un des shows de cette tournée - celle de l'album "Blitz" qui est peut-être mon préféré de toute la carrière de l'artiste. Le plus abouti, en tout cas, même s'il est difficile de lutter avec les souvenirs de jeunesse rattachés à "La Notte La Notte", "Pop Satori" et, dans une moindre mesure, "Pour nos vies martiennes" et "Paris ailleurs".

mardi 20 novembre 2018

L'automne de l'angoisse 2/2





En septembre 2017, j'écrivais un billet pour me réjouir d'être, depuis un an environ, débarrassée de l'anxiété chronique qui m'avait longtemps pourri la vie en se manifestant pour l'essentiel sous forme d'hypocondrie.

Après ça, j'ai eu encore six mois de tranquillité environ. Puis mes crises d'angoisse ont réapparu, déclenchées par de tout autres causes mais toujours aussi suffocantes. Au lieu de me persuader que j'étais en train de mourir d'un cancer à la moindre petite douleur inexpliquée, j'ai commencé à flipper gravement pour l'état du monde d'une part et pour ma carrière d'autre part.

dimanche 18 novembre 2018

La semaine en bref #45





Lundi:
 Je prépare un cake salé en utilisant cette recette (et en remplaçant les olives noires, dont je ne raffole pas, par les petits restes du poulet rôti de ce week-end). C'est HYPER bon.
 Pour la première fois de ma vie, j'achète un nom de domaine - en m'étonnant des différences de tarifs selon qu'on veut un .fr, un .net, un .com, un .online... La palme de la terminaison la plus ruineuse revient, évidemment, à .porn.
 Yoga progress report: je commence à faire un chaturanga passable; mes talons effleurent désormais le sol en chien tête en bas, et ma transition de l'arbre (ou de n'importe quel autre équilibre sur une jambe) au guerrier 3 est d'une fluidité merveilleuse. Par contre, mon aigle ressemble toujours à un vautour déplumé, et mon corbeau décolle à peine du sol.
 A deux heures du matin, Chouchou m'accuse d'émettre des ondes anti-croustillons. Je ne sais même pas ce que c'est, les croustillons. 

[NOEL 2018] Des idées de beaux livres à offrir aux enfants de 3 à 12 ans





Voici une sélection de livres illustrés pour les 3-12 ans - ou pour les adultes qui ont gardé une âme d'enfant. Ce sont tous des parutions récentes afin d'éviter les risques de doublons, et la plupart d'entre eux coûtent une vingtaine d'euros. Un ♥︎ signale ceux que j'aime tellement que je les ai achetés pour moi!

Pour les amateurs de grands classiques
Dans la même collection: Le magicien d'Oz, superbement illustré par Benjamin Lacombe, et Les aventures de Pinocchio, non moins superbement illustrées par Justine Brax.
Cette version de La Belle et la Bête avec de ravissantes illustrations en papier découpé de Dinara Mirtalipova.

Pour les passionnés de mythologie
L'atlas des monstres légendaires est merveilleusement complet, avec ses créatures mythologiques présentées par régions du monde. Mon moi de 10 ans aurait tué pour un livre pareil!

Pour les scientifiques de demain
Mes inventions : Léonard de Vinci, un gros popup book éducatif et ludique à la fois qui présente les plus grandes contributions à la science du génie italien. 
Ici reposent tous les oiseaux ♥︎ est le carnet illustré d'un scientifique qui s'est lancé un défi un peu fou: reconstituer mécaniquement des oiseaux de toutes les espèces dans un monde où ils n'existent plus. Poétique et déjanté, un régal même pour les adultes.

Pour les amoureux de la mer
Deux très beaux ouvrages en papier découpé (et, dans le cas du second, animé), pour explorer les fonds marins avec des couleurs franches et des graphismes épurés: Pleine mer d'Antoine Guilloppé et Océan d'Hélène Druvert.

Pour les astronautes en herbe
Style rétro pour ce popup book éducatif qui fait voyager loin, très loin: Pop-up Lune

Pour les coeurs tendres
Les riches heures de Jacominus Gainsborough ♥︎: merveille de douceur et de sagesse, le nouvel album de Rebecca Dautremer raconte la vie d'un petit lapin avec ses joies et ses peines, depuis sa naissance au sein d'une famille nombreuse jusqu'à sa mort paisible. On a juste envie d'habiter dans les dessins avec Jacominus et les siens. 
Les contes du réveil matin: dans un style fort différent de ses romans pour adultes, Michel Bussi narre les poétiques aventures de Corentin, un petit garçon capable de communiquer avec les objets et la nature. C'est très moral sans jamais être moralisateur, et joliment illustré par Eric Puybaret.

Pour occuper tout le monde les jours de grand froid
Trompissime: un livre-jeu cherche-et-trouve dans lequel on piste des éléphants à travers les plus grandes villes du monde. 
To the moon ♥︎ et To the ocean deep: ne vous laissez pas décourager par les titres en anglais; il s'agit de deux livres de coloriage délirants qui se déplient sur une longueur de plusieurs mètres et représentent chacun une tour extraordinaire qui soit s'élance vers la lune soit s'enfonce dans les profondeurs sous-marines. Un vrai régal à détailler, et la possibilité de s'y mettre à toute la famille pour gribouiller pendant des heures, des semaines ou même des mois avant d'exhiber le résultat sur un mur.

Je publierai prochainement une sélection de romans et autres ouvrages pour adolescents. 

Je vous encourage, dans la mesure du possible, à effectuer vos achats dans une librairie indépendante. Mais si vous avez pour une raison quelconque décidé de commander plutôt sur Amazon suite à mes recommandations, ce serait très gentil de passer par les liens affiliés inclus dans ce billet: cela me permettra de toucher une petite commission sous forme de bon d'achat, que je réinvestirai dans d'autres lectures à commenter et partager!

vendredi 16 novembre 2018

L'automne de l'angoisse (1/2)





C'est peu dire que je viens de vivre un mois difficile. 

Alors que j'étais en pleine déprime post-voyage raté, combinée à une actualité méga anxiogène et à une confrontation avec ma terreur phobie sévère des souris, je me suis pour la troisième fois cette année retrouvée au chômage technique. Et contrairement aux deux fois précédentes, aucun boulot n'a miraculeusement atterri dans ma boîte mail au bout d'une semaine à peine. Les jours passaient, et tous les messages que j'envoyais me revenaient avec plus ou moins la même réponse: "Désolé(e), mais nous avons déjà du mal à satisfaire les demandes de nos collaborateurs réguliers". Pourquoi? En gros, parce que les traducteurs littéraires sont de plus en plus nombreux alors que les maisons d'édition favorisent de plus en plus la création française en raison d'un coût moindre - et que par ailleurs, comme nos charges ne cessent d'augmenter, chacun de nous a besoin de bosser de plus en plus pour maintenir son niveau de vie.

jeudi 15 novembre 2018

"Ensemble à minuit" (Jennifer Castle)


New York, juste après Noël. Kendall rentre juste d'un semestre d'études en Europe et appréhende de reprendre les cours dans son ancien lycée. Max, lui, a choisi de reporter d'un an son entrée dans une fac prestigieuse à la plus grande incompréhension de ses proches. Un soir, tous deux assistent à une dispute de couple dans la rue, sans se décider à intervenir ni l'un ni l'autre - et la femme est renversée par un bus sous leurs yeux. Rongés par la culpabilité, ils décident de relever le défi que leur lance une serveuse: faire sept bonnes actions désintéressées avant le Nouvel An...

Dans "Ensemble à minuit", l'autrice montre en alternance le point de vue des deux héros, mais aussi celui des gens qu'ils tentent d'aider. C'est là le trait de génie qui donne toute sa saveur à ce roman jeunesse plein de bonnes intentions comme il en existe pas mal d'autres (non que je m'en plaigne: je suis assez fan du genre). Parfois, Kendall et Max perçoivent leurs tentatives comme ridicules voire indésirables, mais en se glissant dans la peau de leur vis-à-vis, on se rend compte de la véritable portée que peut avoir un geste bien intentionné. Cela fait d'autant plus chaud au coeur que l'histoire se déroule pendant une tempête de neige, et que ses protagonistes adolescents se débattent avec leurs propres problèmes que l'on découvre au fil des chapitres. En aidant les autres, ils finissent par s'aider eux-mêmes, jusqu'à une conclusion bien vue et joliment ouverte. J'ai beaucoup aimé. 

Traduction d'Alice Delarbre

Merci aux éditions Casterman pour cette lecture

mardi 13 novembre 2018

Revue de presse internet - novembre 2018






Toutes mes récentes lectures m'en ont persuadée: on ne contrera pas le réchauffement climatique en se contentant de modifier nos habitudes de consommation individuelle.

Par contre, une tentative d'action intéressante: la montée en puissance d'une justice climatique mondiale.

Marie-Claire a soumis les enfants de la rédaction à un nouveau test sur la présence de produits toxiques dans leur organisme. Résultat: ils sont tous contaminés.

Ca va plutôt à l'encontre de mes croyances, mais cet article très documenté affirme que manger bio ne diminue pas le risque de cancer(en anglais)

Très pertinent: Internet et la brutalisation du débat public.

Les fausses images utilisées pour propager des stéréotypes négatifs au sujet des migrants. (en anglais)

Une chouette infographie pour expliquer le fonctionnement de la mémoire.

Après avoir longtemps utilisé "auteure", j'ai récemment adopté "autrice", et voici pourquoi.

lundi 12 novembre 2018

Les conversations absurdes #50


Devant le pilote de "A discovery of witches". 
MOI, agacée: Rhââââ, mais y'en a marre des vampires élégants et taiseux, quel cliché, putain! Jamais on nous en fout un jovial et grassouillet, pour changer un peu? 
CHOUCHOU, toujours prêt à aider: Les loups-garous sont comme ça. 
MOI, interloquée: Les loups-garous sont joviaux et grassouillets? 
CHOUCHOU, catégorique: Absolument. Tu crois que ça sert à quoi, tout ce poil? C'est pour planquer leur bide et leur bonne humeur.

dimanche 11 novembre 2018

La semaine en bref #44





Lundi:
Pour valider mon Museum Pass, je dois télécharger un portrait en ligne. Les deux premières fois, l'application me dit: "Nous ne reconnaissons pas de visage sur cette photo". Je suis quoi, un fantôme?
★ Le reste de ma journée de chômeuse technique: ajuster le rembourrage de mon oreiller orgasmique, ranger le linge sec, vider et remplir le lave-vaisselle, préparer un gâteau au yaourt qui refuse de lever une brique vaguement comestible, faire la séance de yoga la plus difficile depuis le début du programme de 30 jours, aller me promener au parc en quête de jolies couleurs d'automne, lire deux bédés chez Filigranes, racheter du lait, préparer ma soupe de gnocchi aux légumes pour le dîner, m'ennuyer ferme devant l'épisode 304 de "This is us".  Au secours.

samedi 10 novembre 2018

"Les vieux fourneaux T5: Bons pour l'asile" (Lupano/Cauuet)


Emile et Antoine montent à Paris pour assister au match de rugby France-Australie. Ils doivent en profiter pour voir Pierrot, mais celui-ci, plus actif que jamais avec son collectif anarchiste "Ni yeux ni maître", est coincé en garde à vue suite à une action spectaculaire en faveur des réfugiés. De son côté, Sophie s'est fixé deux objectifs qui pourraient bien révolutionner la géographie familiale... 

Passé le début d'une série de bédé (ou de romans, d'ailleurs), c'est très rare que je parle d'un tome individuel. Mais si "Les vieux fourneaux" a toujours été d'une qualité exceptionnelle, "Bons pour l'asile" est sans doute son meilleur opus à ce jour. Bien sûr, il se peut que je ne sois pas objective parce que les auteurs ont choisi d'aborder un sujet qui me touche beaucoup: la manière inique dont le monde en général et la France en particulier traitent les réfugiés. Et ils le font avec toute la gouaille cinglante, toute l'excentricité jusquauboutiste de leurs héros hauts en couleur.

La grande gueule de Pierrot, la mauvaise foi d'Antoine, la simplicité trompeuse d'Emile peignent une image réjouissante d'une vieillesse aux convictions et à l'énergie toujours vivaces. Avec des répliques qui font mouche comme: "Quand c'est le Qatar qui rachète les musées, les plages privées et les clubs de foot, personne ne crie à l'invasion arabe. Tout le monde est content. Donc, ce ne sont pas les étrangers qui font peur, ce sont les étrangers pauvres." ou "On est 500 millions de guignols en Europe et on veut nous faire croire qu'on peut pas accueillir un million de pauvres gens? Ca fait même pas un par village!", ce tome 5 assume fièrement son âme militante et généreuse. Et il le fait avec tant de brio que j'ai éclaté d'un fou-rire monstrueux à la page 47 pour finir en larmes à la 56. Bravo, messieurs Lupano et Cauuet. On attend le tome 6 avec impatience.

Les conversations absurdes #49


CHOUCHOU: Tiens, tu as mis du céleri dans la salade?
MOI: Il en restait au frigo, je ne voulais pas le gaspiller.
CHOUCHOU: Mais tu détestes ça!
MOI: Bah, à force d'en mettre dans mes fonds de soupe, j'ai fini par m'habituer plus ou moins. 
CHOUCHOU, une lueur d'espoir dans le regard: Du coup...
MOI, fermement: Pour le fenouil, c'est toujours non. 


vendredi 9 novembre 2018

"The toymakers" (Robert Dinsdale)


Londres, 1906. Cathy Wray n'a pas encore 16 ans, et la voilà déjà enceinte. Ses parents veulent la faire accoucher en secret et abandonner le bébé, mais tout en elle s'y refuse. Un soir, elle tombe sur une étrange offre d'emploi dans le journal: "Vous êtes perdu et effrayé? Vous avez gardé votre âme d'enfant? L'Emporium de Papa Jack cherche des vendeurs". Installé au fond d'une petite ruelle, ce magasin à la façade modeste mais à l'intérieur labyrinthique vend des jouets dont la magie attire les foules chaque hiver, depuis le premier gel jusqu'à l'apparition des perce-neige. A sa tête, Jekabs Godman dit Papa Jack, un colosse mystérieux qui ne sort presque jamais de son atelier. Il est secondé par ses fils Kaspar, digne héritier du talent paternel et épouvantablement sûr de lui, et Emil, un garçon pataud aux capacités plus limitées qui s'est spécialisé dans les petits soldats. Entre les deux jeunes gens, la Longue Guerre fait rage pour savoir qui prendra la suite de Papa Jack. Accueillie à bras ouverts dans la grande famille de l'Emporium, Cathy va être le témoin privilégié de sa grandeur et de sa décadence à travers la première moitié du vingtième siècle. 

Je suis toujours bonne cliente pour le réalisme magique, surtout quand les critiques comparent un roman à "Le cirque des rêves" d'Erin Morgenstern. Même si je n'ai pas gardé mon âme d'enfant, même si je ne suis pas du tout sensible à la soi-disant magie de Noël, j'ai pris un plaisir sans mélange à m'immerger dans l'atmosphère de l'Emporium, à partager l'excitation des petits et des grands devant les jouets fabuleux de Papa Jack, à découvrir peu à peu les recoins du magasin et les secrets qu'ils dissimulent. Puis vers le milieu du roman, alors que la guerre de 14-18 faisait basculer la destinée des Godman, j'ai été un peu alarmée par le tour inattendu et très noir que prenait l'histoire. Je ne m'attendais absolument pas à quelque chose d'aussi tragique que le récit du passé de Jekabs Godman, encore moins à ce qu'il advient de Kaspar ou aux conséquences de la rivalité entre Emil et lui. Mais une fois que j'ai accepté de me laisser entraîner, je n'ai pu qu'admirer la manière originale dont Robert Dinsdale orchestre la chute de l'Emporium, jusqu'à une conclusion aussi poétique que poignante. J'envie franchement le/la collègue qui va avoir le plaisir de traduire "The toymakers" en français: magique et sombre à la fois, c'est un roman formidable - et une parfaite lecture de saison!

jeudi 8 novembre 2018

Yoga With Adriene: mon coup de foudre bien-être




La vidéo d'Halloween 

Développer une pratique quotidienne du yoga est un de mes objectifs récurrents depuis des années, mais aussi un de ceux qui se dérobent à moi le plus obstinément. J'ai pris mon premier cours en salle il y a plus de 20 ans, et depuis, je n'ai pratiqué que de manière sporadique, alors même que je suis absolument convaincue des bienfaits du yoga - dans l'absolu mais surtout pour moi. Physiquement, je sais que ça m'aide à préserver ma souplesse articulaire, à dénouer les tensions induites par mon mode de vie ultra-sédentaire et les nombreuses heures passées chaque jour assise devant un ordinateur, et que même si les types de yoga que j'affectionne ne sont pas les plus toniques, ils sollicitent un peu ma musculature et contribuent à renforcer mon core. Mais la vraie magie du yoga, c'est ce qu'il me fait mentalement: il me rappelle de respirer profondément, apaise mes angoisses, me permet de prendre du recul vis-à-vis de mes soucis, ramène mon esprit dans une réalité aussi concrète qu'immédiate et le reconnecte à mon corps.

mercredi 7 novembre 2018

Ces choses que je ne m'autorise pas





Je ne m'autorise pas à trop me soucier de mon apparence - à me laisser abattre par l'expansion de mon tour de taille, la dégringolade de mes chairs ou le blanchissement de mes cheveux. On en est tous plus ou moins là aux abords de la cinquantaine; se prendre la tête pour un phénomène aussi inéluctable est une souffrance inutile. Mieux vaut accepter que je vieillis, comme tout le monde, et qu'il y a des préoccupations autrement plus importantes. 

lundi 5 novembre 2018

La semaine en bref #43





Lundi:
★ Je deviens dingue à tourner en rond chez moi sans bosser. Du coup, malgré la pluie battante, je prends le bus pour me rendre chez Maisons du Monde, où je teste les modèles de fauteuils qui iraient bien dans le coin de mon bureau, et chez Zôdio, où j'achète des cadres pour les dessins d'artistes acquis ces dernières années (j'ai hâte de récupérer le dernier en date, signé Lou Bonelli!).

dimanche 4 novembre 2018

Envies de novembre





les tomes 5 de deux de mes séries de bédé préférées, "Les vieux fourneaux" et "Les beaux étés"
(qui sortent le même jour - trop de bonheur d'un coup)

la suite en VO de la géniale série jeunesse "Le club de l'ours polaire"

...et celle de la non moins géniale "Nevermoor"
(et là, je m'aperçois avec horreur que je n'ai jamais pris la peine de rédiger une critique du premier tome - une omission que je me ferai un devoir de réparer à cette occasion)

"Les crimes de Grindelwald" au cinéma
(même si j'ai été déçue par le film précédent, et malgré la présence de Johnny Depp dans le rôle-titre: oui, je me suis laissée séduire par la bande-annonce)

un nouveau Nokia
(le mien aura bientôt l'âge de passer son bac et ne tient plus trop la charge, mais ça devient dur de trouver un téléphone qui ne fasse que téléphoner!)

une bougie Pyropet dragon ou licorne
(je viens de faire brûler un oiseau et c'est rigolo comme tout)

cette "robe de voyage" qui semble tellement parfaite
(le tissu stretch épais! les poches secrètes!)

le calendrier de l'avent "Thé et confitures" de Natures & Découvertes
(mais ce que je voudrais vraiment, c'est que Lupicia en fasse un...)

le brunch dominical de Louise Factory
(nous n'avons testé aucun nouveau brunch à Bruxelles depuis le début de l'année; il nous reste moins de deux mois pour remédier à cet état de fait scandaleux)

l'expo Mucha au musée du Luxembourg
(je passe brièvement à Paris en fin de mois pour l'inauguration du salon du livre jeunesse de Montreuil - et ça ne sera même pas un mardi!)

vendredi 2 novembre 2018

"The house with chicken legs" (Sophie Anderson)



Marinka a 12 ans et ne rêve que d'une chose: se faire des amis. Des amis vivants qu'elle pourra côtoyer davantage que l'espace d'une soirée. Car Marinka est la petite-fille d'une Yaga, Gardienne chargée de guider les âmes vers l'au-delà dont elle devra prendre la suite un jour. Tous les soirs, Baba et elle préparent un festin pour accueillir les morts et leur font raconter leurs meilleurs souvenirs avant de les aider à traverser le Portail. De temps en temps, sans crier gare, leur maison se dresse sur ses pattes de poulet et court s'installer ailleurs, dans un endroit toujours désert. Marinka a beau voir du pays et avoir un familier très attachant - un choucas prénommé Jack -, elle n'en peut plus de sa solitude et se rebiffe contre sa destinée...

Le mythe slave de Baba Yaga, la sorcière qui vit dans une maison ambulante, a inspiré de nombreux créateurs - Hayao Miyazaki, notamment. Ici, Sophie Anderson en livre une interprétation extrêmement originale et surprenante. Elle présente la mort comme un passage serein, une boucle qui se referme avec l'assistance bienveillante des Gardiennes que sont les Yaga. Elle réussit à faire de Jack le choucas et surtout de la maison à pattes de poulet des personnages pleins de caractère, extrêmement attachants. Et sur cette toile de fond singulière, elle peint une héroïne à la rébellion fort compréhensible, qui enchaîne les mauvais choix et se retrouve rongée par les regrets et la culpabilité. Bien que s'adressant à un public assez jeune, "The house with chicken legs"  n'hésite pas à aborder de façon très émouvante des thèmes graves tels que la responsabilité et le choix, l'identité et l'appartenance. A la fois roman initiatique et conte envoûtant, il m'a enchantée de bout en bout. 

Momox: pour vous débarrasser facilement des livres, CD, DVD et jeux vidéo dont vous ne voulez plus





J'ai souvent parlé ici de mes difficultés à évacuer 95% des bouquins que j'ai lus - un peu parce que je n'ai pas la place de les garder et un peu parce que, relisant rarement, je ne vois pas l'intérêt de m'encombrer. Sauf que quand je débarque chez des bouquinistes avec des sacs entiers d'ouvrages parus très récemment et d'apparence neuve (pardon de lire vite et d'être soigneuse), ils me regardent comme si je les avais volés dans le seul but de les revendre. Je ne sais pas ce qui me vexe le plus, qu'on mette en doute mon honnêteté maladive ou qu'on pense qu'il est impossible de lire autant et en abîmant si peu ses bouquins. Bref. 

jeudi 1 novembre 2018

Ambivalence immobilière





Y'a des gens qui ont une relation amour-haine avec certains de leurs amis ou des membres de leur famille, voire avec leur partenaire.

Moi, j'ai ça avec mon appartement.

J'ai souvent dit que si c'était à refaire, je ne l'achèterais pas, parce que c'est loin d'avoir été l'économie qu'on me faisait miroiter et que ça m'a plus ou moins enchaînée à Monpatelin ces 15 dernières années.

Mais à côté de ça, dans les périodes où ça allait mal avec Chouchou, j'ai toujours su que j'avais un endroit où me réfugier en cas de besoin. Et maintenant que j'ai fini de le payer, je peux respirer un peu du côté financier (même s'il faudrait que j'investisse dans quelques travaux de rafraîchissement).