mardi 21 août 2018

Le prix de l'amour





J'ai passé un week-end formidable avec ma famille, deux jours vraiment parfaits (même si on n'a jamais réussi à regarder "Tanguy"). J'ai eu du temps pour discuter en tête-à-tête avec David et avec ma soeur; mes neveux ont été adorables avec moi, alors qu'à leur âge j'aurais trouvé ça normal qu'ils commencent à s'en foutre un peu de leur vieille tante; on a beaucoup parlé, ri très fort et super bien mangé que ce soit à la maison ou au dehors; ma mère était surprise mais contente de me voir, et en un déjeuner plus un après-midi piscine, j'ai réussi à ne pas me disputer avec elle. J'ai lu royalement 6 pages en 48h, c'est dire!

J'ai bien conscience que c'était génial parce que c'était très court et qu'on a tous essayé d'en profiter au maximum, ce qui n'aurait pas été possible sur un séjour d'une grosse semaine. Et je suis hyper reconnaissante pour ces deux jours un peu "volés" aux emplois du temps hyper chargés de ma soeur, de David et des enfants. Dès que j'ai leur planning de l'année scolaire, je tâche d'organiser un autre week-end similaire le plus vite possible (en décembre, j'espère). C'est très dur d'être aussi loin d'eux; je veux absolument trouver un moyen de les voir plus souvent malgré les obstacles. Ca ne sera pas simple au niveau organisation, mais tant pis.

Hier soir, j'étais affreusement triste. C'est une émotion dont j'ai si peu l'usage que je la réserve quasi-exclusivement à ça: mes retours de Toulouse, quand je me dis que je ne reverrai pas mes personnes préférées au monde (Chouchou excepté) avant des mois et des mois. Mais je suppose que je devrais m'en réjouir, parce que ça veut dire que même lorsque je ne suis pas avec eux, il y a des gens que j'aime et qui m'aiment aussi, en train de vivre leur vie ailleurs, et qu'on sera contents de se retrouver plus tard avec des tas de trucs à se raconter. Et la tristesse de la séparation, en fait, c'est le prix de cet amour  - alors je dois m'autoriser à l'éprouver au lieu de la fuir à tout prix.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Je suis sûre qu'ils étaient ravis de te voir aussi, alors ce n'était pas un week-end "volé" mais plutôt "offert" :) (et tu as dû passer une journée dans le train, ça demande du courage et de l'abnégation !)

Méghane

Ness a dit…

J’ai pensé à ce billet aujourd’hui alors que je parlais de la crèche de ma fille, système où la même puéricultrice a suivi ma fille depuis ses 4 mois (ce n’est Pas le cas partout et ma collègue a justement un choix à poser en la matière). Même si la séparation va être dure pour ma fille et pour moi (l’école dans 2 semaines), ce que ça nous a apporté valait totalement le coup de vivre une séparation difficile.

Miss Zen a dit…

Tes billets sont de plus en plus beaux et touchants : tu es toujours terriblement sincère, pertinente . Je vais peut etre te faire grincer les dents mais tu as bien raison de le laisser parler ta sensibilité , tu le fais vraiment bien.