lundi 16 juillet 2018

"Mimikaki" (Yarô Abe)


Au Japon, il existe des établissements où l'on peut se faire curer les oreilles la tête posée sur les genoux d'une femme, à l'aide d'un petit instrument appelé mimikaki. Au salon Yamamoto de Nakamachi, la douce Shizue procure à ses clients une volupté auriculaire sans pareille - au point que certains d'entre eux sont littéralement devenus accros...

Je suis très fan de la série "La cantine de minuit" de Yarô Abe. Alors, même si le thème de "Mimikaki" m'inspirait assez peu, je me suis laissée convaincre par les critiques dithyrambiques lues et entendues un peu partout. Et au final, comme je m'en doutais, je n'ai absolument pas accroché. 

D'abord, je ne suis pas fan d'histoires courtes; je ne les apprécie dans "La cantine de minuit" que parce qu'elles sont centrées autour de la nourriture,  (un sujet qui me parle toujours) et parce que, de chapitre en chapitre, on retrouve les mêmes personnages dont on suit ainsi l'évolution en filigrane. Rien de tel ici, et arrivée à la fin de ce recueil, le concept de volupté auriculaire me laissait toujours aussi perplexe. Question de culture, sûrement. 

Traduction de Miyako Slocombe

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