lundi 28 mai 2018

"La maison à droite de celle de ma grand-mère" (Michaël Uras)


La grand-mère de Giacomo va mourir. Alors, malgré sa réticence, ce traducteur littéraire installé à Marseille rentre dans le petit village de Sardaigne dont il est originaire pour lui faire ses adieux. Là-bas, il retrouve ses parents - un peintre taiseux et une femme au caractère volcanique qui menace de le quitter tous les deux jours -, son ami d'enfance Fabrizio atteint d'une maladie de peau qui le fait paraître deux fois plus âgé et la figure emblématique du Capitaine, un vieux militaire autrefois auréolé de gloire et désormais bien seul. Les jours s'écoulent dans la chaleur de l'île, et l'aïeule tient toujours bon à l'hôpital tandis que Giacomo peine sur une version inédite de "Moby Dick"...

"J'appartenais profondément à cette terre. C'était un boulet au pied et une bouteille d'oxygène."

Rentrer chez soi lorsqu'on est un adulte qui a fait sa vie loin des siens, ce n'est jamais simple. Entre les vieilles mécaniques familiales qui le happent de nouveau et les souvenirs qui l'assaillent à chaque coin de rue, Giacomo voit se télescoper un passé qu'il croyait avoir laissé derrière lui et un présent dans lequel il peine à surmonter un événement douloureux. Sous le soleil accablant de la Sardaigne, "La maison à droite de celle de ma grand-mère" est un roman contemplatif, souvent mélancolique, qui devrait plaire aux amateurs de récits intimistes et doux-amers. 

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