lundi 30 avril 2018

Avril 2018




Lectures d'Avril 2018





ROMANS/RECITS
- Ink, iron and glass (Gwendolyn Clare) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Hanna (Laurence Peyrin) ♥︎♥︎♥︎
- Quatre murs et un toit (Camille Anseaume) ♥︎♥︎♥︎
- Millésime 54 (Antoine Laurain) ♥︎♥︎♥︎
- J'ai égaré la lune (Erwan Ji) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The seven husbands of Evelyn Hugo (Taylor Jenkins Reid) ♥︎♥︎♥︎
- A library of lemons (Jo Cotterill) ♥︎♥︎♥︎
- J'ai avalé un arc-en-ciel (Erwan Ji) ♥︎♥︎♥︎
- Le souper des maléfices (Christophe Arleston)
- The parentations (Kate Mayfield) ♥︎♥︎
- Poste restante à Locmaria (Lorraine Fouchet) ♥︎♥︎♥︎
- Anastasia Krupnik (Lois Lowry) ♥︎♥︎♥︎
- The last equation of Isaac Severy (Nova Jacobs) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La saison des feux (Celeste Ng) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Pourquoi Tokyo? (Agathe Parmentier) ♥︎
- Après la fin (Sarah Moss) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le voyage de Simon Morley (Jack Finney)
- Une île trop loin (Annika Thor)
- The astonishing colour of after (Emily X.R. Pan) ♥︎♥︎♥︎
- Cueilleuse de thé (Jeanne-Marie Sauvage-Avit) ♥︎♥︎
- La cartographe et autres nouvelles (Tove Jansson)
- Lightning strikes: death on Willow Pond (Ned Crabb) ♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- La trilogie de la Citadelle 2: Rives d'automne (Anne Opotowsky/Angie Hoffmeister) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les petits riens T8: Tout est à sa place dans ce chaos exponentiel (Lewis Trondheim) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La valise (G. Amalric/D. Ranville/M. Schmitt Giordano) ♥︎♥︎♥︎
- Les petites distances (Camille Benyamina/Véronique Cazot) ♥︎♥︎
- Chaque jour Dracula (Loïc Clément/Clément Lefèvre) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- L'atelier des sorciers T1 (Kamome Shirahama) ♥︎♥︎♥︎
- Sous les bouclettes (Gudule/Mélaka) ♥︎♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- On disait (Pascal Leclerq/Paul Mahoux) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Maisons autour du monde (Mia Cassany/Paula Blumen) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Rosalie et le langage des plantes (Fanny Ducassé) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Ainsi de suite (Sophie Calle) ♥︎♥︎♥︎♥︎

dimanche 29 avril 2018

La semaine en bref #17





Lundi:
★ Le sarrasin grillé dans la soupe froide carottes-agrumes, j'aime pas du tout. Heureusement que j'avais prévu une tresse au chocolat en dessert, ça rattrape un peu le coup. 
★ "La casa de papel", c'est l'exemple-type de la série objectivement pas terrible et néanmoins très addictive. Un peu comme un paquet de chips: c'est pas subtil, mais c'est gras et ça croustille, donc on continue à en manger tant qu'il en reste au fond du sachet.

Les conversations absurdes #29





MOI: Cette photo, tu l'as eue en faisant une rafale? 
CHOUCHOU: Oui. Il y avait 37 prises de vue et j'ai choisi celle où tu avais l'allure la plus, euh, légère. 
MOI (tristement): Oui, je sais, j'ai la démarche gracieuse d'un stormtrooper. Mais c'est difficile d'instiller une saine terreur dans le coeur des populations civiles en se la jouant sylphide évanescente, tu vois. 
CHOUCHOU (acquiesçant sagement): Je vois, oui.

samedi 28 avril 2018

[AMSTERDAM] Chocolàtl





Mercredi en fin d'après-midi, nous traînions un peu au hasard dans le Jordan quand nous sommes tombés sur une boutique de chocolat devant laquelle un panneau à la craie claironnait: "ENTREZ GOUTER NOTRE FABULEUX CHOCOLAT CHAUD". Je me suis dit, pourquoi pas, il ne fait pas une chaleur torride et ça fera une occasion de se poser cinq minutes. Je ne me doutais pas que nous allions vivre une expérience aussi instructive que délicieuse...

vendredi 27 avril 2018

[AMSTERDAM] Tales & Spirits





Outre les musées et les escape games, j'ai depuis quelques années un nouveau centre d'intérêt quand je visite une grande ville: les bars à cocktails. Et pour Amsterdam, je n'ai même pas eu de recherches à faire puisque Gasparde m'avait recommandé le Tales & Spirits, situé à moins de dix minutes de marche de la gare centrale. C'est donc là que nous avons terminé notre day trip de mercredi...

jeudi 26 avril 2018

[AMSTERDAM] Questomatica: Arcade Invasion





Il y a un an et demi, nous avions eu un gros coup de coeur pour "Wake up", une des meilleures salles d'escape parmi la cinquantaine que nous avons testées à travers toute l'Europe. Nous nous étions juré de revenir à Amsterdam pour jouer la seconde salle de Questomatica, dont le thème nous paraissait tout aussi original et prometteur. Hier, nous avons mis notre menace à exécution...

mercredi 25 avril 2018

Les conversations absurdes #28


CHOUCHOU: J'aurais cru que tu serais une Instax Girl, mais tu ne t'es presque jamais servi de l'appareil que tu as acheté au Japon. 
MOI: Non, les photos sont moches et impermanentes, ça me soûle. 
CHOUCHOU: Si tu étais une fâmâpoâl, tu pourrais vendre les Instax de toi très cher, et ce sont tes clients qui se débrouilleraient avec leur impermanence. 
MOI: ...Toujours pas, non, mais un point pour l'originalité de l'argument.

mardi 24 avril 2018

Ce qui me fait rire





L'autre soir, apprenant que les Nuls me laissaient de marbre autant que les Monty Python ou les Deschiens et que je ne supportais pas Florence Foresti, quelqu'un m'a demandé: "Mais qu'est-ce qui te fait rire, alors?" Bonne question. Je suis globalement mauvais public pour les comédies et les spectacles humoristiques, mais en cherchant bien, j'ai quand même réussi à compiler une petite liste.

lundi 23 avril 2018

"Après la fin" (Sarah Moss)


Marié à une médécin généraliste très impliquée dans son travail, Adam Goldschmidt a fait le choix d'être le père au foyer de leurs deux filles: Miriam, 15 ans, inlassable militante écolo-marxiste, et Rose, 8 ans, inlassable militante pour l'adoption d'un chat. Entre une lessive de draps et la préparation d'un bon petit plat pour le dîner, il tente de rédiger le texte d'un audioguide culturel. Cette vie de famille sereine vole en éclats le jour où Miriam fait un arrêt cardiaque pendant l'heure du déjeuner. La présence d'esprit et la formation de secouriste d'un de ses profs lui sauvent la vie, mais les docteurs de l'hôpital où elle a été emmenée ne parviennent pas à déterminer la cause du problème - donc, à l'empêcher de se reproduire. Comment reprendre une existence normale quand vous avez à tout moment peur que le coeur de votre enfant chérie cesse de battre? 

"Quel gâchis de voir que les choses qu'on apprend en temps de crise sont déjà écrites en toutes lettres sur des aimants à frigo et des cartes de voeux: profitez de l'instant présent, savourez chaque moment, exprimez votre amour. Pourvu qu'on vive assez longtemps pour mépriser à nouveau ces clichés, pourvu qu'on guérisse suffisamment pour considérer le ciel, l'eau et la lumière comme acquis, parce qu'être aveuglément reconnaissant d'avoir des poumons et un coeur qui fonctionnent ne met pas notre intelligence à contribution."

Pendant plus de 400 pages, le lecteur partage les pensées d'Adam, ses craintes, ses interrogations, ses frustrations, ses souvenirs d'une enfance passée dans une communauté hippie, ses recherches sur l'histoire de la cathédrale de Coventry, ses réflexions tantôt terre-à-terre tantôt métaphysiques, ses problèmes de couple et l'amour qu'il porte à ses filles. Cet homme qui a choisi d'aller à contre-courant de tous les clichés de genre apparaît comme infiniment sympathique et humain, mû par des préoccupations universelles que l'auteure articule avec une justesse frappante et un style des plus agréables. 

"Cinquante personnes dans ce wagon, soixante, dont certaines portaient en elles des horreurs que personne n'avait envie d'imaginer. Des enfants disparus, des suicides, des maladies dégénératives de l'esprit et du corps, incurables. Violence, toxicomanie, accidents de la route et incendies de domicile. Nous sommes nombreux, en fait, à nous rendre malades quand on entend une sirène, pour une raison ou pour une autre. Il existe une grande zone de recoupement où se retrouvent les familles ordinaires et celles à qui il est arrivé des choses terribles. Il est possible, nécessaire, d'être les deux." 

Face à lui, une épouse essentiellement absente, très absorbée par son travail et son besoin de prouver sa valeur de médecin à son propre père; une ado à forte personnalité dont l'esprit critique fait mouche à tous les coups, et une fillette ni horriblement capricieuse ni "trop mignonne" dont le comportement obéit à une logique propre à son âge. "Après la fin" aurait pu loucher vers le pathos, en rajouter dans le registre de l'humour noir et du désespoir existentiel ou, au contraire, verser dans la comédie outrancière axée sur les déboires domestiques de son narrateur; au lieu de ça, c'est une très belle chronique familiale réaliste, nuancée et jamais ennuyeuse. J'ai adoré. 

Traduction de Laure Manceau

La semaine en bref #16





Lundi:
La semaine commence bien: ma grande copine B. m'annonce qu'elle part chez Le Seuil et que bien sûr, on continuera à bosser ensemble une fois qu'elle sera là-bas. Du coup, en plus d'être ravie pour elle, je suis ravie pour moi.
 Journée relecture au Living Room avec du cake à la poire et une délicieuse salade pois chiches rôtis/shiitake. J'envoie ma trad à l'éditrice avec quelques palpitations: c'est la première fois que je travaille pour elle, j'ai adoré le bouquin, il me semble avoir fait du bon boulot et j'espère qu'elle sera du même avis que moi.
 Je rentre à travers le parc Léopold. Les saules pleureurs sont couverts de feuilles vert tendre; un étudiant dort allongé au bord de la mare; de petites fleurs violettes se balancent dans la brise: youpi, c'est le printemps!

dimanche 22 avril 2018

Où aller admirer les jacinthes du bois de Halle manque nous coûter très, très cher





Tous les ans en cette saison, les jacinthes sauvages fleurissent au bois de Halle, formant au pied des arbres des tapis violets considérés comme une des principales attractions touristiques de Belgique. Or je ne les avais encore jamais vues, et Chouchou a désormais un blog photographie à alimenter. Nous avions donc décidé de nous rendre sur place hier, et l'endroit n'étant pas franchement desservi par les transports en commun, nous avions loué une Cambio. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Cambio est un système de voitures partagées que l'on prend à une station donnée et que l'on ramène à cette même station quand on a fini de l'utiliser. C'est très pratique quand on habite en ville et qu'on n'a pas l'usage quotidien d'un véhicule motorisé. 

mercredi 18 avril 2018

"La saison des feux" (Celeste Ng)


Pourquoi Izzy Richardson, benjamine de 4 enfants, a-t-elle mis le feu à la maison familiale avant de disparaître dans la nuit? Quelques mois plus tôt, Mia et sa fille Pearl arrivent à Shaker Heights, une petite ville affluente de la banlieue de Cleveland. Mia est une photographe douée qui cumule les petits boulots pour gagner juste de quoi joindre les deux bouts et consacrer l'essentiel de son temps à son art. Mais Pearl, quinze ans, en a assez qu'elles ne passent jamais plus de quelques mois au même endroit, déménageant au gré des projets de sa mère. Celle-ci lui promet que cette fois, les choses seront différentes - qu'elles vont se poser et que la jeune fille pourra enfin tisser des liens. Elles emménagent dans une maison appartenant aux Richardson, et très vite, la vie des deux familles s'entremêle. Pearl est fascinée par l'aisance matérielle des Richardson, mais aussi par l'assurance et la désinvolture de leurs enfants, tandis qu'Izzy la rebelle - le mouton noir de son clan - devient l'assistante et l'ombre de Mia...

Premier roman de Celeste Ng, le magistral "Tout ce qu'on ne s'est jamais dit" annonçait il y a trois ans la naissance d'une grande auteure. Dans "La saison des feux", on retrouve la recette qui a fait le succès de son prédécesseur: la dissection au scalpel d'une mécanique familiale qui, à force d'événements a priori inoffensifs ou anodins, va entraîner un drame que ses protagonistes n'auront même pas vu venir. Car seul le lecteur a le privilège d'être dans leur tête, de comprendre comment ils fonctionnent aussi bien dans leurs élans généreux que leurs petites lâchetés et leurs grandes défaillances. Au premier abord, on assiste à une classique opposition bourgeois/bohèmes, des gens tous progressistes et bien intentionnés mais qui ont opté pour des modes de vie très différents. Elena Richardson aime l'ordre, les conventions et les certitudes rassurantes; Mia Warren ne possède rien que le strict nécessaire, n'adhère à aucune règle sociale et improvise sa vie chaque jour. Mais assez vite, une intrigue secondaire émerge, et on se rend compte que le véritable thème du livre, c'est la maternité. A travers le passé de Mia, sa relation avec Izzy mais aussi l'histoire médiatisée d'un couple qui a adopté une fillette chinoise dont la mère biologique souhaite désormais la récupérer, Celeste Ng explore les différentes façons d'être mère et pose la question de leur légitimité sans jamais imposer sa propre réponse. Et même sans me sentir interpelée par cette problématique, j'ai dévoré "La saison des feux" presque d'un trait. 

Traduction de Fabrice Pointeau

Revue de presse internet - avril 2018






Vous voulez vérifier ce que Google et Facebook savent de vous? Spoiler: c'est super flippant.

L'avenir incertain du travail à l'ère de la 4ème révolution industrielle.

Lettre d'une militante: "La solidarité n'est pas un délit".

"L'effet Matilda", ou le phénomène de la minimisation des découvertes faites par les femmes scientifiques.

Même si elle n'aborde que l'une des deux raisons pour lesquelles l'homéopathie semble efficace, cette petite vidéo est tout à fait claire et édifiante.

Une infographie super bien faite pour démontrer l'intérêt de privilégier les circuits alimentaires courts.

Intéressant et amusant: une carte du monde avec la signification littérale du nom de chaque pays. (en anglais)

22 ambassadeurs recommandent LE livre à lire avant de visiter leur pays(en anglais)

mardi 17 avril 2018

"Poste restante à Locmaria" (Lorraine Fouchet)


Quand Chiara, 25 ans, apprend que le père vénéré mort avant sa naissance n'est peut-être pas son géniteur, elle plaque immédiatement sa vie à Rome pour foncer sur l'île de Groix. Mais plutôt que le marin avec lequel sa mère eut jadis une aventure d'un soir, c'est elle-même que la jeune femme va trouver sur ce caillou breton battu par les embruns...

Ex-médecin urgentiste, Lorraine Fouchet écrit depuis quelques années des romans feelgood qui connaissent un beau succès de librairie. Je n'en avais encore lu aucun, mais j'ai un faible certain pour les histoires qui se passent sur une île, les livres qui réchauffent le coeur et les héroïnes en deuil de leur père. "Poste restante à Locmaria" cochait toutes ces cases.

J'ai aimé faire avec Chiara la connaissance des Groisillons chaleureux qui deviennent vite sa seconde famille; comme elle, je me suis laissée charmer par leur île où la vie, même si elle n'est pas exempte de drames, s'écoule plus douce et plus sereine que sur le continent. J'ai deviné assez vite la place que le mystérieux Charles occupait dans l'histoire et savouré avec bonheur les courts interludes durant lesquels l'auteure fait parler des objets inanimés tels que vélo ou boîte à lettres. Et puis une happy end où des personnages cabossés font la paix avec eux-mêmes et leur histoire, ça ne fait jamais de mal.

Merci aux éditions Héloïse d'Ormesson pour cette lecture.

lundi 16 avril 2018

Où je règle leur compte aux flocons de neige





Longtemps j'ai été une petite conne. 

Bon, j'avais des excuses. A 8 ans j'étais en CM1; on me faisait passer des tests de QI et en voyant le résultat, on débattait pour savoir si on m'envoyait dans une école spéciale surdoués à Nice ou si on me faisait sauter une troisième classe et rentrer en 6ème l'année d'après. J'avais un physique ingrat, zéro aptitude sociale et pas davantage de dispositions artistiques ou sportives; du coup, tout ma jeunesse, je n'ai été valorisée que pour mon intelligence soi-disant hors normes. Un conditionnement très peu propice au développement d'une saine humilité. 

dimanche 15 avril 2018

La semaine en bref #15





Lundi + Mardi:
★ Je bosse et j'angoisse. Du moins cela me rend-il prolifique, tant pour ma trad que pour mon blog. 

mercredi 11 avril 2018

Conseils à mon Moi futur pour surmonter le stress de ce printemps





Chère Moi de demain, des jours et des semaines qui vont suivre,

Depuis un mois, tu connais pas mal de déboires liés à la gestion de tes déplacements. Il y a d'abord eu la découverte que Chouchou s'était trompé en prenant vos billets de train pour Paris, environ une heure avant le départ. Puis la grève des cheminots qui, bien que tu la soutiennes absolument, t'a obligée à un gymkhana compliqué et stressant au possible, que tu devras recommencer au minimum le mois prochain. Par réverbération, tu as failli faire un malaise en payant les billets d'avion pour Hong Kong et Singapour et en imaginant tout ce qui pourrait merder d'ici fin septembre pour foutre en l'air ce voyage ruineux. D'autant que tu n'es même pas certaine d'avoir encore du boulot après fin mai (tu as de bonnes raisons d'espérer que tu trouveras quelque chose d'ici là, mais tu es du genre à ne pas considérer la peau de l'ours comme vendue avant d'avoir encaissé le chèque). A côté de ça, tu te retrouves cette année dans une situation fiscalement bâtarde qui t'oblige à payer tes charges sociales en double pendant 16 mois, qui t'a donné des sueurs froides en remplissant ta déclaration Agessa et qui t'en donnera de bien pires encore quand tu devras déclarer tes revenus de l'an dernier au Trésor Public d'ici début juin. 

Bref, nerveusement parlant, tu es au bout de ta vie. 

mardi 10 avril 2018

Mon anti bucket list




(Autrement dit: les choses qui pourraient être des objectifs pour d'autres gens mais que, pour ma part, je veux surtout ne jamais, JAMAIS faire dans ma vie)

lundi 9 avril 2018

"J'ai égaré la lune" (Erwan Ji)


Capucine, étudiante franco-américaine de 19 ans, s'envole pour Tokyo avec sa petite amie Aiden afin d'y passer une année scolaire. Mais rien ne se déroule comme prévu, et c'est finalement seule que la jeune fille atterrit dans une colocation digne de "L'auberge espagnole"...

Avant "J'ai égaré la lune", il y a eu "J'ai avalé un arc-en-ciel", qui racontait la dernière année de lycée de Capucine aux USA et la façon dont elle tombait amoureuse d'Aiden. Je n'avais pas lu ce premier roman, et je le regrette car saisir les allusions que l'auteur y fait, notamment dans les échanges entre les deux filles, m'aurait permis d'apprécier encore davantage le second. Mais je vais très vite remédier à cette lacune. Parce que j'ai adoré le personnage de Capucine, qui se décrit elle-même comme une Poufsouffle et dont la sincérité désarmante change agréablement de toutes les héroïnes sarcastiques qui fleurissent un peu partout en littérature jeunesse depuis quelques années. Ne vous y trompez pas: je suis une grande fan du sarcasme quand il est bien tourné, mais son omniprésence commence à me lasser et à faire que les voix de beaucoup de personnages féminins se confondent dans mes souvenirs.

Capucine n'est pas badass: elle est vulnérable mais pas gourde, enthousiaste mais pas neuneu, inexpérimentée mais pas idiote, pleine d'un humour délicieux et jamais méchant. Se retrouvant plongée dans un environnement tout à fait étranger et une culture dont elle ne maîtrise aucun code, elle apprend avec bonne volonté en se posant les questions typiques d'une jeune adulte qui découvre la vie, gère ses problèmes avec une candeur parfois maladroite mais toujours touchante. Elle n'a pas une âme de rebelle, mais elle déteste les étiquettes. Les autres lui demandent tout le temps si elle est lesbienne ou bi; Capucine, elle, ne se pose pas la question. Elle aime qui elle aime, avec un naturel et une acceptation de soi innée qu'on a juste envie d'applaudir. Cette fille est un vrai vent de fraîcheur, et j'aurais bien voulu que son histoire ne se termine jamais. Si Erwan Ji écrit un tome 3, je saute dessus dès sa sortie!

PS: Dis, monsieur ou madame Nathan, tu voudrais pas payer un illustrateur pour te faire des couvertures décentes, qui donnent envie de découvrir le bouquin à l'intérieur? Parce que là, quand on pense à la beauté des couvs des romans jeunesse anglophones, franchement, c'est un peu la honte. Merci, bisous.

dimanche 8 avril 2018

La semaine en bref #14





Lundi: 
Malgré les travaux dans le centre et le jour férié, une grande partie des commerces monpatelinois sont ouverts aujourd'hui, ce qui m'évitera de me nourrir de vieux machins Picard fossilisés. 
★ Y'a pas que chez Chouconut que je suis considérée comme une bonne cliente: ma fleuriste m'envoie me servir directement dans son frigo pendant qu'elle emballe la plante de la dame avant moi. "Y'a du monde aujourd'hui, ça fait plaisir, j'ai pas sacrifié mon jour de congé pour rien", se réjouit-elle avant de me féliciter: "Vous avez repéré ma seule botte de tulipes doubles; il fallait avoir l'oeil!" (Cela dit, je n'ai pas fait une affaire: quelques jours plus tard, les tulipes doubles vireront au marron sans s'être ouvertes.)

"Les petits riens T8: Tout est à sa place dans ce chaos exponentiel" (Lewis Trondheim)


Déjà le 8ème tome des "Petits riens", cette collection d'anecdotes autobiographiques dessinées par Lewis Trondheim et, jusqu'à il y a quelques mois, pré-publiées sur son blog. L'auteur y saisit des moments absurdes de son quotidien et de ses voyages professionnels, illustre ses réflexions désabusées ou perplexes, partage ses névroses dérisoires et ses victoires minuscules sur l'adversité. Et bien qu'il se présente, sans doute de manière assez justifiée, comme un type bougon qui n'irradie pas franchement la joie de vivre, beaucoup de choses me le rendent très sympathique. Sa lucidité sur lui-même. L'angle parfois un peu absurde sous lequel il considère les choses. Le couple solide, uni mais pas fusionnel, qu'il forme avec sa femme. Sa capacité, au milieu d'une kyrielle d'angoisses petites ou grandes, à profiter de la vie malgré tout. Et bien sûr, son talent pour dessiner et raconter tout cela. "Les petits riens" fait partie des très rares bédés qu'il m'arrive de relire parfois, et toujours avec le même plaisir. 

samedi 7 avril 2018

La vie est trop courte





pour repasser alors qu'il suffit d'acheter des vêtements avec un peu d'élasthane
pour se forcer à finir un livre qu'on n'aime pas
pour se prendre la tête avec des détails
pour fréquenter des gens qui nous gonflent
pour se torturer à essayer de correspondre aux canons de beauté en vigueur
pour se priver de manger ce dont on a très envie
pour remettre à demain ce qui nous ferait vraiment plaisir aujourd'hui
pour ne pas utiliser la belle vaisselle de peur de l'abîmer
pour décider qu'on sera heureux quand on aura un meilleur salaire/un(e) partenaire/un nouvel appart'
pour attendre que les conditions soient idéales avant de se lancer
pour la remplir de choses à faire au point de n'avoir plus le loisir d'en savourer aucune
pour ne pas prendre le temps de prendre le temps
pour étouffer nos pulsions bienveillantes de crainte qu'elles soient mal reçues
pour ne pas faire des gens qu'on aime une priorité
pour ne pas écouter la petite voix en nous qui sait très bien de quoi on a envie et besoin
pour répondre "oui" alors que tout en nous crie "non"
pour ruminer des rancoeurs ou se laisser bouffer par des regrets
pour se résigner à subir ce qui peut être changé
pour courir après une perfection insaisissable
pour ne pas s'aimer soi-même

"D'encre, de verre et d'acier" (Gwendolyn Clare)


Fin du XIXème siècle. Elsa vit dans le monde scripté de Veldane avec Jumi, sa mère, qui en est la gardienne et la développeuse. Le jour où Jumi est enlevée, Elsa se lance à la poursuite de ses ravisseurs dans le monde réel. Sa quête l'entraîne d'abord à Paris, puis à Amsterdam et à Pise. Là, elle se réfugie dans un foyer très spécial, destiné aux orphelins exceptionnellement doués pour les sciences. Avec l'aide de Leo l'as de la mécanique, de Faraz l'achimiste et de Porzia la scriptologue, Elsa arpente les mondes et découvre peu à peu un complot de grande envergure...

Si "D'encre, de verre et d'acier" (que j'ai lu en anglais sous son titre originel: "Ink, iron, and glass") se passait dans un futur proche, Elsa serait un personnage de jeu vidéo et Veldane un monde de réalité virtuelle conçu informatiquement. Mais Gwendolyn Clare a choisi de situer son roman à la fin du XIXème siècle, ce qui m'arrange fortement car je suis bien plus sensible à l'univers et l'esthétique steampunk qu'à ceux de la SF. J'ai adoré Skandar la pieuvre cyclope ailée qui cache bien son jeu, la Casa della Pazzia - cette maison intelligente avec qui on peut dialoguer et qui envoie des bots réparer les dégâts commis par une horde de jeunes inventeurs enthousiastes -, l'amitié qui, à partir d'une méfiance réciproque, se développe entre Elsa et Porzia sur la base de leur passion partagée pour la scriptologie, et l'escape game grandeur nature dont toute la petite bande doit s'échapper à la fin. Les personnages m'ont paru un peu basiques, définis chacun par deux caractéristiques et deux seulement: Elsa est brillante et indépendante; Leo est grande gueule mais sensible dans le fond; Faraz est étranger et compréhensif; Porzia est sarcastique et maternante. Mais leur groupe fonctionne bien; l'univers excite l'imagination du lecteur et l'intrigue réserve son lot de surprises. Du coup, je souffre à la perspective d'attendre jusqu'à février 2019 pour découvrir la suite et fin de l'histoire.

Traduction de Mathilde Montier

jeudi 5 avril 2018

Le homard




Au commencement j'étais molle. 

Dans tous les sens du terme. 

Physiquement, une petite chose blanche et dodue, dont ni la coupe de cheveux ultra-courte imposée par sa mère, ni la mode disgracieuse des années 70 ne venaient arranger la face de poisson-lune. 

Emotionnellement, une créature peu intéressée par les autres et sans défense aucune face à eux, pleurnicharde en diable qui exécrait tout effort physique et ne respirait que le nez dans ses bouquins. 

Si j'avais pu grandir dans une bulle, tout se serait très bien passé. 

mercredi 4 avril 2018

Mésaventures ferroviaires (2)





Autant vous prévenir tout de suite: ce billet n'aura sans doute pas grand intérêt sauf pour les gens qui sont embêtés pour circuler pendant la grève de la SNCF. C'est pour eux que je relate mon expérience, en espérant que ça pourra leur servir!

Or donc. Mon plan initial pour la semaine prochaine était le suivant: faire Toulon-Aix-en-Provence le jeudi matin, passer la journée à Aix avec mon amie Isa, dormir sur place dans un joli hôtel et repartir le lendemain pour monter à Bruxelles avec un combo TGV Aix-Paris puis Thalys Paris-Bruxelles. Problème: le vendredi sera un jour de grève où on s'attend à ce que très peu de TGV circulent, surtout sur l'axe Sud-Est, et je ne voulais pas me retrouver coincée à Aix une deuxième voire une troisième nuit sans hébergement. Donc, j'ai présenté mes excuses à Isa et lui ai dit que ça ne serait que partie remise, puis j'ai entrepris de déplacer mon Aix-Bruxelles du vendredi au jeudi histoire de faire Toulon-Bruxelles dans la journée.

Envies d'avril




mardi 3 avril 2018

[BELGIQUE] Les cabanes de Rensiwez





Depuis des années, je rêvais de passer une nuit dans une cabane. Mon plan originel impliquait que la cabane en question soit perchée dans un arbre pour coller à un vieux fantasme d'enfant, mais en effectuant des recherches sur internet, j'ai eu le coup de foudre pour les cabanes de Rensiwez dont l'aménagement me semblait beaucoup plus attirant que celui de toutes les cabanes dans un arbre accessibles depuis Bruxelles. Pour mon anniversaire, je me suis donc décidée à réserver - et en m'y prenant un mois à l'avance, pour un lundi soir hors saison touristique, la seule cabane encore disponible sur le site était la Thalia. J'aurais préféré une de celles équipées d'un bain nordique ou mieux encore, d'un sauna, mais je tenais à la date. Donc, en avant pour la Thalia et deux petits déjeuners à base de produits du cru. Montant total de la facture: 160€. 

dimanche 1 avril 2018

La semaine en bref #13



"Envoyez tous mes hommes à Vienne!"

Lundi:
★ Pendant que nous sommes aux cabanes de Rensiwez, David m'appelle pour me souhaiter un bon anniversaire tout en emmenant les garçons à un concert de Toto. Plus tard, c'est le tour de ma soeur avec qui je reste trois quarts d'heure au téléphone alors qu'on n'aime ça ni l'une ni l'autre. Et à la sortie du Zénith, Attila m'envoie un texto en son nom et celui de son frère. Je n'avais aucune nouvelle directe d'eux depuis août dernier et c'est sans doute ce qui m'a fait le plus plaisir aujourd'hui.