mercredi 21 mars 2018

Un brunch tout petit et un bus très rapide





Dernier jour à Paris. Chouchou descend nous chercher des viennoiseries et met longtemps à revenir car toutes les boulangeries du quartier sont fermées en ce dimanche à l'exception d'un lointain Paul - bizarre. Nous nous préparons et quittons l'appartement Air B'n'B avec notre petite valise, puis prenons à pied la direction de République car j'ai réservé chez Umami Matcha Café, un endroit que j'adore et dont je souhaitais tester le brunch depuis longtemps. Nous arrivons en début de service et optons tous les deux pour la formule Umami à 30€ (par opposition à la formule Veggie qui en coûte 28). Le menu est très alléchant. Le plateau qui nous parvient au bout d'une vingtaine de minutes l'est aussi, mais... Surprise, le burger et le dorayaki, que j'imaginais en taille normale, sont en fait tout petits. L'ensemble est excellent, avec des saveurs originales et subtiles, mais me laisse sur ma faim. Je reviendrai sûrement ici, mais juste pour le déjeuner. 

Nous avons fini plus tôt que prévu et avons encore du temps à tuer avant notre bus de retour; aussi, je propose à Chouchou de faire un saut au Marks & Spencer de Ledru Rollin, qui ne se trouve qu'à quelques stations de métro, histoire de prendre un truc pour grignoter pendant le trajet et des plats indiens à réchauffer pour ce soir. Pendant que nous y sommes, nous embarquons aussi deux paquets de scones au cheddar en promo - on sera bien contents de les retrouver dans le congélo un dimanche matin de flemme. J'ai beau être passée aux toilettes avant de quitter le resto, le jus d'orange et le thé que je viens de boire me donnent de nouveau très vite envie de faire pipi. Le trajet Ledru Rollin-République, puis République-Galliéni est une vraie torture. Par chance, le terminal Eurolines est collé à la station de métro. Je fonce tout droit vers les toilettes et trépigne devant la dame-pipi trop occupée à discuter avec un agent d'entretien pour s'intéresser à moi. Enfin, je m'enferme dans un box avec un soulagement indicible. Les 50 centimes les mieux dépensés de toute ma vie. 

Nous passons au comptoir d'enregistrement, où on nous donne deux cartes d'embarquement à remettre au chauffeur de notre bus. Il nous reste encore une bonne heure avant le départ; heureusement, le terminal possède une salle d'attente riante comme un goulag - mais propre et pourvue de chaises ainsi que de wifi, donc ça va. Les voyageurs que nous y croisons sont très différents de la tribu bobo avec laquelle nous faisons corps d'habitude lors de nos déplacements; à 13€ le Paris-Bruxelles, forcément, Eurolines est plus démocratique que le Thalys (29€ dans le meilleur des cas, 99€ en seconde si billet acheté au dernier moment). Après avoir déposé notre valise dans la soute que le chauffeur hyper speed ne laisse pas ouverte une seconde de plus que nécessaire, nous finissons par monter dans le bus où je réquisitionne mes places préférées: à gauche de l'allée centrale, juste avant l'escalier du milieu, pour n'avoir pas d'autres sièges juste devant nous. Les fauteuils sont confortables, le wifi péclote un peu mais je m'en fous car j'ai un roman papier sous la main pour m'occuper. 

Nous quittons Galliéni à 15h pétantes. Une demi-heure plus tard, je me décide à manger la salade achetée chez Marks & Spencer, et là, c'est le drame: nous avons oublié de demander des couverts en plastique à la caisse, et même en faisant preuve de beaucoup d'imagination, nous n'avons sur nous aucun objet qui puisse vaguement tenir lieu de cuillère. Je note dans un coin de ma tête de rajouter une cuillère jetable dans la pochette de trucs que je trimballe toujours "au cas où" au fond de mon sac (celle qui contient généralement du Doliprane, une mini-pochette de Kleenex, du gel antibactérien, un élastique à cheveux, un stylo noir et un petit chocolat ou un biscuit emballé pour apaiser les fringales de Chouchou). Pour cette fois, tant pis, on aura faim jusque chez nous. Le trajet se déroule sans histoire et plus vite que prévu: nous sommes censés arriver à 19h à Bruxelles Nord, mais avant ça, le bus marque un arrêt à la Gare du Midi qui est bien plus pratique pour nous. Il est alors 18h15, et le chauffeur est tellement pressé qu'avant que je puisse enfiler mon manteau et descendre du bus, il a déjà refermé la soute à bagages et regagné son siège. J'évite de justesse de repartir avec lui. Dans l'ensemble, nous sommes très contents de ce trajet avec Eurolines: à condition de ne pas devoir faire l'aller-retour à Paris dans la journée, le rapport qualité-prix est vraiment super. 

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