mardi 7 novembre 2017

"La fin de la solitude" (Benedict Wells)


De nos jours, Jules se réveille à l'hôpital après un grave accident de moto. Immobilisé dans son lit, il a tout le loisir de repasser le fil de sa vie et les événements qui l'ont conduit là. C'est d'abord, dans son enfance, la mort de ses parents et l'entrée dans un pensionnat où il se retrouve séparé de son frère et de sa soeur aînés. Puis la rencontre avec sa meilleure amie Alva dont il tombe amoureux sans oser le lui dire. Plus tard, des années de dérive où il échoue à terminer ses études et trouver un métier qui lui plaît...

La vie est-elle un jeu sans gagnant ni perdant? Les bons et les mauvais événements qui nous arrivent finissent-ils toujours par s'équilibrer? Telle est la théorie d'Alva, elle aussi marquée par un drame familial précoce. Jules n'a pas d'avis. Il lui semble que la mort de ses parents l'a fait dévier sur une trajectoire qui n'est pas la sienne et qu'il se trouve désormais dans la mauvaise vie. Du coup, il peine à se l'approprier, à y tisser des liens, à y construire quoi que ce soit. 

Pour autant, "La fin de la solitude" n'est pas un roman déprimant. Emouvant, oui, mais pas déprimant. Benedict Wells dissèque les relations difficiles de deux frères et d'une soeur très différents, qui se comprennent rarement et ne savent pas toujours être là quand les autres ont besoin d'eux. Il brosse surtout le portrait d'un héros trop tôt privé de repères et, de ce fait, perpétuellement en quête de lui-même, d'une place dans le monde et d'un sens à son existence. Une recherche qui se clôt de façon poignante mais non dénuée d'espoir. Je suivrai avec intérêt les prochaines publications de l'auteur. 

3 commentaires:

Mathilde de Cherbourg a dit…

Je l'ai reçu également, je ne savais pas trop à quoi m'attendre au vu de la couverture. Ton avis me rassure un peu.

ARMALITE a dit…

Je trouve en effet que la couverture ne lui rend pas justice!

Lewerentz S a dit…

Une amie me l'a offert en allemand. Il faudra que je m'y mette.