lundi 2 octobre 2017

C'était la semaine où... (#39)




...je n'ai pas pu voir l'expo Hockney alors que j'allais à Paris exprès pour ça - et que je n'aurai pas la possibilité d'y retourner avant qu'elle se termine; nous n'avons pas tiré de notre journée une seule photo pour alimenter le compte Instagram Moody & Cookie; je n'ai pas du tout aimé le season premiere de "This is us"; ce sombre connard de Florent Pagny, très fier de s'évader fiscalement au Portugal avec l'argent gagné grâce à ses fans français, m'a donné envie de vomir; j'ai failli m'assommer en facepalmant quand Donald Trump a déclaré que c'était difficile d'aider Porto Rico parce que c'était une île située au milieu d'un océan, un grand océan; j'ai renoncé à tout espoir de retraite même lointaine en découvrant qu'il était prévu que les cotisations actuelles basculent vers la CSG qui n'est pas un impôt destiné; j'ai tenté avec enthousiasme un curry de carottes et de courgette jaune au lait de coco, et c'était infâme; j'ai pris des douches glacées parce que le plombier ne pouvait venir que vendredi, et que vendredi, il a passé trois heures chez nous sans parvenir à réparer notre chaudière; j'ai dû me rendre à l'évidence: la Poste m'a probablement carotté deux services de presse que j'attendais impatiemment, dont un que l'éditeur m'envoyait pour la seconde fois; j'ai cru jusqu'à la dernière minute que j'allais partir en vacances avec un compte bancaire dans le rouge, ce qui n'a pas du tout été bon pour ma tension.

...en revanche, j'ai adoré le déjeuner avec mon Editrice Chérie et la Comète Biscornue, les compliments récoltés sur la robe King Louie récupérée à la dernière troc party, les trois premiers épisodes d'"Atypical", la vague d'agenouillements protestataires aux USA, la carte postale rigolote envoyée par Lady Pops, "Une apparition" de Sophie Fontanel, le prix tout doux du Thalys pour aller passer le Nouvel An à Cologne, les propositions des copines de venir refaire ma colo chez elles histoire de ne pas me geler le cuir chevelu (même si au final, je me suis débrouillée avec l'aide de Chouchou et de notre bouilloire), le rayon de cosmétiques format voyage au Di de la chaussée d'Ixelles, trouver mon agenda 2018 - le grand semainier Moleskine rouge à couverture souple - et une paire de chaussures de mi-saison correspondant à mon cahier des charges, notre deuxième concert de Sigur Ros, la Zip Car stationnée à 149 mètres de Forest National qui nous a évité des transports en commun longs et chiants pour rentrer.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Mon (sixième) concert de Sigur Ros m'a fait un bien fou alors que j'étais très clairement une boule de nerfs, et j'ai ressenti des muscles se détendre dès que Jonsi a commencé à chanter. (Je sais que je ne suis pas objective, tout va toujours mieux lorsque je me laisse bercer par sa voix.) Jamais encore je n'avais connu un public aussi transporté à la fin du concert : tout le Grand Rex était debout à applaudir en rythme au milieu du dernier titre.
Il y avait mon frère, quelque part avec vous à Bruxelles, sans doute plus ou moins traîné par sa copine ^^

Mélusine