mardi 28 février 2017

Où je passe pour la fille qui abuse (alors que non)


Admirez ce splendide humérus

Fin janvier, pour la première fois, j'ai réussi à faire un exercice assez difficile à l'aerial yoga. Pour les gens qui font du fitness: vous voyez ce qu'est une planche latérale? Bien; maintenant, imaginez que vous la faites avec la jambe du dessus suspendue, par la cheville, à une hauteur équivalente à celle de vos genoux quand vous êtes debout, et qu'une fois en appui sur un seul bras, vous tendez la jambe de dessous en l'air devant votre buste pour attraper votre pied avec votre main du dessus. Et que vous restez comme ça pendant 3 à 5 respirations. Je galérais avec ce truc depuis septembre, et voilà que ça y est, j'y arrivais! Ma prof m'a même félicitée. 

Quelques heures plus tard, j'ai commencé à avoir hyper mal à l'épaule et au coude gauches chaque fois que je levais le bras. Je me suis dit: "Bon, tu as un peu trop présumé de ta musculature embryonnaire, c'est pas grave, ne force pas dans les jours qui viennent et ça va passer." Quand je suis malade ou souffrante, ma réaction par défaut, c'est d'attendre que ça guérisse tout seul. Comme je suis solide, ça marche en général assez bien.

Puis les jours se sont changés en semaines. Non seulement la douleur ne passait pas, mais elle empirait et remontait le long de mes cervicales. Je ne pouvais plus m'habiller, sortir mes cheveux de l'intérieur de mon manteau ou attraper quoi que ce soit sur une étagère sans frémir et grimacer. Quant à porter quoi que ce soit de plus lourd qu'un petit sac à main de ce côté-là, il ne fallait plus y penser. J'ai conclu que j'avais dû me faire une belle tendinite, et au bout d'un mois, je me suis décidée à aller consulter mon généraliste pour qu'il me prescrive des anti-inflammatoires. 

Mon généraliste m'a fait ce qu'on appelle un palm test et prescrit une radiographie assortie d'une échographie de l'épaule gauche, pour voir de quoi il retournait réellement. Le seul double rendez-vous disponible avant qu'il ne parte en congés plusieurs semaines tombait à deux jours de la date de remise de mon énorme trad (terminée, elle devrait faire dans les 1140 pages) et m'obligeait à me rendre dans une clinique de l'autre côté de la ville. Investissement: au moins trois heures du précieux temps qui me restait. Tant pis, je voulais en finir, recommencer à bouger normalement et à aller à l'aerial yoga - fût-ce sans retenter les planches latérales à l'avenir. 

Hier en fin d'après-midi, donc, j'ai vu un charmant radiologue qui m'a demandé de lui montrer dans quelles positions j'avais mal. Et là, grand moment de solitude. J'ai eu beau faire rouler mon épaule, tourner et plier mon bras dans tous les sens: rien. Nada. Nichts. Des nèfles. Même pas une petite gêne symbolique. Le gars a dû me prendre pour une illuminée qui aimait gaspiller son temps et l'argent de la sécurité sociale. Je me suis rhabillée en bredouillant des excuses incohérentes et j'ai filé avec mes radios où toute lésion brillait par son absence. Je me suis dit que bon, au moins, ce n'était pas une capsulite comme ma mère en a eu une, que j'échappais au combo intervention chirurgicale et immobilisation subséquente pendant un mois et demi, et que de toute façon, si le ridicule tuait, je serais déjà morte plus de fois que Kenny dans South Park. 

Après, je suis passée chez Sushi Shop m'acheter des makis pour fêter ça; je suis rentrée chez moi et une fois installée sur le canapé avec mon bidon plein de riz et un bon bouquin, je me suis rendu compte que j'avais de nouveau mal au bras. Surtout au coude, en fait.

Sérieusement, l'univers?

Bon, pour être honnête, la douleur est beaucoup moins forte que les semaines passées. Si je réfléchis bien, il me semble qu'elle a commencé à diminuer juste après la visite chez mon généraliste - sauf que comme j'étais hyper focalisée sur mon boulot, je n'y ai pas vraiment fait attention. Donc, je vais continuer à me ménager de ce côté jusqu'à ce que ça passe, point. Je serai Batman, un T-shirt mis à sécher au soleil ou même une banane pendant les cours d'aerial yoga, mais j'éviterai de me prendre pour les biscottos de Jean-Claude Van Damme jusqu'à nouvel ordre (et sans doute même après).

Concours "Archer & Bennett 1: Hadès": la gagnante!




C'est donc Cécile de Brest qui remporte le livre cette fois. 

Envoie-moi tes coordonnées postales le plus rapidement possible à: leroseetlenoir@hotmail.com

Merci à toutes pour votre participation et à bientôt pour d'autres concours!

Février 2016



lundi 27 février 2017

Lectures de Février 2017




ROMAN
- A dictionary of mutual understanding (Jackie Copleton)
- Les poisons de Katharz (Audrey Alwett) ♥︎♥︎♥︎
- The Cazalet chronicles T5: All change (Elizabeth Jane Howard) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A closed and common orbit (Becky Chambers) ♥︎♥︎
- Un parfum d'encre et de liberté (Sarah McCoy)
- Stiletto (Daniel O'Malley) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La vie en Rosalie (Nicolas Barreau) ♥︎
- L'étrange bibliothèque (Haruki Murakami/Kit Menschik) ♥︎♥︎♥︎
- All our wrong days (Elan Mastai) ♥︎
- Extraordinary means (Robyn Schneider)

BEDE/MANGA
- La cantine de minuit T1 (Yarô Abe) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le mari de mon frère T3 (Gengoroh Tagame) ♥︎♥︎♥︎
- La valeur de ma vie (Yoshimi Tôda) ♥︎
- Perfect world T3 (Rie Aruga) ♥︎♥︎♥︎
- March comes in like a lion T1&2 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Collaboration horizontale (Navie/Carole Maurel) ♥︎♥︎♥︎
- Ecumes (Ingrid Chabbert/Carole Maurel) ♥︎♥︎

DIVERS
- Les Liszt (Kyo Maclear/Julia Sarda) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎

Concours "La tour aux mille étages T1: Inacessibles": la gagnante!


C'est donc Mimi chocolat qui remporte le livre cette fois. 

Envoie-moi tes coordonnées postales le plus rapidement possible à: leroseetlenoir@hotmail.com

Merci à toutes pour votre participation. Si vous n'avez pas gagné cette fois, n'oubliez pas qu'il y a juste sous ce billet un autre concours auquel vous pouvez encore participer jusqu'à ce soir!

dimanche 26 février 2017

C'était la semaine où... (#8)




...la photo de moi faisant l'andouille avec la statue du musée d'Ixelles est devenue mon Instagram le plus liké. Comme quoi, c'est pas la peine de se casser la tête à faire des images sublimes!
...j'ai voyagé à côté d'une jeune femme indienne qui allait rejoindre son mari en poste à Toulon; on a papoté à bâtons rompus pendant deux heures; je lui ai donné un Doliprane pour le très gros rhume qui la faisait renifler depuis Roissy et pour me remercier, elle m'a offert des pendants d'oreille. Mes perçages se sont refermés depuis des années, mais ça m'a touchée.
...je me réjouissais d'avance à l'idée de commander une pizza tartiflette en arrivant chez moi. Las, mon pizzaiolo était parti skier jusqu'à début mars, et j'ai dû me rabattre sur une bête soupe Picard.
...j'ai appris avec stupéfaction que non seulement mon primeur ouvrait à 6h30, mais que quand il levait son rideau, il y avait déjà la queue devant son magasin. Les gens qui font leurs courses en pleine nuit: qui sont-ils, comment vivent-ils, quels sont leurs réseaux?
...alors qu'on discutait du fait qu'on ne savait pas trop pour qui voter lors des prochaines présidentielles, mon adorable fleuriste m'a dit qu'elle aurait bien voulu que DSK se présente, "parce que même s'il n'était pas irréprochable dans sa vie privée, au moins, économiquement, il savait où il allait". Je, je.
...il y avait deux nouveaux propriétaires à l'assemblée générale annuelle, et du coup, comme ça ne les arrangeait pas de financer le ravalement de façade en 2017, on a encore repoussé d'un an. D'un côté, ça fait déjà une éternité ans que ça traîne, et ça commence à me gonfler. De l'autre, l'an prochain, j'aurai fini de rembourser mon crédit immobilier et la pilule passera nettement mieux.
...je me suis fait ramener de chez le syndic par ma voisine végane qui a arrêté de se teindre les cheveux ("parce que les colos sont pleines de produits chimiques") et à qui son gris naturel va super bien.
...des "groupes magiques" ont tenté d'exorciser de "lier" Donald Trump. Au point où on en est, hein.
...j'ai bouclé mon dossier de gestion 2016 plus vite et plus facilement que prévu, histoire d'en finir en beauté avec le régime des BNC.
...j'ai enfin commencé à dessiner dans mon Hobonichi: chaque jour, un des jolis mugs (j'en ai toute une collection) dans lesquels je bois mon thé. Pas trop difficile, très bien pour se lancer!
...je me suis aperçue qu'à certains horaires, mon bus habituel avait désormais un trajet alternatif assez intéressant.
...j'ai déjeuné en bouquinant à la terrasse des Têtes d'ail, avec juste une robe à manches longues fin février. Un pur moment de bien-être dont j'avais grand besoin au milieu de cette semaine si chargée.
...en guise de dessert, je me suis offert un chichi fregi. Oui, c'est mal, mais c'est si bon!
...la dame qui encaissait mes 85 photocopies chez Charlemagne m'a juré sur ses grands dieux qu'elle me donnait 38 ans tout au plus. Vu comment j'ai morflé ces dernières années au niveau physique, je n'ai pas craché sur le compliment.
...j'ai fait changer mes verres de près, et trouvé la différence immédiatement perceptible.
...j'ai croisé Satan dans le hall, et il m'a proposé de passer prendre l'apéro quand je voudrais. Ou un sirop, si je préférais.

jeudi 23 février 2017

La semaine de la mort qui tue



D'ici mercredi soir prochain, je dois:
- traduire 174 pages d'inepties et en relire 300
- constituer le dossier comptable annuel pour mon association de gestion agréée (soit réunir, remplir, photocopier  et envoyer 12 milliards de documents diverzévariés)
- assister à l'assemblée générale de ma copropriété - où nous sommes censés voter le ravalement de façade de l'immeuble, auquel s'oppose une bonne moitié des gens alors qu'il y en a vraiment besoin
- aller passer une radiographie et une échographie de mon épaule gauche dans une clinique à l'autre bout de Toulon
- retourner voir mon généraliste sans rendez-vous (compter 2 à 3h d'attente pour sa consultation libre, car il est très populaire)

Bizarrement, je me suis réveillée à 6 heures ce matin et je n'ai pas réussi à me rendormir. Je ne suis pas du tout stressée, pensez-vous. 

Mais bon, je sais qu'en m'organisant bien, en me levant un peu plus tôt et en buvant deux fois plus de thé que d'habitude, ça passera. Et qu'après, je vais me sentir hyper libre et soulagée. 

Au mois de mars, je fais un aller-retour à Paris en semaine pour le boulot; je pars quelques jours à Lisbonne avec Chouchou puis en Suisse pour fêter les 40 ans de Lady Pops. Et je commence à bosser sur le deuxième tome d'"Archer et Bennett" de Candice Fox, qui contiendra peut-être quelques scènes bien gore mais qui devrait être globalement agréable à traduire si je me réfère à mon travail sur le précédent*. Les jours seront déjà plus longs; j'aurai le temps et la motivation pour recommencer à sortir un peu. 

Tout ce qu'il faut, c'est serrer les dents une semaine encore malgré ma fatigue générale et mon bras douloureux. 

Je peux le faire. 

(Je crois.)




mercredi 22 février 2017

Concours: "Archer & Bennett T1: Hadès" (Candice Fox)


Sydney, années 90: Hadès règne sur une décharge, un univers de sculptures étranges où des hommes viennent solliciter son aide pour faire disparaître des corps. Un soir, on lui amène deux jeunes enfants rescapés d'un cambriolage qui a mal tourné. Il s'apprête à les tuer, mais leur regard froid le pousse à les adopter. Au fil des ans, il va tout leur apprendre, dont son savoir-faire si particulier.
Sydney, de nos jours: Frank Bennett rejoint la brigade criminelle et fait la connaissance d'Eden, sa nouvelle coéquipière. Leur première enquête débute immédiatement: des corps démembrés auxquels il manque des organes ont été découverts dans une marina....

Aujourd'hui, je vous propose de gagner un exemplaire de ce thriller australien qui, bien qu'étant le premier tome d'une trilogie, peut parfaitement se lire tout seul car il offre en soi une conclusion satisfaisante. Pour cela, laissez-moi un commentaire dans lequel vous m'indiquerez la première chose qui vous vient à l'esprit quand on vous parle de l'Australie. Clôture du concours lundi 27 à minuit; tirage au sort et annonce des résultats le lendemain matin. Envoi en Europe seulement. Bonne chance à tous!

"Kimi no na wa" ("Your name")


Du réalisateur Makoto Shinkai, nous avions tous les deux adoré "The garden of words" et "Cinq centimètres par seconde". Aussi ne pouvions-nous que nous précipiter sur son nouveau long métrage, sorti au Japon en août dernier et qui a paraît-il battu les records d'affluence des anime du studio Ghibli. 

Mitsuha vit à la campagne. Sa mère est morte et son père a abandonné la prêtrise shinto pour devenir maire de leur petite ville, si bien que Mitsuha et sa soeur cadette sont élevées par leur grand-mère. La jeune fille ne rêve que d'une chose: s'en aller vivre à Tokyo. Voeu bizarrement exaucé lorsqu'un matin, elle se réveille dans la peau de Taki, qui vit seul avec son père et a une vie très occupée entre le lycée, ses nombreux amis et son boulot dans un restaurant italien où sa chef ne le laisse pas indifférent. 

Le lendemain, Mitsuha a réintégré son propre corps et sa propre vie, et Taki ne comprend pas quand on lui parle de son comportement étrange de la veille. Puis vient son tour de se réveiller dans la peau de la jeune fille. Quand ils se rendent compte qu'ils échangent ainsi leurs vies plusieurs fois par semaine, Mitsuha et Taki mettent au point des règles de comportement et un moyen de se tenir informés de ce que chacun a fait dans la peau de l'autre. Jusqu'au soir où une comète survole le Japon, et où l'histoire des deux jeunes gens prend un tour encore plus inattendu. 

Après une première moitié plutôt légère et amusante, "Kimi no na wa" bascule vers le drame fantastique. Son scénario original autant qu'émouvant nous a tenus en haleine jusqu'au bout. Mais surtout, le film est absolument somptueux sur le plan graphique. Les paysages et le traitement de la lumière m'ont coupé le souffle à maintes reprises. Comme a dit Chouchou, "les personnages pourraient ne rien faire d'autre qu'aller acheter le pain pendant 1h40 qu'on n'aurait pas perdu notre temps en le regardant". Si vous êtes fans d'anime, vous devez absolument le voir. Et si vous n'êtes pas fan d'anime, c'est le genre de film qui pourrait bien vous faire changer d'avis!



mardi 21 février 2017

Concours: "La tour aux mille étages T1: Inaccessibles" (Katharine McGee)


Vous avez adoré "Gossip girl" et "Pretty little liars"? Vous n'avez rien contre une pointe de science-fiction? Rendez-vous en 2118 dans cette tour aux mille étages où plus les gens sont riches, plus ils habitent près du sommet. Dès l'introduction, une jeune fille fait une chute mortelle depuis le toit. Qui est-elle? S'agit-il d'un accident ou a-t-elle été poussée - et si oui, par qui et pourquoi? Telles sont les questions auxquelles ce premier tome va répondre en remontant deux mois en arrière et en présentant tour à tour le point de vue de cinq personnages dont les destins vont se mélanger jusqu'au soir fatal...

Je vous propose aujourd'hui de gagner un de mes exemplaire s de traductrice d'"Inaccessibles", paru en début de mois chez Michel Lafon. Pour cela, laissez-moi un commentaire dans lequel vous me direz quel est l'étage le plus élevé auquel vous avez jamais habité (pour moi, c'était le 17ème, entre mes 4 et mes 10 ou 11 ans!). Clôture le dimanche 26 février à minuit; tirage au sort et annonce du gagnant le lendemain. Envoi en Europe seulement. Bonne chance à tous!

Où je fais l'andouille au musée d'Ixelles


Le musée d'Ixelles, ce n'est pas juste cet endroit où nous allons pour voir des expos toujours très réussies, et où je reste systématiquement perplexe devant l'installation d'art contemporain temporaire de la pièce du fond. C'est aussi le lieu de résidence d'une statue pour laquelle j'ai eu le coup de foudre lors de ma première visite en juillet 2015, une femme nue figée dans une mouvement exubérant de danse ou de joie irrésistible. Du coup, c'est devenu une tradition: chaque fois, Chouchou me prend en photo avec elle. J'aime cette tradition idiote, et je me réjouis de voir ma collection de clichés similaires s'agrandir au fil des ans!


Juillet 2015
(Robe Emily & Fin, sandales Lune et l'autre)

Juillet 2016
(Robe Emily & Fin - mais une autre -, sandales Esska)

Janvier 2017
(Robe Anatopik, bottines Coqueterra, manteau récupéré à une troc party, écharpe fabriquée de mes blanches mains)

dimanche 19 février 2017

C'était la semaine où... (#7)




...dans la même journée, j'ai eu deux discussions enflammées sur Facebook: la première sur l'irréalisable union de la gauche française et la seconde sur les chauffe-épaules électriques. Il est bon d'avoir des intérêts variés.
...le prof d'aerial yoga nous a demandé de "devenir des T-shirts mis à sécher sur un fil au soleil". Et comme exceptionnellement, il faisait beau ce jour-là, je n'ai même pas pu faire de remarque sarcastique sur la météo belge.
...j'ai été bien contente de voir que la dame du Sin Street Food avait récupéré un camion en état de marche. Pour fêter ça, j'ai pris un Belixir à l'eucalyptus avec mon burger Big Sin.
...venant juste de voir que le premier tome de "La tour aux mille étages" était sorti en français, j'ai voulu envoyer un mail à l'éditrice afin de lui demander pour quelle date il lui faudrait le suivant. Et quand j'ai ouvert ma boîte, un mail m'y attendait justement: "Voilà le texte du tome 2, tu peux le faire pour le début de l'automne?". La synchro.
...j'ai rendu avec 15 jours d'avance la traduction d'un roman de SF jeunesse et appris qu'il y aurait non pas un, mais deux autres tomes dans le même univers. Chouette, encore du boulot sympa pour plus tard!
...dans un autre bouquin sur lequel je bosse en ce moment, un personnage secondaire déclaré mort depuis belle lurette au chapitre 40 est décédé la veille d'une crise cardiaque au chapitre 54. Zen, restons zen.
...j'ai passé un moment très agréable au bar du Dominican, à bouquiner devant un Lazy Red Cheeks (vodka, framboises fraîches, sirop de violette, citron vert).
...je me disais que pain + purée, ça devait quand même être bien bourratif, et j'avais raison.
...comme je manquais décidément de temps et de motivation pour aller chez le coiffeur, j'ai refait moi-même mon roux avec une colo de supermarché (L'Oréal Prodigy 740 Vermillon). Hé ben, ça donne pas mal du tout. Alors en fait non, vu à la lumière du jour, ça n'a absolument pas pris sur mes racines.
...j'ai aimé la déco du bar de l'hôtel Bloom, mais été super déçue par les cocktails: une demi-douzaine d'ultra-classiques, point. Et mon Cosmo n'était pas le plus inoubliable que j'aie jamais bu. Next!
...ma mère a enfin balancé son vieux PC pourri et bourré de virus pour investir dans un iMac. Je lui ai promis que ça allait lui changer la vie.
...j'ai été sidérée par le nombre de nanas qui nient l'existence même de la culture du viol (quand elles ne plaignent pas les pauvres petits garçons qui ont désormais bien du mal à trouver leur place d'hommes virils). On n'est pas sorties des ronces.
...un autre jour, à l'aerial yoga, il a fallu être une banane. Parfois, j'ai l'impression de suivre des cours de cirque à l'Actor's Studio.
...chez Marks & Spencer, j'ai craqué pour la plus chouette boîte à biscuits du monde, mais résisté (difficilement) à une bougie pamplemousse rose-gingembre.
...je me suis chamaillée avec Chouchou à propos de la note IMDb qu'il avait mise à l'excellent anime "Kimi no na wa": un 8 seulement, c'était bien mal payé!
...nous avons voulu aller bruncher au Grand Central et fui devant la salle bondée, le bordel général et le brouhaha ambiant.
...nous avons tenté de nous rabattre sur Hortense, où le brunch était un menu fixe composé de 4 plats salés dont un à base de chicons et l'autre de céleri-rave. Non plus, merci.
...en désespoir de cause, nous avons fini à l'Architecte où c'était toujours aussi bon et sympa que la première fois.
...à l'expo Pierre et Gilles, il y avait une minuscule mamie à canne hyper intéressée par tous les portraits d'homâpoâl (et ils étaient nombreux!).
...j'ai fait la troisième photo débile identique avec ma copine la statue du Musée d'Ixelles; d'ici quelques années, je devrais avoir une jolie collection.
...avec ses tableaux en papier brûlé, cette fois encore, la salle du fond et son installation d'art contemporain ne m'ont pas déçue.

"Les Liszt" (Kyo Maclear/Julia Sardà)


Dans la famille Liszt, tout le monde a la manie de faire des listes. Le père énumère les terrible corvées et les insectes ailés, la mère des maladies épouvantables et les plus grands footballeurs de tous les temps, la fille aînée dresse des palmarès de fromages et de chansons de David Bowie, le fils cadet noircit des pages et des pages pour tromper ses angoisses nocturnes tandis que le benjamin recense les activités amusantes. Jusqu'au jour où un étrange visiteur entre chez eux sans frapper...

C'est la magnifique couverture de cet album jeunesse qui m'a poussée à le regarder de plus près, et son sujet qui a achevé de me convaincre: comment ne pas craquer pour l'histoire de toute une famille d'obsédés des listes? Et de fait, "Les Liszt" est tout aussi enchanteur qu'il y paraît au premier abord. J'ai eu un énorme coup de coeur pour le travail de l'illustratrice barcelonaise Julia Sarda, et je note que cette petite merveille nous est une fois de plus apportée par les excellentissimes éditions de La Pastèque.




samedi 18 février 2017

Be my stoemp, le hot-dog à la belge




Quand j'ai commencé à venir à Bruxelles il y a dix ans, une des premières spécialités culinaires belges que j'ai découverte, c'est le stoemp-saucisse. La saucisse, tout le monde voit ce que c'est. Et le stoemp (qui se prononce "stoump")? C'est une purée de pomme de terre mélangée à un autre légume; dans les versions les plus populaires, on trouve le stoemp carotte, le stoemp épinards, le stoemp chicon ou le stoemp poireau. 





Depuis quelques mois, un comptoir Be my stoemp a ouvert aux Halles Saint-Géry, et en plus de la version classique du stoemp-saucisse, il propose toute une gamme de stoempdogs à consommer sur place ou à emporter. Intriguée par le concept, j'ai accepté une invitation à goûter ça avec Chouchou. Nous avons mis pas mal de temps à nous décider: j'étais tentée par le Eyt végétarien (stoemp d'oignons caramélisés garni au tofu), et Chouchou par le De Salven (stoemp de céleri garni de moules et de crevettes). Histoire de goûter la partie saucisses, nous avons fini par opter pour des recettes un poil plus classiques et comportant néanmoins un petit twist: The Four pour moi (stoemp de carotte/coriandre, saucisse "Be Sun", yaourt nature, tomates, oignons rouges, zeste de citron), et Le Tout pour Chouchou (stoemp de carotte, saucisse "Be Mediterranean", sauce pesto, roquette, parmesan). Be my stoemp ne sert pour l'instant pas de boissons, qui sont à commander au bar voisin avant d'aller s'installer à l'une des tables au centre des halles - mais mon petit doigt me dit qu'ils proposeront une gamme de thés glacés dans quelque temps.





Verdict? Pour moi, l'association du pain et de la purée est un poil trop roborrative, mais les gros appétits y trouveront sûrement leur compte. Surtout, la saucisse comme la purée sont tout à fait excellentes (le pain aussi, d'ailleurs, à la française et bien croustillant). Une prochaine fois, je pense opter plutôt pour la version "normale", servie en boîte déjeuner métallique: on choisit un type de stoemp et un type de saucisse, qui seront accompagnés d'une salade pour seulement 8,50€ l'ensemble. Les gourmands et les curieux pourront préférer l'option dégustation: 3 stoemps et 3 saucisses. Enfin, il est même possible d'acheter juste le stoemp en jolies boîtes de conserve colorées pour le manger chez soi. 

Be my stoemp 
Place Saint-Géry 1
100 Bruxelles
Ouvert 7j/7 de 10h à 02h

vendredi 17 février 2017

"March comes in like a lion T1 & 2" (Chica Umino)


Rei Kiriyama, 17 ans, fut seulement le 5ème collégien à passer joueur professionnel de shôgi. Pourtant, les échecs japonais ne sont pas une passion pour lui. Il a commencé à les pratiquer pour se rapprocher de son père puis, après la disparition brutale de ses parents et de sa petite soeur, pour faire plaisir son père adoptif - ce qui lui a valu la haine des enfants de celui-ci. 

Aujourd'hui, Rei vit seul dans un appartement à peine meublé, au bord d'un grand fleuve dont la proximité l'apaise. Il a repris le lycée avec un an de retard mais, malgré de bons résultats scolaires, ne s'y est fait aucun ami. C'est un jeune homme profondément marqué par son passé, qui ne sait pas qui il est ni où il va et dont seuls les tournois de shôgi structurent la morne existence. 

Mais un jour, il fait la rencontre de trois soeurs également orphelines qui vivent dans une vieille maison un peu décrépite. Akari, l'aînée, travaille au magasin de gâteaux de son grand-père le jour et fait l'hôtesse dans le bar de sa tante la nuit Hina, la cadette, va au collège et a le béguin pour un joueur de baseball très convoité par toutes les filles de sa classe. Momo, la benjamine, est encore à la maternelle. Même si leur mère leur manque beaucoup, chez elles, tout n'est que rires et bavardages, une effervescence qui contraste très fort avec l'atmosphère presque funèbre de l'appartement dépouillé de Rei...

Drôle de série que "March comes in like a lion (et à ce stade, non, je ne sais pas à quoi le titre fait allusion, même si j'imagine qu'il s'agit d'une tactique de shôgi ou autre élément lié à ce jeu). Dès les premières pages, elle dégage une puissante impression de solitude et d'errance intérieure. On sent combien Rei est perdu, combien il s'est coupé de ses propres émotions et refoule ses mauvais souvenirs pour arriver à survivre, combien il répugne à s'abandonner à l'affection chaleureuse des trois soeurs. Lorsqu'il n'est pas en train de jouer au shôgi, les pages qui lui sont consacrées sont souvent muettes et d'une austérité extrêmement mélancolique.

Par contraste, dès que les trois soeurs font irruption dans le récit, les cases deviennent joyeusement bordéliques, encombrées de bulles de dialogue qui partent dans tous les sens et souvent squattées dans les coins par des chats perpétuellement affamés. On notera aussi la touche d'humour apportée par Harunobu Nikaîdo, le rival et meilleur ami auto-proclamé de Rei, un garçon joufflu, déterminé et envahissant dont les pitreries dissimulent de graves problèmes de santé. Ici, personne n'a la vie facile et chacun se débrouille comme il peut pour tracer son chemin en dépit de tout. Un manga émouvant, en cours depuis dix ans au Japon et dont j'ai hâte de découvrir la suite. Deux tomes sont déjà disponibles en français, le 3ème suivra en avril et le 4ème en juin.

jeudi 16 février 2017

[BRUXELLES] Escape Prod: L'évasion des Dalton




Depuis deux ans, les escape games se multiplient à Bruxelles pour le plus grand bonheur des passionnés comme moi. Après en voir testé une grande variété, j'avoue être désormais particulièrement intéressée par ceux qui proposent un thème local. Alors, quand Escape Prod m'a offert de tester sa salle "L'évasion des Dalton" (Morris, le dessinateur de Lucky Luke, était belge et même belge flamand), je me suis dépêchée d'appeler Solaena et son chéri, avec qui nous avions déjà fait équipe lors d'un jeu précédent, pour leur demander s'ils voulaient remettre ça. Et dimanche dernier, c'est à proximité d'une autre célébrité belge - le Manneken Pis - que nous nous sommes retrouvés pour enfiler nos pyjamas noirs et jaunes de prisonniers.

Car la première originalité de "L'évasion des Dalton", c'est que les participants doivent se costumer avant d'être enfermés. Chouette idée: ça permet de se mettre encore plus dans l'ambiance, et ça protège les vêtements civils en cas d'activités salissantes. De plus, les tenues sont bien larges, très confortables et ne grossissent pas trop sur la photo. (On a les priorités qu'on peut.) Une fois changés en frères Dalton, nous avons eu droit à un briefing fait par notre Game Master Guylaine. Après un énième braquage de banque, nous nous sommes faits cueillir par Lucky Luke, et nous attendons dans une cellule de la prison locale qu'un fourgon vienne nous emmener au pénitencier. Si nous voulons nous échapper, c'est maintenant ou jamais...




Comme d'habitude, je vais tâcher de ne pas trop en dire pour ne pas gâcher la surprise des futurs participants. J'ai trouvé "L'évasion des Dalton" très fun à jouer grâce à ses multiples énigmes toutes amusantes, mais dont aucune ne nécessitait une réflexion de folie: ça nous a permis de ne jamais rester bloqués longtemps sur quoi que ce soit et de maintenir un rythme de jeu soutenu. Tout le monde avait toujours quelque chose à faire, et nous n'avons jamais eu le temps de nous ennuyer. Il m'a semblé aussi que ce scénario serait parfait pour des parents avec enfants à partir de 8 ou 9 ans (d'ailleurs, les familles bénéficient d'une réduction spéciale de 10€). 




Nous avons réussi à sortir en 56'30" sans rencontrer trop de difficultés ni avoir besoin de trop d'indices. Du coup, même des débutants auront toutes leurs chances de parvenir à s'évader. Je précise qu'il existe deux salles identiques permettant de faire jouer entre 6 et 10 personnes en simultané. Et pour les grands amateurs de bédé comme nous, Escape Prod est en train de créer un second scénario qui devrait être disponible d'ici le mois de mai, sur le thème de Blacksad cette fois. 

Rue de l'étuve, 69
1000 Bruxelles

mercredi 15 février 2017

Envies de février




un après-midi de boulot au bar de l'Hôtel Vintage
un cocktail entre copines au bar de l'Hôtel Bloom
un brunch en amoureux au Grand Central
l'expo Pierre & Gilles au musée d'Ixelles
le film "My name is Emily"
une histoire de voyage dans le temps: "Every anxious wave"
un support de portable pour bosser debout
de nouveaux verres pour voir de près
un Deep back massage au Serendip Spa
des billets d'avion pour Oslo en juin ou en juillet
...et un joli petit appart' airBnB sur place
du temps pour m'occuper de moi

dimanche 12 février 2017

C'était la semaine où... (#6)




...j'ai tenté cette recette de croquettes de lentilles corail. Même en laissant cuire plus longtemps qu'indiqué, mes ingrédients égouttés étaient à moitié crus et n'avaient pas du tout la consistance voulue pour tenir ensemble. Un splendide ratage.
...j'ai discuté par message privé avec la directrice de collection de Bad Wolf, dont je venais de lire et d'adorer le roman, en lui glissant que j'avais plus de vingt ans d'expérience dans la traduction de fantasy et que si elle voulait publier des bouquins anglophones un jour...
...pour la première fois de ma vie, j'ai testé: aller travailler hors de chez moi. Plus précisément, chez Living Room où je sais que le wifi est fiable et le free lance bienvenu. C'était très réussi et j'envisage de recommencer une fois par semaine, histoire de me sortir un peu.
...j'en ai profité pour goûter leur gâteau choco-betterave. C'était, euh, pas mauvais, mais la prochaine fois je prendrai plutôt le cake au citron classique.
...j'ai découvert que j'avais ma propre page sur le site de la BnF. Et pas moins de 366 ouvrages à mon nom. Même en décomptant les rééditions, une question s'impose: qu'ai-je fait de ma vie, à part travailler?
...l'école où je fais de l'aerial yoga s'est enfin créé un compte Instagram "due to popular demand". Dans le rôle de la demande générale: Chouchou.
...j'ai abandonné "A series of unfortunate events" au milieu de l'épisode 6: très joli, mais beaucoup trop chiant.
...mon billet sur "Captain Fantastic" a été N°1 sur la page des Coups de coeur Culture de HelloCoton. (Je ne comprends plus trop comment le site fonctionne, mais c'est pas grave.)
...quand je suis sortie du métro à Louise, des petits points blancs volaient dans l'air, et fin limier que je suis, j'ai aussitôt pensé: "De la cendre - il a dû y avoir un incendie pas loin". C'était donc de la neige, comme annoncé par la météo. Mais bien tenté, Sherlock.
...avec Gasparde, on a voulu tester l'Alice Cocktail Bar. Mon Wild Tangerine - gin, sirop de piment, mandarine - était délicieux, mais on n'a pas du tout aimé l'absence d'éclairage, la déco style maison close et surtout l'horrible odeur d'encens.
...du coup, on a filé au Dam Sum où je me suis encore tapé un Beijing Fresh en attendant que Chouchou nous rejoigne.
...quand on est sortis du resto, il faisait un froid glacial, le tram venait de passer et j'étais à moitié paralysée du dos. Une parfaite occasion de tester le système Zipcar et d'en être hyper satisfaits!
...je me suis fait mon premier lumbago depuis Noël 2000. Autant dire que ça ne m'avait pas manqué. Et que j'ai peu apprécié que ça survienne après plusieurs semaines où j'avais eu la tête dans le guidon niveau boulot, alors que je me réjouissais de pouvoir enfin profiter de mon week-end.
...Attila a eu son code. Ma soeur doit être ravie à l'idée de lui filer bientôt les clés du tank familial pour sa conduite accompagnée.
...j'ai sué trois heures d'affilée sur Picasa, puis sur le site de Photobox, puis sur celui d'Hema pour réussir un prototype de livre photo regroupant mes mosaïques mensuelles (une de mes intentions de 2017).
...on a vu et pas adoré "Miss Peregrine's home for peculiar children".
...je me suis traînée tant bien que mal chez Escape Prod pour ne pas devoir annuler la séance prévue depuis deux semaines. Hé bien, à condition d'avoir de bons coéquipiers, on peut s'évader même avec le dos coincé et un pyjama à rayures jaunes et noires! Compte-rendu dans la semaine.

samedi 11 février 2017

Les conversations absurdes #6


MOI: Est-ce que par hasard, tu aurais voulu raccourcir tes sourcils récemment et oublié de faire le second?
CHOUCHOU: Non, je n'ai touché à rien, pourquoi? 
MOI: Parce que ton sourcil gauche est d'une longueur normale et bien rangé, alors que le droit ressemble à une explosion pileuse. Y'a un poil en particulier qui doit faire cinq centimètres et qui tire-bouchonne dans tous les sens, c'est impressionnant. 
CHOUCHOU: C'est un révolutionnaire. 
MOI: ...Le Mélenchon du sourcil? 
CHOUCHOU: Le Poil Insoumis!

jeudi 9 février 2017

"Captain Fantastic"




C'est l'histoire d'un couple d'idéalistes qui a décidé d'élever ses enfants loin de la société de consommation et au plus proche de la nature. Mais suite à une sévère dépression post-partum, la mère est devenue bipolaire et a dû être hospitalisée. Le père poursuit leur oeuvre tout seul. Dans une forêt sauvage au nord-ouest des Etats-Unis, où ils vivent en autosuffisance, il soumet ses trois fils et ses trois filles à un programme très strict d'entraînement physique poussé et de lectures choisies pour faire d'eux des "philosophes-rois". Puis un jour, il apprend que son épouse s'est suicidée en se taillant les veines, et que malgré ses convictions bouddhistes et son souhait d'être incinérée, ses parents assez conventionnels comptent lui organiser des obsèques chrétiennes. Sur l'insistance des enfants, il embarque toute sa famille dans leur bus aménagé et se lance sur les routes pour une ultime mission de sauvetage...

Ne vous laissez pas prendre aux couleurs gaies de l'affiche et aux tenues loufoques des personnages. "Captain Fantastic" n'est pas un film drôle ou léger (même s'il ménage une poignée d'éclats de rire), et on ne peut pas non plus dire qu'il réchauffe le coeur du spectateur. Mais il fait quelque chose de beaucoup plus rare et essentiel à mon sens: il oblige à réfléchir, et il le fait sans manichéisme. Même pour quelqu'un comme moi qui partage beaucoup de ses opinions, Ben Cash, le héros interprété par Viggo Mortensen, a des méthodes pour le moins radicales et parfois choquantes. Afin d'endurcir ses enfants, il n'hésite pas à les exposer à des dangers qui hérisseraient les cheveux sur la tête de beaucoup d'adultes. Et si on peut trouver louable qu'il veuille les préserver de certaines influences abrutissantes, il est permis de se demander s'il leur rend service en les endoctrinant selon ses propres convictions politiques et en les privant des expériences sociales de tous les petits Américains de leur âge.

D'une certaine façon, il fait pour eux des choix qui seront très difficiles à défaire plus tard. Oui, mais n'est-ce pas là le lot de tous les parents - la seule différence étant que la plupart d'entre eux vont dans le sens général de la société moderne et emploient des méthodes éducatives plus policées? A cette question, le réalisateur Matt Ross n'apporte pas de réponse. Il se contente d'opposer la vision de Ben à celle de son beau-père, en montrant qu'il n'y a pas de méchant dans cette histoire et que les deux hommes sont également soucieux du bien-être de la petite tribu. Et confronté à la rébellion de certains de ses enfants (l'aîné qui veut partir à la fac, un autre garçon qui le tient responsable de la mort de leur mère), Ben se remet sincèrement et douloureusement en question. La fin, en dépit d'un ou deux éléments peu crédibles, est empreinte d'une force, d'une originalité et d'une émotion exceptionnelles. C'est très rare qu'un film me remue à ce point.

mardi 7 février 2017

February snapshot




J'ai beaucoup trop de travail en ce moment; je rêve de prendre un après-midi de congé juste pour aller me promener. En réalité, je n'ai même plus le temps d'assister au cours d'aerial yoga du mardi - et une fois par semaine, je sens bien que ce n'est pas assez, surtout alors que je fais actuellement une obsession sur les pâtes au gorgonzola. Je compte les jours jusqu'au 2 mars, date à laquelle j'aurai rendu mes deux traductions en cours: un roman de science-fiction jeunesse super sympa et le 25ème tome d'une série qui, que, bref. Il faudrait que je termine le tout dernier dossier comptable pour mon association de gestion agréée, que je refasse ma couleur et mon profil LinkedIn, mais j'ai la flemme. Je vis pelotonnée dans mes grands gilets en tricot et quand j'ai fini de bosser, l'après-midi, je n'ai pas le courage d'affronter le froid et le jour déclinant: je préfère me réfugier sous ma couette avec un bouquin. 

Pourtant, j'ai plein d'idées de sorties, de choses à tester, de projets autour du blog. Mais ma motivation risque d'hiberner quelques semaines encore. Je teste des séries télé et les rejette les unes après les autres, hormis "A series of unfortunate events" que je regarde avec un enthousiasme mitigé. Je manque d'inspiration pour remplir mon Hobonichi de la façon que je voulais. Du moins ai-je réussi à endiguer mon angoisse face à l'actualité. Je continue à suivre l'incroyable cirque médiatique autour des présidentielles françaises et l'incroyable résistance des Américains aux horreurs trumpiennes, mais avec un peu plus de distance. Je ne vais pas mal; je ne suis même pas réellement déprimée, mais je remets tout à plus tard: quand je serai venue à bout de cet Himalaya de travail, quand mon corps et mon esprit engourdis par le manque de lumière et de chaleur commenceront à se réveiller. 

Et vous, comment ça va en ce moment?

"Les poisons de Katharz" (Audrey Alwett)


A Katharz, ville-prison ans laquelle sont expédiés les criminels, le meurtre est légal et même récompensé. Ténia Harsnik, la dirigeante, y règne par la terreur et aime jouer de la guillotine. Non qu'elle soit cruelle, mais il lui faut coûte que coûte maintenir le nombre d'habitants sous le seuil des cent mille âmes. Le dépasser conduirait hélas à la fin du monde, et ce serait désagréable. 

Bien entendu, les enjeux sont secrets. Bien entendu, le marchand de sortilèges Sinus Maverick prépare un coup d'Etat infaillible. Bien entendu, le Prince Alastor a planifié de raser la ville avec sa trop nombreuse armée. Bien entendu, Dame Carasse, la seule sorcière capable d'affronter ce chaos, vient de ficher le camp. Bien entendu...

Je connaissais Audrey Alwett uniquement comme scénariste de bédé. C'est grâce à une copine libraire que j'ai découvert la semaine dernière qu'elle avait publié un soi-disant excellent roman chez Bad Wolf, la collection fantasy d'ActuSF. Je m'y suis plongée par curiosité, et dès les premières pages, j'ai été frappée par le caractère pratchettesque - pratchettien? - de l'écriture comme des personnages. Même humour mordant, même esprit satirique, même références culturelles constituant autant de clins d'oeil aux amateurs,  même magie loufoque, même héroïnes sévères qui terrifient leur entourage tout en étant animées par les meilleures intentions, mêmes personnages secondaires délicieusement hauts en couleurs, même façon d'aborder une question morale universelle sous couvert d'univers alternatif. Du coup, "Les Poisons de Katharz" aurait pu n'être qu'une pâle copie d'un tome des Annales du Disque-Monde, mais non: il est exécuté (ha ha) avec suffisamment de brio pour soutenir la comparaison avec un des maîtres du genre. Je me suis franchement marrée tout du long, et je vous le recommande à mon tour.

"Selon les jours, Dame Carasse se donnait cinquante ans bien tassés ou la petite soixantaine, ce qui lui convenait assez car elle n'avait aucun talent pour la jeunesse. Elle avait la ride noble qui vous pose un regard. Mais ce qui la rendait reconnaissable à cent mètres, c'était une paire de maxillaires étonnamment musclée qui vous douchait les insolences comme un rien. Elle aimait qu'on la redoute, c'était pratique au quotidien, c'est d'ailleurs pourquoi elle était devenue grande, avec une solide carrure. (...) Très intelligente, mais pas au point d'avoir appris à le cacher, on aurait pu briser des briques sur son ego sans craindre de l'égratigner." 

"Avant d'atterrir à ce poste qu'on lui avait présenté comme une promotion, (...) Eustache Badufond avait été victime d'une douzaine de tentatives de meurtre. Un statut de victime qu'il compensait amplement en étant responsable de trois fausses couches générées par des crises de nerfs, d'une trentaine d'apoplexies et du suicide de cinq jeunes gens qui s'étaient tailladé les veines en déclarant que "si c'était ça, la vie, alors non merci". L'homme avait rempli ses fonctions à Katharz avec la même scrupuleuse incompétence toute sa vie. A un moment donné, il était mort sans s'en rendre compte. La faute en était peut-être au crépitement de magie permanent qui sourdait du mur, à moins que ce ne fût une volonté de faire chier le monde absolument surnaturelle, mais Eustache Badufond était revenu d'entre les morts dès le lendemain sous forme d'un zombie. Avec le temps, sa peau s'était parcheminée et crissait comme les formulaires qu'il affectionnait tant."

dimanche 5 février 2017

C'était la semaine où... (#5)




...j'ai été contactée pour tester un escape game costumé à thème "L'évasion des Dalton". Formidable, je vais enfin pouvoir laisser s'exprimer ma nature profonde (ou pas) de Joe. "Je te préviens, je ne fais pas Averell", m'a aussitôt informée Chouchou.
...le proprio de Chouchou a passé deux heures à trifouiller l'aération de la salle de bain sans réussir à trouver d'où venait notre problème. Il a fini par capituler et promettre de nous envoyer un vrai électricien.
...l'ouvrier du proprio de Chouchou est venu examiner la peinture cloquée sur 50 bons cm dans le couloir de l'appart. Il est formel: ça ne peut pas être une fuite de la plomberie de la salle de bain. Mais alors, d'où vient cette humidité hyper localisée? Il ne sait pas. Nous voilà bien avancés.
...j'ai adoré cette publicité pour une chaîne de télé danoise intitulée "All that we share". A l'heure où on tente de nous faire haïr tout ce qui est perçu comme différent de nous, ça fait vraiment du bien. 
...on a voulu voir "La la land" dans notre ciné habituel, mais la salle était déjà pleine, alors on a foncé en métro vers un autre cinéma où la séance commençait plus tard. 
...comme de bien entendu, Chouchou a beaucoup aimé le film tandis que je me suis passablement ennuyée - tout en reconnaissant que les acteurs jouent très bien et que la fin est émouvante.
...voulant ajouter de nouveaux plats végétariens à notre répertoire, j'ai testé cette recette de fritters aux courgettes. Approuvée par 100% des membres de mon foyer.
...j'ai dû me rendre à l'évidence: je ne sais absolument pas pour qui je vais bien pouvoir voter fin avril. C'était bien la peine de me réinscrire sur les listes électorales.
...la touche N de mon nouveau clavier a commencé à se faire la malle. Sérieusement, Apple?
...quand j'ai demandé au vendeur de la boutique s'il avait autre chose que du noir ou du bleu, pour les housses de MacBook, il m'a répondu: "On a du rose, c'est bien pour les femmes". Du coup, j'ai pris bleu. #TeamCornichons
...on a passé une super soirée à se goinfrer de flammekueches au Hopla Geiss avec M&M's. La forestière et la chicon étaient fabuleuses; il faudra revenir pour goûter la gratinée!
...l'organisme chargé de la vente des tickets pour le prochain concert de Sigur Ros a planté ma première réservation et m'a dans la foulée reproposé des places beaucoup moins bien que les précédentes. Grrrr.
...j'ai failli m'étouffer avec mes propres boobs (de taille parfaitement moyenne) à l'aerial yoga. Me suis marrée toute seule en imaginant les copines mieux pourvues que moi dans la même position.
...j'ai craqué pour deux romans francophones de Bad Wolf, la nouvelle collection fantasy d'ActuSF.
...le contrôle de solde bancaire que j'effectuais pour la dernière fois de ma vie est tombé juste du premier coup. Une chorégraphie du triomphe à la Rocky s'en est suivie.
...j'ai profité des 10% supplémentaires sur les fins de soldes pour m'offrir un sac Blanche de Sabrina, en carmin, histoire de remplacer le Lola rouge de Nat & Nin dont la couleur est en train de partir en sucette (j'adore les modèles de cette marque, mais niveau qualité c'est vraiment pas top...).
...j'ai eu un énorme coup de coeur pour "Captain Fantastic", auquel je consacrerai probablement un billet.
...la douleur dans mon épaule et mon coude gauches a persisté et même empiré un peu, finissant par remonter le long de mon cou ; il va falloir que j'aille montrer ça à mon généraliste.

"La cantine de minuit T1" (Yarô Abe)


C'est un petit restaurant qui ne paye pas de mine. Situé dans le quartier chaud de Shinjuku, à Tokyo, il est ouvert tous les jours entre minuit et sept heures du matin. Sa carte se limite à un menu fixe et trois types de boissons, mais en réalité, le patron peut préparer n'importe quel plat à la demande pour peu qu'il ait les ingrédients sous la main. Autour de son comptoir se succèdent des gens de la nuit - yakuza, stripteaseuse, entraîneuse de bar, propriétaire de boîte gay, catcheuse, boxeur, ou encore cambrioleurs - qui partagent ce qu'évoquent pour eux les plats réclamés. Parfois, ils se chamaillent sur la façon d'assaisonner ou de manger un aliment; parfois, à force de se côtoyer, ils forment des couples ou des amitiés improbables.

Bien que bonne cliente pour les mangas culinaires, je n'étais pas certaine d'apprécier celui-ci lorsque je l'ai acheté: j'avais un peu de mal avec le dessin des visages et je craignais que ça ne me gâche le récit. En réalité, je m'y suis faite très vite, et j'ai même fini par apprécier le fait que le graphisme ne ressemble pas à celui d'un millier d'autres mangas.

Ici, pas d'histoire à proprement parler, mais des chapitres courts comme autant de nouvelles, chacun axé autour d'un plat et d'un ou deux clients du restaurant. Si la nourriture est ce qui les rassemble, elle n'est pas le thème principal comme dans "Le gourmet solitaire", "Oishinbo" ou "What did you eat yesterday": juste un prétexte pour raconter des tranches de vie un peu à la marge de la société japonaise (et en même temps très typiques de celle-ci). Les plats présentés sont du genre simple et sans prétention. Tout le monde les connaît et les apprécie; tout le monde a des souvenirs liés à eux et une idée bien précise sur la meilleure façon de les consommer, ce qui contribue a créer une atmosphère de camaraderie nocturne étrangement apaisante. J'ai aimé "La cantine de minuit" beaucoup plus que je ne m'y attendais, et j'achèterai volontiers les prochaines tomes.

vendredi 3 février 2017

"L'espace d'un an" (Becky Chambers)


En principe, je ne lis pas de science-fiction - d'ailleurs, après plus de 500 critiques de livres publiées, c'est la toute première fois que j'utilise ce tag. Au mieux, les histoires de vaisseaux spatiaux, d'extraterrestres et d'explorations de la galaxie m'ennuient; au pire, elles m'angoissent. Mais depuis quelques mois, plusieurs de mes amis me vantaient chaleureusement les mérites de ce roman de Becky Chambers: "Tu vas voir, c'est super positif et feel good". J'avoue: la curiosité a fini par l'emporter. Et je ne le regrette pas, car "L'espace d'un an" est une pépite qui m'a fait tout oublier l'espace de quelques heures.

Ici, il n'est pas question de sauver la galaxie, de s'opposer à un régime totalitaire, de livrer des batailles épiques ou quoi que ce soit d'aussi ébouriffant, mais de la vie quotidienne à bord d'un sympathique vaisseau de bric et de broc à l'équipage cosmopolite. Les humains (le capitaine, la greffière, les deux techniciens et l'ingénieur en carburant) ont la peau foncée pour la plupart et sont considérés comme une race mineure qui est parvenue à rejoindre la confédération galactique par chance plus que par mérite. La pilote appartient à une espèce simili-reptilienne très affectueuse, qui ignore toute notion de pudeur et dont la notion de famille diffère immensément de la nôtre. Le médecin-cuisinier amoureux des plantes est l'un des derniers représentants d'une autre espèce dont les membres se sont entretués quasiment jusqu'à l'extinction. Le navigateur est un étrange symbiote, seul capable de percevoir et de comprendre la sous-couche de l'espace. L'AI a développé une personnalité propre et envisage de se transférer dans un corps.

Leur travail consiste à percer des tunnels pour faciliter les déplacements longue distance. Un jour, on les embauche pour relier au reste de la galaxie le monde d'un clan très belliqueux qui vient juste de rejoindre la confédération. A cause de l'éloignement et de l'isolement de ce dernier, il est prévu que la mission dure environ une année. Et pendant cette année, on observe les interactions de l'équipage; on découvre petit à petit les secrets de chacun de ses membres; on visite avec eux des mondes étranges et on fait connaissance avec d'autres cultures; on partage leurs problèmes et leurs rencontres bonnes ou mauvaises; on rit de leurs mésaventures, on sourit de leurs amitiés et on s'émeut de leurs amours parfois très particulières. Si la galaxie n'est pas toujours un endroit paisible et si les membres de l'équipage ont aussi leurs frictions, la bienveillance et l'ouverture d'esprit dominent toujours. Par les temps qui courent, ça fait un bien fou.

En lisant ce roman, j'ai eu moi aussi envie d'arpenter les couloirs du Voyageur, de m'asseoir dans son jardin sous bulle transparente, de partager les repas exotiques de l'équipage, de baigner dans l'atmosphère familiale et chaleureuse qui règne à bord. J'ai admiré le talent avec lequel Becky Chambers a su créer des personnages si vivants, si bien caractérisés et si follement attachants que pendant les derniers chapitres, j'avais le coeur qui battait super fort et je retenais mon souffle pour eux. Je les aurais bien suivis l'espace de deux, dix ou même vingt ans de plus.

J'ai lu ce roman en anglais et ne peux donc rien dire sur la traduction française.

Respire, le nouveau magazine bien-être


Fin janvier, un nouveau bimestriel a fait son apparition dans les points presse. Intitulé "Respire", c'est la version française du magazine "Breathe" qui en est à son quatrième numéro au Royaume-Uni. La très jolie illustration de sa couverture dissimule 120 pages consacrées à une assez grande variété de sujets:
- le bien-être, avec des articles d'orientation psychologique sur la maîtrise de l'inquiétude, l'apprentissage du pardon, et d'autres plus pratiques pour améliorer la qualité de son sommeil ou s'y retrouver dans les différents types de yoga
- l'art de vivre: un dossier consacré au tri, mais aussi des articles dédiés à l'art épistolaire, aux superaliments ou aux fleurs comestibles
- la pleine conscience: comment la pratiquer au travail, comment exprimer sa gratitude, plus le mode d'emploi de l'exercice méditatif du body scan
- la créativité, avec un fort accent sur les arts du papier
- l'évasion: rencontre avec une femme qui a tout quitté pour partir vivre en Laponie, et avec une autre qui est guérisseuse chamanique, une sélection d'endroits originaux où séjourner...

On l'aura compris, ce premier numéro de "Respire" est un sacré fourre-tout qui tente de couvrir l'ensemble des terrains occupés par des confrères tels que Simple Things, Flow ou Psychologie Positive. Il aborde d'un coup à peu près tous les thèmes à la mode, mais souvent de façon superficielle. Cela peut très bien convenir à des lecteurs qui commencent juste à s'intéresser au mieux-vivre. Les autres auront sans doute, comme moi, l'impression de survoler un patchwork de sujets déjà traités abondamment ailleurs, et souvent plus en profondeur. Je ne voudrais cependant pas me montrer trop sévère: "Respire" me paraît un assez bon titre généraliste dans sa catégorie. Je lui souhaite juste, au fil des numéros, de réussir à trouver une personnalité qui le différenciera un peu des autres.







Respire: 5,95€ en France, 6,90€ au Bénélux, 11,30FS en Suisse, 12,50$CAD au Canada
Prochain numéro le 15 mars 2017

jeudi 2 février 2017

Les conversations absurdes #5


8h30. Je m'extirpe péniblement du lit pour aller faire pipi. 
CHOUCHOU (sur un ton attendri, en me regardant émerger de la salle de bain): J'aime te regarder le matin, tu es jolie. 
MOI (cheveu en bataille, visage bouffi de sommeil, haleine de poney): Euh, merci. C'est pourtant pas là que je suis le plus à mon avantage. 
CHOUCHOU (avec un air gourmand): On voit tes fesses. 
MOI: Elles sont là aussi le reste de la journée, tu sais. 
CHOUCHOU: Oui, mais tu es assise dessus.

mercredi 1 février 2017

Les dépenses intentionnelles de janvier




Ce que je ne compte pas dans les dépenses intentionnelles:
Tout ce qui est pas ou peu négociable: crédit immobilier, factures diverses, frais de transport ordinaires, courses alimentaires, entretien du logement, repas "utilitaires" pris à l'extérieur, médicaments et cosmétiques courants, matériel et fournitures pour le boulot...

Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci:
Immatériel
Forfait de 10 cours d'aerial yoga
Massage cou-épaules au Serendip Spa
Cocktails entre amis au Berger
Dîner entre amis à l'Ouzerie
Déjeuner solo au Train Bleu
Brunch en amoureux à l'Architecte
Cocktail solo chez LIB
Matériel
Gel relaxant pour les muscles
2 guides de voyage - Lisbonne, Oslo
7 romans
5 bédés
4 magazines - Flow français, Flow anglais, Respire, Oh comely
Gros cactus cierge
Petite Fittonia en bocal
2 bouquets de tulipes
Parka longue Desigual (soldée à - 40%)
Gilet long Naf-Naf en tricot kaki
Funko Pop Daenerys sur Drogon
Valisette mappemonde

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire:
Un nouveau MacBook: Vieux de 2 ans 3/4, l'ancien ramait et plusieurs touches fonctionnaient mal. Au lieu de le changer, j'ai fait ajouter de la RAM et mettre un nouveau clavier. Ca m'a coûté trois fois moins cher et ça devrait, d'après le gentil monsieur du service client, lui permettre de tenir encore un an et demi pour l'usage que j'en fais. 
Plusieurs robes en soldes sur les sites d'Emily&Fin, BellDandy et Joanie: La robe Emily&Fin était une robe d'été; les autres étaient de marques que je ne connaissais pas et je craignais que la qualité ou la coupe ne se révèlent pas terribles, ou que la taille commandée ne soit pas la bonne - et j'ai horreur de faire des retours. Donc je me suis abstenue.
Une boîte de thé Casse-Noisette: Oui, c'est très mignon et super tentant, mais trois fois sur quatre, quand j'achète du thé sans l'avoir goûté, il ne me plaît pas tant que ça et je finis par le jeter. En plus, malgré un tri récent, mon placard à thé est toujours plein. 

Bilan du mois:
Peu d'achats de livres, ce qui m'a permis de faire baisser ma PAL.
Pas de craquages compulsifs pour un Xème carnet ou une Xème bougie parfumée.
Deux vêtements, mais utilitaires, et zéro paire de chaussures malgré les soldes.
Au final, je n'ai pas fait d'économies par rapport à d'habitude, essentiellement parce que les réparations de mon MacBook ont quand même coûté plus de 400€. Mais je ne regrette aucune de mes dépenses, qui ont toutes été réfléchies et se sont toutes révélées judicieuses. Un très bon démarrage pour cette résolution particulière, donc!