mardi 18 octobre 2016

"Hikikomori" (Jeff Backhaus)


Depuis la mort accidentelle de son fils, trois ans auparavant, Thomas Tessler vit barricadé dans sa chambre et refuse tout contact avec le reste du monde. Au Japon, cet enfermement volontaire est un phénomène connu; aux USA, en revanche, le cas de Thomas semble unique. Pour tenter de le sauver, son épouse Silke fait appel à Megumi, une jeune Japonaise expatriée qui connaît bien le problème puisque son propre frère était hikikomori...

C'est un récit à deux points de vue que nous propose Jeff Backhaus: celui de Thomas, narré à la première personne, et celui de Megumi, narré à la troisième (ce que j'ai trouvé un peu dommage, car j'aurais préféré une approche introspective pour elle aussi). Tous les deux en deuil d'une personne chère, ils vont tisser  à huis clos une relation aussi étrange qu'émouvante dont il est impossible de prévoir où elle les mènera - avec en toile de fond, New York au milieu de l'hiver et un aperçu de la société japonaise dans ce qu'elle peut avoir de plus cruel. Les phrases coulent toutes seules, et les pages défilent si bien que j'ai lu "Hikikomori" d'un trait. Un premier roman intimiste, singulier et prenant.

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