vendredi 26 août 2016

"Les Autodafeurs T1: Mon frère est un Gardien" (Marine Carteron)


"Je m'appelle Auguste Mars, j'ai 14 ans et je suis un dangereux délinquant. Enfin, ça, c'est ce qu'ont l'air de penser la police, le juge pour mineurs et la quasi-totalité des habitants de la ville. Evidemment, je suis innocent des charges de "violences aggravées, vol, effraction et incendie criminel" qui pèsent contre moi, mais pour le prouver, il faudrait que je révèle au monde l'existence de la Confrérie et du complot mené par les Autodafeurs; or, j'ai juré sur ma vie de garder le secret. Du coup, soit je trahis ma parole et je dévoile un secret vieux de vingt-cinq siècles (pas cool), soit je me tais et je passe pour un dangereux délinquant (pas cool non plus). Mais bon, pour que vous compreniez mieux comment j'en suis arrivé là, il faut que je reprenne depuis le début, c'est-à-dire là où tout a commencé.
PS: Ce que mon frère a oublié de vous dire, c'est qu'il n'en serait jamais arrivé là s'il m'avait écoutée; donc, en plus d'être un Gardien, c'est aussi un idiot. Césarine Mars"

L'été dernier, je craquais pour une pétillante trilogie des éditions du Rouergue mettant en scène un ado un peu spécial. Sans préméditation aucune, je recommence cette année, bien que dans un tout autre registre. Dans "Les Autodafeurs", il est question de Templiers, du pouvoir des livres et de la nécessité de protéger la vérité historique coûte que coûte - mais aussi de secrets de famille, de gentils grands-parents qui se révèlent être des machines de guerre, d'une petite soeur autiste Asperger qui pige tout avant tout le monde mais qu'on n'écoute pas.

L'histoire est racontée à la première personne, essentiellement par Gus qui s'exprime avec un curieux mélange de gouaille adolescente et d'érudition un peu pédante, avec ça et là des interventions écrites de Césarine qui déteste les chiffres de 1 à 21, prend tout au pied de la lettre et tient son aîné pour un parfait idiot. Leurs aventure rocambolesques les amènent à affronter des méchants très bêtes mais dénués de scrupules, et ce tome 1 s'achève par une explosion de violence comme on en voit rarement dans ce créneau de la littérature jeunesse. Les tomes suivants s'appellent respectivement "Ma soeur est une artiste de guerre" et "Nous sommes tous des propagateurs", et ils me font déjà envie!

5 commentaires:

EmilieSunny a dit…

Ta critique donne envie une fois de plus ;) mais je suis étonnée de la couverture du roman pour une lecture cataloguée jeunesse. (Meme s'il ne faut pas juger une œuvre d'après sa couverture mais bon)

Sabine a dit…

Je l'ai vu à la bibliothèque, il me fait aussi bien envie ! Avec cette critique, je crois bien que je vais sauter le pas.

Auguste Mars a dit…

Comment ça "pédant" ? J'ai de la culture, c'est tout, c'est la faute de ma mère ! Et puis faut arrêter de répéter partout que ma soeur me traite d'idiot, les gens vont finir par le croire alors que, tout de même, c'est MOI le héros !!!
Bon, je passe pour cette fois parce que ta chronique est super sympa... et que tu as traité Maxime Mainard d'ado un peu spécial (niark, niark, prend ça dans ta face Max :-) ).
Peut-être à plus pour débriefer la suite, bye,

Gus

dola a dit…

Je note ta recommandation. ma fille et moi avions dévoré les aventures de Maxime l'été dernier et les livres de Christelle Dabos nous emportées. bref en littérature jeunesse, je suis tes conseils les yeux fermés ou presque !

elmaya a dit…

J'ai emprunté le premier à la biblio, me souvenant d'avoir lu cette chronique. Je ne le regrette pas ! Je suis souvent frustrée avec la littérature jeunesse ; souvent l'univers, le langage me plaisent mais le récit manque de profondeur pour l'adulte exigeante que je suis... Ce n'est pas le cas ici ! L'auteur n'édulcore pas son scénario pour ménager ses lecteurs... Et le point de vue de Césarine apporte une certaine forme de légèreté au récit, alors même qu'elle appelle un chat un chat...
Bref, je ne tarderai pas à emprunter la suite !