dimanche 3 juillet 2016

"Les lumières d'Assam" (Janet MacLeod Trotter)


1904. Malgré la mort de sa mère et l'alcoolisme de son père, Clarissa Belhaven coule une douce jeunesse dans la plantation de thé familiale, en Assam. Mais le développement des méthodes d'exploitation industrielle met Belgooree en grande difficulté, et au décès de leur père, Clarrie et sa jeune soeur Olivia se retrouvent ruinées. Elles quittent l'Inde pour l'Angleterre, où elles sont recueillies par un cousin dont l'acariâtre épouse les fait travailler comme des esclaves dans leur pub d'un quartier populaire de Newcastle...

Ceci est un roman historique à l'eau de rose. Rien n'y manque: ni la courageuse héroïne qui ne se laisse jamais abattre par les coups du sort, ni la petite soeur fragile et capricieuse qu'elle a juré de protéger, ni les revers de fortune étourdissants, ni les individus affreux qui ont juré sa perte et s'acharnent injustement sur elle, ni bien évidemment l'homme très beau mais très arrogant qu'elle prétend détester et qui fait battre son coeur malgré elle.

Mais il faut admettre que c'est drôlement bien foutu, et que je ne me suis ennuyée à aucun moment durant ma lecture. J'ai surtout aimé le début qui se passe en Inde, dans une modeste plantation de thé au milieu des montagnes, puis l'évocation des progrès de la condition féminine dans l'Angleterre d'avant la Première Guerre Mondiale. Telle une Scarlett O'Hara anglo-indienne, Clarrie se bat pour son indépendance dans une société encore conservatrice et hostile, surmontant un par un les obstacles placés sur sa route. Et bien qu'ultra-prévisible, l'histoire d'amour prend finalement peu de place dans le récit. Bien écrit et savamment dosé, "Les lumières d'Assam" fera un excellent bouquin de plage.

1 commentaire:

Boomerang a dit…

Je me laisserais bien tenter... Je vais l'inscrire sur ma liste pour mon prochain tour chez Pêle Mêle.