dimanche 31 janvier 2016

Les joies de la semaine #4




Lundi: un grand câlinou avant de s'arracher au lit pour attaquer la semaine / lire sur mon lit dans une flaque de soleil pendant ma pause déjeuner / finir de bosser assez tôt pour aller faire un tour chez Filigranes / recevoir le texte du prochain roman de Claire North

Mardi: Buscopan, mon amour 

Mercredi: réservé une très jolie chambre pour la nuit du 23 au 24 avril / une délicieuse salade de restes avec de l'avocat bien mûr et du fromage bleu / pris nos billets d'avion pour Toulouse cet été

Jeudi: le retour du soleil d'hiver / m'emmener déjeuner au Takumi / le plaisir coupable d'un achat bédé imprévu chez Brüsel / cette vidéo de Kristen Bell et Dax Shepard / réservé un escape game surprise / rire aux éclats en lisant le dernier "Notes" de Boulet

Vendredi: un risotto à la courgette devant le series finale de "Gilmore Girls" 

Samedi: les frites de polenta du Garage à Manger / une jolie broche nuage rose fluo chez Belgikie / regarder l'épisode 201 de "The Bletchley Circle" pelotonnés sous la couverture rayée / "Ici", que j'ai traduit, remporte le Fauve d'Or à Angoulême

Dimanche: le mal au ventre qui m'a pourri toute la semaine s'est enfin dissipé / le nouveau Yamato est encore mieux que l'ancien / bloguer en sirotant un mug de l'excellent "Roi du thé au jasmin" du Nong Cha

Janvier 2016



samedi 30 janvier 2016

Lectures de Janvier 2016




ROMANS
- "Le club des tricoteuses du vendredi soir" (Kate Jacobs)
- "Peine perdue" (Olivier Adam) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La passe-miroir T2: Les disparus du Clairdelune" (Christelle Dabos) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Farthing" (Jo Walton)
- "Comfort food" (Kate Jacobs) ♥︎♥︎
- "La ballade d'Hester Day" (Mercedes Helnwein) ♥︎♥︎
- "Un parfum d'herbe coupée" (Nicolas Delesalle) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "L'amie prodigieuse" (Elena Ferrante)
- "Une odeur de gingembre" (Oswald Wynd) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Le pays qui te ressemble" (Fabrice Colin) ♥︎
- "Les assassins de la 5èmeB" (Kanae Minato) ♥︎♥︎
- "Les vieux ne pleurent jamais" (Céline Curiol) ♥︎♥︎
- "Uniques" (Dominique Paravel) ♥︎♥︎♥︎
- "Les étourneaux" (Fanny Salmeron) ♥︎♥︎♥︎♥︎ 
- "A god in ruins" (Kate Atkinson)

BEDE/MANGA
- "Qui ne dit mot" (Stéphane de Groodt/Gregory Panaccione) ♥︎
- "Quatre soeurs T3: Bettina" (Cati Baur) ♥︎♥︎♥︎
- "Azimut T2: Les anthropotames du Nihil" (Lupano/Andreae) ♥︎♥︎
- "L'encyclopédie curieuse et bizarre Volume 2: Les chats" (Guillaume Bianco) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La paresse du panda" (Fred Bernard) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Double je T5" (Reiko Momochi) ♥︎
- "Les carnets de Cerise T4: La déesse sans visage" ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Notes 10: Le pixel quantique" (Boulet) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Automne" (Jon McNaught) ♥︎♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- [Challenge non-fiction] "Daring greatly" (Brené Brown) ♥︎♥︎♥︎

"Les étourneaux" (Fanny Salmeron)


Après une série d'attentats à Paris, il flotte sur la capitale comme un parfum de fin du monde. Pour échapper au chaos, Brune et ses amis artistes Lodka et Ari se réfugient dans une maison à la campagne. Dans la chaleur moite de l'été, les jeunes gens décident de savourer les joies simples de l'existence. Il n'est pas si facile d'ignorer la réalité et d'oublier ceux qu'ils ont laissés derrière eux...

Délice trop court que ce roman  d'à peine une centaine de pages très aérées. D'une écriture nerveuse et évocatrice, Fanny Salmeron campe des personnages assoiffés de vivre et passablement imperméables aux conventions qui m'ont fait penser aux héroïnes de Lola Lafon. La fin, qui arrive beaucoup trop vite, m'a surprise autant qu'enchantée en jetant un nouvel éclairage sur tout ce qui avait précédé. "Les étourneaux" est initialement paru en 2013, mais après les attentats survenus à Paris l'an dernier, il devient d'autant plus troublant. En tout cas, il m'a donné envie de découvrir les autres romans de l'auteure.

"Un matin miraculeux, Brune découvrit la plus belle façon de s'élever. Elle tomba amoureuse pour la première fois de sa vie, d'un jeune chat roux entré clandestinement par la fenêtre de leur cuisine. Elle aimait tout chez lui, ses yeux de pleine lune, sa fourrure de citrouille, son museau pâle, ses airs de mauvais garçon. Brune décida qu'il ne partirait plus, et pour cela le baptisa. On ne sait pas pourquoi, mais elle choisit le prénom Olivier. Elle mêlait ses boucles blondes à ses griffes tordues, elle le laissait dormir sur son visage, elle s'enivrait de son odeur de foin. 
Le miracle dont on parle se produisit ainsi: comme elle voyait Olivier avoir faim et miauler, elle réclama à manger elle aussi. Comme elle voyait Olivier se soumettre à la loi de la pesanteur, elle s'y résigna elle aussi. 
A trois ans et demi, amoureuse transie, Brune Farrago accepta le monde tel qu'il était. Sa lourdeur et sa grâce, ses flaques et ses chutes, ses guêpes et son chocolat, ses compromis et sa comptine du soir. 
Le monde.
Et puis grandir dessus." 

"Ils continuent de vivre leur vie, eux et les autres résistants, comme si tout était resté pareil. Comme si l'apocalypse n'était qu'une passade. Comme si l'enfer n'avait pas lieu. 
Ils combattent en allant travailler, en ne craignant pas les bombes, en s'embrassant sur la bouche, en cuisant du riz, en se faisant bronzer le week-end dans des parcs, en allant au cinéma, en étendant le linge, en se mettant de la crème antirides. 
Chaque geste qui n'est pas une fuite, alors oui, c'est de la résistance, c'est du courage, c'est de la vie en plus. Ils y croient, à la supériorité de la vie sur la mort. 
Les idiots."

vendredi 29 janvier 2016

La fable des trois semaines




Des études scientifiques très sérieuses affirment qu'il faut trois semaines pour instaurer une nouvelle habitude. Les bouquins de développement personnel comme les magazines contenant le mot "Psycho" dans le titre le répètent à l'envi: il suffit de tenir 21 jours, et ensuite, roule ma poule!

Bande de menteurs. 

En décembre, j'ai effectué ma ixième tentative pour avancer mon heure de réveil à 7h. J'ai vaillamment tenu un gros mois à 7h30, ce qui n'était déjà pas si mal. Et j'en retirais de vrais bénéfices: je me sentais plus alerte et surtout je finissais de bosser plus tôt, ce qui me permettait de sortir en fin d'après-midi à une période de l'année où se motiver pour affronter le froid et le manque de lumière n'est pas évident du tout. 

Malgré ça, début janvier, j'ai recommencé à glisser. Le réveil sonnait toujours à 7h, mais moi, je n'étais pas debout avant 7h40... 7h50... 8h... 8h20... 8h30... Là, je suis de nouveau rendue à 9h, l'heure à laquelle je me levais début décembre. Pourquoi? Je n'en ai pas la moindre idée. J'étais vraiment contente d'avoir réussi à me recadrer, mais une fois de plus, ça n'a pas suffi. 

C'est d'autant plus énervant que globalement, je considère 1/ que je suis quelqu'un de très discipliné par rapport aux objectifs que je me fixe moi-même 2/ qu'on peut toujours changer si on le désire vraiment, évoluer dans le bon sens à condition d'être motivé. J'ai arrêté de fumer sans grosses souffrances; je bosse à la maison depuis plus de 20 ans et suis toujours d'une ponctualité impeccable dans le rendu de mes traductions. 

Néanmoins, il y a deux-trois trucs sur lesquels j'achoppe constamment. Le fitness, ça me fait du bien, mais ça ne produit pas chez moi de perte de poids significative et ça m'emmerde royalement: je n'arrive pas à m'y tenir. Le réveil matinal, ça me fait du bien aussi, mais pas assez pour que je lutte contre le rythme naturel de mon corps qui est de s'endormir vers 1h du matin et d'avoir besoin de 8h de sommeil. 

Ayant passé une grosse quinzaine d'années à ne pas du tout trouver le sommeil le soir et à émerger péniblement aux alentours de midi, je vais m'accorder avec moi-même pour dire que la situation actuelle devrait me sembler satisfaisante. Après tout, le plus gros avantage d'être free lance et nullipare, c'est bien de n'avoir aucune contraire horaire et aucune nécessité de s'en imposer...

Mais j'avoue que la crédibilité des études scientifiques très sérieuses en a pris un coup. La vérité, c'est que si t'as pas envie, t'as pas envie, et que tu pourras peut-être te forcer 3 semaines ou même 3 mois, mais éternellement? Je n'y crois pas.

jeudi 28 janvier 2016

"Les carnets de Cerise T4: La déesse sans visage" (Joris Chamblain/Aurélie Neyret)


Cerise vient d'avoir 12 ans. En guise de cadeau, sa maman lui offre une semaine de vacances au bord de la mer. Et comme ce n'est pas la bonne saison pour se baigner, elle a prévu une activité qui devrait ravir notre détective en herbe: une énigme grandeur nature à résoudre au Manoir des Cent Mystères...

C'est avec un plaisir non diminué que j'ai retrouvé l'attachante jeune héroïne qui partage ma passion pour les carnets intimes illustrés. Ce tome 4 ne se prive d'aucun des ingrédients qui faisaient déjà la qualité des trois précédents. Le journal de Cerise est toujours aussi merveilleux; les dessins d'Aurélie Neyret dégagent toujours une douce lumière; les personnages secondaires restent toujours aussi sympathiques - et on a beaucoup de plaisir à revoir Michel le gardien de zoo ou Mme Desjardins la romancière; le scénario de Joris Chamblain met toujours l'accent sur de jolies valeurs humaines d'amitié, de tolérance et d'aide apportée à autrui. Amatrice d'escape games, j'ai particulièrement apprécié le thème "La déesse sans visage", mais aussi le fait qu'à travers cette aventure se poursuit l'évolution de Cerise et de ses rapports avec sa maman. Il sort quand, le tome 5? 




Winter Cookbook Challenge: Velouté de pois cassés au lait de coco




Oui, je sais: la soupe, c'est le degré zéro de la cuisine - ou disons, le degré zéro virgule cinq après la salade de crudités. Mais pour peu qu'on y colle des légumes secs, ça fait un plat unique tout à fait acceptable pour le dîner en hiver. Et puis j'aime beaucoup les pois cassés, et je ne connais pas 36 façons de les préparer. (Le plus drôle, c'est que je préparais déjà une soupe très similaire, mais sur une base de patate douce.)

Les proportions données par Cléa dans "Veggie: Je sais cuisiner végétarien" sont souvent approximatives; j'ai utilisé 250g de pois cassés et mis beaucoup, beaucoup plus de sel qu'une pincée, sans quoi je trouvais ça très fade malgré le curry. Les graines de potiron sont là juste pour agrémenter la photo et n'ont honnêtement pas grand-chose à foutre dans le bol. Est-ce que c'était bon? Oui. Est-ce que j'en referai? Aussi, mais à condition d'avoir du temps devant moi car il faut compter quand même une heure de cuisson. 




Le Winter Cookbook Challenge a été lancé par Sunalee pour inciter ses lectrices à tenter de nouvelles recettes. 

mercredi 27 janvier 2016

"La paresse du panda" (Fred Bernard)


A la fin de sa précédente aventure "La patience du tigre", l'intrépide Jeanne et son époux Eugène s'enfonçaient dans un gouffre aux confins de l'Himalaya en quête d'immortalité. Ils en ressortent éblouis trois mois plus tard, avec l'impression que quelques heures seulement se sont écoulées pour eux. Heureusement, leurs fidèles compagnons les ont attendus au péril de leur vie. Mais ils ne sont pas au bout de leurs peines, car il va falloir regagner la civilisation malgré les cols fermés par la neige et la secte dont les membres sont toujours à leurs trousses. 
Un siècle plus tard, dans le manoir bourguignon rempli de secrets qui appartenait autrefois à sa grand-mère, Lily Love Peacock, l'ex-mannequin devenue chanteuse de rock, se plonge dans le récit des aventures de Jeanne et Eugène qui viennent nourrir son inspiration...

Jeanne Picquigny est l'une de mes héroïnes préférées: féministe en diable, voyageuse intrépide, jamais esclave des conventions, finement ironique et passionnément amoureuse d'un homme abîmé par la vie, témoin et raconteuse de son époque. J'ai été ravie de retrouver ses aventures trépidantes, qui flirtent souvent avec le mysticisme et sont empreintes d'une sensualité crue comme on en voit rarement dans la bédé généraliste. Le parallèle instauré ici avec la vie de sa petite-fille apporte une dimension supplémentaire à l'histoire, celle du souvenir et de la transmission. Dans les années 1920 ou presque un siècle plus tard, les personnages secondaires sont toujours aussi barrés, forts en caractère et hauts en couleur. Et je ne me lasserai jamais des superbes paysages et intérieurs pleine page dont Fred Bernard émaille généreusement ses albums. "La paresse du panda": encore une belle réussite pour une série dont la qualité ne fait que croître au fil des tomes. 







Ce que je leur dois




A Sylvie J et Virginie D, de m'être mise à la danse classique, puis au modern jazz
A Legolas, la découverte de Marillion qui reste mon groupe préféré 30 ans après
A Marie-Jo, celle des jeux de rôle qui devaient devenir mon ticket d'entrée dans le monde de la traduction
A Fanfan, la présence de Bidouille et Violette dans ma bibliothèque, et celle des albums de Jethro Tull, Bel Canto et Emiliana Torrini dans mon iTunes
Au Breton, mon amour des chats et l'arrivée dans ma vie de Scarlett et Copernique
A Philou, de m'être mise à boire du thé
A Etre Anciennement Exquis, de savoir tirer à l'arme de poing 
A l'Homme-ce-Chacal-Jaune, mon goût pour les Bordeaux rouges et mon brevet de plongée sous-marine
A David M. Burns, M.D., la prise de conscience que si je n'ai pas toujours de contrôle sur les événements, j'ai en revanche toujours le choix de la façon dont j'y réagis
A JC, la mise sur les rails de ma carrière de traductrice; à Brigitte, l'exemple haut de ce que je pouvais devenir; à eux deux, l'apprentissage d'une bienveillance sincère
A la collègue anonyme qui après 50 pages du tome 1 d'Anita Blake a finalement décidé de ne pas traduire la suite, la série la plus lucrative sur laquelle j'ai bossé jusqu'ici
A Anne et Gérard, l'exemple d'une séparation aussi réussie que le mariage qui l'avait précédée (non que ça m'ait servi à quoi que ce soit)
Aux VIP, les expériences en bande que je n'avais pas eu l'occasion de faire plus jeune, notamment deux beaux road trips à travers les USA
A Owen, l'introduction auprès d'un groupe de blogueurs belges parmi lesquels je devais rencontrer Chouchou 
Au Dr R, le dépistage - enfin! - de l'endométriose qui me faisait souffrir depuis l'adolescence
A Claudia et Catherine, des techniques de méditation qui m'ont beaucoup aidée dans la lutte contre mes angoisses
A Amanda Palmer et Brené Brown, de ne plus considérer la vulnérabilité comme une faiblesse honnie

Certains de ces gens ont eu une influence déterminante sur ma vie alors qu'ils ne me connaissent même pas, ou très peu. Ca me laisse rêveuse - et moi, dans la vie de qui ai-je fait une différence positive sans le savoir? 

lundi 25 janvier 2016

10 choses que j'ai appris à apprécier




Le vin blanc, puis le rouge, puis de nouveau le blanc
Jeune, je n'aimais pas ça du tout. J'y suis venue vers la trentaine grâce à mon entourage. D'abord un peu de vin blanc, timidement, pendant les déjeuners avec mon mentor et mes éditeurs (des gens qui avaient du mal à concevoir qu'on arrose un bon repas à l'eau). Puis lors du mariage du demi-frère de l'Homme-ce-Chacal-Jaune, j'ai goûté un Château Haut-Brion 1964, et à partir de là, non seulement j'ai aimé le vin rouge, mais je l'ai aimé de préférence bien charpenté et tanniné. Récemment pourtant, je me surprends à revenir au blanc que je semble mieux assimiler. 

Le thé
Mes parents buvaient du Lipton jaune. Autant dire que ça ne me faisait pas trop envie. En 2000, Philou m'a initiée aux produits Mariage Frères. J'ai commencé par boire beaucoup de Thé sur le Nil et de Marco Polo; petit à petit, j'ai diversifié mes achats et appris à apprécier la subtilité des thés nature (surtout les verts japonais). Aujourd'hui, je dois boire 4 ou 5 mugs dans une journée de travail ordinaire, et quand je pars en vacances, mon thé fait partie des essentiels à emporter dans ma valise au même titre que ma Visa ou mon iPad. 

La salade verte
Contrairement à ma soeur, je n'étais pas une gamine difficile niveau bouffe et je mangeais à peu près tout ce qu'on me présentait sans rechigner. Seule exception: la salade verte que je haïssais - et pourtant, à la maison, c'était généralement de la laitue, assez inoffensive au niveau du goût. Je ne me souviens pas d'un moment précis où j'ai eu le déclic, mais aujourd'hui, je sais que la roquette et les pousses d'épinards font partie des indispensables que j'ai toujours dans mon frigo. 

Un beau crâne chauve
Jusqu'à ce que je rencontre Chouchou, j'avais deux critères incontournables en matière de physique masculin: l'homme devait mesurer au moins 1m80 et avoir une tête pleine de cheveux, si possible longs. Quand j'ai commencé à me faire draguer par un chauve qui ne dépassait pas 1m75, j'ai pensé que ça ne marcherait jamais. Nous fêterons en octobre nos dix ans de relation. Avoir un genre, c'ets bien; l'oublier, c'est mieux. 

Le vernis à ongles
Je n'ai jamais vu l'utilité de me peinturlurer les ongles jusqu'à ce que je commence à lire MBDF et à m'intéresser à tout ce qui touchait au maquillage. Pendant trois ans environ, j'ai dépensé chez MAC l'équivalent du PIB d'un petit pays africain. Puis ça m'a passé quasiment du jour au lendemain, et maintenant, je ne mets plus rien, pas même un peu de mascara ou de fond de teint. Par contre, mon amour des ongles joliment colorés est resté; simplement, après une période arc-en-ciel, je suis revenue au rouge pimpant basique type A Oui Bit of Red ou Vodka & Caviar d'OPI. Outre le fait que je trouve ça gai, ça me dissuade de me bouffer les doigts dès que je stresse. 

Les lunettes 
J'avais dix ans quand l'ophtalmo de la famille (qui est toujours la mienne aujourd'hui) m'a annoncé que j'étais astigmate et que je devais porter des lunettes pour bien y voir au tableau. J'ai sangloté bruyamment chez l'opticien pendant le choix de ma première monture, réclamant qu'on me trouve "la plus invisible possible" - j'ai donc fini avec une horreur en plastique transparent. Au fil du temps, j'ai appris à considérer mes lunettes comme faisant partie de mon visage, et chaque changement de monture est une décision mûrement soupesée (sauf la fois où j'ai pété la mienne à Tokyo et, à moitié aveugle, dû en racheter une paire en catastrophe et sans ordonnance, dans un magasin d'Ikebukuro où personne ne parlait anglais). Jamais je ne me ferais opérer pour corriger mes défauts de vue, et pas seulement parce que l'idée qu'on touche à mes yeux me panique. Depuis que je deviens presbyte, j'ai besoin de deux paires dont je change en fonction des circonstances, et si c'est une gymnastique un peu pénible, ça veut dire aussi que je peux m'éclater avec non pas une mais deux montures différentes. Et plus je vieillis, plus je les aimes originales. 

Se coucher de bonne heure
Plus jeune, j'éprouvais une véritable fascination pour la nuit. Voir le soleil se lever après une nuit blanche me donnait l'impression de vivre plus que les autres. J'aimais les discussions jusqu'à pas d'heure avec mes potes, et plus tard, travailler pendant que le reste du monde dormait. Ca a commencé à devenir problématique quand je me suis mise en couple avec un marin qui se couchait à 22h30 pour se lever à 6h. Me recaler m'a pris des années. Aujourd'hui, je ne bosse plus après la tombée de la nuit; je suis très heureuse si je peux filer au lit à 21h30 avec un bouquin, et même quand nous sortons, il est très rare que nous rentrions passé minuit. Mon idée d'un super réveillon du jour de l'An, c'est me coucher de bonne heure pour attaquer la nouvelle année fraîche et dispose. 

Les films en VO
J'ai longtemps pensé que c'était du pur snobisme de vouloir regarder en VO les films ou les séries télé tournés dans une langue qu'on ne comprenait pas. Et puis au fil du temps, moi aussi, entendre des voix françaises sortir de bouches asiatiques en décalage avec le mouvement des lèvres, ça a a commencé à me gonfler, et j'ai préféré récupérer le débit et les intonations des acteurs originaux quitte à me farcir des sous-titres. 

La gentillesse
Existe-t-il une qualité que l'on sous-estime davantage quand on est jeune, plein de niaque et de grandes certitudes? Moi, en tout cas, il m'a fallu du temps pour l'apprécier. Limite si je ne trouvais pas ça louche qu'on soit sympa avec moi sans idée derrière la tête. Au mieux, je prenais ça pour un signe de faiblesse, la marque des pauvres gens un peu simples d'esprit qui risquaient de se faire souvent entuber dans la vie. J'admirais les cyniques et les manipulateurs charismatiques qui parvenaient toujours à leurs fins. Ca a mis un peu de temps à me passer, mais aujourd'hui, je place la bienveillance loin au-dessus de toute forme de vivacité intellectuelle, parce qu'elle est un choix de chaque jour plutôt qu'un cadeau de la nature et qu'elle rend la vie drôlement plus douce et plus belle. 

Avoir la santé
Tenue pour acquise jusqu'à la mort de Brigitte puis de mon père. Désormais considérée comme mon bien le plus précieux. 

dimanche 24 janvier 2016

14 livres pour les amoureux de New York




"Broadway Limited": roman jeunesse / fin des années 40 / jeune musicien français / pension de filles / secrets 

"Les Intéressants": amis de jeunesse / histoire qui se déroule sur 40 ans / échecs et désillusions 

" Le sculpteur" : bédé / jeune artiste qui conclut un marché avec la Mort / ambition et déchéance sociale / maladie mentale

"Park Avenue": haute société / points de vue multiples / chronique familiale / quasi-thriller financier

"The museum of extraordinary things": années 10 / réalisme magique / histoire d'amour / parc d'attractions / sirène / incendies

"Love saves the day": années 70 / chat / magasin de disques / relation mère-fille / deuil 

"Brooklyn": années 50 / immigration économique / héroïne irlandaise / condition féminine

"Dessous": bédé / début du XXème siècle / communauté juive / deux soeurs aux destins opposés 

"Les règles du jeu": fin des années 30 / secrétaire introduite dans la bonne société / aprcours initiatique / secrets

"Rien n'est trop beau": années 50 / points de vue de plusieurs secrétaires / roman initiatique / problématiques féminines (avortement, divorce, plafond de verre...)

"Whiskey & New York": bédé / récit biographique / galères d'une artiste débutante  / alcoolisme 

"Un appartement à New York": années 80 / amis de jeunesse / groupe de rock / meurtre / secrets

"Sous le charme de Lilian Dawes": roman initiatique / Guerre Froide / jeune homme orphelin / frère intellectuel sympathisant communiste / tante excentrique / béguin pour une femme mystérieuse

"Tout ce que j'aimais": histoire qui se déroule sur 40 ans / héros artiste et intellectuel / plongée dans l'âme humaine

Les joies de la semaine #3




Lundi: un beau lever de soleil violet et rose derrière chez nous / me vernir les orteils en Vodka & Caviar pendant la pause déjeuner / gagné un bon d'achat La Vie Claire sur Facebook / filer au lit à 21h avec "Une odeur de gingembre"

Mardi: la confiance de Marika / le chocolat Blond Dulcey rapporté de l'usine Valrhona par Gasparde / une bonne discussion avec Chouchou sur l'orientation à donner à son activité professionnelle

Mercredi: il ne fait plus nuit à 17h / Brüsel a déjà reçu le dernier tome des aventures de Jeanne Picquigny / les croissants trempés dans du chocolat chaud chez Sucré Salé en bouquinant pendant qu'il gèle dehors

Jeudi: obtenir mon attestation de dispense de précompte Agessa dans l'heure / l'impression que je suis en train de faire du bon boulot malgré tout

Vendredi: entamer une jolie savonnette portugaise au pamplemousse / une mini-razzia au rayon bouffe de Marks & Spencer / rentrer à pied dans la nuit glaciale et sous une pluie battante avec Chouchou, et se sentir juste heureux d'être ensemble / s'accorder trois sablés chacun et un thé brûlant pour ne pas attraper la mort / un repas indien devant le premier épisode de "Just Jillian"

Samedi: un nouveau lampadaire et un chouette tapis Ikea pour notre salon / une très agréable soirée entre amis pour les 40 ans de Mr Gasparde

Dimanche: les restes de la tarte mandrine amandine de Sunalee au petit-déjeuner / commencer à organiser le week-end d'anniversaire de Chouchou 

vendredi 22 janvier 2016

"Une odeur de gingembre" (Oswald Wynd)


En 1903, Mary Mackenzie embarque pour la Chine où elle doit épouser Richard Collingsworth, l'attaché militaire britannique auquel elle a été promise. Fascinée par la vie de Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers, Mary affiche une curiosité d'esprit rapidement désapprouvée par la communauté des Européens. Une liaison avec un officier japonais dont elle attend un enfant la mettra définitivement au ban de la société. Rejetée par son mari, Mary fuira au Japon dans des conditions dramatiques...

"Une odeur de gingembre" est le roman qui fut le plus souvent offert lors des swaps littéraires et rondes de poches que j'organisais à une époque, et j'avoue que ça m'intriguait. Du coup, même si je ne suis pas très fan de romans historiques, quand je l'ai trouvé chez Pêle-Mêle en état neuf, je me suis dit que je ne risquais pas grand-chose à essayer de le lire. Il avait deux atouts pour me séduire: sa forme de journal intime mâtiné de correspondance privée, et le fait qu'une bonne moitié de l'histoire se passe au Japon. Et de fait, je l'ai dévoré. 

J'ignore comment Oswald Wynd a pu aussi bien se projeter dans la tête d'une femme du siècle dernier, mais son héroïne est extrêmement crédible. Elle porte sur l'Asie du début du XXème siècle le regard d'une étrangère naïve qui découvre tout avec une belle ouverture d'esprit, un mélange de perplexité et d'amusement, mais surtout une grande volonté d'adaptation. Bien qu'elle soit à la base une jeune Ecossaise des plus ordinaires, dont le destin bascule à cause d'une seule impulsion, elle ne renonce jamais et réussit le tour de force de se construire une existence au Japon en tant que femme seule marquée du sceau de l'infamie. J'aurais pu continuer à lire son journal pendant des centaines de pages encore. 

J'avoue avoir été un peu frustrée par les "blancs" à certains moments-clés de sa vie, notamment lorsqu'elle devient mère pour la première fois ou qu'elle lance sa propre entreprise de confection. Ne parlons même pas des circonstances dans lesquelles se referme le roman: elles m'ont laissée tout à fait déconfite. Néanmoins, "Une odeur de gingembre" est vraiment un beau portrait de femme, doublé d'un regard intéressant sur la culture niponne et la vie au Japon dans la première moitié du XXème siècle.  Il m'a appris beaucoup de choses sur les guerres en Asie à cette époque sans me barber une seule seconde. 

"Il m'arrive parfois de penser à ces petits incidents qui semblent sans importance et qui ont changé le cours de ma vie, comme d'aller chez Margaret Blair et d'y avoir rencontré Richard, une chance sur dix mille, en réalité. Et puis il y a eu cette promenade matinale sur un sentier qui traversait un petit bosquet de bambous et menait à Kentaro. Que des événements aussi anodins puissent transformer aussi radicalement le cours de ma vie veut-il dire que je suis atteinte d'une espèce particulière de folie? Les autres bâtissent-ils leur vie sur de tels incidents? Je crois bien que ne réussissent dans la vie que les gens à qui il n'arrive rien, et qui planifient leurs jours comme la trajectoire d'un bateau sur une carte, sans jamais quitter leur boussole des yeux."

SECRET SANTA: Les paquets échangés #2


Le colis de Londoncam pour Solaena:



Le colis de Solaena pour Nekkonezumi:



Le colis de Nekkonezumi pour Boomerang:



Le colis de Boomerang pour Clarisse:



Le colis de Clarisse pour Diba:



Le colis de Diba pour Pauline:



Le colis de Pauline pour Sara:



Le colis de Sara pour Morgane:



Le colis de Morgane pour Fany Bibi:



Le colis de Fany Bibi pour Annelise:



...La suite et fin prochainement!

jeudi 21 janvier 2016

Carottes à la forestière




Pour 4 personnes (en accompagnement):
- 400g de carottes
- 250g de champignons de Paris blancs ou bruns
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- 1 gousse d'ail
- 1/2 cube de bouillon de légumes
- 10 cl de crème légère
- 1/2 bouquet de coriandre fraîche
- sel, poivre

Dans une grande sauteuse, faites revenir la gousse d'ail émincée dans l'huile d'olive.
Ajoutez les carottes coupées en rondelles fines et les champignons émincés, puis un grand verre d'eau et le demi cube de bouillon de légumes. 
Laissez cuire à feu moyen jusqu'à ce que les carottes soient tendres (chez moi ça prend une vingtaine de minutes). 
En toute fin de cuisson, rajoutez la crème en mélangeant bien au jus de cuisson, puis la coriandre ciselée. Assaisonner si besoin avant de servir. 

mercredi 20 janvier 2016

SECRET SANTA: Les paquets échangés #1


Le colis de Roulio pour Kleo:



Le colis de Kleo pour Cécile de Brest:



Le colis de Cécile de Brest pour Aurélie:



Le colis d'Aurélie pour Isa:



Le colis d'Isa pour Paulette:



Le colis de Paulette pour Malena:



Le colis de Malena pour Lucie:



Le colis de Lucie pour ElanorLaBelle:



Le colis d'ElanorLaBelle pour Delphine:



Le colis de Delphine pour Londoncam:



...La suite prochainement! 

mardi 19 janvier 2016

Les brunchs du dimanche samedi (36): SUP Food & Drinks




Depuis le week-end dernier, le SUP Food & Drinks d'Ixelles s'est mis, à l'instar de celui de Saint-Gilles, à servir un brunch le samedi (les deux établissements sont fermés le dimanche). Toujours sur la brèche, nous nous sommes précipités...




Nous avons opté pour une formule salée qui comprenait une boisson chaude (thé Hana Matsuri pour Chouchou, Earl Grey pour moi, mais bien entendu il y a aussi du chocolat ou du café pour les amateurs), un jus d'orange frais pressé, deux éléments au choix (soupe carotte-coco et duo de buns, un au gouda et un au canard/confit d'oignons rouges pour moi, soupe tomates et duo de buns, un au gouda et un aux rillettes de sardine pour Chouchou), et enfin un dessert (tarte aux poires pour moi, bread pudding à la cannelle et aux raisins pour Chouchou). Il y avait peu de monde à 13h et nous avons été servis rapidement. 





Nous avons trouvé la formule sympathique et, pour 15€, d'un bon rapport qualité-prix - même si les petits buns, sans être mauvais, supportent assez mal la comparaison avec ceux d'AMI situé un peu plus bas dans la rue. Le cadre est agréable dans un genre cantine plutôt que cozy, la musique pas trop bruyante, et il existe une carte de fidélité qui fonctionne pour tous les repas pris sur place y compris en semaine. Les menus de la semaine sont visibles sur le site, et il y a même moyen de se faire livrer.


Ixelles: Rue Lesbroussart 95, 1050 Bruxelles
Saint-Gilles: Chaussée d'Alsemberg 148, 1060 Bruxelles

lundi 18 janvier 2016

"Miss Hokusai"




En 1814 à Edo (l'actuelle Tokyo), O-Ei est la disciple de son père, le célèbre peintre Hokusai. Malgré la renommée de ce dernier, tous deux vivent dans un logement crasseux et ne possèdent pas grand-chose - mais selon la jeune fille, deux paires de baguettes et deux pinceaux suffisent à leur bonheur. Bien que très douée, O-Ei vit dans l'ombre de celui qu'elle appelle par son prénom et ne cesse d'engueuler. Il faut dire que comme nombre d'autres grands artistes, Hokusai laisse un peu à désirer en tant qu'être humain. Il fréquente assidûment les bordels et, parce que la maladie le terrorise, ne va jamais voir sa cadette O-Nao, une petite aveugle qui a été placée dans un couvent local. Si elle passe beaucoup de temps à pallier les manquements de ce père si particulier, O-Ei s'efforce aussi de découvrir la vie par elle-même et de développer son propre style...

S'il n'a pas été très bien diffusé en France, cet anime de Keiichi Hara a néanmoins remporté le prix du jury au dernier festival international d'Annecy, et il me semble que c'est amplement mérité. Certes, il manque peut-être un peu d'un vrai fil directeur qui en aurait fait autre chose qu'une collection d'instantanés, mais visuellement, il est si beau! Cadrages, perspectives et couleurs prêtent à ses lieux emblématiques une atmosphère qui fleure bon la poésie. La problématique de la création est abordée sous un angle presque mystique, qui fait de l'art une sorte de lutte perpétuelle contre les forces du Mal. Et la BO aux accents rock d'abord surprenants se révèle un choix très pertinent pour illustrer l'élan de vie et d'indépendance qui pousse O-Ei en avant. Une très agréable découverte. 




dimanche 17 janvier 2016

Les joies de la semaine #2




Lundi: la série que je reprends au tome 2 est hyper agréable à traduire / découvrir qu'il sort le 20 un nouveau tome des aventures de Jeanne Picquigny intitulé "La paresse du panda" / le jean pin-up commandé en soldes sur Collectif me va très bien, Chouchou devrait adorer!

Mardi: mon dernier OCT est nickel et ma tension oculaire se maintient à un niveau acceptable / la discussion super chaleureuse avec mon ophtalmo / le ciel bleu bleu bleu après le vent déchaîné de cette nuit / le chef de La Fabbrica di Marco qui me fait goûter à la petite cuillère son tiramisu Nutella-fraises fraîches (une tuerie) / trouvé un opticien toulonnais qui vend les montures Caroline Abram / Jillian Michaels répond à une de mes questions sur sa page Facebook

Mercredi: j'ai de nouveau du gaz de ville! 

Jeudi: le Flow français #7 est sorti pour accompagner mon trajet en train / les deux petits enfants noirs qui me bombardent de sourires immenses et de caresses sur la main dans le RER / en rentrant à Bruxelles, trouver plein de cartes de voeux dans ma boîte / les premiers flocons de neige au moment du coucher / retrouver le chaudoux de Chouchou contre moi

Vendredi: lire adossée au radiateur brûlant / rester d'un calme olympien face à la plus énorme bourde de toute ma carrière* / le Neige Blanche que je me prépare pour me remettre de mes émotions

Samedi: le dernier Olivier Adam nickel pour 3,5€ chez Pêle-Mêle / un chouette brunch chez Sup Food & Drinks / trois rouleaux de masking tape ornés de mignons petits animaux, et des tampons lunettes/moustaches dénichés chez Be Creative by SChleiper / partager une demi-tablette de Dolfin Caramel au beurre salé avec Chouchou, sous la couverture à vagues devant "Miss Hokusai"

Dimanche: une troc party XXL chez Sara / récupérer plusieurs fringues très sympa, dont le joli manteau à motifs scandinave que j'admirais sur Sophie depuis des années / des draps propres dans lesquels se glisser le soir

*que je raconterai ici bien sûr, mais uniquement après l'avoir rattrapée comme je l'ai commise, c'est-à-dire 100% toute seule de mon propre chef personnellement moi-même

samedi 16 janvier 2016

Winter Cookbook Challenge: Nasi goreng




Le nasi goreng, c'était mon plaisir coupable quand j'ai débarqué à Bruxelles; j'achetais ça en barquette d'un kilo au Delhaize Flagey et je le boulottais le midi pendant que Chouchou était au travail. Puis j'ai modifié ma façon de m'alimenter, en supprimant notamment les plats préparés, et je n'ai plus mangé de nasi goreng. Jusqu'à ce que, dans le dernier numéro du magazine Avantages, je tombe sur cette recette tirée du livre "Le meilleur de la cuisine saine". C'était végétarien, plein d'ingrédients que j'aime à deux exceptions près, et ça avait l'air long mais pas difficile. Donc, j'ai attendu le week-end, fait mes courses, et je me suis lancée.




Modifications: 
- j'ai utilisé des shiitake séchés, achetés dans une boutique d'alimentation japonaise; du coup 50g secs, je ne sais pas trop ce que ça fait en équivalent frais
- j'ai supprimé le piment rouge, parce que je ne suis pas fan de trucs qui piquent, et le mini-maïs qu'on ne peut acheter qu'en bocal ici, et que je trouve absolument dégueulasse
- en contrepartie, j'ai forcé sur la dose de champignons de Paris que nous adorons tous les deux (250g au lieu de 150)
- comme je trouvais le résultat très sec, j'ai rajouté une cuillère de chaque type d'huile et deux de sauce soja dans mon wok en dernier tiers de cuisson, puis encore un grand trait de sauce soja dans l'assiette

Le résultat? Ce n'était pas mauvais, mais pas sensationnel non plus. Toujours un peu sec, et insuffisamment goûtu. Pour le temps que j'avais passé en cuisine (une heure et quart), le bazar que j'avais fait et la vaisselle que j'avais salie, j'ai trouvé que ça ne les valait pas. Deux conclusions s'imposent: 1/ je n'aime décidément pas faire la cuisine 2/ tout de même, je devrais utiliser plus souvent mon wok qui est un excellent accessoire.




Le Winter Cookbook Challenge a été lancé par Sunalee pour inciter ses lectrices à tenter de nouvelles recettes.